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MEMOIRE DESCRIPTIF DEPOSE A L'APPUI D'UNE DEMANDE DE BREVET D'INTENTION
DISPOSITIF DE DETERMINATION A DISTANCE DE L'EMPLACEMENT D'UN GENERATEUR DE SONS
Le procédé général de détermination de l'emplacement d'une source sonore est connu. Le principe réside en la mesure des temps tl, t2, etc.. auxquels parvient le son en des emplace- ments A, B etc.. où sont montés des microphones. Sur la base des différences de temps t2, ti, t3, t2 etc.. on détermine par des relations géométriques connues l'emplacement de la source sonore. Ce procédé est en particulier appliqué à la détermina- tion de l'emplacement d'une arme à feu.
Pour mesurer la différence des temps,-on fait un rele- vé oscillographique des courants microphoniques, éventuellement amplifiés, et on relève les différences sur la bande oscillogra- phique. Ce moyen est impratique parce qu'il nécessite en campa- gne l'oscillographe, lourd, délicat et encombrant et long parce qu'il exige le développement de l'oscillogramme. En outre, pour que l'oscillographe soit toujours prêt à.enregistrer les impul- sions microphoniques, il doit pouvoir être mis' en marche avant le temps de détection.
Les inconvénients de dispositifs analogues à celui décrit sont supprimés par l'objet de la présente invention.
Cette invention vise un dispositif dans lequel les courants mi- crophoniques, éventuellement amplifiés, provoquent la charge, le
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maintien à l'état change ou la décharge de condensateurs de capacité connue, de telle sorte que le microphone détectant en premier déclenche le processus, tandis que celui détectant en second l'interrompt. Le status de charge ou de décharge du condensateur après cette'interruption est donc une mesure pour la durée du processus, c'est-à-dire pour la différence de temps cherchée.
Ce procédé, qui permet de mesurer des durées de maniè- re pratique, rapide et précise, est applicable dans tous les cas où il s'agit de mesurer le temps qui s'écoule entre deux impulsions électriques.
Pour l'application de ce procédé, on utilise un dispositif qui, inséré dans les circuits microphoniques, provoque par un jeu de relais, la charge d'au moins un condensateur de capacité connue et pouvant se décharger au travers d'une résistance. Le dispositif doit aussi contenir un instrument de mesure pour la détermination des durées cherchées et doit toujours être prêt à fonctionner.
Des exemples d'exécution de l'invention sont schématiquement décrits dans les figures 1 à 6.'
Dans la fig. 1, P représente un relais polarisé, C un condensateur, E une batterie (ou généralement une source de courant) et 3 une résistance. En position normale, 1'armature du relais P est sur le contact 2 et le condensateur est déchargé.
En suite du courant provenant du microphone I, l'armature est attirée sun la position I et la batterie E charge le condensateur jusqu'à ce que le circuit soit interrompu par l'armature attirée cette fois vers le contact 2 de repos par le courant ricrophonique II. Le voltage aux bornes du condensateur est mesuré par le voltmètre II directement ou par un tube électro- .nique. Lorsque la lecture est faite, l'abaissement du levier T
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provoque. la décharge à travers la résistance R du condensateur et l'appareil est prêt à fonctionner à nouveau.
La fig. 2 représente un autre mode d'application.Bans cette figure, le condensateur C est monté entre les points A et B appartenant respectivement aux circuits plaques de 2 thyratrons I et II. L'élément redresseur G ne permet au courant de passer que,--dans le sens indiqué par la flêche et empêche donc la décharge du condensateur. Les batteries VSI et VSII donnent aux grilles une tension négative, de sorte qu'au repos, il ne passe aucun courant anodique.
, Après détection par le microphone I, la grille du thyratron I passant par une alternance positive permet l'amorçage de ce thyratron et la résistance R1 provoquant une chute de tension, A est maintenant à un potentiel inférieur à B. Le conden- sateur se charge jusqu'à ce que après détection par le microphone II et l'amorçage du thyratron II, le point B ait pris le même potentiel que A. S est l'interrupteur des circuits anodiques et T le contact de décharge.
Si le redresseur G travaille dans son domaine de saturation, la charge du condensateur est une fonction linéaire de la durée, indépendante de la différence de tension entre A et B. On est de la sorte indépendant de variations de ces tensions si la différence VA - VB est plus grande que la tension de saturation.
Un troisième exemple d'exécution utilisant la décharge d'un condensateur est représenté par la fig. 3. Dans cet exemple losde l'amorçage du thyratron I, le courant traversant la-résistance R2 y provoque une chute de tension de telle sorte que la différence de. potentiel entre les points A et B diminue et le condensateur C qui avait été chargé au préalable par la batterie E au travers du contacteur T peut se décharger.
Lors de l'amorçage du deuxième thyratron, le courant dans le circuit anodique de celui-ci provoque une chute de tension dans la ré-
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sistance RI et à cet instant, le premier thyratron s'éteint ; il s'en suit dans le circuit du thyratron II et du condensateur C' une décharge à caractère oscillatoire au cours de laquelle la tension à l'anode du thyratron passe par la valeur 0 peu après l'amorçage. A cet instant, la grille du second thyratron a repris son potentiel de repos, le second thyratron s'éteint également et ne s'amorce plus ; les points A et B sont à nouveau au même potentiel et la charge du condensateur cesse.
Comme dans l'exemple de la deuxième, figure, le redresseur G fonctionnant dans son domaine de saturation, la décharge du condensateur est une fonction linéaire du temps ; en outre, grâce à l'effet de soupape du redresseur, le condensateur ne peut plus se recharger après l'extinction des 2 thyratrons et le réarmement du dispositif est simplement provoqué par le contacteur T.
La fig. 4 représente une applicaticn utilisant à la fois des thyratrons et des relais. Les enroulements N1 et M2 de deux relais électromagnétiques sont mis respectivement dans chacun des circuits d'anodes des 2 thyratrons. Lors de l'amorçage du premier, le relais M1 ferme par son contact 1 le circuit RRC, ce qui permet au condensateur C de se charger jusqu'à ce que, lors de l'amorçage du thyratron II et du fonctionnement du relais M2, le contact II ait interrompu ce processus.
Par l'ouverture de l'interrupteur S, on éteint les thyratrons et les relaiseviennent dans leur position de repos.
En même temps, le condensateur est décharge au moyen du contacteur T sur la résistance R" et l'appareillage est de nouveau prêt à fonctionner.
La tension du condensateur peut être mesurée par exemple avec un voltmètre statique.Si une plus grande exactitude de lecture est demandée ;il est recommandable d'utiliser l'une ou l'autre des dispositions de compensation dont la figure 5 est par
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exemple un modèle. Dans cette figure, la tension à mesurer agit sur la grille de commande d'une ampoule à 2 grilles. Tout d'abord, le condensateur est déchargé et le potentiomètre P2 est dans sa position M. A l'aidé du potentiomètre Pl, on amène le courant anodique à une certaine valeur. La batterie EO est connectée de telle sorte que lors .de la charge du condensateur C, la grille de réglage soit portée à une tension négative, de telle sorte que le courant anodique soit fortement modifié.
Pour ramener celui-ci à sa valeur initiale, on donne à la grille une tension cette fois positive à l'aide du potentiomètre P2 que l'on mesure alors avec un voltmètre ordinaire de précision. Les deux tensions, celle qui est aux bornes du condensateur C et celle qui a été réglée grâce an potentiomètre. ?2 et qui a été mesurée sont égales en valeur absolue. Grâce à cette méthode de compensation, on ramène une mesure statique de tension à une mesure avec,des instruments ordinaires à consommation de courant.
La fig. 6 montre un dispositif par lequel la mesure statique de la tension est ramenée à une lecture chronométrique. Dans cette figure P1 désigne à nouveau le potentiomètre qui permet de fixer à une certaine valeur l'intensité du courant plaque du thyratron. I et II sont toujours les contacts correspondant aux relais M1 et M2. Toat d'abord, les condensateurs ayant été déchargés et le commutateur C étant en position a. Le processus se déclenchant, le condensateur C se charge entre le fonctionnement successif de I et II et polarise négativement la grille, ce qui provoque une forte variation du courant d'anode. Pour ramener le status antérieur on compense cette polarisation par une charge en sens inverse du condensateur C-. Cette charge de C' commence dès que l'on a commuté Q sur la position b.
Il suffit de mesurer le temps qui s'écoule depuis ce moment jusqu'à l'instant où le courant d'anode a repris sa valeur initiale. Cette mesure peut être automatique ; l'enclenchement du chronomètre se faisant en
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même temps que la commutation de Q et le déclenchement grâce à un milliampèremètre à contact inséré dans le circuit d'anode.
Le temps t qui s'est écoulé entre l'excitation des 2 microphones s'obtient par la multiplication du temps chronométré par un facteur constant qui ne dépend pas de la batterie Eo mais seulement des valeurs R, R', C et CI. On évite de la sorte l'emploi d'un voltmètre et on est indépendant de la faute due à l'em- ploi de cet insinuaient ; en outre, grâce à la résistance R', on peut allonger le temps de chronométrage et fixer ainsi l'exactitude de la mesure à la précision désirée.
R E S U M É 1 ) Procédé de détermination à distance du lieu d'une source sono- re utilisant des microphones situés en des points différents et caractérisé par le fait que l'on emploie les courants mi- crophoniques successifs pour provoquer, puis interrompte la charge du la décharge d'un condensateur électrique de capacité connue, la grandeur de la charge acquise ou perdue pendant le processus servant de mesure au temps qui s'est écoulé entre les impulsions.
2 ) Dispositif de réalisation du procédé spécifié en I ) carac- térisé par la présence dans les circuits microphoniques de dispositifs de détection des impulsions agissant comme relais au travers de résistances sur au moins un condensateur de capacité connue et d'un instrument de mesure permettant, à la suite des modifications de l'état électrique du condensateur la détermination de la durée du processus.
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