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LA MAGNETO BELGE, S.A. à BRUXELLES. MACHINE A COUPER EN MORCEAUX LES VEGETAUX
OU AUTRES MATIERES
EN VUE DE LEUR TRAITEMENT ULTERIEUR.
La présente invention est relative aux machines traitant les produits alimentaires ou autres, et concerne une machine à couper en morceaux des végétaux quelconques ou autres matières, on vue de leur préparation ou de leur traitement ultérieur.
On connait déjà des machines formées d'un certain nombre de disques coupants qui ont pour but de découper, suivant des formes appropriées, les végétaux ou autres matières, tels que par exemple les pommes de terre en vue de leur traitement ou de leur préparation ultérieure, comme par exemple pour en faire
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des pommes de terre frites.
On connait également d'autres appareils constitués par un piston oscillant autour d'un axe qui se déplace par une action manuelle, dans une coulisse incurvée terminée par une grille coupante.
Les appareils connus jusqu'ici présentent peu de solidité, sont d'un nettoyage compliqué, et ne sont en tous cas pas concus pour obtenir en toute sécurité une production intensive de végétaux découpés, ni être aisément mis en fonctionnement par un mouvement de commande électrique ou mécanique.
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de procurer une machine robuste, conditionnée de manière à pouvoir traiter les végétaux comme une matière première industrielle en vue d'obtenir une-grande production . végétaux découpés suivant des formes appropriées, dans le minimum de temps.
Dans ce but, la machine objet de l'invention, est caractérisée en ce qu'elle comporte essentiellement un poinçon qui se déplace suivant un mouvement alternatif rectiligne, dans une auge de forme appropriée au végétal à découper, et à l'extrémité de laquelle se trouve une grille découpante coopérant avec le poinçon.
Dans la réalisation pratique de l'invention, le poinçon se déplace horizontalement et épouse parfaitement la section de l'auge. Le mouvement alternatif du poinçon est obtenu par un mécanisme approprié cornue par exemple, par un plateau circulaire pourvu d'un tenon pouvant se déplacer dans une coulisse. L'extrémité par où se fait l'évacuation du végétal est pourvue d'une grille fixe formée de lames coupantes entrecroisées de manière à constituer
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des vides rectangulaires permettant le passage du végétal. La coopération du poinçon et de l'auge est telle que des dents pro- éminentes prévues sur le poinçon, pénètrent complètement dans les vides de la grille, de telle sorte qu'il ne reste aucun déchet dans celle-ci après la course active du poinçon.
La section de l'auge est déterminée en vue de permettre aux végétaux à découper de se placer en position favorable pour ce découpage.
Des moyens sont en outre prévus pour ne laisser pénétrer dans l'auge que le nombre de végétaux voulu pour réaliser un bon découpage. Ces moyens constituent par ce fait un système pratique de protection permettant également d'éviter tout accident manuel.
La machine peut être dédoublée de manière à travailler au moyen de deux poinçons fixés aux extrémités d'un porte-poinçon animé d'un mouvement alternatif rectiligne dans une auge appropriée.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on en donnera ciaprès un exemple de réalisation @
La fig. 1 est une vue en élévation de face d'une machine à découper les pommes de terre avec coupe partielle à travers l'auge et le poinçon de découpage.
La fig. 2 est une coupe transversale pratiquée par le plan II/II de la fig. 1.
La fig. 3 montre une vue en élévation de coté de cette machine.
La fig. 4 est une vue schématique d'une machine de ce genre avec coupe partielle dans le système de raccordement au mécanisme de réduction généralement prévu sur certaines machines.
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La fig. 5 est la vue en plan correspondant à la fig. 4.
La fig. 6 représente en coupe une modification apportée au chargement de la machine pour permettre de rendre le fonctionnement de celle-ci complètement automatique.
La fig. 7 est la vue en plan correspondant à la fig. 6.
Dans ces figures, 1 désigne un moteur électrique fixé à l'arrière d'un bati 2. Ce moteur électrique, disposé de préférence verticalement, commande par l'intermédiaire d'une vis sans fin 3, et d'urie roue hélicoïdale 4, un arbre 5, sur lequel est fixé un plateau 6, portant un bouton de manivelle 7, qui est engagé dans un coulisseau approprié 8, qui,peut glisser dans un guide 9, qui fait corps avec un chariot mobile 10, solidaire de deux coussinets cylindriques II et 12, embrassant des barres cylindriques 13 et 14. Le chariot 10 fait corps, par l'intermédiaire d'un organe de liaison 15, avec un porte-poinçon 16, sur lequel sont fixés à ses extrémités des poinçons 17 et 18, qui peuvent être réalisés en un métal léger, tel que par exemple en aluminium.
Ces poinçons 17 et 18 présentent des dents proéminentes 19, de forme quelconque, et de préférence établies en forme de parallèlépipèdes rectangles.
La forme extérieure des poinçons 17 et 18 épouse parfaitement l'intérieur d'une auge 20, de longueur telle qu'il permet le déplacement alternatif dans un sens et dans l'autre, du porte-poin- çon 16 et des poinçons 17 et 18.
La section de cette auge est établie de manière à ce que les végétaux, tels que les pommes de terre par exemple, se placent automatiquement en tombant dans l'auge, dans la position la plus favorable pour leur découpage, c'est à dire, dans le cas des pommes de terre, en présentant leur plus grande longueur parallèle-
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ment à l'axe de déplacement du porte-poinçon. Dans le cas des pommes de terre, la forme de l'auge est constituée avantageusement par un V dont la pointe est remplacée par un arc de cercle.
Les deux extrémités de l'auge portent des grilles découpantes 21 et 22 constituées par des lames disposées de manière à former des ouvertures permettant le passage des dents proéminentes 19 des poinçons 17 et 18. Ces poinçons peuvent venir ainsi s'engager dans les grilles, de telle sorte que la pomme de terre soit poussée complètement à travers les grilles sans laisser aucun déchet à l'intérieur de l'auge ou dans les grilles elles-mêmes.
Afin de permettre un nettoyage aisé des parties travaillantes de la machine en contact avec les pommes de terre à découper, l'auge est établie de manière amovible. Elle est fixée au bati 2, par des leviers 23, qui pivotent aux extrémités de l'auge, autour d'axes 24, et sont engagés pour la fixation de l'auge, derrière des butées 25. L'auge peut glisser verticalement le long de la face verticale 26, du bati 2. Grâce à cette disposition, la position de l'auge est déterminée tant en ce qui concerne son niveau, que son emplacement par rapport au mouvement du porte-poinçon.
Afin d'éviter tout accident possible résultant du chargement à la main des pommes de terre, la machine est complétée par un dispositif qui ne permet l'introduction des pommes de terre dans l'auge qu'au moment où le poinçon occupe une position de retrait, et qui, de plus, empêche toute pénétration dans l'auge pendant la course active du poinçon. A cet effet un petit bati 27, est installé au dessus de l'auge. Ce petit bati 27 est fixé sur le bati 2 au moyen de vis de fixation 28. Il entoure la partie supérieure
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de l'auge à la manière d'un manteau, par un rebord 29.
La face horizontale supérieure présente deux ouvertures 30 sous lesquelles sont établis deux demi-godets 31 et 32 de forme appropriée analogue de celle de l'auge elle-même, constitués de préférence en un métal léger, tel que l'aluminium par exemple. Ces godets peuvent pivoter autour d'axes 33 et 34 et ils sont reliés l'un à l'autre par une tiellette 35, raccordée d'une part à l'extrémité 36, d'un petit bras 37, pivotant autour de l'axe 33 et d'autre part à un profil 38, appliqué contre la face extérieure du demigodet 32.
Le petit bati 27, forme en outre deux logements 39 et 40, comportant intérieurement un poussoir 41, présentant une rainure verticale 42, dans laquelle est engagé un nez 43, faisant corps avec le profil 38. Un ressort 44, de rappel est pressé contre le poussoir et sa tension est règlée par une vis de réglage 45.
Les extrémités des deux poussoirs 42, sont en contact avec un chemin de glissement 46, faisant corps avec le porte-poinçon 16 et qui présente à ses extrémités des relèvements en forme de cames 47 et 48, qui peuvent agir sur les poussoirs 41.
La machine ainsi construite, fonctionne de la manière suivante :
Le moteur 1 étant mis en mouvement, sa rotation provoque celle de l'arbre 5 et du plateau 6, et ..par conséquent du bouton 7, engagé dans le guide 9. Ce mouvement de rotation est ainsi transformé en un mouvement alternatif de va et vient du chariot 10, et par conséquent du porte-poinçon 16, et des poinçons 17 et 18. Le chariot 10 coulisse aisément sur les deux barres cylindriques Ij et 14.
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Dans la position occupée par le porte-poinçon à la fig. 1, le poussoir 41, contenu dans le logement 39, est relevé par la came 48, et ce relèvemett a pour effet de faire pivoter le demigodet 32 autour de son axe 34, grace au nez 43, engagé dans la rainure 42, du poussoir 41. Ce mouvement de rotation est communiqué en sens inverse au demi-godet 31 qui pivote autour de son axe 33, grâce à la liaison par la biellette 35. Les deux demi-godets 31 et 32 se séparent ainsi l'un de l'autre par leur partie inférieure, ouvrant alors passage à une ou plusieurs pommes de terre qui se trouvaient dans ces deux demi-godets. Ces pommes de terre tombent dans l'auge 20 au moment où le poinçon 17 occupe sa position de retrait.
Elles se placent dans l'auge de la manière la plus favorable, c'est à dire en présentant leur grand axe parallèle à l'axe de déplacement du porte-poinçon. Celui-ci effectuant alors sa course active, c'est à dire se dirigeant vers la. grille 21, pousse devant lui les pommes de terre qui sont obligées de traverser la grille 21, où elles sont découpées en longs fuseaux de préférence de section rectangulaire, pour être évacuées de l'autre coté de la grille 21 sous la forme habituellement employée lorsqu'elles doivent être frites. Comme les dents proéminentes 19 du poinçon s'engagent complètement dans les espaces vides de la grille 21, il ne reste aucune trace de pommes de terre lorsque le poinçon a terminé sa course active.
Pendant la course active du poinçon 17, le poussoir 41, contenu dans le logement 39, stabaisse par le déplacement de la came 48, sous l'action du ressort 44, et les deux demi-godets 31 et 32 réoccupent leur position primitive représentée fig. 2, empêchant, grâce à la jonction de leur partie inférieure, toute
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pénétration d'un corps quelconque ou des doigts dans l'auge, pendant l'opération de découpage des pommes de terre qui s'y trouvent. Ces godets permettent en outre l'introduction à tout instant, de la matière à découper dans la machine.
Les mouvements correspondants se produisent pour le poinçon 18, et les deux demi-godets commandés par le poussoir contenu dans le logement 40, lors du retour en arrière du poinçon 17.
Le travail de découpage d'une machine de ce genre peut être rendu entièrement automatique en ce qui concerne notamment l'alimentation de la machine en pommes de terre. A cet effet, il est possible de complèter cette machine par une trémie de chargement du genre représenté aux fig. 6 et 7. Dans ce cas, le petit bati 27 est terminé à sa partie supérieure par un rebord 49, sur le- quel se fixe une trémie 50, pourvue de manteaux protecteurs 51, destinés à masquer des griffes recourbées 52, fixées sur les deni-godets 31 et 32, et qui peuvent se mouvoir dans des rainures correspondantes prévues à la partie supérieure du petit bati 27.
L'extrémité de ces griffes est recourbée en forme d'arc de cercle
53, ayant pour centre les axes de rotation 33 et 34 des godets.
Lorsque ceux-ci pivotent autour de leur axe, les extrémités des griffes pénètrent à la base de la trémie 50, entre les pommes de terre ou éventuellement dans celles-ci et empêchent ainsi la casse de pommes de terre contenue dans la trémie 50, de pénétrer dans l'auge lorsque les demi-godets 31 et 32 s'ouvrent. Les pom- mes de terre se trouvant dans ces demi-godets peuvent seules pé- nétrer dans l'auge pour y être découpées. Lors du mouvement de fermeture des demi-godets, les griffes s'effacent et se dégagent des poes de terre dans lesquelles elles ont pu pénétrer. Celles-
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ci viennent alors occuper l'espace vide compris entre les deux demi-godets.
Une machine de ce genre ne doit pas nécéssairement être pourvue de son moteur propre. Elle peut être éventuellement raccordée à l'une des réductions généralement prévues sur les machines culinaires ou autres qui accomplissent d'autres travaux, com- me par exemple sur des batteuses de cuisine, des machines à éplucher les pommes de terre, etc.....
Il existe du reste des tourelles ou des réducteurs disposés pour recevoir en même temps ou successivement une ou plusieurs machines et auxquelles la machine actuelle peut éventuellement être raccordée. Dans ce cas, la partie motrice de la machine, telle qu'elle a été décrite ci-deesus, est remplacée par un simple raccord monté sur l'arbre 5 de transmission de mouvement au plateau 6 portant le bouton de manivelle 7.
Cet arbre 5, peut être monté dans ce cas dans un palier 54 (fig. 4 et 5) tandis que le plateau 6, fait corps avec une roue dentée 55, en prise avec un petit pignon 56, monté sur un arbre secondaire 57,sur lequel est fixé un embrayage 58, prolongé par une griffe d'accouplement 59, qui peut s'engager dans la griffe correspondante d'une prise existante 60, prévue à l'intérieur de l'emboitement 61, prévu sur certaines machines.
Il est évident qu'une machine de ce genre peut parfaitement convenir pour découper d'autres légumes ou fruits, comme par exemple des pommes en vue d'une préparation pour la compote, et éxécuter également des travaux de découpage de végétaux quelconques comme des betteraves, qui ne sont pas nécéssairement traités en vue d'une préparation culinaire.
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La forme des éléments découpés peut être quelconque et présenter des sections rectangulaires, triangulaires, etc..... Il suffit à cet effet de prévoir les poinçons et les grilles de manière appropriée.
La machine peut être éventuellement complétée par des dispositifs accessoires de genre connu, tel que par exemple par des embrayages de sécurité arrêtant la machine indépendamment du moteur dans le cas accidentel où un objet trop dur serait introduit par mégarde entre le poinçon et la grille. Cet embrayage de sécuritépeut par exemple être placé entre le moteur et la vis sans fin, ou encore, entre la roue hélicoïdale et le restant de la machine. On peut également prévoir entre le poinçon et le portepoinçon, un ressort qui ne s'écrase que lorsque l'effort demandé au poinçon est dépassé. Des ressorts de ce genre peuvent être prévus également aux grilles elles-mêmes.
De même, la réduction de vitesse entre le moteur et la machine, qui dans l'exemple choisi se fait par vis sans fin et roue hélicoïdale, peut également se faire dans certains cas par un jeu ordinaire d'engrenages.
Enfin, la machine peut être établie indifféremment à simple ou à double effet, c'est à dire comportant un poinçon ou deux poinçons travaillant successivement.