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Dispositif de commande pour la barre coupeuse de faucheuses.
L'invention concerne les faucheuses dans lesquelles la commande de la barre coupeuse est dérivée des roues porteuses ; l'invention est destinée en particulier a être appliquée aux faucheuses dont l'essieu porteur est en deux pièces ; constitue un perfectionnement du dispositif de commande décrit dans le brevet belge N 361.207 du 4 juin 1929 et dans lequel les mécanismes d'arrêt à cliquet coopérant avec les deux essieux porteurs accolés bout à bout agissent sur deux dentures ménagées à l'intérieur d'une roue plane engrenant directement avec le mécanisme de transmission pour la barre coupeuse, le mécanisme d'arrêt à cliquet comportant, à une extrémité de l'essieu, un bossage central assez long pour s'engager par dessus les deux extrémités des demis essieux.
Toutefois, l'in-
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vention peut être appliquée aussi avec le même avantage à d'autres types de dispositifs de commande de machines.
Suivant l'invention on utilise, dans le dispositif de commande,un ou plusieurs mécanismes à chaîne entre l'organe de commande empruntant le mouvement de rotation à l'essieu porteur et la roue de mécanisme entrainant l'arbre qui porte le volant pour le dispositif de commande des couteaux.
De tous les mécanismes de transmission, les chaines et les mécanismes à chaînes se distinguent particulièrement en ce qu'ils tournent facilement, en ce que leur usure est minime et qu'il est possible, de façon très simple, de faire varier le rapport de transmission, afin de pouvoir faire varier ainsi de façon appropriée la vitesse du couteau animé d'un mouvement alternatif. La possibilité de faire varier la vitesse de la barre coupeuse est particulièrement désirable lorsqu'une machine doit servir à la fois de faucheuse coupant de l'herbe et de moissonneuse coupant des céréales. La première coupe, celle du foin, exige une vitesse plus grande que celle des céréales . La possibilité de faire varier la vitesse de commande des couteaux est également désirable lorsque la faucheuse est tirée tantôt par des animaux et tantôt par un tracteur.
Bien que la vitesse de commande des couteaux doive être maintenue aussi uniforme que possible pour un travail déterminé, la vitesse d'avancement de la faucheuse est cependant plus grande lorsque la machine est tirée par un tracteur que lorsqu'elle est tirée par des animaux et, en conséquence, il est utile de pouvoir effectuer un réglage et par conséquent une adaptation de la vitesse de commande des couteaux.
On a déja proposé, en ce qui concerne les faucheuses, d'actionner la barre coupeuse au moyen d'une chaîne, mais les
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types connus sous ce rapport présentent l'inconvénient que la chaîne de commande est montée directement sur l'essieu porteur, de sorte qu'il est nécessaire d'utiliser une grande roue à chaîne, portée ordinairement par un palier relativement étroit; en outre, l'accouplement coopérant avec le mécanisme de commande à chaîne était également monté sur l'essieu principal, de sorte qu'il était difficile de l'actionner.
Un autre inconvénient de ces dispositifs consiste encore en ce que les pièces ne peuvent pas être complètement renfermées et que les chaînes et les pièces d'accouplement sont bientôt entièrement encrassées et soumises par conséquent à une usure rapide entraînant une perte de rendement de la faucheuse.
On peut éviter ces inconvénients en utilisant suivant l'invention, pour les faucheuses, un dispositif de commande dans lequel les avantages de l'entraînement à chaîne sont conservés, et, d'autre part, une disposition rationnelle des éléments de la commande par chaîne permettant, en relation avec le dispositif de commande, de renfermer l'ensemble du dispositif de commande dans un carter ne laissant entrer ni la poussière ni les impuretés et étant d'autre part étanche à l'huile.
L'invention est caractérisée notamment par le fait qu'un dispositif de commande de ce genre comporte un ou plusieurs mécanismes à chaîne montés à l'intérieur du dispositif de commande de façon à se trouver entre les accouplements à cliquet empruntant le mouvement de rotation à l'essieu porteur et le mécanisme de transmission entraînant l'arbre qui porte le plateau-manivelle assurant la commande des couteaux. En donnant une forme appropriée au dispositif de commande y compris les mécanismes à chaîne , on peut les monter dans un bain d'huile, le carter qui renferme le mécanisme étant monté à l'endroit où les extrémités des deux parties de l'essieu porteur se rejoignent bout à bout.
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Il est facile de faire un mécanisme de ce genre de telle sor- te que l'on puisse faire varier la vitesse de commande des couteaux.
Un exemple de réalisation de l'invention est re- présenté dans les dessins annexés.
La fig. 1 est un plan du dispositif de commande dont le couvercle est enlevé.
La fige 2 en est une vue de profil.
La fig. 3 est un plan d'une légère variante et
La fig. 4 en est une vue de profil schématique.
L'arbre principal de la faucheuse, arbre qui porte les roues porteuses, est constitué par les deux parties 1, 2 dont l'une est de préférence plus courte que l'autre. Les extrémités intérieures de ces demis essieus se rencontrent à l'intérieur d'un carter 3. L'arbre 1 porte à l'intérieur du carter 3, au moyen du moyeu 7, une roue de commande 6, de chaque coté de laquelle se trouve un support de cliquet d'ar- rêt 4, 5. Les deux supports de cliquet d'arrêt sont dirigés l'un vers l'autre et ils portent, de façon connue, des cli- quets d'arrêt soumis à l'action de ressorts et s'engageant dans les dentures intérieures de la roue de commande 6. Le moyeu du support 5 de cliquet d'arrêt se prolonge jusqu'au-delà du bout d'arbre 2 qui est encore renfermé dans le carter.Exté- rieurement la roue de commande 6 porte la denture 8.
Elle engrè- ne avec une roue plane 9 montée folle sur un arbre intermédiai- re de renvoi ne tournant pas. L'axe 10 est porté par des évide- ments 11,12 pratiqués dans le carter 3 et servant de paliers.
La roue 9 est assujettie de façon à ne pouvoir coulisser laté- ralement sur l'axe 10, au moyen de douilles 13,21 maintenues sur l'essieu par des goupilles. L'axe 10 sort du carter d'un coté, en 14, et porte à cet endroit un levier d'accouplement A
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non représenté dans le dessin et au moyen duquel on peut imprimer un mouvement latéral alternatif à cet axe dans ses paliers. Le moyeu de la roue 9 comporte, d'un coté, un rebord 15 qui porte une surface d'accouplement 16 pouvant être amenée en prise avec une surface d'accouplement 17, de forme correspondante, de l'ensemble comportant les roues à chaine etmonté sur un prolongement 18 du moyeu de la roue 9.
Cet ensemble de roues à chaine comporte deux roues dentées 19, 20 de diamètres différents. Les surfaces d'accouplement 16, 17 sont ordinairement maintenues dans la position d'accouplement, ces deux surfaces étant maintenues appliquées l'une sur l'autre par le ressort 22 monté sur l'axe 10, et exerçant une pression sur la douille 13 et par conséquent sur la roue 9.
Comme cela résulte de la fig 1, les deux demis essieux 1, 2 qui se rejoignent bout à bout et qui constituent l'essieu porteur, sont montés à peu près au milieu du carter 5.L'arbre de renvoi intermédiaire 10 est parallèle à cet essieu et de l'autre côté de l'essieu, également parallèle à celui-ci, se trouve un deuxième arbre 23, monté de façon à ne pas tourner et supporté dans des évidements 24, 25 ménagés dans le carter 3 et servant de paliers.
L'arbre de renvoi 23 porte un élément d'entraînement rotatif 26 tournant fou et constitué par deux couronnes dentées 27, 28 de même diamètre et par une roue conique 29.
Les couronnes dentées 27, 28 sont montées sur l'arbre 23 de façon à se trouver dans le même plan que les couronnes dentées 19, 20 montées sur l'axe 10. La roue conique 19 engrène avec une roue conique plus petite 30 fixée sur l'arbre 31 portant le dispositif d'entraînement à manivelle à l'autre extrémité.
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Ces autres parties, connues en elles-mêmes et servant à la commande des couteaux, ne sont pas représentées dans le dessin.
Une chaîne 32 passe sur l'une des paires de couronnes dentées 19, 27 ou 20, 28. L'ensemble du dispositif de commande est logé dans le carter 3, ,qui a la forme représentée dans la fig. 2 et qui peut par conséquent contenir une certaine quantité d'huile de graissage, de façon que toutes les.pièces d'entraînement logées dans le carter puissent être graissées d'une façon suffisante. L'ouverture visible dans la fig. 1 est fermée par le couvercle 33 visible dans la fig. 2.
Lorsque la faucheuse avance les cliquets des portecliquets 4. 5 transmettent le mouvement de rotation qu'ils empruntent à l'essieu porteur à la roue d'entraînement 6, d'où il est transmis par l'intermédiaire de la roue ¯9 et des surfaces d'accouplement 16, 17 au mécanisme à chaîne et par conséquent au dispositif d'entraînement à roue conique 29, 30 et, par suite, à l'arbre 31. En faisant coulisser l'arbre intermédiaire de renvoi dans les paliers 11, 12, on peut mettre les surfaces d'accouplement 16, 17 hors de prise et par conséquent mettre hors d'action les roues à chaîne 19., 21 et les pièces reliées à ces roues et montées sur l'arbre de renvoi 23.
Ainsi qu'on l'a déja dit, les couronnes dentées 19, 20 ont des diamètres différents. Lorsque la chaîne 32 passe sur la grande roue à chaîne 19, la vitesse transmise au dispositif d'entraînement à roues coniques et par conséquent à l'arbre 31 est plus grande, tandis que si l'on fait passer la chaîne sur la petite roue à chaîne 20 ces pièces sont entraînées à une vitesse moindre. Cette transposition simple et facile de la chaîne 32, pour la faire passer d'une paire de roues à chaîne à l'autre paire permet donc de faire varier la vitesse du mécanisme de commande des couteaux, mécanisme
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qui est actionné par l'arbre 31.
Les figs. 3 et 4 représentent une légère variante du dispositif de commande. Dans ce cas on utilise deux chaînes au lieu d'une, comme dans l'exemple décrit jusqu'ici.
Dans ce cas la roue d'entraînement ¯6 comporte, non pas une denture de roue plane, mais une couronne dentée 34 et une couronne dentée 35 de diamètre inférieur est montée sur l'arbre de renvoi intermédiaire dans le même plan que la couronne 34.Cette couronne dentée 35 fait partie d'une douille tournante 36,qui est montée sur une douille intérieure 37 portée par l'arbre de renvoi intermédiaire non tournant 38.
L'arbre 38 sort du carter ¯3, comme dans l'exemple de la fig.l, et il porte à cet endroit un levier d'accouplement non représenté dans le dessin. A l'extrémité opposée cet arbre de renvoi a un diamètre plus grand en 39. Les aouilles 36, 37 sont reliées entre elles par une clavette, comme cela est indiqué en 40, de façon à pouvoir tourner ensemble, mais d'autre part la douille 37 peut être décalée axialement par rapport à la douille extérieure 36, lorsque l'axe 38, actionné par le levier d'accouplement qui se trouve à l'extérieur, est déplacé latéralement. La douille 37 est assujettie sur l'axe, de façon à ne pouvoir se mouvoir latéralement, par une douille 41 fixée sur l'axe au moyen d'une goupille.
Du côté opposé la douille s'applique sur le bord de la partie 39 de l'axe, partie qui a un diamètre plus grand à cet endroit.
A cette extrémité la douille 37 porte un rebord 42 comportant une surface d'accouplement 43 pouvant être amenée en prise avec une surface d'accouplement correspondante 44 qui se trouve sur le côté d'une roue à chaîne 45 portée par la partie 39 de plus grand diamètre de l'arbre de renvoi intermédiaire. En plus de la surface d'accouplement 44 la roue
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à chaîne 45 porte, du même coté, un appendice en forme de douille 46, qui s'appuie sur.un disque 47, sur lequel la douille 36 s'appuie de l'autre côté.
De l'autre côté de l'essieu porteur 1, 2 se trouve un arbre de renvoi non tournant 48, parallèle à cet essieu , ainsi qu'à l'arbre de renvoi intermédiaire 38 et supporté dans des évidements ménagés dans le carter 3 et servant de palier. Sur cet arbre de renvoi 48 est monté à rotation un élément d'entraînement constitué par une couronne dentée 49 de diamètre relativement petit et par une roue conique 50 engrenant avec une roue conique 51 montée sur l'arbre 52 qui porte le dispositif de commande à manivelle à l'autre extrémité. La couronne dentée 49 se trouve dans le même plan que la couronne dentée 45 et les deux couronnes sont reliées entre elles par une chaîne 54. Les couronnes dentées 34, 35 sont aussi reliées entre elles par une chaîne 53, comme l'indique la fig. 4.
Lorsque la roue d'entraînement 6 tourne, entraînée par les cliquets des porte-cliquets 4, 5, les douilles 36, 37 tournent aussi, le mouvement de rotation de l'arbre principal étant transmis à ces douilles au moyen de la chaîne 53, et lorsque les surfaces d'accouplement 43, 44 sont en prise , la roue à chaîne 45 participe aussi à ce mouvement de rotation et le transmet par la chaîne 54 au mécanisme d'entraînement à roues coniques 50, 51 et par conséquent à l'arbre 52.
Si un déplacement de l'arbre de renvoi intermédiaire 38 et par conséquent aussi de la douille intérieure 37 est provoqué, au moyen du levier d'accouplement qui se trouve à l'extérieur, en surmontant l'action du ressort 55, les surfaces d'accouple- ment 43, 44 viennent hors de prise, ce qui fait que la roue à chaîne 45 ne participe plus au mouvement de rotation et par
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conséquent que l'entraînement de l'arbre 52 est interrompu.
Au lieu des roues dentées individuelles 45, 49 , deux ou plus de deux couronnes dentées de diamètre différent peuvent aussi être juxtaposées comme dans l'exemple de la fig. 1; de cette façon il est alors possible de faire varier la vitesse du mécanisme de commande des couteaux.