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Grilla à zones mobiles. L'invention se rapporte à une grille à zones et concerne une amélioration consistant à régler la quantité d'air à l'inté- rieur du tablier mobile de la grille. Il en résulte la possibilité de réaliser d'une façon simple et pratique, un nombre de zones de soufflage quelconque et pratiquement même un nombre infini comme la chose est expliquée dans ce qui suit.
Il est connu que la quantité d'air nécessaire à la combustion complète du charbon varie dans le temps depuis le début jusqu' à la fin de la combustion.
C'est pour cela que la grille était divisée en plusieurs compartiments, chacun recevant séparément la quantité d'air qui lui était nécessaire. Généralement, on en utilisait quatre.
Pour certaines variétés de charbon, il était nécessaire d'augmenter la nombre de compartiments et on était ainsi amené à en prévoir six. Cet accroissement était obtenu en allongeant la grille. Il en résultait de telles longueurs de grille que la combustion était terminée avant l'extrémité de la grille dont le dernier tiers n'était plus guère utilisé. Il ne pouvait donc être question d'accroître encore la longueur de la grille pour
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- accroître le nombre de z8nes. Si d'un côté, la nécessité d'augmenter le nombre de zônes se faisait sentir, le moyen adopté jusque là ne pouvait y conduire.
On se décida donc à réduire l'importance de chaque zone. On était ainsi conduit à rechercher la plus petite dimension possible pour une zone, c'est-à-dire celle d'un élément de grille ou la longueur d'un barreau de grille.
Une autre exécution semblable est décrite dans la revue V D I.Vol.78.n 26. Cette construction sera désignée dans la suite d'après le constructeur par le nom de grille Dürr.
La grille Dürr. a 16 compartiments d'amenée d'air.
Ceci ne remplit pas encore le but désiré qui est d'obtenir
16 z8nes d'air, car la distribution de 16 volumes d'air différents n'est en aucune façon réalisée dans la grille
Dürr.
Sans parler du fait qu'il n'y a que 12 conduits d'air, ce qui permettrait dans le cas le plus favorable, la répar- tition de 12 volumes d'air différents, mais pratiquement la répartition de 12 volumes d'air différents n'est pas réalisée dans la grille Dürr, elle ne pourrait se faire d'une façon mathématique qu'à la condition d'avoir des barreaux de longueurs infiniment petites, ce qui est irréalisable. La figure de la revue mentionnée ci-dessus montre clairement que dans la grille Dürr, la plupart des compartiments de soufflage sont conditionnés par deux zones, sont donc soumis à une pression statique variable.
C'est pour ce motif que dans la table figurant à cet article, seules les pressions statiques constantes, mesurables à quatre endroits différents, sont indiquées.
De 16 chambres d'air dans la partie supérieure du
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tablier et de 12 conduits d'air réglables, dans la grille Dürr, seules quatre zOnes de pression constantes subsistent d'une façon effective.
Dans la grille Dürr, le but d'un nombre élevé de compartiments d'air ne pouvait être atteint, alors qu'avec l'invention qui nous occupe, on peut dans les mêmes conditions, réaliser 16 compartiments d'air ou plus si on le désire. L'infériorité de la grille Dürr est due au fait que le réglage d'air se trouve placé dans la partie fixe du conduit d'air, Prise dans son sens stricte, la désignation de "grilles à zones mobiles" ne peut s'appliquer à la grille Dürr, car dans le sens habituel adopté en technique de chauffage, la zone commence après les organes de réglage de l'air et du coté de la combustion, Les clapets de réglage se trouvent dans la partie fixe de la grille Dürr, les zones commencent donc dans cette partie pour passer ensuite à la partie mobile.
La grille Dürr n'est donc pas différente en principe de toutes les autres grilles à compartiments de soufflage, car dans toutes ces grilles également les clapets de réglage de l'air se trouvent dans la partie fixe et les sections de soufflage s'étendent depuis ces clapets jusqu'à l'entrée de l'air dans la couche de combustible, c'est-à-dire dans toutes les grilles à zones connues, les compartiments commencent dans la partie fixe pour passer ensuite à la partie mobile.
Le principe de l'agencement des compartiments de soufflage est entièrement différent dans l'invention qui nous occupe.Les clapets de réglage de l'air se trouvent dans la partie mobile de la grille de même que l'entièreté des zones, de sorte que pour cette grille, la désignation "zône mobile" est applicable.
Les fig.l et 2 représentent l'objet de l'invention. Fig.. est un exemple de compartiments suspendus d'un côté à la chaine
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de la grille, fig.2 un exemple de compartiments mobiles avec fixation rigide à. la chaine.
Deux sommiers s'écartant vers le haut a et b, forment une section dans laquelle les barreaux de grille ± sont empaquetés. Chaque section est suspendue à la chaîne suivant fig.l par un pivot de façon à pouvoir pivoter, ou bien suivant fig,2 par deux pivots e et f assurant une fixation rigide,
A chacune des sections b, sont fixés des clapets d'air qui règlent séparément pour chaque section, l'entrée d'air.
L'espace entre le tablier supérieur et le tablier inférieur est rempli d'air à pression constante. C'est de cet espace que l'air pénètre en quantité variable suivant la position des clapets g dans les sections mobiles ou zones mobiles.
Les fig.l et 2 indiquent les possibilités de positions variées des clapets ainsi qu'une position de fermeture supprimant toute entrée d'air dans les sections.
A une distance constante du chargement de combustible, la position des clapets est toujours la même, il s'ensuit que la quantité d'air amenée à un endroit déterminé de la grille reste toujours la même.
Il ne peut arriver avec la présente invention que la même section de la grille reçoive alternativement trop ou trop peu d'air suivant que le conduit d'amenée de l'air est moins ou plus obstrué et que la section se trouve à une: distance plus ou moins éloignée du point de chargement du combustible. Chaque particule de combustible recevra donc toujours, dans chaque phase de la combustion depuis le chargement jusqu'au déversement des cendres, la même quantité d'air. Ce fait permet le réglage facile et exact de la
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grille à chaine et la détermination subséquente d'autant de pressions différentes qu'il y a de sections de barreaux dans la partie supérieure du tablier.
On peut donc, sans de longs essais, mais en se basant sur les pressions expérimentées comme les plus convenables, régler la grille de façon à obtenir une combustion optima et cela sans dépendre du chauffeur ou des divers chauffeurs d'une même installation. C'est là un avantage économique très impor- tant qui se fait surtout sentir d'une façon sensible dans le rendement lorsqu'il s'agit de combustibles médiocres pour les- quels ces grilles sont spécialement indiquées.
Il a déjà été signalé que la grille DUrr ne permet pas la formation d'un nombre de sections de soufflage aussi élevé que la grille faisant l'objet de la présente invention.
Supposons dans la grille Dürr, l'égalité entre les subdi- visions tl, des conduits d'air et celle T2 des sections de barreaux de grille. Si dans cette hypothèse, les sections de soufflage sont nettement séparées et en supposant 16 sections dans la partie supérieure du tablier, on aura pour le nombre de sections de soufflage 16 x tl ou pour t1 = t2: 8 sections. tl + t2 Ce sera le cas lorsqg'une longueur de barreau de grille est égale à une longueur de conduit d'air.
Si on prend t2 > t1 comme dans la grille DUrr, par exemple deux sections de barreaux correspondant à une longueur de conduit d'air, le nombre de sections de soufflage 16 x tl = 10.666 c'est-à-dire que le
3/2 tl nombre de sections de soufflage n'est que très peu augmenté et n'atteint pas de loin le nombre de sections rendu possible par la présente invention.
Le rapport 2 t2 à tl doit être considéré comme la limite supérieure dans la grille Dürr comme cela résulte de la figure
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de la. revue V D I. Avec la grille de la présente invention, le marne rapport que dans la grille Dürr donnerait au moins 16 sections de soufflage respectives si le dispositif de réglage est divisé en un nombre de sections égal au nombre de sections de grille participant à la combustion.
Si chaque section de réglage ne représente qu'une fraction de la longueur d'une section de grille, par exemple 1/2, on aura 32 sections de soufflage, pour 1/3 48 sections de soufflage, et finalement avec un guide continu h, fig.1, le nombre de sections de soufflage est infini.
Les clapets de réglage servent en même temps à récolter les cendres tombant à travers la grille et ont pour ce motif la forme d'auges. Ils se vident à l'extrémité de la grille.
Le réglage des quantités d'air pour un nombre quelconque de zones à choisir, se fait au moyen du guide h fixé aux parois de la chambre d'air. Ce guide des clapets peut être continu, avec hauteur de réglage variable et possibilité de le relever ou de l'abaisser, ce qui correspond à un nombre infini de zones.
Le support-guide peut, par contre, aussi être constitué de parties séparées i1,i2,i3 (fig.2) ce qui correspond à un très grand nombre de zones, mais pas à un nombre infini, chaque partie séparée du guide peut être réglée indépendamment des autres.
Après décendrage au bout de la grille, les clapets de réglage g sont remis en position de fermeture dans la partie inférieure du tablier, voir fig.l et 2. Cela préserve les éléments de grille des morceaux de cendres qui ne seraient pas retenus par les clapets de la partie supérieure du
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tablier, on évite ainsi que les passages d'air s'obstruent.
Dans l'exécution avec éléments de grilles non oscillants, suivant fig. 2, les sections de barreaux avec les clapets en position de fermeture forment en outre cloisons étanches de la chambre d'air.
REVENDICATIONS.
1. Grille à zônes mobiles caractérisée en ce que chaque section de barreaux de grille forme un comparti- ment mobile traversé par un seul flux d'air, et que chaque section est munie d'un ou de plusieurs clapets (g) de réglage de l'air qui permettent de régler'à, volonté la quantité d'air introduit dans chaque zône mobile.