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" Perfectionnements apportés aux dispositifs producteurs d'é- tincelles, notamment aux allumeurs de gaz ".
L'invention est relative aux dispositifs producteurs d'étincelles, et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application semble'devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces dispositifs, ceux pour l'allumage d'un combustible à l'état de gaz ou de vapeur, par exemple le gaz de houille, notamment dans les appareils de chauffage domestique ou industriels.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces dispositifs tels qu'ils répondent, mieux que jusqu'ici, aux divers desiderata de la pratique, notamment au'ils permettent par une manoeuvre simple de produire une série d'étincelles chaudes pendant la période nécessaire à l'obtention du résultat désiré.
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Elle consiste, principalement, à faire comporter aux dispositifs du genre en question des organes conducteurs susceptibles d'être déplacés l'un par rapport à l'autre et d'être reliés respectivement aux bornes d'une source d'énergie électrique, et à agencer de manière telle lesdits organes que par leur contact on obtienne le passage d'un courant dans un solénoîde, lequel provoque l'écartement desdits organes, et, de ce fait, l'interruption du courant qui le parcourt, cette interruption permettant le rétablissement du contact entre lesdits organes, de préférence sous l'effet de la pesanteur.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions ; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments et outils spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les appareils et installations comportant de tels dispositifs.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 à 3 montrent, en coupe longitudinale, des allumeurs de gaz établis, respectivement, selon trois modes de réalisation différents de l'invention.
La fig. 4 montre, en coupe transversale, un détail de la disposition montrée sur la fig. 2.
La fige 5 montre, en coupe longitudinale, un détail de la disposition montrée sur la fig. 3.
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Selon l'invention, et plus particulièrement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exemple, d'établir un allumeur de gaz, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On se propose d'établir un appareil allumeur de manière qu'il puisse utiliser l'énergie électrique pour la production d'une série d'étincelles pendant une période de durée variable à volonté ; età cet effet, on lui fait comporter deux organes conducteurs, désignés ci-après électrodes,.dont l'un occupe une position fixe par rapport à l'ensemble, et l'autre est susceptible d'être déplacé relativement au premier et d'ê tre mis en contact avec lui, ces organes pouvant être reliés respectivement aux bornes d'une source d'énergie électrique;
et l'on agence lesdites électrodes de manière telle que lorsqu'elles sont en contact, le circuit électrique soit fermé et que, lorsqu'elles sont écartées, le circuit soit interrompu, ledit écartement des électrodes donnant naissance, par la rupture du courant, à une étincelle entre elles.
On provoque 1'écartement desdites électrodes par l'intermédiaire d'un solénoïde intercalé entre la source d'électricité et l'une d'entre elles, de manière que le courant parcourt les enroulements dudit solénoïde lorsque les électrodes sont en contact, et soit interrompu aussitôt que les électrodes sont séparées.
A cet effet, on constitue l'électrode mobile, tout au moins en partie, en un métal magnétique, sur lequel agit le solénoïde pendant le passage du courant, cette action ayant pour effet d'écarter les électrodes et d'interrompre le courant parcourant le solénoïde, libérant ainsi de nouveau l'électrode mobile; et l'on agence en outre ladite électrode mobile de ma-
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nière telle que, penaant toute la période de service, elle soit sollicitée par une force permanente opposée à l'attrac- tion intermittente du solénoîde et plus faible que cette attraction, cette force tendant à rétablir le contact entre les électrodes aussitôt que celle d'entre elles,'qui a été déplacée par le solénoîde, se trouve libérée de son attraction.
De ce fait, l'électrode mobile, aussitôt ramenée en contact avec l'électrode fixe, rétablit le courant dans les enroulements du solénotde, lequel l'écarte de nouveau et interrompt le circuit. Il s'ensuit une succession de fermetures et d'ouvertures du circuit qui produit à chaque rupture uné étincelle.
Pour le mode de réalisation montré sur la fig. 1 l'électrode mobile est sollicitée uniquement par l'effet de la pesanteur, laquelle n'agit pour fermer le circuit que lorsque l'appareil est dans la position verticale, avec le point de contact des électrodes en bas.
On fait avantageusement comporter à l'électrode fixe 1 une partie transversale 2, sur laquelle vient reposer l'électrode mobile 3, préférablement terminée en pointe ; etl'on fait comporter à ladite électrode mobile 3 une tige 4 qu'on constitue, tout au moins en partie, en un métal magnétique, par.exemple en fer doux, ladite tige coulissant dans un tube métallique 5, préférablement en un métal non-magnétique et bon conducteur de l'électricité, par exemple en cuivre;
et on établit autour dudit tube 5 un solénotde 6, dont on relie une extrémité audit tube 5 et l'autre à l'une dea bornes de la source d'énergie électrique, par exemple par l'intermédiaire d'un fil conducteur 7 et d'une fiche de prise de courant non indiquée, l'électrode fixe 1 étant, d'autre part, susceptible d'être reliée à la borne opposée de la source d'électricité.
Lorsque l'appareil ainsi obtenu occupe une position
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verticale avec le contact des électrodes dirigé en bas, la pesanteur tend à maintenir l'électrode mobile 3 en contact avec l'électrode fixe 1; le circuit étant ainsi fermé, le courant parcourt le solénoïde 6, lequel attire l'électrode mobile 3 par l'intermédiaire de la tige 4, séparant ainsi les deux électrodes et rompant le circuit. De ce fait, le courant cesse de passer dans le solénoïde, ce dernier cesse d'attirer l'électrode 3, et cette dernière retombe sur l'électrode 1 sous l'effet de la pesanteur.
Aussitôt que le contact est rétabli entre les deux électrodes, le solénotde se trouve de nouveau excité, provoque une nouvelle interruption de courant, et ainsi de spi te, tant que l'appareil est maintenu dans la position indiquée plus haut, et qui est sa position active ou de service.
Pour interrompre le fonctionnement, il suffit d'orienter l'appareil suivant toute autre position, par exemple sensiblement horizontalement, et surtout verticalement avec le point de contact des électrodes en haut.
Pour le mode de réalisation montré sur la fig. 2 on sollicite l'électrode mobile 3 par un ressort 11 tendant à la maintenir en contact avec la partie 2 de l'électrode 1, quelle que soit la position de l'appareil. Dans ces conditions, l'appareil fonctionne dans n'importe quelle position, et continue à fonctionner tant qu'il reste branché sur la source d'électricité; on est donc obligé d'établir un dispositif interrupteur 12 entre l'une des deux électrodes et la source d'électricité, par exemple entre le solénoïde 6 et le conducteur 7; et on constitue ledit interrupteur 12 d'une manière quelconque appropriée, par exemple, comme montré sur la fig, 4, de manière qu'il puisse être manoeuvré aisément par un doigt de l'opérateur;
auquel cas on lui fait avantageusement comporter un organe conducteur mobile 13 actionné par un bouton 14, ou par tout autre moyen approprié, ledit organe 13 étant agencé de manière qu'il puisse @
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établir le contact entre deux plots 15, l'un relié au fil 7, l'autre à l'extrémité du solénotde; et on prévoit un ressort de rappel 16 pour assurer la rupture du circuit, aussitôt que la pression sur le bouton cesse; ou bien comme montré sur la fig. 5, de manière telle que ledit dispositif interrupteur 12 fonctionne automatiquement lorsque l'appareil est placé dans une position détermi- née favorable à son fonctionnement ;
auquelcas, on lui fait avantageusement comporter un organe conducteur mobile susceptible, lorsque l'appareil est en service, d'occuper une position telle qu'il établisse le contact entre la source d'électricité et l'une des électrodes. A cet effet, on peut constituer ledit interrupteur 12 en une matière préférablement isolante, et lui faire comporter un logement 17, dans lequel on prévoit deux douilles métalliques 18 et 19, ou leur équivalent, dont l'une est reliée au conducteur 7, et l'autre, par exemple, à une extrémité du solénoîde 6 ; et on introduit dans ledit logement 17 une petite quantité de mercure 20. Lorsque l'appareil est dans une position sensiblement horizontale, le mercure prend une position telle qu'il établit le contact entre les deux douilles 18 et 19.
Le courant passe donc dans le solénolde et l'appareil fonctionne comme décrit précédemment, et continue à fonctionner tant qu'il reste dans cette position.
Pour toute autre position, par exemple lorsque l'appareil est maintenu dans une position verticale, avec le poiiit de contact entre les électrodes dirigé vers le haut ou vers le bas, le mercure se loge dans l'une ou l'autre douille, et l'appareil cesse de fonctionner.
Enfin, on enferme l'ensemble des organes décrits dans un corps 8 avantageusement constitué en une matière isolante, par exemple en ébonite, en bakélite ou en bois ignifugé par imprégnation, ou par une gaine métallique porcant un re- vêtement isolant intérieur; ledit corps 8 étant muni d'un bouchon obturateur 9 main-
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tenant les organes internes en place, lequel obturateur 9 comporte au moins un passage pour les connexions électriques, et/ou, le cas échéant, un logement pour l'interrupteur 12 ; par exemple, lorsque ledit interrupteur est du type à mercure comme décrit ci-dessus, on lui fait comporter le logement 17 dans lequel on établit les douilles 18 et 19.
Enfin, afin de permettre que les étincelles produites entre les électrodes, à chaque rupture de courant, puissent servir à un usage utile, par exemple pour allumer un courant de gaz de houille, on ménage dans le corps 8 un nombre approprié de lwnières 10 convenablement réparties autour du point de contact des électrodes, de manière que ledit point de contact puisse être largement baigné par le gaz.
Dans le cas où l'appareil, entre ses périodes de service, doit être maintenu daiis une position donnée, par exemple verticale, pour l'empêcher de fonctionner, on prévoit des moyens de suspension appropriés, par exemple, un collier formé sur le corps 8 et un support agencé pour porter sur ledit collier, ledit support étant susceptible d'être fixé sur un mur ou sur tout autre support approprié.
En suite de quoi on obtient un allumeur de gaz qui présente les avantages suivants: des étincelles franches et chaudes sont produites aussi longtemps qu'on le désire; l'appareil est peu encombrant et simple; sa fabrication est économique; il peut être branché sur n'importe quelle source d'électricité, continue ou alternative, et à n'importe quelle tension; sa consommation d'énergie est très faible.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement
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à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus particulièrement été envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment: celles où le producteur d'étincelles serait utilisé pour des applications autres que celle d'un allumeur de gaz, et plus spécialement dans tous les cas où il y a nécessité, avantage ou intérêt à produire, pendant une période de durée voulue, des étincelles chaudes, franches et régulières, quelle que soit l'ambiance dans laquelle a lieu la production de ces étincelles.