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Appareil facilitant la confection de prothèsesdentaires en caoutchouc.
Jusqu'à présent, la méthode de travail relative au bourrage du caoutchouc pour les applications dans la technique odontologique - cestravaux se faisant au moyen du moufle déjà connu comme tel - était excessivement primitive, compliquée et nécessitait beaucoup de temps et demandait de la part du dentiste une adresse toute particulière. D'après cette méthode de travail, le dentier en cire servait à la confection du même dentier en caoutchouc ; ainsi donc, en partant du modèle en cire, il fallait faire la prothèse définitive en caoutchouc. Cette ancierne méthode comporte huit phases de travail .
1 l'introduction du modèle en cire dans le moufle.
2 ouverture du moufle.
3 après.l'ouverture, l'évacuation de la cire à l'eau bouil- lante.
4 réchauffement du moufle en vue du bourrage du caoutchouc -
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5 bourrage du caoutchouc en remplacement de la cire per- due .
6 réchauffement du caoutchouc en vue de la vulcanisation.
7 vulcani sation du caoutchouc et
8 ouverture du moufle après -vulcanisation.
Suivant 1 et 2, le moufle, dans lequel est déjà placé le modèle en cire, est fermé au moyen d'une simple ficelle et plongé dans de l'eau bouillante en vue du réchauffement de la cire nécessaire à la séparation dedeux moitié s. Déjà l'emploi d'une pareille ficelle prouve suffisamment qu'il s'agit d'une méthode de travail très primitive. Cette ficelle doit être souvent remplacée, car elle se rompt fréquemment sousl'action de l'eau bouillante et ses bouts dépassant le récipient sont brûles par la flamme. Or, lorsque la ficelle se rompt ou que le noeud se défait, le moufle retombe dans l'eau en ébullition et, pour l'en retirer, il faut quel quefois beaucoup d'efforts ; souvent l'opération ne peut s'effectuer qu'en transvasant tout à fait l'eau bouillante.
Ensuite, pour ouvrir le moufle chaud, il faut le sai sir de la main qu'on doit au préalable protéger d'un morceau d'étoffé, et frapper les parois au moyen d'un martelet. il va de soi qu'en ce faisant, on se salit ou se brûle le s mains et que les coups de martelet détériorent le moufle. Suivant'3 et 4, on procède à l'évacuation de la cire et au réchauffement de la partie inférieure du moufle, au moyen d'eau chaude ou sur une flamme de gaz, ceopérations étant nécessaires avant de passer au bourrage. On y utilise encore une ficelle, de même que lesmorceaux d'étoffe devant protéger les main s. Après le réchauffement, suivant 5, on procède au bourrage du caoutchouc en remplacement de la cire.
Pour ce faire, on place le moufle sur une table ; pour plus de facilité dans le maniement ou pour éviter desbrûlures, on y interpose une matière quel conque ; mai s sou- vent le moufle glisse, ou la pièce placée souscelui-ci roussit, etc. Les dents adhérant à la cire sont placée s, à la pincette,
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l'une après l'autre, dansde l'eau chaude, en vue de leur rin- çage et puis déposées sur la table l'une à c8té de l'autre.
Dans cesconditions, il est inévitable que les différentes sortes de dent s se mél angent ; il peu t en résulter de erreurs.
Pour rassembler de nouveau les dents dans l'ordre voulu, le dentiste perd un temps considérable. Par la suite, lecaoutchouc est coupé en petits morceaux et est réchauffé, dans une assiette métallique, sur le récipient contenant l'eau chaude. Entretemps, le moufle est à nouveau refroidi et devra, au moyen de la ficelle être replongé dans l'eau bouillante ou être réchauffé sur la flamme de gaz. Pour le bourrage proprement dit, le récipient avec l'assiette métallique doit être placé sur la table ; celleci se noircit au contact et se salit. Toutes ces manipulations qui précèdent le bourrage sont, par suite demultiples s maniements de différentes pièces, autant de minutesperdues.
Suivant 6, le caoutchouc bourré dans la partie inférieure doit maintenant être réchauffé soit dans l'eau, soit à la flamme, lors de quoi la partie supérieure du moufle doit être remise en place. Pour le réchauffement dans l'eau bouillante, on devra de nouveau recourir à la ficelle avec tous ses inconvénients. Si, d'autre part, le réchauffement se fait directement sur la flamme, il est presque impo ssible de toucher au moufle pour le mettre dans la presse. Suivant 7, on passe maintenant à la vulcanisation. Le caoutchouc vulcanisé, il faut (voir 8) à nouveau ouvrir les parties du moufle, celles-ci étant forcées l'une dans l'autre ; donc, pour cette opération encore, il faut se protéger les mains et malgré ce précautions, de brûlures s sont pour ainsi dire inévitables.
En outre, il faut procéder assez violemment, en s'ai - dant du martelet ; donc une foi de plus les mêmes inconvénients s et le mêmess suite fâcheuses qu'en 2.
La présente invention se rapporte à un appareil se composant de trois parties, pour les travaux odontotechniques, cet appareil facilitant la confection de prothèse dentaires s en caoutchouc et
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ne présentant aucun des inconvénients cités ci-dessus.
L'invention consi ste essentiellement dans le fait que l'appareil est muni d'une plaque chauffante électrique pour le ré chauffement de s moufle s, de fentes de guidage pratiquées dans les parois latérales et servant à recevoir les bras des leviers articulés pour la mise en place et l'enlèvement des moufles, d'une gaine recevant l'appuie-main interchangeable servant aux travaux de bourrage, d'une case servant au nettoyage et au groupement des dents, et d'une résistance de chauffage électrique pour le réchauffement du caoutchouc, comportant une assiette pouvant coulisser horizontalement ;
l'invention se caractérise encore par de s renforcement aux partie latérales du moufle, ce renforcements laissant entre eux un intervalle qui sert à l'engagement de s tenaille s, celles-ci comportant un cadre de fixation élastique pouvant se placer sur la partie supérieure du moufle. Latéralement, ce cadre est muni de deux étriers-leviers mobiles autour d'un axe et comportant, chacundes organesd'attaque également mobiles, ces dispositifs servant, par simple abaissement, à soulever la partie supérieure du moufle de la partie inférieure de celui-ci ; en outre, des leviers, interchangeables, à crochet, servant au transport du moufle et également à l'ouverture de celui-ci, . s'appliquent aux extrémités des étriers-leviers de la tenaille.
Le nouvel appareil est représenté au dessin ci-annexé.
La fig.l montre, vu de dessus, le moufle sans la partie supérieure, placé dans les tenailles, avec les leviers de manipulation à crochet.
La fig.2 est une vue de côté du même moufle, mais comportant la partie supérieure.
La fig.3 représente le même moufle, en vue de côté, les levier de manipulation étant enlevé s.
La fig.4 montre en vue de côté les différentes pièces superposées du moufle.
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La fig. 5 représente le même moufle qu'à-la fig. 2, les le- viers de manipulation y étant accrochés verticalement pour le transport du moufle.
La fig.6 contre le même moufle qu'à la fig.2, la partie supérieure étant soulevée de la partie inférieure sous l'action deleviers abaissés. -
La fig. 7 montre, en vue de coté, un levier de manipulation.
La fig. 8 représente l'appareil de bourrage, en vue de dessus.
La fig.9 montre le même appareil, suivant la ligne A-A de la fig.10, avec moufle.
La fig.10 repré sente, en vue de dessus, l'appareil de bourrage avec le moufle introduit au moyen des tenaille s.
L'appareil objet de la présente invention, peut être constitué en toute matière voulue. Le moufle se compose de la partie inférieure .51 avec le fond amovible b, à queue d'aronde, et de la partie supérieure c avec le couvercle d.11 convient de munir les paroi s extérieures avant et arrière de la partie supérieure c de proéminences e, el, s'accroissant coniquement versle bas. La partie inférieure a comporte également, des deux côtés, des nez f et fl. Ainsi, lorsque lesdeux partiesdu moufle sont placées l'une sur l'autre, il y aura entre lesurfaces et g1 de s proé- minence s une rainure, de chaque côté du moufle, dans laquelle s'engagent lestenailles décrites ci-après.
Le couvercle d du moufle est posé librement sur ce dernier. h et hl désignent des évidements de la partie inférieure a, dans lesquels s'engagent le s tenons i et il de la partie supérieure c. Le tenailles sont constituées par un cadre de fixation.il. élastique passé au-dessus de la partie supérieure conique c du moufle, ce cadre comportant des renforcements k et kl et recevant la vis de réglage de pression 1. Ce cadre reçoit, latéralement, deux leviers doubles à branches s droite s n et nl et mobiles autour de axes o, ol, 02 et o3, de telle manière qu'en baissant lesleviers, on soulevé
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ai sément la partie supérieure .± de la partie inférieure a du moufle.
L'une de parties renforcées, à savoir k1, du cadre de fixation 1 est fixée, dans la partie médiane, par un seul rivet, tandis s que les rivets q et q1 servent uniquement au guidage, n'entravant donc pas l'élasticité du cadre. Les extrémité s r, r1 des branches n, nl, reçoivent, chacune, les leviers de manipulation s, s1, à crochets. Le pupitre de bourrage 1 constituant la troisième partie de l'appareil comporte, dans la partie avant, une résistance de chauffage u légèrement inclinée, avec son interrupteur latéral v, servant au réchauffement du moufle. La miss en place du moufle s'opère au moyen de s levier s de manipulation s, s1, dont les évidements w, wl viennent se loger dans les fentes obliques x, xl, pratiquées dans les parois latérales du pupitre.
Le moufle, dès qu'il est mis en place, est donc solidement tenu et ne peut se déplacer dans aucun sens. Directement devant le moufle, entre les deux parois du pupitre, est prévue une gaine y, à pivotement, dont la position est réglable par la vis de fixation z, cette gaine recevant un appuie-main 1, également réglable, en matière calorifuge. Au coursdu bourrage, cet appuie,main vient reposer sur le bord extérieur du moufle (voir fig.9) et facilite ainsi le travail du dentiste et le préserve de brülures.
Dans la partie arrière du pupitre de bourrage t est disposée une seconde résistance de chauffage 2, avec son interrupteur 3, placé air la paroi latérale, cette résistance servant au réchauffement d'une assiette en caoutchouc 4 coulissant dans le plan horizontal. Le bourrage terminé, cette assiette peut servir également à la conservation, à l'abri de toute poussière, de la masse de caoutchouc travaillé ; pour ce faire, on retire l'assiette 4, à la surface de laquelle adhère le caoutchouc entretemps refroidi, et on la remet dansl'autre sens, la dite sur face se trouvant maintenant en bas.
Une case 5, interchangeable, en tôle perforée, comportant 28 compartiments 6 et munie de deux couvercles perfo-
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rés 7, 71, à glissières, est également disposée sur le pupitre et sert au nettoyage et au classement des dents ; elle permet, en effet, de disposer, par ordre, dans les compartiments numérotés, les dents telles qu'elles doivent se présenter dans le dentier et, en même temps, de les rincer, au moyen d'eau chaude, pour les débarrasser de la cire qui y adhère.
Lesavantages principaux sont :
1 Suppression de la ficelle primitive employée jusqu'à présent pour les différentes opérations.
2" Le moufle ne peut plu s retomber dans l'eau bouillante.
3 Suppression de chiffons protégeant les mains contre le brûlures.
4 Suppression de tout effort et violence (coups de martelet) lors de l'ouverture du moufle, donc plusgrande durée de celui-ci.
5 Ménagement de la table de travail, ni taches, ni brûlu- res dans celle-ci.
6 Simplification du travail, les différentes pièces ne devant plu être déplacéeset repl acée s.
7 Le moufle ne peut plus se refroidir pendant les huit phases de travail.
8 Nettoyage simultané de tout este s dent s, sans risque de c onfu si on.
9 Réchauffement direct du moufle et de la masse de caoutchouc dans le pupitre de bourrage.
10 Manipulation très s facile et sûre pendant le bourrage, tout danger de brûlure étant supprimé.
Il Conservation à l'abri de toute poussière de la masse de caoutchouc, dans lepupitre, aprèsusage.
12' Ouverture aisée du moufle.
13 Manipulation absolument sûre du moufle, grâce aux tenail l e s.
14 Considérable économie de temps et travail supérieur.
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15 Suppression du réchaud à gaz, donc grande propreté pendant tout le travail, .sans fumée, ni suie, etc.
REVENDICATIONS.
1. Appareil facilitant la confection de prothèses dentai- re en caoutchouc, caractérisé par ce que l'appareil est muni d'une plaque chauffante électrique (u ), disposée à l'intérieur de celui-ci et servant au réchauffement des moufle s, de fentes de guidage (x,xl ) pratiquées dans les parois, et recevant les leviers de manipulation (s,a1) à articulation, qui servent à la mise en place et à 1' enlcévement de s moufles, d'une gaine (y) des- tinée à recevoir un appuie -main (1 ) interchangeable pour le s travaux de bourrage, d'une case (5 ) pour le nettoyage et le grou- pement de dents, et d'une résistance de chauffage électrique (2) pour le réchauffement de la masse de caoutchouc déposée sur une assiette (4) à glissières.
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