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Raymond,Eugène DE RIDDER La présente invention a pour objet des plaques jumelées, {de toute nature, de toute dimension et de toute épaisseur, soit en métal, soit en bois, en contreplaqué, plâtre, fibro- ciment, ou autre matière quelconque, pour la construction de murs, cloisons, remparts, talus, digues, et autres.
La construction moderne recherche la plus forte résis- tance, et, pour une même résistance, le matériau de moindre prix et de pose rapide. C'est ce qui explique la vogue du béton et autres matériaux coulés, qui demandent cependant un coffrage coûteux. De plus, les parois ainsi obtenues, ne sont jamais lisses et exigent un finissage par crépissage, plaques de plâtre, etc..., ce qui augmente en- core les frais.
La présente invention a pour but d'obvier à ces inconvénients,tout en facilitant la pose des armatures ainsi que des tuyauteries et conduites qui doivent être dissimulées dans les murs.
Suivant l'invention, ces plaques seront munies sur l'un
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ou plusieurs de leurs côtés, suivant les nécessités, d'un contrefort en retrait, ce retrait ayant l'épaisseur de la plaque sur laquelle il doit reposer ou contre laquelle il vient s'adjoindre .
Les'contreforts pourront être de toute dimension et de tout modèle. Ils peuvent être vissés, boulonnés, soudés ou fixés de quelque manière que ce soit, mais, de préférence, feront corps avec la plaque.
Les murs à construire suivant la présente invention sont composés : 1 ) de deux parois de plaques présentant à l'extérieur une surface parfaitement unie et dont les contreforts, ressortant toujours vers l'intérieur, se feront vis-à-vis (exception est faite pour les plaques au départ du sol, lesquelles auront le contrefort horizontal à l'extérieur, assis sur un lit de ciment ou de béton). Les plaques ainsi en vis-à-vis ou jumelées sont dénommées respectivement mâle et femelle. 2 ) Le vide entre les plaques sera rempli à l'aide de bricaillons, pierrailles ou de déchets de toute nature, copeaux, sciure de bois, paille hachée, ou analogues, formant masse par le mélange avec une matière liante ou agglutinante, telle que ciment, chaux, plâtre, chlorure de magnésie, etc...
Dans certaines circonstances, où. il est difficile de se procurer du ciment ou autre matière analogue, on remplira le vide entre les plaques à l'aide de terre, sable, branchage, comme cela sera le cas par exemple pour l'édification rapide de remparts, forts, talus, et digues.
Afin d'obtenir la cohésion de l'ensemble édifié, les plaques,mâles et femelles, seront munies à leur surface intérieure d'un ou de plusieurs témoins qui pourront ou non être reliés entre eux, de plaque mâle à plaque femelle, par des
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dispositifs divers dont la description suit :
L'assemblage s'obtient par superposition et juxtaposition de plaques. La pression exercée par la matière de remplissage de l'intérieur vers l'extérieur opère une adhérence complète des contreforts sur les plaques pour obtenir ainsi des parois unies.
Les plaques touchant les baies de portes, fenêtres, ou autres seront jointes entre elles soit du haut, du bas ou des côtés, à l'aide de plaques de blindage pouvant être prévues spécialement à cet effet et ces plaques peuvent en même temps former chambranles et ébrasement.
Elles peuvent comporter des moulures ou toute autre décoration prescrite par les plans de l'architecte. Elles peuvent être arrondies ou à angles divers pour former coin. Des entailles' seront prévues, destinées à laisser libre passage aux solives, poutrelles, tuyauteries, et tous autres éléments à prévoir dans les bâtiments et qui s'encastrent ou doivent passer par les murs ou cloisonnements.
Au dessin annexé est représentée, à titre d'exemple, une forme de réalisation de la présente invention donnée à seul titre d'exemple.
La fig.l est une vue en élévation de la face externe d'une plaque.
La fig.2 est une vue en coupe suivant A-B de la fig.l
La fig.3 est une vue en élévation de la face interne d'une plaque.
La fig.4 est une vue en perspective d'une plaque de départ du sol.
La fig. 5 est une vue en'élévation d'une plaque qui porte en plus des contreforts une ouverture pour le passage d'une poutre ainsi qu'une moulure, pouvant servir de chambranle.
Les figures 6, 7, 8 sont des vues en élévation de con-
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treforts de divers modèles.
La fig. 9 est une vue en perspective montrant les plaques jumelées,superposées et.reliées entre elles par des témoins.
La fig.10 est une vue en coupe dans une cloison montrant l'assemblage des plaques, l'espace créé par le jumelage étant rempli par du ciment, bricaillons, et analogues.
La fig.ll est une vue en élévation de témoins soudés sur la face interne des plaques (à vis, à anneau ou crochet, à ancrage).
La fig.12 est une vue en élévation d'un cavalier servant à faciliter le placement et à maintenir les plaques à écarte- ment identique.
La fig.13 est une vue en coupe dans un tube à deux ta- raudages intérieurs et opposés pour la fixation par vissage des plaques jumelées.
La fig.14 est une vue en perspective à échelle supérieu- re d'une partie de tôle avec entailles pour agrippage dtun cavalier lors du-jumelage.
La fig.15 est une vue en élévation d'un cavalier à pattes à deux doigts et à écartement réglable.
Suivant la forme de réalisation de l'invention, des pla- ques 1 en acier, fonte, ou autres matériaux, sont pourvues sur au moins un de leurs côtés de contreforts 2. Ces con- treforts 2 sont en retrait de l'épaisseur de la plaque, de se manière à/poser contre la plaque adjacente (voir fig.10).
Les plaques, formant baies de portes, fenêtres ou autres, sont jointes entre-elles à l'aide de contreforts ou de pla- ques prévus à cet effet; alors,'et tel que le montre la fig.5, les plaques peuvent comporter des moulures destinées à former des chambranles 3.
Les contreforts peuvent être de divers genres (figs.5,6, 7 et 8).
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Pour réunir deux plaques opposées, mâles et femelles, on prévoit des témoins 5 qui sont fixés sur la face intérieure des plaques 1; ces témoins peuvent déterminer l'écartement des plaques jumelées, ces témoins étant constitués de simples vis à métaux 5 de diamètre désiré.
Pour la facilité du montage, on prévoit, dans ce cas, sur las plaques à jumeler,des témoins 5 à pas de vis à gauche pour l'une et à droite pour l'autre, de manière que la fixation puisse se faire par vissage d'une douille 6 (fig.
13), taraudée à ses extrémités, respectivement à pas de vis gauche et droite.
Ces douilles 6 peuvent être de différentes longueurs suivant l'épaisseur du mur que l'on désire réaliser.
L'écartement peut aussi être assuré par des témoins 51 formés par de simples tiges soudées à la paroi intérieure de la plaque 1 et terminés par un crochet ou anneau, le maintien de l'écartement étant réalisé en passant un cavalier 7 (fig.12) dans les anneaux 51 des témoins se faisant vis- à-vis.
Les témoins pourraient, en outre, être réalisés de toute autre manière en Y suivant 52, ou en T suivant 5 (fig.ll), de manière à s'agripper dans la matière de remplissage ou re- .oevoir une tringle d'écartement dont les extrémités adéquatement découpées viennent s'y rattacher.
On peut aussi prévoir l'emploi d'un cavalier venant se loger dans des entailles 8 prévues dans l'épaisseur de la plaque ; pour assurer la juxtaposition des plaques, on aura soin de découper, dans la plaque adjacente, un passage pour le cavalier.
Le vissage et le soudage des témoins, ainsi que la pose de cavaliers ne sont pas nécessaires. Ils sont prévus pour augmenter la cohésion et la résistance de l'ensemble des
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matériaux, surtout dans la construction de grands édifices.
Dans certains cas, les plaques 1 peuvent être jumelées avant la pose; alors on peut prévoir une caisse ad hoc à gar- barit variable permettant de souder directement des tringles d'écartement. Le placement se fera alors par plaques jumelées préalablement.
Les témoins 5 ne doivent pas toujours être fixés sur la face intérieure des plaques; ainsi, des ouvertures peuvent être pratiquées dans celles-ci devant recevoir des éléments à tâte d'arrêt 54 (fig. 9). Des ouvertures serviront aussi pour des ouvrages de défense et dans lesquelles seront intro- duits dès tubes évasés, permettant la vue et le tir sans danger.
Pour les premières plaques à même le sol, en peut pré- voir des plaques possédant un contrefort horizontal 9 à la partie inférieure destiné à prendre assise sur le lit en bé- ton'
Lors du montage pour assurer une équidistance entre la plaque et si l'on veut éviter de relier les plaques autrement ou autre matière, que par du béton /on place un cavalier 7 correspondant à l'épaisseur du mur que l'on veut réaliser sur les plaques correspondantes pour les maintenir provisoirement à écarte- ment désiré; on retire ces cavaliers après la prise du béton et on recommence un nouvel étage de plaques.
L'épaisseur de tous les murs à construire n'étant pas toujours la même, on peut prévoir un cavalier 7' à empatte- ment variable, chaque patte se composant de deux doigts assurant une meilleure prise sur les plaques jumelées.
Les plaques 1 seront de préférence rugueuses à l'inté- rieur, l'adhérence se réalisant plus aisément avec la ma- tière de remplissage qui formera masse et contre-poids tout
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en immobilisant et calant les contreforts 3. contre les pa- rois des plaques adjacentes, de manière à obtenir un tout rigide et stable, d'une solidité à toute épreuve.
On peut prévoir des dents 11 de toute forme (fig.l), pli- ées ou coulées perpendiculairement à la plaque, à passer à travers l'échancrure 10 du contrefort de la plaque adjaoente pour faire ancrage dans la masse de remplissage.
Lorsqu'il s'agit du découpage des plaques, venues d'une grande feuille par exemple, on peut découper en même temps que les contreforts, les dents qui sont enlevées précisément de la matière constituant les dits contreforts: En certains cas, l'emploi de ces dents-ancres peut éliminer l'utilisation de témoins.
Il va de soi que les plaques peuvent comprendre tous dessins, par estampage ou autrement, par exemple suivant les directives de l'architecture; ainsi les plaques extérieures peuvent imiter la forme de briques apparentes.
L'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nullement limitatif, et il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à ses détails, sans s'écarter de son esprit.