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" APPAREIL CORRECTEUR DES DEFAUTS D'ACCOMMODATION DE L'OEIL "
Qu'il s'agisse de myopie, d'hypermétropie, ou de presbytisme, l'oeil privé partiellement ou complètement de sa faculté d'accommodation ne peut plus voir d'images dis- tinctes des objets situés, suivant le cas, au-delà ou en deçà de sa distance limite d'accommodation. A partir de cette distance, soit en plus, soit en moins, la forme de l'appareil oculaire reste invariable. Il en résulte qu'un tel oeil ne peut être corrigé par une seule lentille. Il en faudrait
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théoriquement un nombre infini, une pour chacune des distances non comprises dans la limite d'accommodation. Pratiquement, on se contente de beaucoup moins, évidemment. Les personnes qui n'ont qu'à lire et qu'à écrire se contentent d'une paire de lunettes.
Mais l'exercice d'un grand nombre de professions . est impossible avec un appareil aussi sommaire. Si l'on prend, par exemple, le cas d'un ouvrier d'art presbyte qui doit, pour écrire, se servir d'une paire de lunettes munie de verres de 4 dioptries, il lui faudra, dans certains cas, regarder son ouvrage de plus près, ou son modèle de plus loin et enfin repérer rapidement un outil ou une pièce situé plus loin encore, c'est-à-dire, cette fois, dans son champ d'accommodation. En un mot, il lui faut au minimum trois corrections (2,4 et 6 dioptries} ce qui fait quatre états en comptant l'absence de toute correction, c'est-à-dire l'enlèvement des lunettes.
En fait, on voit cet ouvrier ajuster une paire de lunettes, puis l'enlever et la remplacer par une autre, puis mettre les deux ensemble, enfin enlever le tout, et cela incessamment, si bien que cette gymnastique lui prend les quatre cinquièmes de son temps, dans le cas le plus favorable, c'est-à-dire si cet ouvrier dispose de ses deux mains et les garde propres. Sinon, il n'y a plus de travail possible pour cet homme qui est peut être dans la plénitude de son savoir et de son talent. Rien n'a été fait pour remédier à cette situation.
Il suffit cependant, ainsi qu'il sera expliqué et décrit ci-après, de prendre les deux lunettes de l'ouvrier en question - ou un plus grand nombre - et de munir leurs branches d'un dispositif permettant dé les faire basculer autour de petits pivots d'articulation qui se trouvent placés sur les tempes et qui sont solidaires d'une monture tenant solidement à la tête. On peut ainsi, d'une seule main, propre ou sale, ou même d'un seul doigt, relever sur le front ou abaisser
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devant les yeux l'une ou l'autre paire de lunettes ou les deux. La manoeuvre, quelle qu'elle soit, ne demande qu'une fraction de seconde. Les lunettes sont maintenues dans la position désirée par des moyens appropriés, par exemple des frictions disposées sur les pivots.
Sur le dessin annexé, donné à titre d'exemple seulement :
La figure 1 est une élévation d'ensemble d'une forme de réalisation d'un appareil correcteur en position d'utilisation.
La figure 2 est un plan correspondant.
La figure 3 représente, à plus grande'échelle, en coupes axiale et transversale, le détail des pivots d'articulation des lunettes.
La figure 4' représente en élévation et en plan une bande frontale, non cintrée, de la première forme de réalisation.
La figure 5 illustre, en élévation et en plan, une deuxième réalisation d'une bande frontale.
La figure 6 est un détail d'une plaque temporale avec pivot à cardan.
La figure 7 représente,en élévation et en plan, une plaque temporale à articulation sphérique.
La figure 8 est une élévation d'une monture.
La figure 9 montre l'extrémité d'une branche de lunette.
La figure 10 est une coupe transversale du pivot.
La figure 11 est une coupe d'un détail.
La figure 12 est une élévation d'une autre forme de réalisation d'un appareil établi suivant l'invention et comportant trois lunettes.
La figure 13 est une coupe, à plus grande échelle, faite suivant la ligne XIII-XIII de la figure précédente.
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La figure 14 est un profil correspondant à la figure 13 avec coupe partielle faite suivant la ligne XIVXIV de cette figure.
La figure 15 est une coupe, à plus grande échelle, faite suivant la ligne XV-XV de la figure 12.
La figure 16 est une coupe faite suivant la ligne XVI-XVI de la figure 15.
La figure 17 est un plan correspondant à la figure 16.
La figure 18 est une coupe partielle, à plus grande échelle, faite suivant la ligne XVIII-XVIII de la figure 13 et montrant le montage des verres.
La figure 19 est une éiévation d'une autre forme de réalisation d'une monture formant casque.
La figure 20 est une élévation d'une autre réalisation.
La figure 21 est une coupe faite suivant la ligne XXI-XXI de la figure précédente.
La figure 1 représente le principe de l'appareil dans une de ses formes d'exécution et supposé à deux paires de lunettes. seulement. Les pivots 1 sont solidaires d'une bande métallique 2 maintenue sur la tête par une bande élastique 3 passée dans les anneaux 4 . -En 5, 6 se trouvent les deux paires de lunettes. La figure 2 montre, vu en plan, l'appareil de la figure 1, avec les mêmes chiffres de références.
La figure 3 représente, à plus grande échelle, en coupes axiale et transversale, le détail des pivots d'articulation des lunettes. Cette figure se comprend par l'explication suivante : en 1 se trouve le pivot fixé au crochet 10 de la monture 2 par un écrou 11. Le crochet 10 reçoit lui-même l'anneau 4 sur lequel est fixé le ruban élastique 3 au moyen d'un clinquant pincé 12. Le pivot 1 est muni d'une rainure 13 qui reçoit les ergots 14, 15 des rondelles
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de friction 52 53 placées entre les branches 16, 17 des lunettes 5 et 6 . Le tout est maintenu par l'écrou moleté 18 qui appuie sur la rondelle Belleville 19 .
Les ergots empêchant les rondelles de tourner, on comprend que le mouvement de basculement d'une lunette n'entraîne pas l'autre et ne peut non plus serrer ou desserrer l'écrou 18 .
L'appareil, tel qu'il vient d'être décrit,est exactement conforme à ce que l'inventeur a construit lui-même en premier lieu pour son ùsage personnel et il est d'un fonctionnement parfait. Mais il a été fait, en quelque sorte, sur mesure. Il ne pourrait que par chance s'adapter à la forme de tête d'une autre personne parce que : 1 la bande 2 n'aurait pas la courbure voulue ; 2 les branches de lunettes se trouveraient trop longues ou trop courtes et 3 les pivots 1 ne seraient pas en ligne. Il n'est pas question de l'écartement des branches parce qu'elles sont suffisamment élastiques pour se prêter aux différences courantes et que, de plus, il est facile de les former à la main, ainsi que chacun le fait couramment pour les lunettes ordinaires.
Les deux premiers inconvénients seront supprimés par les moyens ci-après qui ont tous une caractéristique commune, c'est que la bande 2 est composée de trois pièces, savoir : une bande proprement dite et deux plaques temporales.
Dans un premier mode, la bande frontale fixée aux plaques temporales par un assemblage à démontage rapide (accrochage par exemple) est en métal très malléable (aluminium pur recuit par exemple) et il est fourni au client plusieurs de ces bandes de longueurs différentes entre lesquelles il choisit la plus convenable. Pour la former, il lui suffit de l'appuyer sur son front. Dans un deuxième mode la bande frontale est soit métallique et, dans ce cas, très mince et très élastique,soit en tissu très solide, ce qu'on appelle n gros grain ", et les
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plaques temporales sont coulissantes sur cette bande, avec, de préférence, un dispositif d'arrêt pour que le réglage une fois fait ne puisse se défaire ou ne se défasse que difficilement. Dans un troisième mode qui n'est, en somme, qu'une variante du second, la bande frontale est en tissu.
Elle s'accroche aux plaques temporales exaotement comme il a été dit pour le ruban élastique arrière et elle est munie d'un tendeur semblable à ceux qu'on emploie pour les bretelles, les jarretelles, les bracelets-montres, etc....
Le troisième des inconvénients susdits - défaut d'alignement des pivots - sera évité en reliant les pivots aux plaques temporales par des articulations sphériques ou des joints à la Cardan. Ainsi la mise en ligne est automatique quand les lunettes sont posées. Ces articulations peuvent alors être bloquées ou, au contraire, rester libres.
Les perfectionnements qui viennent d'être dits vont être décrits plus en. détail.
La figure 4 représente, en élévation et plan, une bande frontale 2 , du premier mode, non cintrée. Elle est pliée à ses extrémités pour former des crochets 20 qui s'engagent, avec un léger serrage, dans des crochets ad hoc 21 des plaques temporales 22 représentées ici avec un pivot 23 monté sur sphère et bloqué par un écrou 24, après sa mise en place, rendue possible par le jeu 25 Pour bloquer l'écrou 24 , on utilise une clef spéciale s'engageant dans les trous 44 et on immobilise le pivot à l'aide d'une autre clef s'adaptant sur le carré 45 . Le ruban élastique 3 est passé dans une ouverture ad hoc 26 .
La figure 5 représente, en élévation et plan, une bande frontale du deuxième mode. Ici, le ruban 30 , en métal ou en tissu, est passé dans les ouvertures 27, 28 et 27',28'.
Pour l'empêcher de se déplacer une fois réglé, il est serré
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par de forts ressorts 29, 29' . Dans la vue en plan, le ressort 29' est enlevé pour mieux montrer le ruban 30 .
La figure 6 donne le détail d'une plaque temporale avec pivot à cardan. On voit, en 31, la noix de cardan fixée à la plaque temporale 32 par la chape 33, 33'. D'autre part, la chape 34, 34' est solidaire du pivot 35 . En 36 se trouve le crochet recevant la bande frontale 2 et, en 37 , un autre crochet pour recevoir l'anneau du ruban élastique.
La figure 7 représente, en élévation et plan, une plaque temporale à articulation sphérique comme dans le cas de la figure 5, mais avec un dispositif pouvant dispenser de bloquer le pivot après réglage. L'écrou 24 de la figure 5 est ici remplacé par une rondelle 38 emmanchée à force sur le pivot 1 et venant buter sur un épaulement du dit pivot, de façon que la partie sphérique 39 de la plaque temporale ne se trouve pas bloquée entre la rondelle 39 et la tête 40 du pivot 1. Le pivot est donc mobile dans la limite permise par le jeu 41. Pour l'empêcher de tourner, la rondelle 39 est munie d'un appendice à boutonnière 42 qui reçoit un ergot 43 fixé à la plaque temporale. Le système reste donc libre, mais on peut aussi le bloquer en remplaçant l'ergot 43 par une vis de bloquage.
L'expérience qui a été faite sur l'appareil exécuté conformément aux figures 1, 2,3 a montré que, même après un usage très prolongé, il ne cause aucune fatigue, aucun malaise. Le serrage qu'il faut donner au ruban élastique est insignifiant. Ce serrage peut être réglable, comme il a été dit pour le ruban frontal. De plus, toutes les parties métalliques portant sur la peau peuvent être garnies de matière plastique ou élastique (liège, cuir, caoutchouc, etc...). Si, cependant, malgré ces précautions, certaines personnes parti- oulièrement sensibles ne pouvaient supporter l'appareil tel
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qu'il vient d'être décrit, il y aurait lieu, pour elles, d'employer le genre de monture représenté figure 8.
Cette monture est façonnée à la forme exacte de la tête, comme un chapeau. :Elle se compose d'une bande 46 faisant le tour de la tête et d'une deuxième bande 47 fixée à la première et reliant la région frontale à la région occipitale. Le tout est exactement formé, ne comporte aucun serrage et est garni intérieurement de matière élastique ou plastique. Cet ensemble peut au besoin être démontable avec tout assemblage approprié, de façon à pouvoir être plus aisément rangé dans une boite pour être transporté.
A ce dernier point de vue, celui du rangement en botte et du transport, il est intéressant d'employer, pour les lunettes, des branches à charnières, suivant la technique habituelle. Les lunettes démontées peuvent ainsi être repliées et mises à plat dans l'étui ou coffret. Mais il faut alors adopter un dispositif spécial pour le montage des branches sur les pivots. Pour que ce montage soit rapide, il ne faut pas avoir à démonter les rondelles de friction, et il ne faut pas non plus qu'elles puissent l'être parce qu'elles risqueraient de tomber et de se perdre. On va voir comment ceci est réalisé.
La figure 9 représente l'extrémité d'une branche de lunette. On voit que l'oeil 48 est entaillé en 49 . D'autre part, le pivot représenté figure 10, en coupe trans- versale, comporte, non une rainure comme représenté en 13 (figure 3), mais deux plats 50, 50' disposés verticalement, les rondelles de friction ayant, bien entendu, une forme exactement correspondante. Pour passer les lunettes, il suffit : 1 de desserrer légèrement les frictions; 2 d'engager les entailles 49 sur les plats 50, c'est-à-dire les branches verticales; 3 de ramener les dites branches dans la position horizontale qui ne leur permet plus de s'échapper,
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et 4 de resserrer les frictions. @
Pour compléter ce dispositif, une butée 51 représentée figure 11 est disposée en bout du pivot.
Elle empêche de démonter l'écrou 18 et les rondelles 19, 52, 53, tout en permettant un desserrage suffisant pour le montage des lunettes.
Dans tout ce qui précède, on a supposé que l'appareil comporte seulement deux lunettes ; mais il peut non seulement, comme il a été dit, en comporter un plus grand nombre, mais aussi n'en avoir qu'une seule, car le dispositif de basculement sur des pivots temporaux est intéressant même dans ce cas.
Enfin, les verres des lunettes ne sont pas obligatoirement des lentilles, ils peuvent être des verres de couleur. De plus, si ce sont des lentilles, elles peuvent être à deux foyers, comme il est de pratique courante aujourd'hui.
La figure 12 illustre une forme de réalisation d'un casque démontable comportant une bande 46 , en plusieurs parties, faisant le tour de la tête et une bande 47, également en plusieurs parties, fixée à la première et reliant la région frontale à la région occipitale. Ce casque comporte trois lunettes 5, 5a et 5b dont les numéros de verres (dioptries) sont dans le rapport 1, 2, 4 . La manoeuvre de ces lunettes s'effectue rapidement et avec la plus grande facilité. Les bandes 46 et 47 présentent, de préférence une forme trapé- zoïdale. Les axes 1 sont montés à la cardan.
La noix 31 porte l'axe 60 sur lequel est articulé l'axe 1 et cette noix 31 est articulée sur un axe 61 perpendiculaire au premier axe 60 . Cet axe 61 est constitué par un boulon sur lequel sont engagées de part et d'autre de la noix 31, deux pièces 64 et 65 qui viennent s'engager avec la bande trapé- zoïdale 46, le serrage étant effectué par un écrou 66. Cette disposition très simple permet de démonter facilement l'ensemble du pivot et de le régler en position.
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La bande 46 /est en deux parties latérales qui viennent s'assembler par leurs extrémités dans des pièces avant et arrière 70 et 71 comportant des écrous 72 et 73 de blocage. Cette disposition permet un léger réglage de la longueur de ces bandes latérales tout en assurant leur démontage.
La bande 47 est en deux parties 47a et 47b reliées par une pièce intermédiaire 77 pourvue, comme les pièces 70 et 71, de glissières permettant le démontage et le réglage, le blocage en position étant assuré par des écrous 78 , Les bandes 47a et 47b sont fixées rigidement ou d'une manière démontable aux pièces 70 et 71.
La figure 19 illustre une forme de réalisation d'un casque non démontable comportant deux bandes 46 et 47 de préférence en métal recuit pour pouvoir se conformer plus facilement à la tête de l'usager. Des plaques temporales 80, présentant en section une forme trapézoïdale, reçoivent l'ensemble des pivots à la cardan comme illustré aux figures 13 et 14.
Les figures 20 et 21 montrent une autre réalisation dans laquelle on utilise une bande frontale 2, soit profilée dans toute sa longueur comme il a été dit à propos du casque, soit, comme le représentent les figures 20,21, composée d'une bande extra-mince sur laquelle on rapporte des plaquettes profilées 80a (rivetage ou soudure) pour recevoir les pivots 13 et 14 . Cette bande frontale est pliée à ses extrémités pour constituer des crochets 82 pour des anneaux à barrette 4 dans lesquels s'engagent les extrémités d'une bande élastique 3 dont les bouts 3a sont dissimulés par des gaines 85 de caoutchouc engagées sur les extrémités de la bande 2.
Il est évident que les formes de réalisation décrites et représentées ne sont données ici qu'à titre indicatif et non limitatif. Toutes modifications ou variantes qui ne changent rien aux caractéristiques principales exposées plus haut, ni au but poursuivi, restent comprises dans le cadre de la présente invention,