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" PROCEDE DE TRAITEMENT DU TABAC "
La présente invention est relative à un procédé de traitement' du tabac et plus particulièrement, à un procédé impliquant une modification de la teneur en humidité du tabac.
A différents stades dela préparation et de l'expédition du tabac, il est nécessaire de modifier sa teneur en humidité. Ainsi, par exemple, le tabac destiné à l'exporta%ion doit avoir une teneur en humidité minimum spécifiée et tout excès sur cette quantité augmente les frais de transport et les droits de douane, tandis qu'un défaut d'humidité entraîne une pénalité pour l'expéditeur.
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Une des opérations les plus importantes pendant lesquelles on augmente l'humidité du tabac est celle que l'on pourrait appeler "l'humidification". Une fois que les feuil- les de tabac ont été découpées et traitées à l'étuve ou au soleil, elles sont tassées dans des hogsheads et on les laisse vieillir en magasin pendant plusieurs années. Pendant le vieillissement)le tabac devient si sec et si cassant que l'on ne peut le mettre sous forme de cordes ou boudins ou le manutentionner, en fait on ne peut le retirer des hogsheads ou le manier autrement sans briser les feuilles et les rendre impropres à une utilisation.
L'opération "d'humidifica- tion" est un traitement ayant pour but d'augmenter la teneur en humidité du tabac vieilli jusqu'à un point où il peut être déballé et mis en cordes sans cassures provoquant sa destruction.
On avait l'habitude jusqu'ici de mouiller le tabac pour le mettre en cordes et le manutentionner en plaçant d'abord les hogsheads de tabac vieilli sec dans des chambres de ressuage maintenues à une température d'environ 43 et ayant une humidité relative voisine du point de saturation (par exemple environ 95%), pendant plusieurs jours.
Oeci augmente la teneur en humidité dans'une mesure telle que le tabac peut être déballé des hogsheads sans brisures excessives des feuilles quoiqu'il en résulte des pertes. Le traitement à la chambre de ressuage ne fournit pas, dans un temps raisonnable, une humidité suffisante pour permettre la mise en cordes des feuilles de tabac et, en conséquence, lorsque les feuilles ont été déballées des hogsheads,on les
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passe à la vapeur jusqu'à de que la teneur en humidité ait augmenté jusqu'à une valeur telle que l'on peut effectuer la mise en cordes.
Le procédé connu d'humidification du tabac, cidessus décrit, nécessite de grandes chambres de ressuage coûteuses et implique l'immobilisation de. quantités considérables de tabac pendant longtemps. Le procédé connu comporte un traitementà la vapeur une fois que le tabac a été déballé et ceci entraîne une manutention considérable des feuilles de tabac avant la mise en cordes. En outre, avec ceprocede. il est difficile d'obtenir la teneur en humidité finale exacte qui convient le mieux pour permettre aux feuilles de supporter les opérations de mise en cordes ou autres.
On constate fréquemment que le tabac comprimé est infesté de vers ou autres organismes tels que les coléoptères de la cigarette ou les mites du tabac à différents stades deleur existence et, en conséquence, ce tabac doit être passé à la fumée ou autrement traité avant de le travailler. Autrefois, ceci se faisait en traitant le ta- bac avec des gaz toxiques aux organismes qui s'y trouvaient et les frais qu'impliquait une fumigation de ce genre étaient considérables. En outre,les procédés de fumigation connus, quoique tuant efficacement les vers et les insectes dans la plupart des cas, ne tuaient pas fréquemment les oeufs à partir desquels les organismes se dé- ve loppent.
Tenant compte des considérations ci-dessus et
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d'autres le procédé perfectionné faisant l'objet de la présente invention permet d'augmenter rapidement et à peu de frais la teneur en humidité du tabac jusqu'à exactement n'importe quelle quantité désirée. L'invention est encore relative à un procédé dans lequel on peut augmenter la teneur en humidité du tabac jusqu'au point exact désiré, alors que le tabac reste emballé dans les hogsheads de vieillissement, ce qui permet d'éviter la rupture ou autre détérioration des feuilles de tabac dUÇ à une manutention répétée.
L'invention est encore relative à un procédé d'extermination des parasites tels que le charançon du tabac ou autres organismes que l'on trouve dans le tabac, procédé suivant lequel les oeufs desorganismes sont aussi efficacement détruits que les vers ou les insectes. D'autres avantages et particularités du procédé suivant l'invention, ressortiront de la description détaillée qui va suivre.
De façon générale, le procédé suivant l'invention consiste en ce que l'on soumet d'abord le tabac à l'action d'un vide poussé, de sorte qu'une grande quantité de l'air contenu dans la texture est enlevée, puis en ce que l'on réduit le degré de vide en envoyant dans le tabac une quantité de vapeur d'eau un peu en excès sur celle qui.est nécessaire pour donner la teneur en humidité finale désirée, puis en ce que l'on augmente de nouveau le vide dans le tabac, grâce à quoi l'humidité en excès s'évapore et au moins une partie de la chaleur fournie par la vapeur d'eau est absorbée. L'opération finale fait qu'immédiatement après le traitement par la vapeur d'eau, le tabac est refroidi à une température
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de sécurité.
Tout- le procédé peut être réalisé en un temps se comptant par minutes et, en conséquence, on peut traiter une quantité considérable de tabac avec un appareil relativement petit et peu coûteux. Le procédé est applicable au tabac à l'état emballé ou non et, grâce à ce procédé, le tabac peut rester sans qu'on y touche dans des hogsheads ou autres appareils de vieillissement, jusqu'à ce qu'il ait été mouillé au degré exact auquel les opérations ultérieures de mise en cordes ou autres peuvent être effectuées au mieux. De cette façon, le procédé évite la brisure ou autre détérioration des feuilles de tabac due au fait qu'elles sont manutentionnées alors que la teneur en humidité est fai- ble.
Si le tabac est maintenu à une température supérieure à environ 52 pendant longtemps, il se décolore et souvent se moisit ou se pourrit, probablement du fait de la décomposition des huiles ou autres substances qui se trou- vent dans les feuilles. Toutefois, le tabac résiste à des températures de 82 ou même plus pendant des périodes de 10 à 15 minutes et proportionnellement à des températures plus élevées pendant des temps plus courts, sans décoloration ou autre effet nuisible.
Dansle procédé suivant l'invention, la vapeur d'eau introduite pour mouiller le tabac augmente la température de celui-ci lorsqu'elle se condense sur les feuilles mais l'étape d'humidification du procédé est très courte et immédiatement après, toute la masse de tabac comprimé est refroidie rapidement, par évaporation dans le vide
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de l'humidité en excès, jusqu'à une température de sécurité.
Par suite, avec le procédé suivant l'invention,l'humidifica- tion peut se faire très rapidement sans abîmer le tabac et il n'est pas nécessaire de déballer et de refroidir le tabac traité pour empêcher celui-ci d'être abîmé par la chaleur.
La température finale du tabac, lorsque l'opération est ter- minée, peut être modifiée à volonté et elle est de préfé- rence bien inférieure à 52 ,température à laquelle le tabac peut rester indéfiniment sansêtre abême.
On a découvert qu'en appliquant le procédé par la vide suivant l'invention, les organismes qui infectent le tabac sous forme de larves, de chrysalides ou d'insectes, ainsi que les oeufs de ces organismes peuvent être détruits.
Oeci peut avoir lieu du fait du traitment d'humidification du tabac mentionné ci-dessus ou, si on désire exterminer les parasites sans modifier la teneur en humidité, cecipeut se faire facilement en continuant les opérations finales dans le vide à une valeur de vide ou pendant un temps tels que la teneur en humidité du tabac soit ramenée à sa valeur ini- tiale. La destruction des parasites, sans modification nette sensible de la teneur en humidité, est particuliérementin- téressante lorsque le tabac doit être emmagasiné pendant long- temps après la destruction puisque, dans ce cas, une teneur en humidité élevée peut provoquer la moisissure ou autre dé- térioraton du tabac pendant qu'il est en stock.
On peut utiliser différents types d'appareils pour la mise en oeuvre du procédé et sur le dessin annexé on a re- présenté, de façon schématique et simplifiée, un type d'appa- reil permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
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L'appareil représenté sur le dessin comporte, de façon générale , une chambre ou cloche à vide 1 montée de façon amovible sur une plateforme ou plaque de base 2, avec des moyens permettant de faire le vide dans la chambre et d'y introduire de la vapeur d'eau. La chambre à vide représentée comporte une cloche ou chambre hermétique, retournée, dont les bords inférieurs reposent sur une garniture 3 portée par la plaque de base 2. Avec cette disposition, on peut faci- lement soulever la cloche 1 pour introduire et enlever le tabac. On a représenté à l'intérieur de la cloche 1 deux hogs- heads à tabac 4.
On peut envoyer de la vapeur d'eau à basse pression à l'intérieur de la cloche 1, par un tuyau 5 commandé par un robinet 6. 11 peut être prévu dans le tuyau de vapeur 5 des dispositifs appropriés permettant de mesurer les quan- tités de vapeur admises dans la cloche à vide pendant l'opé- ration. On a représenté schématiquement un dispositif de ce genreen 7 et il peut comporter un orifice de dimension connue appropriée ou un compteur à fluide. Il peut être pré- vu un manomètre 8 servant à indiquer la pressionfle vapeur dans le tuyau 5 @ Des dispositifs appropriés sont prévus pour faire le vide de façon réglable dans la cloche 1.
Quoique l'on puisse utiliser, en obtenant de bons résultats, différents types de pompes ou autres appareils d'aspiration, on a cons- tata que des éjecteurs à jet de vapeur conviennent admira , blement pour le procédé suivant l'invention. En conséquence, on a représenté sur le dessin un éjecteur à jet de vapeur E
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à trois étages dont l'admission est reliée au tuyau d'aspiration ou de vide communiquant avec l'intérieur de la cloche 1, à travers la plaque 2. Il est prévu, de préférence, dans le tuyau d'aspiration 2. un robinet de réglage 18 . L'éjecteur représenté comporte un premier étage à jet de vapeur 10, un condenseur intermédiaire 11, un deuxième étage à jet de vapeur 12 , un deuxième condenseur intermédiaire 19 et un troisième étage à jet de vapeur 20.
Le nombre des étages de l'appareil à faire le vide peut être augmenté ou diminué et l'invention n'est, en aucune façon, limitée à l'application del'appareil à trois étages représenté. Etant donné que des éjecteurs à jet de vapeur, à plusieurs étages, du type représenté, sont bien connus et que l'invention n'est en aucune façon limitée à l'application de l'éjecteur particulier représenté, il n'est pas nécessaire de donner une description détaillée de la construction de celui-ci.
Un manomètre approprié 14 indique le vide ou la, pression absolue dans la cloche 1 et un thermomètre 15 indique la température. Des moyens appropriés permettent la rentrée d'air pour casser le vide dans la cloche 1 et on peut utiliser dans ce but, comme cela est représenté, un tuyau 16 passant à travers la plaque de base 2 et commandé par un robinet 17.
On peut utiliser le procédé selon l'invention pour augmenter la teneur en humidité à différents stades delà préparation ou du transport du tabac et l'invention n'est en aucune façon limitée à une phase particulière quelconque du traitement du tabac. Le procédé est particulièrement intéressant en combinaison avec la préparation du tabac vieilli et
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sec pour le déballage et la mise en cordes et, en conséquen- ce, on va le décrire dans ce cas.
Le tabac vieilli, emballé dans des hogsheads 4 est placé sur la plaque de base 2 ,à l'intérieur de la gar- niture et on place la cloche 1 sur la garniture, en recou- vrant les hogsheads comme cela est représenté sur le dessin.On peut enlever le fond des hogsheads avant le traitement si on le désire, mais cette opération n'est pas essentielle étant donné que ceux-ci ne sont pas étanches. On ferme les robinets 6 et 17 et on ouvre le robinet 18 , après quoi on met enmarche l'éjecteur E jusqu'à ce que l'on ait obtenu un vide élevé, On maintient le tabac sous ce vide élevé pendant @ quelques minutes de façon à permettre l'enlèvement sensible- ment complet de l'air qu'il contient.
Les robinets 17 et 18 étant fermés, on admet dans la cloche 1, par le tuyau 5, une certaine quantité de vapeur d'eau à basse pression, la quantité admise étant réglée au moyen du robinet 6. L'en- trée initiale de la vapeur réduit le vide et ensuite la condensation de la vapeur maintient sensiblement constant ce vide réduit.
Avant l'opération d'humidification, on détermine de toute façon appropriée connue la teneur primitive en hu- midité du tabac. La quantité de vapeur d'eau nécessaire pour augmenter cette teneur initiale en humidité et l'amener à la valeur désirée, est alors calculée ou déterminée par des essais et la quantité de vapeur admise à la cloche 1, de la facondécrite ci-dessus, est réglée de façon à dépasser t cette quantité requise d'une quantité connue. On fournit ain- si un excès sensible d'humidité,mais la valeurde cet excèsn'est pas
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critique et on peut la faire varier conformément à l'humidité totale requise dans le tabac ou à d'autres facteurs.
En appliquant le procédé à l'humidification des tabacs vieillis et si l'on considère un lot de tabac ayant une teneur primitive en humidité d'environ 11% et une teneur finale désirée d'environ 14%. la quantité de vapeur admise peut être telle qu'elle donne une teneur en humidité de 20 à 30 % en excès par rapport à la quantité requise pour obtenir la teneur finale en humidité désirée.
Pendant l'admission de la vapeur, le vide dans lequel se trouve le tabac est réduit et, en même temps, le tabac est chauffé à température élevée, bien supérieure à 52 , et qui peut s'élever jusqu'à 71 et même glus. Si on laissàit le tabac à cette température élevée pendant longtemps, ilse décolorerait et s'abîmerait d'autre façon à la chaleur. Toutefois, conformément au procédé suivant l'invention, l'opération de traitement par la vapeur est immédiatement suivie d'un stade final consistant à faire un vide qui, non seulement enlève l'humidité en excès présente, mais encore refroidit le tabac par évaporation dans le vide jusqu'à une température basse de sécurité qui est sensiblement inférieure à 52 .
Lorsque la quantité déterminée de vapeur a été admise, on ferme le robinet 6 , on ouvre le robinet d'aspiration 18,et on augmente le vide dans la doche 1. Ceci provoque l'évaporation rapide de l'humidité en excès contenue dans le tabac et, par suite, refroidit le tabac du fait de l'absorption de chaleur pendant l'évaporation dans le vide. Lorsque la teneur en humidité a été réduite à la valeur finale désirée, la température du tabac est tombée jusqu'à
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Fane valeur faible de sécurité; à ce moment, on ferme le ro- oinet 18 et on casse le vide en ouvrant le robinet à air 17, ce qui termine l'opération. l'étape d'évaporation s'ef- fectue rapidement et, dans beaucoup de cas, elle peut être terminée en trois ou quatre minutes.
Une fois que le vide a été cassé, on enlève la cloche 1 de sur la plaque de base 2, on enlève les hogsheads traités, l'on place d'autres hogs- heads à traiter sur la plaque et on recommence!!'opération ci-dessus décrite.
On a constaté que le degré de vide jusqu'auquel on doit aller dans le stade inttial de mise sous vide du pro- cédé dépend, dans une certaine mesure, de la température du tabac et doit, en général, être augmenté lorsque la tempé- rature initiale du tabac est faible. Dans les conditions normales, lorsque l'on applique. le procédé à un lot de tabac dont la masse a une température initiale minimum d'environ 10 ,le vide élevé imtial doit être d'environ 75,3 cm de mer- cure ou légèrement plus élevé. Lorsque le tabac est plus froid, on doit pousser davantage le vide dans le stade de mise sous vide initial, et, dans des conditions de tempé- rature extrêmement basses, il peut être nécessaire d'avoir un vide initial de 75,8 cm de mercure ou même plus.
Il est évident que lorsque l'on utilise des éjecteurs à jet de va- peur pour produire le vide, le nombre des étages utilisé peut être modifié dans la mesure où cela- est nécessaire pourob- tenir économiquement le vide nécessaire.
Le point jusqu'auquel le vide est cassé et où l'o- pération est terminée peut être déterminé par la température
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à l'intérieur de la cloche à vide 1 , laquelleest indiquée par le thermomètre 15. La quantité d'humidité en excès présente, le degré de vide sous lequel l'évaporation finale a lieu et la température initiale dans la cloche-peuvent être maintenus aux mêmes valeurs pendant le traitement de lots successifs de tabac et, dans ces conditions, lorsque la teneur en humidité est réduite au point voulu, la température dans la cloche atteint une valeur définie qui peu être déterminée par le calcul ou par un essai, pour un ensemble quelconque de conditions données.
On peut modifier la valeur du vide utilisé dans le stade final de mise'sous vide entre les limites éloignées selon la quantité d'humidité ajoutée par l'opération de traitement à la vapeur et la teneur finale en humidité désirée.
En général, lorsque l'on doit ajouter de l'humidité, l'augmentation finale du vide n'est pas suffisante pour ramener le vide à sa valeur primitive, Lorsque le procédé est utilisé pour la destruction de parasites et que l'on désire ramener le tabac à sa teneur primitive en humidité, l'augmentation de vide appliquée dans le stade final d'évaporation peut être suffisante pour atteindre le vide primitif.
En appliquant le procédé suivant l'invention à la destruction des parasites tels que les coléoptères de la cigarette, on peut traiter le tabac de la manière décrite cidessus au sujet de l'augmentation d'humidité. Ainsi, le tabac est soumis successivement à un vide initial élevé, puis à l'application de vapeur d'eau sous vide réduit, après quoi la température du tabac est portée à une valeur bien supéri-
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eure à 54 et, de préférence, au voisinage de 71 et plus et, finalement, le tabac est soumis à l'action d'un vide plus élevé que celui'sous lequel s'est fait le traitement à la vapeur et suffisant pour réduire la température du tabac à une valeur à laquelle il ne peut se produire de détérioration sous l'action de la chaleur.
La destruction des parasites peut se faire concurremment à l'addition de l'humidité au tabac, ou bien, comme on l'a expliqué ci-dessus, la teneur en humidité peut être ramenée à sa valeur primitive, de sorte, qu'après destruction, le tabac peut être emmagasiné indéfiniment sans moisir ou subir d'autre détérioration due à un ex- cès d'humidité. L'opération de obstruction est très peu cou- teuse et très efficace; on ne détruit pas seulement les larves les chrysalides et les insectes présents, mais encore les oeufs qui sont en général déposés dans la texture du tabac.
Le procédé suivant l'invention est mis en oeuvre très rapidement avec une quantité minimum de main-d'oeuvre, le tabac restant sans être remué danes hogsheads de vieillissement jusqu'à ce que l'opération soit terminée. En utilisant un vide pousse au début et en réduisant ce vide lorsque l'on traite le tabac par de la vapeur d'eau, l'opération d'humidification peut être terminée en quelques minutes. L'introduction d'humidité en excès, et son évaporation subséquente dans le vide, réduit la température du tabac à une valeur de sécurité bien avant qu'il puisse se produire une déaolo- ration ou une détérioration sous l'action de la chaleur.
En mettant en oeuvrle procédé de la façon décrite ci-dessus, le tabac est soumis à des températures supérieures à 52 pendant
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seulement quelques minutes et, en conséquence, on supprime toute chance de détérioration due à l'action prolongée de températures élevées.
Il doit être bien entendu que l'invention, de façon générale, n'est pas limitée à. des valeurs particulières de température, de pression, de temps et de teneur en humidité indiquées dans les opérations ci-dessus décrites pour le procédé. Ces valeurs peuvent varier dans une grande mesure de façon à satisfaire aux conditions particulières d'un lot de tabac à traiter et à la teneur en humidité ou à la température finale désirée.