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"Appareil de protection contre les gaz".
La présente invention a pour objet un appareil de protection contre les gaz, du type isolant, et fonctionnant en circuit fermée son alimentation étant assurée par des bouteilles ou tubes d'oxygène comprimé communiquant avec un sac respiratoire de l'absorption de l'acide carbonique exhalé par le porteur étant obtenue au moyen de soude caustique ou autre réactif contenu dans un récipient dit "boite active".
Cet appareil est plus particulièrement
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caractérisé par des dispositifs permettant de changer les tubes à oxygène et la boite active pendant l'usage de l'appareil sans mettre le circuit gazeux un seul instant en communication avec l'atmosphère extérieure et par conséquent sans interrompre la protection du porteur même quand le changement est opéré dans une nappe de gaz irrespirables .
Ces dispositifs sont agencés, notamment, de :façon que, grâce à la manoeuvre de robinets à trois voies on puisse isoler la boite active du restant de l'appareil tout en conservant la continuité de la circulation de l'air en circuit fermé entre le s poumons et le sac respiratoire. De plus,'ces dispositifs sont prévus de telle manière que la manoeuvre voulue des robinets ne puisse être omise ou mal ef- fectuée quand il s'agit de changer la boite active, et que la sécurité ne risque jamais d'être compromise par erreur, omission ou maladresse .
Une forme d'exécution d'un appareil conforme à cette invention est représentée au dessin ci-annexé, donné seulement à titre d'exemple .
La fig. 1 en est une élévation de face, ltappareil étant en position de fonctionnement normal, mais sa porte étant ouverte .
La fig. 2 est une coupe verticale du même à travers la boite active, les robinets et les organes qui s'y rattachent .
La fig. 3 montre à plus grande échelle en élévation de face et coupe partielle un raccord de la boite active avec l'un des robinets .
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La fig. 4 est un plan avec coupe partielle correspondant à la fig. 3.
La fig. 5 est un plan analogue montrant le dispositif de verrouillage dans une autre position .
La fig. 6 est une vue de côté des mêmes organes, avec arrachement partiel, la boite active n'étant pas encore engagée à fond entre les robinets à trois voies
L'appareil représenté comporte une caisse 1, en métal, munie de bretelles 2 et d'une ceinture 3 permettant de la fixer soit sur le dos, soit sur la poitrine .
Sur les cotés de cette caisse deux tubes 4 à oxygène comprimé sont fixés de manière facilement détachable, par exemple au moyen de colliers 5 et d'écrous à ailettes 6 montés fous sur des tubulures 7 fixées à la caisse et se vissant sur des robinets 8 solidaires des tubes 4.
La paroi externe de la caisse présente une large ouverture 9 munie d'une porte 10 montée sur une charnière 11 A l'intérieur de la caisse se trouvent fixés le sac respiratoire 12, le récipient à réactif ou "boîte active" 13, deux robinets à trois voies 14 et 15 et des conduits 16 at 17; sur le dessus de la caisse sont fixées deux boites à soupapes 18 et 19 surmontées d'un raccord en T 20 qui est destiné à être relié au masque du porteur par un tuyau souple non représenté
Le sac respiratoire comporte quatre tubu-
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lures qui sont enfilées et ligaturées respectivement sur les deux tubulures 7 d'arrivée d'oxygène, sur la tubulure inférieure 15a du robinet 15 et sur l'extré- mité inférieure du conduit 16;
l'extrémité opposée de celui-ci est attachés à la boîte à soupape 18 qui renferme la soupape d'aspiration 18a. A l'autre botte à soupape, 19, renfermant la soupape d'expiration 19a, est fixée la tubulure supérieure 14a du robinet 14-.
Le conduit 17 relie les tubulures latérales 14b et 15b des deux robinets à trois voies, Quant aux troisièmes tubulures, 14c et 15c. de ces robinets, elles sont agencées pour recevoir entre elles et maintenir de façon amovible la boîte active 13. Les flèches F (fig. 2) indiquent le circuit normal de l'air à travers l'appareil .
La boîte 13 consiste en un récipient dont le dessus et le dessous sont pourvus de courtes tubulures 13a destinées à s'appliquer de manière étanohe contre les tubulures 14c et 15c dont les bords sont à cet effet pourvus de bagues de caoutchouc convenablement encastrées .
La botte 13 porte en outre, sur les côtés de ces tubulures, des sortes de glissières 21 adaptées pour coopérer avec des organes de serrage et d'enclenchement prévus sur les tubulures 14c et 15c afin d'assurer à la fois le guidage de la botte 13, son assemblage étanche avec lesdites tubulures et la sécurité contre les fausses manoeuvres .
A cet effet, une bague 22 est montée librement sur chacune des tubulures 14c et 15c et peut être
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tournée à l'aide d'un levier 23 qui est fixé sur elle; cette bague porte sur deux côtés opposés des nervures 24 dont une extrémité est taillée en biseau, 24a, et qui sont destinées à serrer les tubulures 13a contre celles 14c et 15c en s'engageant par rotation entre les rebords 21a des glissières et un rebord circulaire 14d ou 15d de ces dernières tubulures. Les extrémités des rebords 21a sont également taillées en biseau pour coopérer avec les biseaux 24a (fig. 6).
Les nervures 24 servent en outre comme organes d'enclenchement en ce sens que, à leur position de serrage (figs. 3, 4) elles se trouvent logées dans des évidements 21b de forme correspondante ménagés dans les gli@ssières 21 de telle façon que celles- ci ne peuvent alors être déplacées longitudinalement et que la boite 13 ne peut par suite être retirée de l'appareil. Par contre, lorsque la bague 22 est tournée comme l'indique la fig. 5, les nervures 24 se trouvent dans l'intervalle des glissières 21 et ne s'opposent plus au déplacement longitudinal de cellesci.
Les noyaux 14e et 15e des robinets à trois voies sont munis chacun d'une manette 14f ou 15f et ces manettes sont reliées par des biellettes 25 à une traverse 26 placée en dehors de la caisse 1 et servant à manoeuvrer les deux robinets à la fois. La fig. 2 fait comprendre qu'à la position de repos de cette traverse, près de la paroi de la caisse, lus noyaux de ces robinets sont tournés de façon que les tubulures 14b, 15b sont obturées tandis que la botte
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à soupape d'expiration 19 est mise en communication avec le sac respiratoire 12 à travers la boite active 13.
Les manettes 14f et 15f sont disposées de manière qu'à cette position de repos ou normale des robinets, elles empêchent les leviers 23 d'être tournés à fond dans le sens de la flèche f (fig. 4) et les retiennent ainsi à la position pour laquelle les nervures 24 s'apposent au déplacement de la boîte 13. Il en-résulte que celle-ci ne pourra être retirée de l'appareil avant qu'on n'ait tiré la traverse 26 vers l'extérieur de façon à tourner les noyaux des robinets de 90 et à mettre ainsi la soupape 19 en communication avec le sac respiratoire par l'intermédiaire du conduit 17. La boite 13 se trouve ainsi isolée du circuit respiratoire et pourra être retirée dès que les leviers 23 maintenant libérés auront été tournés à la position de la fig. 5.
Une nouvelle boite 13, renfermant des réactifs frais pourra alors être introduite dans la caisse 1, glissée sur les rebords 14d et 15d, assemblée de façon étanche avec les tubulures 14c et 15c par rotation des bagues 22 dans le sens inverse de la flèche f, puis les robinets à trois voies pourront être ramenés à la position normale (fig. 2) par une poussée sur la traversa 26. Dès cet instant, la circulation normale à travers le réactif se trouvant rétablie, l'air sera de nouveau débarrassé de l'acide carbonique dégagé par la respiration .
Le mode d'emploi et le fonctionnement de-
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l'appareil sont des plus simples:
Après avoir fixé l'appareil sur sa poitrine à l'aide des bretelles et de la ceinture, le porteur met le masque sur son visage après avoir fait une profonde inspiration. Une fois le masque fixé, il exhale cet air qui formera le volant d'azote destiné à équilibrer le mélange gazeux qui sera respiré par la suite .
Cet air exhalé, ne pouvant descendre à travers la boite à soupape 18, est obligé de passer par la boite active 13 et de se débarrasser de son aciâe carbonique avant d'arriver dans le sac respiratoire 12. Là il est réoxygéné.par l'apport d'oxygène provenant d'un des tubes 4 dont le porteur a ouvert le robinet 8 et réglé le débit à l'aide d'un volant 8a. L'azote provenant de la première inspiration, n'entrant dans aucune réaction, se retrouve intégralement dans la nouvelle masse d'air contenue dans le sac 12.
Cet air est aspiré par le porteur à travers le conduit 16 et la boîte à soupape 18, tandis que la soupape 19a appliquée sur son siège, empêche tout. retour d'air de bas en haut à travers la boîte 13. La circulation et la régénération de l'air se poursuivent ainsi régulièrement tant qu'il y a de l'oxygène dans les tubes et que le réactif n'est pas saturé d'acide carbonique .
Lorsqu'un tube 4 est vide il suffit d'ouvrir le robinet 8 du second tube pour que l'appareil continue de fonctionner. Le tube vide peut alors être changé: on déesse l'écrou à oreilles 6, on
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remplace le tube par un tube semblable plein d'oxygène, et on revisse l'écrou. Pendant cette opération l'échappement de l'air contenu dans le sac 12 est empêché par un clapet de retenue 27 monté dans la tubulure 7 et soumis à l'action d'un ressort 28.
Lorsque la cartouche de réactif est saturée, le porteur en est averti par un picotement très significatifs il déverrouille la traverse 26 qui est normalement immobilisée par un loquet 29 et tire cette traverse à fond de façon à tourner les robinets de 90 . A ce moment l'air exhalé passe au sac 12 par le conduit 17 au lieu de traverser la boîte 13 qui est ainsi isolée.. Après avoir ouvert la porte 10, le porteur tourne les deux leviers 23 vers l'avant, re- tire la boita 13, met à sa place une nouvelle botte, ramène les leviers 23 en arrière, puis il repoussa à fond la traverse de commande des robinets à trois voies pour rétablir la circulation normale.
Pendant cette opération, l'acide carbonique exhalé n'est pas fixé mais sa présence n'est pas dangereuse pour le porteur parce que le changement de botte active s'exécute très rapidement .
Ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus tout risque de fausse manoeuvre est évité du fait que la boîte 13 ne peut être retirée tant que les robinets nront pas été tournés à la position d'isolement, grâce à 1' enclenchement des glissières 21 sur les nervures 24 et à 1' enclenchement des leviers 23 par les manettes 14f et 15f.
Pour éviter tout contact entre le contenu
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des boites 13 neuves et l'atmosphère, avant l'emploi, on peut fermer hermétiquement ces boites par exemple au moyen d'obturateurs en matière facile à déchirer au moment de l'emploi; en particulier, on peut coller sur chaque boîte deux chapeaux 30, en cellophane ou matière similaire, recouvrant les tubulures 13a et les glissières 21, ees chapeaux étant destinés à être automatiquement déchirés par l'introduction même de la botte entre les tubulures 14c, 15c.
Cette introduction est préférablement facilitée par les pièces de guidage 31 solidaires de ces tubulures et adaptées pour guider le dessus et le dessous de la boîte 13; ces pièces peuvent être en outre conformées pour servir de butées, en 31a de fa- çon à limiter l'enfoncement de la boîte entre les tubulures 14c 15c.
Il est à remarquer que les tubulures 13a et les glissières 21 sont disposées sur la boîte 13 d'une manière complètement symétrique de sorte que chaque boîte active peut être présentée dans l'appareil indifféremment sans dessus dessous et sens devant derrière, ce qui évite tout tâtonnement et toute perte de temps .
L'appareil décrit peut être placé sur le do s du porteur afin de laisser à celui-ci plus d'aisance pour se servir de ses bras; mais dans ce cas, il faudra recourir à l'aide d'une autre personne pour changer les tubes 4 et la boîte 13.
Le dispositif prévu pour changer la boîte 13 pourra être supprimé ou modifié et la caisse 1
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fermée d'amer manière étanche afin de rendre l'appareil propre, à alimenter un homme en plongée;: dans ce cas, le remplacement des tubes d'oxygène dans l'eau restera possible .
Bien entendu on pourra aussi sans s'écarter de l'invention varier les dispositions constructives représentées et les remplacer par toutes autres substantiellement équivalentes pour les divers- buts proposas. Par exemple un détendeur à débit variable avec indicateur manométrique permettant au porteur lui-même de régler le débit d'oxygène en cours de fonctionnement selon l'effort qu'il fournit., peut être intercalé entre l'arrivée d'oxygène et le sac respiratoire. Dans ce cas le débit est réglé par le bouton de manoeuvre du détendeur et contrôlé par l'aiguille de l'indicateur manométrique