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MACHINE DEFIBREUSE CONTINUE TRANSPORTABLE.
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Cette invention a pour objet de permettre le défibra-. ge de plantes textiles sur place, de façon à éviter complè- tement le transport inutile de l'eau et de la pulpe que les feuilles contiennent et qui représentent 95% du poids brut des plantes
La nouvelle défibreuse qui fait l'objet de l'invention permet d'effectuer simultanément les opérations suivantes:
l'aplatissement, le calibrage, le grattage, le râpage, le défibrage et le brossage des feuilles, en les faisant passer
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entre plusieurs cylindres 1,2,,s5,6,,8,9,10,11,12 et 13 (Fig.l) comportant des stries spéciales et tournant à des vitesses différentes, de façon à produire le défibrage sur
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les deux faces des feuilles, les fibres ainsi obtenues étant groupées, au sortir de la machine, en forme de ruban sans fin qui est ensuite pressé et enroulé automatiquement pour constituer un rouleau.
La défibreuse transportable en question est montée sur un châssis muni de roues, ce qui permet de la transporter à travers champs.
Luette machine et ses éléments sont représentés à titre d'exemple dans les dessins annexés:
Fig. I est une coupe longitudinale par le centre de la machine,
Fig. la. est une coupe longitudinale par le centre du dispositif d'enroulement du produit fini, cette figure étant une continuation de Fig.l.
Fig.2 représente des stries des deux premiers cylin- dres d'entrée de la machine, cylindres qui entraînent,assu- jetissent et rayent les feuilles sur les deux faces.
Fig.3 représente des stries des trois cylindres à rayer et à assujettir avec leur position relative particu- lière par rappqrt à leurs stries.
Fig. 4 montre la denture des cylindres dépulpeurs.
Fig. 5 est un détail de la denture à l'intérieur des stries des cylindres dépulpeurs.
Fig.6 est également un détail de l'élément de râpage et de brossage du dispositif des moulins accouplés.
Fig.7 montre un dispositif des moulins accouplés et son mouvement.
Fig. 8 montre un dispositif de réglage automatique de la pression, de la distance et du parcours maximum et mini- mum entre les cylindres de la machine.
On introduit les feuilles dans lamachine en les pla- çant sur la toile sans fin 14 ( figo 1) et en ayant soin de les superposer les une -s sur les autres à peu près au mi- lieu de leur longueur pour assurer l'égalité et- la continui-
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té de l'alimentation de la machine, afin que les fibres des différentes feuilles forment, au sortir de la machine, un ruban sans fin facile à enrouler.
La toile sans fin est montée sur des rouleaux 15 (non représentés) et 16 ( figol)o Le mouvement continu de la toile est obtenu à l'aide du cylindre 16, qui reçoit son mouvement de l'arbre du cylindre 1 au moyen de la chai- ne 17 et du pignon 18.
Pour décrire les différents cylindres et les divers éléments dont se compose la machine, on les groupera en réunissant tpus ceux qui sont montés sur une même chaîne et tournent par conséquent à la même vitesse linéaire.
De l'arbre principal de la machine 19 partent les trois transmissions à chaînes suivantes:
1. Chaîne à double face à vitesse lente 20 ( figo 1), qui fait tourner les cylindres d'entraînement des feuilles 1,2,3,4,5,8,9,10,et 11, au moyen de leurs pignons corres- pondants, qui sont fixés sur les arbres de ces cylindres.
2. Chaîne à grande vitesse 21 ( f ig. IL) qui fait tour- ner les cylindres dépulpeurs 6 et 7( figs 1 et 4) et les brosses de nettoyage 22 et 23.
3. Chaîne à vitesse moyenne 24 ( figs 1 et 7), qui fait tourner les moulins accouplés râpeurs et brosseurs
25 et 26.
La chaîne à doublé' face 20, à vitesse lente,qui passe entre les cylindres 1,2,3,4,5,8,9,10 et 11 et dont les pi- gnons engrènent, les uns sur la face inférieure et les autres sur la face supérieure de la chaîne, est celle qui produit le mouvement lent d'entraînement continu de tous ces cylindres, ceci ayant pour effet que les feuilles sont simultanément transportées, grattées et assujetties de fa- çon à les soumettre au défibrage continu dans la défibreuse qui fait l'objet de l'invention.
La chaîne à grande vitesse 21 imprime aux cylindres dépulpeurs 6 et 7( fig.I) une vitesse supérieure telle que,
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lorsque les feuilles qui se meuvent à une vitesse lente passent entre les cylindres à grande vitesse 6 et 7, ceux- ci, par leurs stries dentées, produisent le dépulpage des feuilles sur les deux faces de celles-ci.
La. chaîne à vitesse moyenne 24( figs 1 et 7) actionné les moulins accouplés, râpeurs et brosseurs 25,26 qui réu- nissent et brossent les fibres, en les râpant et en les brossant simultanément sur la surface du cylindre en caout- chouc 9, sur une de leurs faces, et sur le cylindre en ca- outchouc 10, sur la face opposée des mêmes fibres, ce qui assure un défibrage parfait des feuilles.
Apres avoir été soumises à l'action des différents cylindres de la machine, les fibres nettoyées tombent dans le récipient conique 27( fig.l et La) et sortent de ce ré- cipient par sa partie la plus étroite, où elles sont pri- ses par les cylindres 12 et 13(Fig.la), qui les pressent pour leur donner la forme d'un ruban continu qui s'enrou- le sur.l'arbre 28, ce dernier coulissant dans la rainure 29 de la pièce 30 au fur et à mesure que le rouleau 31aug- mente de diamètre au cours de l'enroulement constant (Fig.la)
Fige 2 et :
5 représentent en détail la forme des stries des cylindres 1,2,3,4 et b. Grâce aux stries pénétrantes de ces cylindres le parenchyme dur des deux faces des feuil- les est coupé et rayé transversalement par les stries des cylindres transporteurs assujettisseurs et rayeurs, les fibres restant dans l'intervalle qui sépare le cylindre supérieur du cylindre inférieur, ce qui évite toute ruptu- re et tout écrasement des fibres.
Figs 4 et 5 montrent en détail les stries des cylin- dres dépulpeurs 6 et 7 et la forme hélicofdale de leurs dents, qui sont taillées dans les stries elles-mêmes.
Les cylindres dépulpeurs 6 et 7 doivent avoir une denture hélicoidale dirigée dans des sens opposés, c'est à
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dire que la denture d'un cylindre va de droite à gauche et celle de l'autre en sens contraire, ceci ayant pour effet de produire un dépulpage plus efficace sur les deux faces des feuilles.
Fig. 8 représente le dispositif automatique de réglage de la pression, de la distance et du parcours maximum et mi- nimum entre les cylindres de la machine, ce dispositif étant constitué par un tube 40( fig.8) taraudé dans sa partie su- périeure, et par un bouchon correspondant 41 se vissant à l'intérieur de ce tube 40. Ce bouchon 41 comporte un orifice dans lequel coulisse librement l'arbre 43 dont l'extrémité inférieure est solidaire du coussinet 44 des cylindres de la machine. A son extrémité supérieure l'arbre 43 est fileté en 45 et porte un écrou 46 et un contre-écrou 47. L'écrou 46 et son contre-écrou 47 permettent de fixer le point de sé- paration convenable limitant levrapprochement minimum entre les deux cylindres dépulpeurs.
Lorsque la distance minima entre les cylindres dépul-- peurs a été réglée au moyen de l'écrou 46 et de son contre- écrou 47, le cylindre dépulpeur 6( Fig. 1) ne peut jamais se rapprocher au delà-de cette limite, le bouchon 41 servant de butée aux écrous 46 et 47. Lorsque la distance minima a été réglée entre les deux cylindres dépulpeurs de la façon qui vient d'être indiquée, il faut aussi régler la distance maxima entre ces cylindres..
Ce réglage est obtenu au moyen du tube 40(Fig.8)qui-, dans sa partie inférieure, est vissé dans une pièce 71 fixée à l'armature de la machine et ser- vant de butée supérieure pour les coussinets, le tube 40 et par conséquent les cylindres qui les portent, ce qui permet de limiter à volonté .la distance maxima qui sépare ces cy- lindres.
Le dispositif de moulins accouplés est constitué par deux pièces 48 et 49( Fig. 7) qui sont accouplées avec une pièce 50 au moyen des via 51 et 52. De son coté la pièce 50
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sort d'anneau 53 dans lequel- est monté un excentrique 54 so- lidaire de l'arbre principal de la machine.A leurs extré- mités les pièces 48 et 49 portent des coussinets annulai- res 55 et b6, dans lesquels sont montés les arbres 57 et 58 dont sont solidaires les pignons 59 et 60 actionnés par le pignon 61 fixé sur l'excentrique 54,au moyen de la chaîne 24.
Sur les arbres 57 et 58 sont fixées les toiles doubles 63 et 64 et dans ces tôles sont montées les brosses 65,66,67 et 68, qui sent portées par des ressorts à lame 69 et 70 fixés aux tôles 63 et 64 au moyen de vis(Figs 6 et 7).
Les moulins accouplés reçoivent leur mouvement de dé- placement de l'excentrique 54, solidaire de l'arbre princi- pal 19, au moyen des bielles 4B et 49 montées sur la pièce 50,et dont on peut régler la longueur au moyen de la par- tie filetée et des doubles écrous de fixation correspondants 72. Les couteaux à double tranchant 63 et 64 montés sur les arbres 57 et 58(Figs 6 et 7) reçoivent leur mouvement de rotation du pignon 61, solidaire de 1 t excentrique 54, au moy- en de la chaîne 24 qui actionne les pignons b9 et 60 soli- daires des arbres sur lesquels sont fixés les couteaux à double tranchant 63 et 64, de façon à les faire tourner dans des sens différents par suite de la disposition de la chaîne 24 qui actionne ces pignons 59 et 60.
Les mouvements combinés et simultanés de déplacement et de rotation déter- minent, pour les couteaux à double tranchant et leurs bros- ses, le mouvement double de nettoyage et de brossage des fibres sur les deux faces sur les cylindres de caoutchouc 9 et 10. Le fait que le pignon 6I est solidaire de l'excen- trique 54 a pour effet de compenser automatiquement le mou qui serait produit par cette excentricité, s'il n'était pas compensé par la position excentrique de ce pignon 61.
Le fonctionnement est le suivant:
Le mouvement est transmis à l'arbre principal 19 au moyen de la poulie fixe 74 ( figs 1 et 7) dont sont soli- daires les pignons qui actionnent les chaînes pour les trois
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vitesses décrites précédemment, en faisant tourner tous les cylindres et tous les éléments rotatifsdans la même sens relativement à l'entraînement des feuilles dans la machine. La chaîne 20 fait tourner lentement, au moyen de leurs pignons, les cylindres entraîneurs 1,2,3,4,5,8,9,10 et 11, tandis que la chaîne à grande vitesse 21 fait tour- ner les cylindres dépulpeurs 6 et 7 et les brosses de net- toyage 23 et 24, et que la chaîne 24 actionne les moulins accouplés râpeurs et brosseurs 25 et 26.
Les feuilles po- sées sur la toile d'entrée pénètrent dans la machine et elles sont entraînées et assujetties à la fois par les cy- lindres entraîneurs 1,2,3,4,5,8,9 et 10, tandis que les cy- lindres 6 et 7, qui tournent àune grande vitesse, et les moulins râpeurs 25 et 26, dépulpent les feuilles sur les deux faces.
Les fibres nettoyées sur les deux faces tombent dans le récipient conique 27 et à leur sortie elles sont repri- ses et comprimées en forme de ruban par les cylindres 12 et 13 qui reçoivent leur mouvement du pignon 75, fixé sur l'arbre du cylindre 11, au moyen de la chaîne 76, qui trans- met le mouvement au cylindre compresseur 12. Le ruban de fibre comprimé au moment de son passage entre les cylin- dres 12 et 13 s'enroule sur un arbre 28 qui coulisse dans la rainure 29 pratiquée dans la pièce 30, de façon à for- mer un rouleau.