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Couche à fluorescence rouge.
On a proposé, pour la signalisation, de disposer sur les routes éclairées par des tubes à décharges à atmos- phère de vapeur métallique des signaux garnis d'une matière colorante à fluorescence rouge, parce que les objets colorés à l'aide des moyens de coloration usuels prennent une colora- tion défectueuse, et parfois restent incolores, lorsqu'ils sont éclairés au moyen de tubes à décharges dans la vapeur de mercure ou de sodium. Lorsqu'on utilise un moyen de coloration à fluorescence rouge les objets prennent une coloration rouge nettement visible dans les conditions d'éclairage du genre mentionné. Ceci peut être obtenu au moyen d'une matière colo- rante à base de rhodamine à fluorescence rouge.
On sait que
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cette espèce de matière colorante a peu de solidité à la lumière, ce qu'on attribuait en général à l'action de la lumière ultraviolette.
Un examen de la courbe d'absorption représentée sur la figure 1 montre que la partie visible du spectre com- porte une bande d'absorption particulièrement intense. Des recherches ont montré que c'est principalement la lumière de cette partie du spectre qui occasionne la décomposition photo- chimique de la matière colorante à base de rhodamine.
Rien n'est en général plus logique que de contra- rier une décomposition photo,chimique défectueuse d'une ma- tière en utilisant un écran selon le trajet de longueurs d'onde de la ou des bandes d'absorption de cette matière, mais ceci entraîne pour une matière colorante la perte de la possibilité d'observer la couleur, ce qui serait accom- pagné, dans le cas qui vient d'être mentionné, d'une absorption par cet écran, de la lumière nécessaire à la production de la fluorescence rouge, et empêcherait donc la couche de matière colorante à base de rhodamine de remplir sa destination.
Il est donc évident que pour ce cas spécial on a adopté des mé- thodes toute différentes pour atténuer le phénomène nuisible de la décomposition photo-chimique trop rapide de la matière colorante à fluorescence rouge. Ainsi on a proposé, par exem- ple, de disperser à cet effet la matière colorante à fluores- cence rouge dans un produit de condensation formé au moyen d'acide phtalique et d'un alcool polyvalent.
On peut aussi obtenir une amélioration de la solidi- té en dispersant la matière colorante dans un produit de con- densation formé à l'aide de diméthylglycol symétrique et d'acide citrique.
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L'invention s'appuie sur le principe universelle- ment connu en soi de l'écran et met à profit le fait que chaque longueur d'onde du trajet de la bande d'absorption de matière colorante à base de rhodamine comprise dans la partie visible du spectre est capable de produire la lumière fluorescente rouge de sorte qu'en principe tout écran qui n'absorbe pas toutes les longueurs d'onde dans lé trajet men- tionné peut être combiné avec une couche de matière colorante à base de rhodamine sans enlever à cette couche son pouvoir de fluorescence rouge.
Suivant l'invention, en s'appuyant sur cette idée on utilise une couche contenant une matière colorante à base de rhodamine à fluorescence rouge en combinaison avec un écran orange qui n'absorbe pas entièrement, mais seulement en partie la lumière correspondant à la bande d'absorption de matière colorante à base de rhodamine comprise dans la partie visible du spectre, et qui est transparent à la lumiè- re rouge. On utilise, de préférence, un écran orange qui lui-même pr.ésente une solidité convenable à la lumière.
Le grand avantage qu'on obtient de cette manière consiste en ce que la couche de matière colorante à base de rhodamine à fluorescence rouge devient sensiblement plus so- lide à la lumière du jour et plus particulièrement à la lu- mière solaire et que, quand même, la fluorescence rouge vou- lue est produite tant à la lumière du jour que dans le cas d'un éclairage artificiel, par exemple au moyen des tubes à décharges à atmosphère de vapeur métallique mentionnés plus haut.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
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La figure 1 est un diagramme d'absorption de lumière.
La figure 2 montre la courbe de transparence à la lumière.
Une dispersion de rhodamine-B dans un produit de condensation formé au moyen de diméthylglycol symétrique et d'acide citrique est appliquée sur une couche sous-jacente au moyen d'une solution d'acétone. La concentration de la matière colorante à base de rhodamine par rapport au produit de condensation est de 0,25 %. Pour que l'action fluorescente soit améliorée, la dispersion peut contenir du chromate de plomb dans une proportion allant jusqu'à 3 %, calculée sur le produit de condensation.
On applique sur la couche ainsi ob- tenue une seconde couche d'une solution d'acétone qui est for- mée par des quantités en poids égales dudit produit de con- densation et d'acétone et qui contient par 100 litres 0,2 kg de la matière colorante connue sous le nom de méthasolaurine A.S. L'épaisseur des diverses couches est amenée à 'être à peu près de 1 mm.
La figure 1 montre au moyen de la courbe 1 l'allure de l'absorption de lumière dans la partie visible du spectre, de la matière colorante rhodamine-B qui est contenue dans la première couche.
La figure 2 montre la courbe de la transparence à la lumière dans la partie visible du spectre, de la méthasolauri- ne A.S. pour la concentration à laquelle cet écran est conte- nu dans la seconde couche décrite.
Si l'on considère le cas où l'éclairage se fait au moyen de lumière monochromatique ayant la longueur d'onde de 550 m , le point A de la courbe d'absorption 1 désigne l'absorption de lumière de la couche de rhodamine-B sans uti- lisation d'un écran. Par suite de la présence dudit écran une
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partie de la lumière ayant la longueur d'onde de 550 m , est absorbée ayant d'atteindre la couche de matière colorante à base de rhodamine. On peut lire sur la figure 2 qu'une quan- tité d'environ 70 % de cette lumière est transmise de sorte que la couche de matière colorante à base de rhodamine reçoit environ 70 % de la quantité primitive de cette lumière. Ceci est désigné sur la figure 1 par le point B qui est situé à environ 70 % de la hauteur dudit point A.
On peut calculer d'une manière correspondante pour toute autre longueur d'onde de cette zone les ordonnées de la courbe 2 en multipliant', les ordonnées de la courbe 1 par le coefficient de transpa- rence pour chaque longueur d'onde qu'on peut lire sur la figure 2. Dans le cas d'un éclairage à la lumière du jour ou à la lumière solaire la courbe d'absorption 2 correspond donc à l'utilisation de ce système. Conformément à la dimi- nution de l'absorption de la couche de matière colorante à base de rhodamine dans la zone visible, telle qu'elle résulte d'une comparaison de l'aire de la courbe 1 avec celle de la courbe 2, les essais révèlent que la solidité du système à la lumière est accrue d'une manière correspondante.
La fluores- cence rouge voulue n'a, cependant, pas diminué pratiquement à l'éclairage par tubes à décharges dans la vapeur de sodium ou de mercure, parce qu'une très grande partie des rayons lumi- neux émis par lesdits tubes pour 590 m et pour 540 m est toujours absorbée par la couche de matière colorante à base de rhodamine, de sorte que cette couche émet toujours une grande proportion de lumière à fluorescence rouge qui peut traverser l'écran orange sans rencontrer pratiquement aucun obstacle. Pour la même raison, la couleur rouge du système des deux couches est demeurée pratiquement inaltérée à la lu- mière du jour.
Dans cet exem.ple-ci les deux aires sont entre
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elles dans le rapport d'environ 1 à 2 et la mesure de la solidité du système de couches à la lumière révèle qu'elle est doublée.
Si, toutes les autres conditions restant les mêmes, on utilise la matière colorante à base de méthasolaurine A.S. à une concentration de 0,7 kg par 100 litres, le rapport des ai- res envisagé devient de 1 à 3 et les essais révèlent que la solidité à la lumière est triplée.
Au lieu de se servir de méthasolaurine A.S. comme écran on peut se servir aussi de la matière colorante connue sous le nom d'orangé-G; on réalise au moyen d'une concentration de 21/2 kg par 100 litres de la solution ci-dessus décrite, tou- tes les autres conditions restant les mêmes, une augmentation quintuple de la solidité à la lumière. Quant aux matières co- lorantes d'écran propres à être utilisées pour l'exécution de l'invention, on peut faire mention des matières colorantes du commerce connues sous le nom d'orangé-soudan-G, d'orangé 3R etc.
Afin de rendre la description complète il y a lieu de faire remarquer qu'on peut aussi utiliser comme moyen de dis- persion des résines artificielles autres que celles mentionnées, par exemple des produits de condensation formés au moyen d'aci- de phtalique ou citrique et de glycérine.