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" Elément isolant, son procédé de fabrication et appli- cations particulières ".
La présente invention, due à Monsieur Godefroid Loose Chef des Laboratoires à la Société Anonyme La Brugeoise et Nicaise & Delcuve, est relative à un élément isolant à base de fibres, se présentant généralement sous forme de plaque, pourvu d'un enrobage.
En principe, toutes les fibres peuvent être employées pour réaliser des éléments isolants suivant l'invention, mais en pratique on se limite à l'emploi de laines de provenance minérale telles que des laines de laitier, des laines de laitier affiné, des laines de laitier synthétique encore dénommées laines minérales, des laines de verre,
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des soies de verre. Conviennent particulièrement pour réaliser des éléments isolants suivant l'invention les laines de laitier suivant le brevet N 416, 763 du 30 juillet 1936 au nom de la demanderesse.
Actuellement, les laines de laitiers, les laines minérales et les laines de verre, sont surtout employées sous forme de bourrage. On les utilise aussi bourrées dans des gaines ou tresses d'amiante ou de jute, ou à l'intérieur de briques réfractaires. Il est toutefpis connu d'utiliser ces différentes laines de provenance minérale sous forme d'un certain nombre d'éléments isolants séparés, qui sont appliqués contre la paroi à isoler, chaque élément se présentant sous la forme d'un coussin obtenu par bourrage de laine de laitier (ou plus rarement de laine de verre) dans une toile métallique. Ces coussins sont maintenus dans la toile métallique par des agrafes qui les traversent suivant leur épaisseur. Ces coussins ne peuvent être utilisés comme isolants que s'ils sont fixés à une paroi rigide.
Ils sont le plus souvent collés sur une tôle au moyen d'un enduit de bitume appliqué sur la tôle.
Avec des laines de laitier à longues fibres particulièrement souples et élastiques, par exemple avec celles suivant le brevet N 416.763 susdit, il est possible de fabriquer par feutrage des plaques, même très minces, qui se maintiennent bien, grâce à la longueur des fibres. Ces plaques, ou éléments moulés de formes quelconques, ont en outre l'ayantage d'avoir un degré de compacité homogène dans leur masse entière, chose pratiquement impossible à réaliser par bourrage de laine ordinaire dans des toiles métalliques.
Les plaques obtenues par feutrage de longues
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fibres souples et élastiques ont en outre été consolidées par un mince tissu qui les entoure et par un enrobage de silicate de soude ou de silicate de potasse, mélangé ou non à de l'aluminium en poudre. Les panneaux ainsi obtenus ont leur périphérie dure mais cassante. De plus, même en les revêtant d'une couche de peinture cellulosique ou d'une laque à l'aluminium, leur périphérie n'est pas complètement inaltérable à l'eau.
Un inconvénient particulièrement grave de ces plaques consiste dans l'impossibilité de faire adapter exactement la périphérie durcie aux contours extérieurs des objets à isoler et dans la difficulté qu'on rencontre pour serrer convenablement ces plaques les unes à côté des autres, de manière à éviter des courants de convection par les jointures. Pour éviter ces difficultés, on est obligé de poser d'abord les plaques non enduites et de badigeonner ensuite la surface extérieure de la paroi isolante formée par leur ensemble, d'une couche continue de silicate. Mais on perd de cette manière l'avantage que présentent les plaques enduites au préalable et qui consiste dans une plus forte résistance aux manipulations d'atelier ou aux détériorations auxquelles elles sont sujettes au moment de leur transport ou de leur expédition.
La présente invention a comme objet un élément isolant ne présentant pas ces inconvénients.
L'élément suivant l'invention est un élément fibreux pourvu d'un enrobage constitué par des produits bitumineux et analogues, les fibres étant de préférence longues et élastiques.
Sous le terme général de "produits bitumineux et analogues", il faut comprendre dans le présent brevet les produits bitumineux naturels ou artificiels.
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Comme produits bitumineux naturels, viennent en ligne de compte : les hydrocarbures naturels, pour autant qu'ils soient bitumineux ou capables de donner lieu après séchage à un enduit solide bitumineux ou semi-bitumineux, leurs dérivés, ou bien le mélange de ces corps en toutes proportions. Ces hydrocarbures naturels ou leurs dérivés peuvent être, soit saponifiables, tel,par exemple.le bitume de lignite, ou insaponifiables, telpar exemple,l'asphal- te, la poix minérale, etc., soit contenir à la fois des composés saponifiables et des composés insaponifiables.
Sont également compris dans cette dénomination, les produits bitumineux naturels définis plus haut, à l'état impur et qu'on rencontre dans la nature en mélange, par exemple,avec du charbon minéral, tel, par exemple,le cannel- plattel coal, ou avec des autres matières minérales, telles, par exemple, la pierre ou le calcaire asphaltique, qui sont des mélanges, soit de sable, soit de calcaire avec de l'asphalte.
Comme produits bitumineux artificiels, viennent.en ligne de compte:les composés bitumineux ou asphaltiques qu'on obtient par distillation, par cracking, par distillation pyrogénée ou décomposition pyrogénée ou par plusieurs de ces méthodes utilisées simultanément, des produits organiques, soit naturels, soit résiduaires, ou des produits bitumineux bruts naturels ou d'un mélange de plusieurs de ces produits. Parmi ces composés, on peut citer, par exemple, les huiles, les goudrons, les brais et poix de stéarine, de graisses, de mélasses, de @@ tourbe, de bois, d'os, de pétroles, de bitume, de lignite, etc.
Les produits bitumineux et analogues forment avec les fibres de laine situées à la périphérie de l'élément, une véritable toile résistante et souple.
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On obtient de cette manière un élément, par exemple, une plaque, à parois rigoureusement imperméables à l'eau, présentant une très grande résistance à la destruction, se laissant cintrer à volonté et susceptible de s'adapter exactement aux contours extérieurs des objets 4 isoler. On peut faire disparaître les jointures entre des éléments placés l'un [alpha]côté de l'autre en les pressant très fortement l'un contre l'autre. En effet, les surfaces bitumses, fortement pressées les unes contre les autres, se collent entre elles, de telle sorte que l'isolation obtenue n'est pas seulement constituée par des éléments individuellement étanches, mais présente elle-même une surface continue et étanche dans toute son étendue.
Pour augmenter la résistance aux manipulations des éléments, on a évidemment intérêt à recouvrir toutes leurs faces de produits bitumineux et analogues. Il est à noter toutefois qu'un enrobage complet n'est pas nécessaire pour obtenir une résistance amplement suffisante dans la plupart des cas.
Il est à noter en outre que lorsque les plaques sont destinées à isoler des installations fixes portées à températures élevées, on a même intérêt à ne pas enduire de produits bitumineux et analogues la face principale destinée à venir en contact avec la paroi chaude ainsi que les faces latérales ou tout au moins la partie de celles-ci voisine de cette face principale. Grâce à l'enrobage partiel ainsi réalisée on évite la destruction des produits bitumineux et analogues au voisinage de la paroi chaude et par conséquent on évite la formation de courants de oonvexion aux endroits où les produits bitumineux et'analogues seraient détruits par la chaleur.
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Pour qu'un élément isolant soit excellent, il faut qu'il ne contienne pas d'humidité. 'En vue d'empêcher que les liquides qui accompagnent les produits bitumineux et analogues au moment de leur application pénètrent entre les fibres, on prévoit, suivant l'invention, d'incorporer à l'élément un corps qui retient les liquides. Un élément suivant l'invention réalisé de cette façon présente donc entre la masse de fibres et son enrobage en produits bitumineux et analogues, un corps qui renferme les liquides qui étaient en contact avec les produits bitumineux et analogues au moment de leur application.
Suivant une forme de réalisation particulière, le corps susdit est constitué par du ciment.
L'élément suivant l'invention a avantageusement au moins une de ses faces principales qui ne colle pas de façon à être d'une manipulation, d'un stockage et d'un transport plus faciles.
L'invention a également comme objet un élément isolant à base de fibres, pourvu d'un enrobage et destiné spécialement à la fabrication de plates-formes pour toitures. Cet élément est constitué par des fibres et est enrobé dans des produits bitumineux et analogues, ces produits étant recouverts à leur tour d'une couche de ciment d'épaisseur sensible.
Pour fabriquer un élément isolant suivant l'invention qui soit tout à fait sec, on peut, après avoir enrobé certaines faces à l'aide de produits bitumineux appliqués sous un état quelconque, sécher l'élément ainsi obtenu avant d'enrober les autres faces avec un produit anhydre.
On peut aussi sécher la masse de fibres, puis l'enrober complètement dans un produit anhydre.
Comme produits d'enrobage anhydres, on peut employer avantageusement, soit une dissolution de produits bitumeux
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et analogues dans un dissolvant volatil, soit des produits bitumineux et analogues à l'état fondu.
L'invention est également relative à un véhicule de chemins de fer dont les parois sont pourvues d'éléments isolants collés sur un support rigide.
Dans le véhicule suivant l'invention, les dits éléments sont enrobés de produits bitumineux et analogues et sont recouverts vers l'intérieur du véhicule d'une couche de produits bitumineux et analogues et de poudre dtalumi- nium.
Si le plancher du véhicule comporte des éléments isolants, ceux-ci sont avantageusement enrobés de produits bitumineux et analogues et sont recouverts vers l'intérieur du véhicule d'une couche de mortier.
L'invention est également relative à une installation frigorifique comportant des éléments isolants fibreux enrobés.
L'installation suivant l'invention comporte une cloison formée d'éléments secs du genre susdit, recouverte sur ses deux faces par de l'aluminium et séparée de deux cloisons voisines recouvertes d'aluminium sur leur face en regard de la première cloison.
Les éléments isolants suivant l'invention sont dans certains cas soumis à des températures relativement élevées.
Les fibres qu'ils comportent doivent donc rester inaltérables à ces températures. C'est pourquoi on a intérêt à em ployer des fibres de provenance minérale. Ces fibres doivent en outre, de préférence, être longues et élastiques.
Convient particulièrement pour la réalisation d'éléments suivant l'invention, la laine de laitier présentant les caractéristiques suivantes : sa teneur en silice est comprise entre 50 et 60% et sa teneur en alumine entre 5 et 17%, la somme de ses teneurs en silice et en alumine, et
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éventuellement en bioxide de titane est comprise entre 63 et 68% (de préférence entre 65 et 67%) et sa teneur en chaux est comprise entre 18 et 27% (de préférence entre 20 et 25%).
On peut évidemment,avant de recouvrir les éléments fibreux, les entourer complètement ou partiellement d'un tissu, de préférence une gaze légère. Ce tissu se trouve alors enrobé dans l'enrobage en même temps que les fibres de laine minérale de la périphérie. On obtient de cette manière des éléments particulièrement résistants et spécialement aptes à l'isolation des véhicules ou des installations sujettes à de fortes trépidations.
Lorsque les éléments se présentent sous forme de plaques entourées d'un tissu, ces plaques peuvent aussi n'être enduites que sur leurs deux faces principales, tandis que les faces latérales délimitant leur épaisseur ne sont pas enduites. Ces plaques,posées les une. à côté des autres, peuvent alors être serrées si fortement les unes contre les autres qu'elles se pénètrent mutuellement. On obtient de cette manière un isolement de laine minérale continu, sans aucune jointure ni délimitation, tandis que les faces principales enduites se collent entre elles et assurent la continuité de la surface extérieure de l'isolement ainsi que son étanchéité. Ces plaques ne conviennent pas pour l'isolation des installations soumises à des trépidations parce qu'elles pourraient se disloquer.
Par contre, elles conviennent parfaitement pour les installations fixes, surtout pour celles soumises à des températures élevées.
On peut, de la même façon, enduire seulement une seule face principale des plaques entourées d'un tissu. La résistance de ces plaques aux manipulations est évidemment amoindrie par rapport à celle des plaques enduites sur tou-
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tes leurs faces ou sur leurs deux faces principales, mais elle est néanmoins encore assez forte pour que les plaques puissent supporter une manipulation très rude sans se détériorer. De pareilles plaques peuvent être collées avec leur surface enduite sur les parois à isoler, l'ensemble qu'elles forment recevant alors sur la surface en laine un enduit continu, par exemple projeté au pistolet.
Ces plaques peuvent aussi être collées avec leur surface non enduite sur la paroi à isoler, la faxe extérieure de l'isolement ainsi obtenu étant formée par les faces enduites des plaques collées entre elles par pression et éventuellement à l'aide d'une couche d'enduit supplémentaire.
Lorsque l'on n'enduit qu'une seule des faces principales, ou même les deux faces principales des plaques non entourées d'un tissu, la manipulation brutale détermine une tendance des plaques à se séparer dans leur épaisseur.
Cependant, il y a souvent intérêt à avoir des plaques non entourées de tissu, dont une des faces principales n'est pas enduite, notamment lorsque ces plaques doivent être posées sur des surfaces très chaudes ou présentant des reliefs assez vifs, tels que, par exemple, des têtes d'écrous ou des boulons. En effet, si les parois à isoler sont très chaudes, les produits bitumineux peuvent être détruits. Si ces parois présentent des reliefs assez vifs, ceux-ci peuvent être enfoncés plus aisément dans des plaques non enduites, ce qui évite, avec plus de sécurité, la formation nuisible de poches d'air relativement grandes.
Pour éviter la dislocation de plaques carrées ou rectangulaires, il est bon d'enduire au moins deux des faces latérales. On a évidemment une plus grande résistance à la manipulation si les quatre faces latérales sont enduites.
De pareilles plaques sont collées ou fixées, côté non enduit, sur la paroi à isoler. Les jointures sont supprimées comme
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dans les cas précédents. En effet, là où les faces latérales qui se touchent ne sont pas enduites, la jointure se fait par pénétration mutuelle de la laine minérale des deux plaques avoisinantes, tandis que les faces principales enduites se collent; là où les faces latérales qui se touohent sont des surfaces enduites, la jointure est-réalisée par le collage résultant de la pression l'une contre l'autre des deux faces latérales enduites.
Très souvent, on est amené, en vue d'augmenter l'isolement, à disposer entre deux cloisons, une cloison isolante intermédiaire, dont les deux faces ne présentent aucun point de contast avec les cloisons voisines.
Afin de rendre les laines minérales ou laines de verre aptes à constituer de pareilles cloisons, complètement étanches à l'eau et à l'air et à la fois solides, légères et minces, la présente invention prévoit la formation de plaques en laines minérales ou laines ou soies de verre enrobées de produits bitumineux et analogues et armées intérieurement d'une toile métallique. Comme toile, on a avantage à prendre une toile à grandes mailles, telle que, par exemple, le grillage servant habituellement aux clôtu- res pour poulaillers. Un tel grillage permet aux fibres des deux cotés de s'enchevêtrer à travers les mailles.
Ce grillage bien plan, est interposé dans l'épaisseur de la plaque au cours de la fabrication de celle-ci, par exemple, au cours de l'opération de feutrage des laines minérales à longues fibres élastiques telles que celles ayant une composition répondant aux caractéristiques données plus haut. On a avantage à disposer le grillage bien au milieu de l'épaisseur de la plaque.
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On peut utiliser un grillage dont la surface est légèrement plus petite que celle des plaques, de manière que ses bords soient complètement recouverts par ceux de la plaque, ou bien on peut utiliser un grillage dont la surface est rigoureusement égale à celle des plaques.
Cependant, il y a avantage à utiliser un grillage de surface légèrement plus grande que celle de la plaque, de manière telle que les fils des mailles ou bien les pointes métalliques des mailles sectionnées du grillage,dépassent de quelques millimètres les bords de la plaque. Cette plaque armée est ensuite enduite sur toute ses faces ou sur certaines de ses faces seulement de l'enduit bitumineux.
Elle peut, avant de recevoir ltenduit, être entourée d'un tissu, de préférence une gaze légère.,
Pour constituer une cloison au mpyen des susdites plaques armées, on peut relier celles-ci entre elles par couture, de préférence au moyen d'un fil métallique.
On peut aussi les relier entre elles au moyen d'agrafes métalliques. La couture ou les agrafes passent, soit entre les mailles du grillage, soit par les pointes métalliques recourbées. Les faces latérales délimitant les épaisseurs des plaques se collent entre elles par pression et forment une cloison étanche et solide. Celle-ci peut recevoir éventuellement sur ses deux faces une couche supplémentaire de produits bitumineux et analogues ou bien des couches de peinture, par exemple de la peinture cellulosique à l'aluminium.
On peut également former une cloison en fixant au moyen d'agrafes ou par couture, sur un grillage métallique, des plaques non armées de toile métallique. Dans ce cas, on a avantage à utiliser des plaques entourées d'un tissu et enduites sur toutes leurs faces, mais on pourrait utiliser aussi des plaques enduites non entourées d'un tissu.
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Naturellement, ces systèmes ne valent pas celui des plaques armées intérieurement, lorsqu'il s'agit de cloisons utilisées pour des installations sujettes aux trépidations.
Pour les variétés de laines minérales ou de laines de verre ou de soies de verre, qui ne se laissent pas ou difficilement feutrer, l'invention prévoit, pour la fabrication des éléments enduits dont il est question dans ce qui précède, de comprimer ces variétés à sec sous forme de matelas ou coussins ou de masses de formes et de dimensions appropriées et de les recouvrir ensuite de l'enduit bitumineux, ces matelas ou masses ayant été, éventuellement, entourés au préalable d'un tissu ou (et) armés intérieurement d'un grillage. Naturellement, les éléments obtenus de cette façon ont une fermeté et surtout une homogénéité moindre que celle des éléments obtenus à partir de produits feutrés. Néanmoins, ils offrent une bonne résistance aux manipulations.
Les produits bitumineux et analogues employés pour enrober les éléments fibreux peuvent être utilisés seuls ou en mélange. Ils peuvent être utilisés soit sous forme d'émulsion, soit sous forme de laques à base de dissolvants volatils, soit sous forme de laques à base de dissolvants d'huile ou vernis, soit sous forme de laques d'une des deux sortes précédentes qui contiennent aussi côté d'un ou de plusieurs des produits bitumineux des résines naturelles ou artificielles, ou bien du caoutchouc.
L'invention prévoit également l'emploi d'émulsions ou de laques à base des produits bitumineux susdits, qui contiennent en outre des produits métalliques, tels que l'aluminium en poudre ou des produits inertes, tels que du sable, du ciment, de l'argile, des terres à infusoires, de la chaux, du plâtre, etc...
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Comme émulsions bitumineuses, on a avantage à utiliser des produits tels que ceux connus généralement sous la dénomination commerciale de "Flintkote" ou "Filool".
Comme émulsions bitumineuses contenant de l'aluminium métallique, on a avantage à utiliser des produits, tel que celui connu généralement sous la dénomination commerciale de "Alumiseal".
Comme laque particulièrement avantageuse, la présente invention prévoit une dissolution de brai de stéarine ou de poix de stéarine, ou un mélange de ces deux substances, dans la benzine ou dans le benzol brut, éventuellement additionné de 2 à 3% d'une dissolution de caoutchouc dans la benzine. L'enduit de poix de stéarine dans le benzol résiste jusqu'à une température de 500 C. environ et a l'avantage d'être en même temps un bon isolant électrique.
L'invention prévoit également d'utiliser comme enduit un des produits bitumineux susdits ou le mélange de plusieurs d'entre eux à l'état fondu, additionnés ou non d'huiles ou de résines naturelles ou artificielles. On peut utiliser, par exemple, le brai de stéarine mou, ou bien un mélange de brai de stéarine et de brai de pétrole, auquel on peut incorporer éventuellement 10% d'huile de lin.
Certains enduits bitumineux, comme par exemple celui obtenu à partir de l'émulsion dite "Flintkote", ne restent collants que pendant un temps relativement court. Pour maintenir à l'enduit la propriété de rester collant, l'invention prévoit d'introduire dans les émulsions, laques ou produits bitumineux fondus, des corps qui maintiennent à l'enduit la propriété de rester plus ou moins collants.
Comme corps de cette nature viennent en ligne de compte : les goudrons minéraux, les brais mous, la térébenthine, le
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pétrole, l'huile minérale. On peut aussi, d'après l'invention, rendre à un enduit sec sa propriété adhésive, en l'enduisant ou en pulvérisant sur sa surface du benzène ou du benzol brut ou l'un des corps qui, incorporés aux produits bitumineux, prolongent le temps pendant lequel ceux-ci restent collants. Pour la poix de stéarine, on peut utiliser avec avantage, outre les corps susdits, la pyridine.
Les enduits, sous forme d'émulsions ou de laques ou à l'état fondu, peuvent être appliqués sur les matériaux en laine minérale ou en laine de verre ou en soie de verre, soit à l'aide d'un pinceau, soit par immersion rapide, soit le plus avantageusement par projection à l'aide d'un pistolet.
Pour que les éléments isolants soient très efficaces, il faut qu'ils soient bien secs.
Lorsqu'on utilise comme enduit des émulsions de produits bitumineux, telles par exemple, le produit dit "Flintkote", on introduit de l'humidité dans les éléments.
Pour éviter cet inconvénient, l'invention préconise de laisser au moins un coté de l'élément sans enduit, de le sécher ensuite en le portant à une température voisine de 100 ou bien de le laisser stocker dans un endroit aéré et sec pendant un temps plus ou moins prolongé et d'enduire ensuite le coté resté ouvert avec un produit anhydre tel qu'une laque à base de dissolvants volatils. Ceci, bien entendu, lorsqu'il s'agit d'enduire l'élément sur toutes ses faces.
Dans le cas contraire, on se contente de stocker le produit dans une place bien aérée et sèche ou bien de le chauffer dans un courant d'air chaud ou dans une étuve. Pour les laines ou soies de verre, très hygroscopiques, il faut un chauffage très prolongé et le stockage dans le courant d'air sec est ordinairement insuffisant.
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Ce procédé/ de fabrication d'éléments isolants secs est applicable également quand la masse fibreuse est d'abord recouverte partiellement d'un autre enrobage qu'un enrobage de produits bitumineux et analogues. On pourrait, par exemple, recouvrir toutes les faces d'une plaque sauf une des faces principales au moyen de silicate de soude ou de silicate de potasse, puis faireécher la plaque et ensui- te enduire la face non encore enrobée au moyen d'un produit anhydre.
On pourrait aussi réaliser un élément sec en séchant à fond la masse fibreuse et en l'enrobant ensuite dans un produit anhydre.
L'invention prévoit également d'arrêter l'humidité qui tend à imprégner la masse fibreuse quand le procédé de fabrication de l'élément met en oeuvre des liquides, comme c'est le cas lorsqu'on emploie des émulsions de bitume.
Pour empêcher la pénétration de l'eau des émulsions au sein de la masse fibreuse, on peut recouvrir cette masse d'un . corps qui retient l'eau. L'arrêt de l'eau peut être réalisé par combinaison de l'eau avec le corps qui recouvre la masse fibreuse. C'est notamment le cas lorsque ce corps est constitué par du ciment. Pour arrêter l'humidité provenant des émulsions, on projette d'abord avec violence une mince couche de ciment sec en poudre fine sur la surface des éléments et on projette ensuite au pistolet l'émulsion de bitume. De cette manière, l'eau est retenue par le ciment au cours de la prise de celui-ci. Le ciment se mélange aux produits bitumineux et il se forme une couche très résistan- te, conservant néanmoins une certaine plasticité.
Il faut que le ciment soit projeté de manière telle qu'il pénètre entre les fibres des éléments, afin que celles-ci puissent également être enrobées dans l'enduit bitumineux.
Au lieu de ciment, on peut utiliser aussi un autre
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corps qui fait prise avec l'eau à éliminer. Le plâtre est un de ces corps mais les résultats qui il donne sont beaucoup moins bons paroe que la couche de plâtre casse beaucoup plus vite qu'une couche de ciment de même épaisseur.
L'arrêt de l'eau peut également être réalisé par une absorption physique telle que celle réalisée ayen de gel de silice desséché. L'invention prévoit également de projeter du gel de silice désséché sur les fibres de la périphérie de l'élément avant d'appliquer l'émulsion de produits bitumineux et analogues.
Les parois des éléments enduits des produits bitumineux ont une tendance à rester collantes pendant un temps variable; certaines variétés restent toujours collantes.
Comme on a pu le constater par ce qui précède, cette propriété constitue uh avantage pour la pose des éléments.
Cependant cette même propriété peut constituer également un désavantage, notamment pour le stockage direct ou l'expédition directe après fabrication. C'est pourquoi l'invention prévoit de projeter sur les surfaces enduites une mince couche de matières pulvérulentes inertes, telles que du sable très fin, du tripoli ou terres à infusoires, de la pierre-ponce en pôudre, du ciment en poudre, du plâtre, etc. de la poudre de bois ou de cellulose, de la poudre d'aluminium, etc.
.Au lieu de projeter ces matières au pistolet ou par un procédé de soufflage quelconque, on peut aussi simplement les saupoudrer sur les surfaces à traiter, ou bien rouler les éléments enduits de produits bitumineux dans un récipient contenant ces produits. Après traitement, on enlève l'excédent de poudre par brossage.
Un pareil traitement procure non seulement l'avantage de fournir des produits non collants, mais également de
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donner lieu à une couche d'enduit plus solide et apte à adhérer directement au ciment, au mortier, au plâtre, etc.
Si pour la mise en oeuvre du procédé on n'applique ces matières pulvérulentes sur les surfaces enduites qu'après que celles-ci aient séché pendant quelque temps, on obtient une couche d'enduit qui reste mince et qui conserve sa souplesse primitive.
Si, au contraire, on projette ces matières immédiate- ment sur l'enduit bitumineux frais, la couche de ces matières finalement obtenue peut être épaisse et peut devenir très dure. Par exemple, si immédiatement après l'application d'une couche de produit dit "Flintkote", on projette du ciment en poudre, on obtient un véritable enrobage résistant de ciment bitumineux.
Les deux procédés ont leurs avantages 1 un élément revêtu d'une couche épaisse résistante pouvant s'utiliser, par exemple enrobé dans du ciment, pour l'isolation acoustique des terrasses.
Pour,obtenir des enrobages particulièrement résis- tants, l'invention prévoit d'utiliser des laques ou émulsions de bitumes additionnées de ciment ou autres corps du même genre. Ces enduits peuvent éventuellement être projetés sur un matériau préalablement traité au ciment en poudre, ou peuvent être suivis éventuellement d'un traitement au ciment ou avec l'une des poudres inertes ou absorbantes indiquées plus haut.
L'invention prévoit également de ne projeter les dites matières pulvérulentes que sur uhe ou plusieurs des surfaces principales des matériaux et de laisser les autres surf aces, qui, lors de la pose, devront se toucher, à l'état collant. De cette manière, les matériaux pourront se coller les uns aux autres au moment de la pose, tandis
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que pour le stockage ou bien au moment de l'expédition, on c pourra placer les matériaux, de manière telle qu'ils ne se collent pas entre eux sous les effets de la pression.
Ainsi, par exemple, pour les plaques enduites sur toutes leurs surfaces, on traitera au sable les deux surfaces prin- cipales, tandis qu'on laissera l'enduit à son état collant sur les surfaces délimitant l'épaisseur de la plaque.
L'invention prévoit aussi d'enduire de produits bitumi- neux et analogues., qui conservent leur pouvoir adhésif, uniquement les faces des éléments destinées à être collées ensemble par pression, et d'enduire les autres faces de produits bitumineux, qui ne conservent pas cette propriété, soit de par leur nature, soit qu'ils aient été additionnés de matières spéciales à cet effet. On enduit, par exemple, les faces latérales d'une plaque, d'une laque contenant du brai mou de stéarine, tandis que les faces principales sont enduites d'une émulsion dite "Flintkote", ou d'un produit contenant de l'aluminium, comme le produit dit "Alumiseal".
L'invention prévoit d'enduire les surfaces de matériaux bitumineux destinées à ne pas être collées, d'une peinture adéquate à l'aluminium, ou bien d'utiliser directement une émulsion bitumineuse à l'aluminium, tel que le produit dit "Alumiseal", avec ou sans enduit bitumineux préliminaire.
A l'aide des matériaux fabriqués d'après les procédés décrits, la présente invention envisage un système avanta- geux d'isolement pour les carrosseries et en particulier pour les véhicules de chemin de fer.
Ce système permet d'adapter exactement l'isolement aux contours extérieurs des parois à isoler, de faire suivre à l'isolant les déformations, soit permanentes, soit élastiques de ces parois, de réaliser un isolement complètement imperméa.
-ble aux eaux de pluie ou à l'humidité de condensation, de ne pas absorber de l'humidité au moment de la pose, cette
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humidité provenant de l'eau des émulsions de bitume utilisées au collage des isolants, de réaliser simultanément un isolant et une lamelle d'air immobile dans une cloison étanche, de donner lieu à une surface continue imperméable et finalement de donner lieu à une surface réfléchissante de la chaleur. De plus, la cloison isolante obtenue oppose, de par sa manière de pose, une résistance particulière à la destruction, cette dernière, si elle opère sur une partie de l'isolement étant incapable d'influencer l'isolement immédiatement voisin de la zone détruite.
A cet effet, on utilise des plaques de laines minérales entourées d'un tissu et/ enduites sur toutes leurs faces, en opérant par un des procédés décrits qui assurent une absence complète de l'humidité à l'intérieur des plaques. On prend de préférence des laines minérales capables de se laisser feutrer, par exemple de la laine de composition particulière rappelée plus avant. Les laines et les soies de verre ne viennent pas en ligne de compte pour l'isolation des véhicules, parce que du fait des trépidations, ces produits tombent en poussière.
Les plaques ainsi préparées contiennent environ 95% d'air, lorsqu'elles sont faites à base des laines de la composition particulière susdite. Bien @@@@@@@ enduites de produits bitumineux, elles forment de véritables blocs de lamelles d'air immobiles. Une=des faces principales est recouverte soit de sable très fin, soit mieux de pierre-ponce impalpable, afin de faciliter la pose, tandis que les autres faces restent à l'état collant.
Les plaques sont Collées sur la t8le des voitures par leur face non sablée ou poncée. A cet effet, on peut utiliser sans inoonvénient des émulsions bitumineuses, puisque les plaques sont imperméables, à cause de leur
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enrobage de produits bitumineux. Mais on a évidemment intérêt, par mesure de sécurité, à prendre, par exemple, une dissolution anhydre, par exemple, une dissolution d'un mélange de brai de stéarine et de poix de stéarine dans le benzol brut. On peut aussi utiliser un enduit de matières bitumineuses à l'état fondu comme matière collante anhydre.
Les plaques sont fortement serrées les unes à côté des autres, de manière que leurs fac-es latérales, délimitant leur épaisseur, se collent entre elles. On projette ensuite sur la surface de l'isolement étanche obtenu une émulsion bitumineuse, telle que le produit dit "Flintkote" et ensuite de la poudre d'aluminium. On peut aussi projeter une peinture à 1'.aluminium après séchage du "Flintkote". On peut également utiliser avec avantage une.émulsion bitumineuse, qui contient en suspension de l'aluminium, tel le produit dit "Alumiseal". Un tel produit peut faire double emploi, c'est--dire que quand on l'emploie on peut renoncer à la projection du Flintkote.
L'isolemént, tel., que décrit , peut être réalisé également pour les plafonds des voitures et également sous le plancher des voitures. Dans ce dernier cas, la couche extérieure ne reçoit pas de peinture à l'aluminium, mais est sablée ou poncée, ou bien est recouverte d'une couche de aiment..
On peut aussi, pour isoler le plancher des voitures, utiliser des plaques, entourées ou non de tissu, ayant reçu au préalable une injection de ciment en poudre, puis une injection d'émulsion de bitume (ou d'un mélange d'émulsion de bitume avec du ciment ou du sable) suivie immédiatement d'une nouvelle injection de ciment. Une seule des faces principales et les faces latérales de la plaque sont traitées de cette manière, tandis que la seconde face principale est simplement enduite de bitume.
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C'est cette dernière face qui est collée à l'intérieur de la voiture sur le plancher. Les faces latérales des plaques sont collées entre elles avec du bitume. Au dessus de ces plaques, on peut étendre, à la truelle, un mortier fait d'émulsion et de ciment, armé éventuellement d'un grillage métallique, sur lequel on projette ensuite un pigment quelconque. On peut aussi recouvrir les plaques d'un mortier constitué par un mélange d'oxychlorure de magnésium et de sciure de bois. Un mélange de ce genre est couramment désigné sous la dénomination commerciale de "xylolithe" ou de "terrazolithe".
On peut éventuellement armer l'isolant des voitures d'un treillis métallique, noyé dans le produit bitumineux, mais en général cette précaution n'est pas nécessaire, sauf dans certains cas pour l'isolant collé sous le plancher des voitures.
Les éléments isolants suivant l'invention conviennent particulièrement pour l'isolation des installations frigorifiques lorsqu'ils ne contiennent pas d'humidité. ans ces installations frigorifiques suivant l'invention, les parois ne comportent aucune matière contenant de l'eau. Elles sont constituées d'éléments fibreux secs enrobés dans des produits bitumineux anhydres collés au moyen de produits anhydres. Pour l'enrobage, on peut employer, par exemple, des laques bitumineuses à base de dissolvants volatils ou des produits bitumineux à l'état fondu.
Le procédé de calorifugeage des appareils ou installations frigorifiques est aussi caractérisé par l'utilisation d'une cloison intermédiaire, telle que celle déorite plus haut, cette cloison étant revêtue sur ses deux faces par de l'aluminium et les deux cloisons voisines étant également revêtues d'aluminium. On peut utiliser
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comme revêtement extérieur final, soit du ciment, soit une émulsion d'asphalte, revêtue d'une peinture adéquate à l'aluminium, soit une émulsion bitumineuse contenant de l'aluminium, mais on utilise de préférence des composés exempts d'eau, à base de brai de stéarine et de poix de stéarine mélangés,par exemple, à de la poussière de bois complètement sèche, la garniture extérieure pouvant être armée éventuellement par une toile métallique et enduite d'aluminium.
Les matériaux qui font l'objet de la présente invention sont particulièrement aptes à l'isolation des plates-formes, qui ne nécessitent plus de recouvrement en zinc.
A cet effet, les plaques,éventuellement entourées d'un tissu, enduites et sablées ou traitées au ciment en poudre sur leurs faces principales, sont pressées les unes contre les autres. L'isolement est ensuite recouvert d'une couche d'émulsion de bitumes, sur laquelle on dispose éventuellement une toile métallique ou simplement une forte toile de jute. On projettensuite un mélange de ciment et d'émulsion de bitumes et éventuellement une couche d'aluminium en poudre.
REVENDICATIONS.
1. Elément isolant à base de fibres, pourvu d'un enrobage, c a r a c t é r i s é en ce que son enrobage est constitué par des produits bitumineux et analogues.