<Desc/Clms Page number 1>
Soudure pour métaux et alliages, plus particulièrement pour l'aluminium et ses alliages, et procédé d'application de cette soudure.
L'industrie de plus en plus étendue de l'aluminium et de ses alliages s'est heurtée jusqu'à présent à la difficulté sérieuse que présente la soudure de ce métal.
On parvient bien à réaliser la soudure autogène de l'alumi- nium, mais cette opération, réservée à quelques spécialistes, est très difficile et très coûteuse. On n'y recourt en conséquen- ce que dans les cas où elle est absolument indispensable.
La soudure et le procédé objets de la présente invention remédient 4 cet inconvénient et permettent de souder facilement l'aluminium et ses alliages, leur application s'étendant du reste à la soudure de tous autres métaux et alliages.
Un grand nombre d'industries trouveront avantage à l'emploi de la soudure et à l'application du procédé objets de l'invention.
On peut citer, à titre d'exemples les cas suivants :
Les fabriques d'ustensiles de cuisine en aluminium sont ac- tuellement forcées d'assembler par rivetàge les différentes piè-
<Desc/Clms Page number 2>
ces des objets fabriqués, Elles pourront consolider au moyen de la soudure l'assemblage par rivets ou même se dispenser entière- ment de ce mode d'assemblage, d'où suppression des inconvénients bien connus des rivets qui se relâchent, s'arrachent ou qui cas- sent ou déchirent le métal, ces inconvénients se présentant éga- lement lorsqu'il s'agit d'assembler et d'unir des pièces en mé- taux autres que l'aluminium.
On est obligé actuellement de boulonner les fils du câblage des appareils de T.S.F. sur le châssis ou sur les blindages en aluminium. On peut désormais souder les fils de cuivre ou d'un autre métal sur l'aluminium, d'où suppression des écrous, causes de contacts défectueux, de pannes ou de troubles dans le fonc- tionnement de ces appareils.
La présente invention permet d'étendre encore davantage l'em- ploi de l'aluminium dans l'industrie automobile et en aviation, lorsque le facteur poids présente de 1'importance; elle permet par exemple de construire en aluminium les réservoirs d'essence, d'hui- le ou d'air, les radiateurs, les pièces de carrosserie, les blin- dages, les tuyauteries dtessence, d'huile ou d'air, etc..
Elle permet également de souder des fils d'aluminium, plus facilement qu'on soudait jusqu'à présent les fils de cuivre, de laiton ou de fer pour la fabrication d'objets tels que cages, vo- iiéres, carcasses d'abat-jour, etc., dans laquelle les fils de- vaient être nickelés, étamés, galvanisés ou peints pour en évi- ter l'oxydation.
Grâce à l'invention, on peut fabriquer en aluminium un grand nombre d'objets fabriqués jusqu'à présent en tôle de fer, d'acier, de cuivre ou d'un autre métal, par exemple des cuves, des flotteurs, des réservoirs, etc.. Il en est de même pour les objets fabriqués actuellement en tubes de cuivre, de plomb, d'é- tain, etc..
L'invention supprime enfin les inconvénients des réparations:
<Desc/Clms Page number 3>
tout ouvrier capable de faire une soudure ordinaire, peut avec son outillage habituel, effectuer toute soudure sur l'aluminium ou sur un autre métal avec les alliages objets de l'invention.
Il convient de noter enfin que le procédé, objet de l'in- vention, ne comportant l'utilisation d'aucun décapant, le danger de laisser une trace quelconque de substance corrosive après l'opération, malgré le nettoyage, est inexistant.
La soudure obtenue est extrêmement résistante, Le métal d'apport ayant la même teinte que l'aluminium, il permet l'exé- cution de soudures invisibles.
La soudure objet de l'invention est constituée par des mé- taux, à l'exclusion de tout élément nettement métalloïdique et, à plus forte raison, de tout corps composé.
Elle est constituée par du zinc, auquel on ajoute dans n'im- porte quelles proportions, un ou plusieurs métaux tels que plomb, étain, etc., dont le point de fusion est égal ou inférieur à ce- lui du zinc. Ces métaux ajoutés au zinc permettent de donner à la soudure le point de fusion et les autres qualités réclamées par la fragilité, l'importance, l'usage, la forme ou l'aspect des pièces à souder.
La soudure, objet de l'invention, s'obtient par fusion, dans un creuset ou tout autre récipient approprié, du zinc auquel on ajoute un ou plusieurs autres métaux dont les points de fusion sont égaux ou inférieurs à celui du zinc, la soudure étant cou- lée ensuite dans un moule approprié quelconque.
On peut indiquer, à titre d'exemple d'une telle soudure, un alliage constitué par 505 de zinc, 33% de plomb et 17% d'étain.
La soudure peut, sans inconvénient être soumise à plusieurs fusions.
Le procédé, objet de l'invention, consiste à frotter, sur les parties en contact des pièces à souder amenées à. la tempé- rature convenable, la soudure précitée, jusqu'à ce que la chaleur
<Desc/Clms Page number 4>
dégagée par ces pièces provoque la fusion de cette soudure, ce qui réunit les pièces à souder sans usage d'aucun décapant.
0' est ainsi par exemple que, pour souder ensemble deux piè- ces d'aluminium, on chauffe à la température convenable, les bords à souder sommairement nettoyés, qu'on juxtapose ces pièces et qu'on frotte sur lesdits bords à souder la soudure précitée.
La soudure fond bientôt, en empruntant de la chaleur aux parties avec lesquelles elle vient en contact, et les unit fermement aus- sitôt qu'elles sont suffisamment refroidies.
Il est bien entendu que la soudure et le procédé précités s'appliquent également à de nombreux autres métaux et alliages et qu'ils s'appliquent en outre à des opérations analogues à l'étama- ge. c'est ainsi que, par exemple, on peut souder le cuivre ou le laiton à l'aluminium, le fer au cuivre ou à l'aluminium, la fonte à l'aluminium, etc..
Il est évident que la température à laquelle on chauffe les pièces à souder dépend du point de fusion de la soudure et, dans une certaine mesure, de l'épaisseur desdites pièces.
Résumé.
En résumé l'invention concerne :
1. Une soudure, pour métaux et alliages, plus particulière- ment pour l'aluminium et ses alliages, la soudure étant eonsti- tuée par du zinc auquel on ajoute, à l'exclusion de tout élément nettement métalioidique et de tout corps composé, au moins un métal dont le point de fusion est égal ou inférieur à celui du zinc.
2. Une soudure selon 1, constituée par un alliage binaire du zinc et d'un autre métal dont le point de fusion est égal ou inférieur à celui du zinc, à l'exclusion de tout élément nette- ment métalloïdique ou de tout corps composé.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.