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" Procédé pour la déphosphoration et la'désulfura- tion de l'aoier "
Le brevet 414. 690 pour "Procédé de déphosphoration et de désulfuration de l'aoier" du 27 Mars 1936. décrit un prooédé pour la déphosphoration et la désulfuration de l'aoier, consistant à faire agir sur l'aoier un corps ou mélange de corps oomportant une ou des bases alcalines, ou certains de leurs oomposés, et un élément oxydant par rapport au phosphore, autre que le 002 des carbonates alcalins, s'ils sont mis en oeuvre. Par ce procédé, la ou les bases alcalines sont rendues plus stables et se volatilisent moins, ce qui assure leur aotion sur le métal.
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Par la présente invention, un autre prooédé applioable à l'aoier contenant de l'oxygène dissous, a été trouvé, permettant de stabiliser les bases alcalines à la haute tempé- rature de l'acier fondu, en évitant leur volatilisation, ce qui, dans ces conditions, conduit à la déphosphoration de cet acier aveo formation de phosphates alcalins.
Ce prooédé consiste à faire agir sur l'aoier en même temps qu'un corps oomportant une ou des bases alcalines, un corps susceptible de former avec ces bases, un composé défini stable à haute température, ce corps étant ajouté en quantité insuffisante pour saturer ces bases. A titre d'exemple, d'exoellents résultats sont obtenus aveo l'alumine et l'acide titanique ; des résultats appréciables, quoique moins importants, sont obtenus aveo la silice. On peut mettre en oeuvre aussi des aluminates, titanates ou silicates.
Différents modes de réalisation- peuvent être envisagés; on peut, par exemple, pour oompléter la déphosphoration d'aoier Thomas après sursoufflage, ajouter dans la oornue un tel mélange, après élimination de la majeure partie de la soo- rie qui surnage l'acier, et redonner le vent un oourt instant, par exemple pendant dix secondes.
Un prooédé de réalisation particulièrement simple consiste à jeter graduellement dans une poohe ou un réoipient dans lequel on coule l'acier à déphosphorer contenant de l'oxygène dissous, un mélange, en poudre de préférence, froid
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ou chaud, de carbonate de soude et alumine ou bauxite, ou de carbonate de soude et TiO2 ou ilménite. Un tel mélange peut être préparé à l'avance par fusion des diverses matières.
De toute manière, lorsqu'on fait agir le mélange sur le métal à traiter, il se produit une agitation violente et un bouillonnement du bain. Après l'opération on constate la for- mation d'un laitier contenant des éléments alcalins et de l'acide photsphorique et l'acier est déphosphoré.
Bien entendu, on peut mettre en oeuvre des corps complexes et des mélanges de corps, à conditions qu'ils contien- nent un élément susceptible de donner un composé avec la base alcaline et en particulier alumine, TiO2 ou SiO2.
Ne sortiraient pas du'cadre de l'invention des mélanges qui, portés à haute température en présence de l'acier donne- raient par réaction chimique, à la fois des bases alcalines et @ 2 2 3 des corps tels que SiO3 TIO A12O3 ou leurs composxsalcalins; A titre d'exemples on peut citer des mélanges de carbonate de soude, d'aluminium et d'oxyde de fer, qui donneraient naissance à de l'alumine, ou de ferro titane et d'un élément oxydant, qui donneraient naissance à de l'acide titanique.
On obtient parallèlement'une désulfuration et il est très remarquable et surprenant de constater que, tandis que les essais de désulfuration de fonte malléable à température inférieure à celle de l'acier fondu, par un mélange de carbo- nate de soude et alumine, n'ont donné aucun résultat de désul- furation, on obtient une très bonne déphosphoration et une désulfuration parallèle de l'acier en faisant agir le même
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mélange sur de l'acier contenant de l'oxygène dissous et une quantité assez importante de phosphore.
On peut faire également une combinaison du procédé faisant l'objet de la présente invention et de celui qui a fait l'objet du brevet N 414. 690 ,o'est-à-dire faire agir sur l'acier des mélanges contenant à la fois une ou des bases alcalines ou des oomposés de ces bases, un élément oxydant et un élément susceptible de former un composé défini avec les bases alcalines mais ajouté en quantité insuffisante pour les saturer.
Ceci est recommandable dans le cas de la déphospho- ration d'aoier .contenant peu d'oxygène dissous. On a également, en prooédant ainsi, l'avantage, par rapport au procédé du brevet N 414. 690 , de former des laitiers plus faciles à sépa- rer de l'acier.
EXEMPLES
1 - Aoier Thomas sursoufflé.
Déphosphoration de 0.040 à 0,15%
Désulfuration de 0.030 à 0,022% aveo, par tonne d'aoier :
4.500 gr, de C03NA2
1.000 gr, de bauxite
2 - Aoier de four à induotion haute fréquence
Déphosphoration de 0.130 à 0,060% aveo, par tonne d'acier :
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6.500 gr, de CO3NA2
1.000 gr, d'ilménite
900 gr. de minerai de fer.
Dans les deux exemples oi-dessus le mélange, préparé à l'avance, de ces deux oorps,a été projeté dans le jet de métal au fur et à mesure de son versement.
REVENDICATIONS
1 . Procédé de déphosphoration et de désulfuration de l'aoier, au moyen d'une ou plusieurs bases alcalines, oarao- térisé en ce que l'on fait agir sur l'acier'à l'état liquide, en même temps qu'un corps oomportant une ou des bases alcalines, (par exemple le oarbonate de soude), un oorps,tel par exemple que l'alumine, l'acide titanique ou la silioe, susceptible de former avec ces bases un composé défini stable à haute tempé- rature, ce corps étant ajouté en quantité insuffisante pour saturer ces bases. @
2 . Prooédé tel que revendiqué en 1, caractérisé par le fait que l'on met en oeuvre des mélanges qui, par réaotion ohimique, donnent naissance à un gaz ou vapeur et au oomposé stabilisateur de la ou des bases.
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