<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux récepteurs de télévision.
On connaît les amplificateurs dits ''multiplicateurs d'électrons" dans lesquels une émission électronique primaire d'origine thermoronique ou photo-électrique, est amplifiée grâce à la production d'électrons secondaires par impacts suc- cessifs sur des électrodes auxiliaires à forte émissivité se- condaire. De pareils tubes peuvent dans certains cas rempla- cer avantageusement les amplificateurs à tubes thermoïoniques en cascade.
<Desc/Clms Page number 2>
La présente invention, système R. BARTHELEMY, con- siste en une application d'un pareil multiplicateur d'élec- trons aux récepteurs de télévision; dans cette application, la même source à haute tension sert en totalité ou en partie, à l'alimentation du multiplicateur et à celle du tube catho- dique récepteur.
La figure 1 représente à titre d'exemple non limi- tatif, un schéma de montage permettant de se rendre compte de la nature de l'invention. Le récepteur radioélectrique, extrêmement simple, comprend une antenne A, un circuit d'ac- cord LC, un étage détecteur D couplé par la résistance R à un multiplicateur d'électrons T (dont la fig. 1 montre sché- matiquement une réalisation connue) jouant le rôle d'ampli- ficateur apériodique. Un diviseur de tension B permet d'ali- menter les différentes électrodes de ce tube par la source d'alimentation du tube cathodique récepteur d'images. Ceci constitue un des principaux avantages de l'invention, car la réalisation d'une source à haute tension séparée pour le mul- tiplicateur d'électrons serait d'un prix prohibitif pour un récepteur.
Une électrode de modulation M est prévue dans le tube T pour l'attaque par l'étage détecteur; la cathode K peut être chauffée ou photo-sensible et soumise à l'action d'une source de lumière. L'invention prévoit encore les va- riantes de fonctionnement suivantes données à titre d'exemple: si l'onde sur laquelle se font les émissions à recevoir n'est pas trop courte, on peut amplifier directement la haute fré- quence reçue sur le circuit unique LC, et ne détecter qu'à la sortie de T, ou bien encore on peut se servir comme détec- teur du cylindre de Wehnelt (électrode modulatrice) du tube cathodique.
<Desc/Clms Page number 3>
S'il s'agit, au contraire, d'ondes très courtes, on peut appliquer la méthode connue de changement de fréquen- ce avant d'appliquer les oscillations reçues à l'amplifica- teur T. Ce changement de fréquence pourra s'effectuer par exemple à l'aide d'un oscillateur local auxiliaire attaquant la première électrode accélératrice de T ; pourra égale- ment (dans le cas où K est photo-sensible) moduler par l'os- cillateur auxiliaire la source de lumière agissant sur K.
D'autre part, l'invention prévoit l'utilisation des caractéristiques non-linéaires des électrodes émettrices d'électrons secondaires (jouant le rôle de résistancesnéga- tives) pour produire des oscillations auto-entretenues dans le circuit de T, en y insérant un circuit oscillant approprié.
On peut noter que l'amplification haute fréquence avec ou sans changement de fréquence est intéressante en ce qu'elle permet de transmettre sans difficulté la compo- sante continue, dont on connaft l'importance pour la qualité des images; il suffit de réaliser la liaison avec le détec- teur final par couplage magnétique ou électrique.
La même méthode (emploi d'un multiplicateur d'é- lectrons alimenté par la source générale à haute tension) peut être utilisée, selon l'invention, pour le récepteur de radiophonie conjugué à celui de vision ; sélectivité né- cessaire peut alors être obtenue par couplage lâche de cir- cuits oscillants supplémentaires, disposés avant ou après le multiplicateur, ou insérés dans les circuits anodiques de celui-ci, avec ou sans couplage rétroactif.
Une forme de réalisation particulièrement avanta- geuse se caractérise par la réunion du multiplicateur d'é- lectrons et du tube cathodique dans une même enceinte, l'ano- de collectrice finale du multiplicateur étant rendue émettri-
<Desc/Clms Page number 4>
ce d'électrons secondaires et servant de cathode au tube de Braun.
La figure 2 représente un schéma de cette forme de réalisation de l'invention: N est une suite d'éléments multi- plicateurs conçus suivant l'un quelconque des principes connus, et muni d'une grille modulatrice G. L'anode collectrice S a, par exemple, la forme d'une sphère (toute autre forme pouvant, toutefois, être choisie sans sortir du cadre de l'invention), et émet, sous l'influence du flux d'électrons venant de N, des électrons secondaires ; accélérés par un système d'électrodes F de type connu, forment le pinceau cathodique dont l'impact sur l'écran fluorescent E constitue le spot image.
La modulation de l'intensité de ce pinceau se fait, d'après l'invention, directement par variation du flux d'é- lectrons, à travers N en fonction du potentiel de G, commandé par l'intensité des signaux radio-électriques reçus; la syn- chronisation du balayage du spot peut se faire, encore d'après l'invention, en dédoublant l'avant-dernière électrode m' de N de façon à former un condensateur m m' à travers lequel les signaux de synchronisation attaquent le circuit de balayage P, d'après un procédé connu. Une impédance convenable Z est alors insérée dans le circuit d'alimentation de m'.