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Fraise à taille hélicoïdale et en bout.
La présente invention a trait aux outils de fraisage fraises en bout et autres outils de ooupe, et au procédé pour leur obtention-
L'invention vise plus particulièrement une fraise à taille hélicoïdale et en bout présentant une plus grande rigidité et un meilleur soutien des bords tranchants latéraux, ces derniers étant limités à la profondeur des filets.
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Cette fraise comporte à son extrémité des tranchants latéraux de longueur relativement faible, ainsi qu'une dépression inclinée par rapport aux tranchants latéraux, à l'extrémité où s'effectue la coupe; les faces inclinées de cette dépression partent du fohd des espaces entre filets.
La fraise conforme à l'invention ne comporte pas de poches ou espaces pour les copeaux à l'extrémité des filets coté caupe, de sorte que les copeaux et autres ma- tières enlevés ne peuvent se coincer entre la fraise et la pièce en cours d'usinage, mais sont évaoués le long des filets pour les éloigner du front tranchant de l'outil.
D'autres particularités et avantages de la disposition objet de l'invention ressortiront de la description détail- lée, donnée ci-après, de divers modes de réalisation, pris à titre d!exemples aucunement limitatifs, et représentés aux dessins annexés dans lesquels: la fig. 1 est une vue en élévation latérale d'une fraise à taille héliooidale et en bout conforme à l'inven- tion; la fig. 2 est une coupe partielle de l'extrémité de la fraise; la fig. 3 est une vue en bout par la gauche des fig.
1 et 2; la fig. 4 montre le mode de formation par meulage d'une dépression incurvée en bout de la fraise; la fig. 5 est une vue en plan correspondant à la fig. 4 ; la fig. 6 montre le procédé pour détalonner l'extré- mité de chacun des filets; la fig. 7 est une vue en plan correspondant à la fig. 6 ; la fig. 8 montre l'opération de formation de la dé-
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pouille à l'extrémité de chaque filet, vue en plan; la fige 9 est une vue, également eu plan, suivant les flèches 9 de la fig. 8 ; la fig' 10 montre, vue en plan, l'opération de forma- tion de la dépouille des filets; la fige 11 est une vue en plan suivant les flèches 11-11 de la fige 10;
la fige 12 est une vue en élévation d'une variante de réalisation de la fraise conforme à l'invention dont le corps ne comporte pas de détalonnae à 1!extrémité de cha- cun des filets; la fige 13 est une vue en bout par la gauche de la fig. 12 ; la fig. 14 est une vue perspective par la gauche de la fige 12; la fig. 15 est une coupe partielle de l'extrémité de la fraise,montrant le dépression centrale; la fig. 16 est une vue analogue à la fig' 15 montrant une variante de réalisation de la dépression centrale; la fige 17 montre une deuxième variante de réalisation de la dépression centrale; la fig' 18 montre une troisième variante de réalisa- tion de la dépression centrale; la fig. 19 est une vue perspective analogue à la fig.
14 et correspondant au mode de réalisation de la fige 17 ; la fig. 20 est une vue partielle de la meule utilisée pour produire la dépression en bout de la fraise; la fige 21 montre l'ébauchon de la fraise avec la dépression y formée par l'outil de la fig. 20 ; la fig. 22 montre 1.'obtention de la dépouille à l'ex-
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trémité de chaque filet; la fige 23 correspondant à la fig. 22, est une vue semblable, mais prise à 90 , pour montrer la formation de la dépquille sous un plan différent; la fig. 24 montre le mode d'obtention de la dépouille à l'extrémité de chaque filet ;
la fige 25 est une vue de la meule et de la fraise de la lig. 24, prise à 90 , pour montrer la formation de cette dépouille sous un plan différent, et la fig. 26 montre l'opération de finissage et de po- lissage de la dépression centrale, après formation des dé- pouilles sur le tranohant de la fraise;
Les fig. 1 et 12 montrent une fraise 15 à taille héli- coïdale et en bout qui présente un méplat 16 destiné à faoi- liter son immobilisation dans la f raiseuse. La fraise 15 oomporte un corps ou noyau 19 et un certain nombre de filets hélicoïdaux 18 partant du noyau et ménageant entre eux des rainures 17; le fond de ces rainures constitue ainsi une partie de la surface externe du corps.
Le corps propre- ment dit est cylindrique et présente un diamètre égal au diamètre primitif des filets 18, autrement dit la distance entre deux rainures 17 diamétralement opposées est indiquée aux fig. 1 et 12 comme constituant la partie située entre deux traits parallèles pointillée 19.
Pour plus de clarté, on utilisera dans la description qui suit le t@@me "vers l'extérieur" pour désigner la direo- tion partant radialement vers l'extérieur, en s'éloignant du centre de la fraise, telle que figurée fige 3 et 13, tandis que le terme "vers l'intérieur" est utilisé pour dé- signer la direction radiale vers le centre de la fraise telle
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que représentée fig. 3 et 13. Le terme "vers l'avant" est utilisé pour désigner la direction longitudinale vers l'ex- trémité tranchante, c'est-à-dire vers l'extrémité de gauche des fige 1 et 12, tandis que le terme *en arrière" est utilisé pour désigner la direction longitudinale vers la queue ou extrémité de droite de la fraise des fig. 1 et 12.
Comme indiqué aux figures, les filets 18 sont d'une seule pièce avec la fraise et s'étendent en hélioe le long du corps de celle-ci. Chacun des filets 18 présente une faoe étroite détalonnée 25 et une face large 26; ces deux faces se renoontrent pour former le tranohant longitudinal 28 régnant le long de chaque filet. Le profil de la faoe 25 est inourvé, de sorte que cette face s'étend fers l'exté- rieur en partant du fond de la rainure 17 et en suivant une courbe pour rejoindre le tranchant longitudinal 29. L'ex- trémité tranchante de chaque filet possède un tranchant laté- ral 20 orienté vers l'intérieur, en direction de 1,'axe de la fraise.
L'extrémité tranchante de la fraise oonforme à l'in- vention présente des bords tranchants relativement courts qui s'arrêtent aux extrémités des filets, et oomporte une dépression centrale, située à l'extrémité du corps de la fraise et s'étendant vers l'intérieur entre les bords tran- chants latéraux. Suivant un mode de réalisation représenté aux fige 1, 2 et 3, 1!bxtrémité tranchante présente des encoches 14 obtenues comme indiqué aux fig. 4 à 11. Suivant une variante de réalisation représentée aux fig' 12 à 19, l'extrémité tranchante est obtenue suivant le procédé re- présenté aux fig. 20 à 26. Dans cette variante, 1!extrémité de chacun des filets ne oomporte pas l'encoche 14, et les
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dépouilles 23 sont pratiquement limitées aux extrémités des filets.
On va tout d'abord décrire le premier mode de réali- sation représenté aux fig. 1 à 3. La partie centrale de l'extrémité de la fraise 15, située entre les tranchants 20, constitue une dépression incurvée 22. Les tranchants 20 sont limités aux extrémités des filets 18 et la dépression incurvée 22 s'étend en travers de l'extrémité du corps 19.
Les dépouilles de coupe 21 partent suivant une légère inoli- naison, des tranchants 20. L'extrémité du corps 19 présente une échancrure 14 à l'extrémité de chacun des intervalles 17. Ces échancrures 14 s'étendent vers l'intérieur et sont légèrement inolinées. Les dépouilles de rainure 23 prévues aux extrémités des filets partant de chaque dépouille de coupe 21 en arrière, vers chacune des éohanorures 14, sont inclinées depuis ces dépouilles vers les échancrures 14 et, de plus, légèrement inclinées vers l'extérieur pour ainsi converger vers le filet.
Dans la fig. 2, la disposition des éléments de l'ex- trémité de la fraise est mieux visible grâce à la coupe partielle. Le trou borgne 27 de l'extrémité de la fraise est le "centre" habituel provenant des opérations de tour- nage de l'ébauohon. On voit que la dépression incurvée s'étend en travers de l'extrémité de la fraise 15, entre les tranchants 20. Le filet situé sur la face postérieure de la fraise est figuré comme débordant sur la dépression, et le bord plus étroit 25 de ce filet 18 est figuré comme étant dirigé vers le bas. Les bords longitudinaux 28 se ter- minent comme le montre la fig. 2, aux tranchants 20.
La fig. 3, qui est une vue en bout prise par la gauche
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de la fig. 1, montre, plus en détail, la disposition des différentes parties de l'extrémité tranchante de la fraise.
On voit que la dépression centrale 22 s'étend sur le plat terminal de la fraise et présente en son centre le trou borgne 27. La dépouille de coupe 21 à l'extrémité de chaque filet délimite le tranchant 20 sur une de ses faces. Par ailleurs, les échancrures 14 pratiquées à l'extrémité de ohaque rainure 17,font que le creux de chacune des ces rai- nures se trouve orienté vers l'intérieur en direction de l'axe de la fraise. L'éohanorure 14 constitue la limite du jeu 23, de sorte que lors du meulage de cette partie, la meule n'a pas besoin d'être amenée trop près des tranchants 20.
Ce jeu 23 existe entre chaque échancrurel14 et les dé- pouilles de coupe 21, les surfaces étant inclinées légère- ment depuis les dépouilles de coupe 21 vers l'échancrure 14 et légèrement en arrière pour converger aveo la face plus large 26 de chacun des filets 18.
Les fig. 1, 3 et 3 montrent que la dépression incurvée 22 constitue des parois qui soutiennent les tranchants 20 à l'extrémité de chacun des filets. On voit par ailleurs que cette dépression permet de limiter les tranchants à l'extré- mité des filets, sans s'étendre vers l'intérieur et sans empiéter sur le corps de la fraise. L'absence de ce support exigerait des tranchants beaucoup plus larges et s'étendant vers l'intérieur pour pouvoir présenter la résistance né- oessaire. On se rend compte que l'effort exeroé sur les tran- chants 20 est absorbé non seulement pour la partie du filet située derrière chacun de ces tranchants, mais encore par la réaction des parois de la dépression incurvée 22.
Comme la fraise telle que figurée non seulement se
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déplace dans le sens latéral, mais encore est animée d'un mouvement de rotation, il est nécessaire de prévoir un certain jeu entre le corps de la fraise et la pièce à usi- ner, ce qui limite la largeur des tranohants. Un avantage de la fraise conforme à l'invention qui comporte des bords tranchants aux extrémités des filets et une dépression incurvée relativement lagge entre ceux-ci et dont la paroi inclinée soutient des tranchants de faible longueur, réside dans le fait que ces tranchants e présentent pas de ten- danoe à casser ou à s'émietter pas absence de soutien. Le soutien ainsi obtenu donne une résistance maxima aux tran- ohants de faible longueur et permet par ailleurs de les limiter aux extrémités du filet.
L'invention vise également le procédé pour l'obten- tion de l'extrémité tranchante de la fraise. Les fige 4 et 5 montrent un mode d'obtention de la dépression incurvée 22 de la partie centrale de l'extrémité de la fraise, au moyen d'une meule 30 en matière abrasive appropriée, montée sur un arbre tournant 31. La partie centrale de l'éxtré- mité tranchante de la fraise est appliquée sur la meule 30 en même temps qu'elle subit un mouvement de rotation comme indiqué fig. 4 et 5, de sorte que la meule 30 y produit la dépression 22 disposée axialement. La fig. 5 montre une vue en plan par rapport à la fig. 4, et on voit que si la fraise ne subissait pas son mouvement de rotation, on n'ob- tiendrait pas la dépression incurvée 22.
De ce fait, et pour obtenir une dépression centrale incurvée complète et présentant une surface sphérique, il est nécessaire de faire tourner la fraise autour de son axe longitudinal.
Cette opération de meulage constitue un procédé rapide et
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efficace pour la formation de cette dépression inourvée.
Les fig. 6 et 7 montrentl'opération suivante au cours de laquelle la pièce est appliquée sur la partie inférieure de la meule 30 de telle sorte que le bord de celle-ci usine l'échancrure 14 dans le corps de la fraise, à 1.'extrémité de chacune des rainures de celle-ci. La figure montte que l'axe de la meule 30 se trouve au-dessus du centre de la fraise 15, et que la meule produit de ce fait une éohan- orure axiale 14 dont le fond e.st légèrement incliné. La fraise telle que figurée oomporte quatre filets et quatre rainures, la meule forme donc quatre échancrures telles que 14. Ces échancrures 14 font suite aux rainures et s'é- tendent vers l'intérieur, en direction de l'axe.
L'une des faces de l'échancrure 14 fait suite à la face plus étroite 25 de chacun des filets et s!étend vers l'axe de la fraisa.
La fig. 7, qui est une vue en plan correspondant à la fig. 6, montre l'échancrure 14 formée par la meule. Lorsque une première échanc@ure 14 a été entaillée à la profondeur voulue, la fraise est dégagée de la meule et l'opération est répétée pour chacune des trois autres éohanorures 14 dé la fraise.
L'opération suivante consiste à meuler la dépouille du tranchant sur chacun des filets, comme représenté fig.
8 et 9/ Cette opération ainsi que l'opération suivante, ci- après décrite, s'effectuent au moyen d'une meule-boisseau 32 montée sur un arbre tournant 33. La dépouille 21 est meulée suivant une légère inclinaison en partant du tran- chant 20. A cet effet, la fraise est maintenue sous un faible angle vertical par rapport à l'arbre tournant 33, comme in- diqué fig. 2. Cet angle sous lequel ala fraise est maintenue
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ne ressort pas de la fig. 8, puisque la fig. 8 est une vue en plan, la fraise située dans le plan horizontal étant maintenue perpendiculairement à la meule 32, mais le oôté droit de la fig. 8 est surélevé par rapport au plan de la figure pour obtenir cet angle vertical.
Le meulage s'effec- tue en maintenant la fraise à l'inclinaison précitée et en la rapprochant de la meule 32 dans une direction sensi- blement radiale et horizontale par rapport à celle-oi, de sorte que la meule-boisseau rencontre la fraise en premier lieu sur le bord longitudinal 28. Ce déplacement radial ou horizontal de la fraise se continue ensuite vers le centre de la meule 32 jusqu'à ce que la fraise et la meule attei- gnent la position représentée fig. 8, autrement dit avant que le bord de la meule 32 n'atteigne le filet suivant. On se rend immédiatement compte de l'avantage qu'il y a à pro- duire d'abord l'échancrure 14 à l'extrémité de chaque rai- nure, puisque le bord de la meule n'a de ce fait pas besoin d'être amené assez près du filet suivant pour risquer d'a- bimer le tranchant de celui-ci.
Après avoir atteint la po- sition de la fig. 8, la fraise est dégagée radialement, puis subit une rotation d'environ un quart de tour ; on procède ensuite au meulage de la dépouille suivante, au cours duquel les mêmes opérations se répètent.
Les fig. 10 et 11 montrent la dernière opération qui consiste à meuler séparément la dépouille d'intervalle à l'extrémité de chaque filet. Ces dépouilles sont meulées suivant une inclinaison verticale et une inclinaison hori- zontale pour former ainsi un 4ngle solide par rapport à l'axe de la fraise. Celle-ci est donc maintenue sous deux angles différents par rapport à la meule 32, pendant oette
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dernière opération. La fig' 10 montre l'angle horizontal, o'est-à-dire l'angle de la dépouille 23 allant du jeu 21 vers l'éohanorure. Cet angle horizontal de la dépouille 23 allant de la dépouille de coupe 21 vers l'échancrure 14 suivante est obtenu en maintenant la pièce sous l'inoli- naison horizontale représentée fig' 10.
L'angle vertical néest pas visible fig. 10, mais 1.'extrémité de droite de la fraise est surélevée par rapport au plan de la figure p our réaliser cette inclinaison. Pour obtenir l'inolinai- son vers l'extérieur de la surface de dépouille de rainure 23, la fraise subit par ailleurs un pivotement vertical omme indiqué fig' 14. Cet angle incliné vers l'extérieur est obtenu pamml'inclinaison de la fraise indiquée fig. 11.
Les deux vues des fige 10 et 11 doivent être considérées ensemble pour pouvoir se rendre compte du procédé d'obten- tion de l'angle solide de la dépouille 23 meulée sur l'ex- trémité de chacun des filets à l'extrémité tranchante de la fraise. Le meulage de ces dépouilles 23 est obtenu en maintenant la fraise sous l'angle solide décrit par rapport à l'arbre 33 de la meule 32 et en partant de la périphérie de la meule pour déplacer 1.'extrémité de la fraise radia- lement vers le centre de la meule 32, jusqu'à atteindre la position de la fig. 10. La fraise est ensuite dégagée, subit une rotation d'un quart de tour et l'opération est reprise pour la rainure suivante.
On voit comme précédemment le grand avantage qu'il y a à usiner en premier lieu l'é- ohanorure 14, puisque l'opération qui vient d'être décrite peut s'effectuer sans risquer d'amener la meule trop près du filet suivant, et ainsi endommager le tranchant de celui- oi.
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Bien que l'opération qui consiste à meuler tout d'a- bord les échancrures 14 puisse être omise et que la dé- pouille de coupe puisse être meulée directement sur le tran- chant du filet suivant, il y a un avantage certain à réa- liser en premier lieu ces échancrures 14 dans la position voulue. Même en prenant de grandes précautions pour rap- procher les tranchants du filet suivant, ces tranchants peuvent néanmoins facilement être endommagés par la meule.
Le procédé objet de l'invention s'étend à l'ensemble de ces opérations, y oompris ou non celle qui consiste à produire en premier lieu les échancrures 14, et n'est par ailleurs pas limité aux opérations effectuées dans l'ordre indiqué ; ces opérations peuvent en effet se suivre dans un ordre généralement quelconque.
Les fig. 12, 13 et 14 montrent l'agencement d'une variante de la fraise oonforme à l'invention? Le trou borgne 27 est le trou habituel du centre de la fraise, pour la manipulation et 1!usinage. En travers de l'extrémité du corps de la fraise et entre les rainures 17 orientées vers les extrémités des filets18 jusqu'à l'extrémité in- terne 24 de chaque tranchant 20, se trouve une dépression incurvée 22. La fig. 13 montre que cette dépression 22 com- porte des points-limitesqui se terminent à la circonférence du corps 19 ou au fond des rainures 17, et d'autres points- limites se terminant à l'extrémité intérieure des tran- chants, sur les extrémités des filets 18.
La dépouille de coupe 21 s'étend sous une légère inolihaison depuis les tranchants latéraux 20, tandis que les dépouilles de rainure 23 s'étendent en arrière de chaque dépouille 21 avec une plus forte inclinaison et
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aveo, de plus, une légère inoliansion vers l'extérieur, de manière à venir converger aveo la face plus large 26 de chacun des filets. La surface de dépouille s'étend vers le tranohant voisin, mais se termine en un point 29 situé à une certaine distance oiroonférentielle du bord tranchant suigant, et sur le bord de la dépression 22.
La ligne for- mée par la rencontre de la surface de dépouille 23 et la dépression 22 est ci-après désignée par le terme de "ligne séparatrice de dépouille et de dépression', tandis que la ligne formée par la rencontre de la surface de dépouille 23 et la surface plus large 26 de chaque filet est désignée par le terme de "ligne séparatrice de dépouille et de face large". La surface de dépouille présente la forme d'un tri- angle curviligne dont la base est formée par le tranchant 20, tandis que les deux cotés sont formés par les deux lignes séparatrices ci-dessus définies, qui convergent pour former au point 29 le sommet de ce triangle.
Il y a lieu de noter que le point 29 se trouve près du fond de la rainure 17, mais ne l'atteint pas, de sorte que la surface de dépouille ne s'étend pas vers l'intérieur du corps de la fraise, mais est limitée aux extrémités des filets-
La fige 15 est une coupe partielle de l'extrémité de la fraise et montre la position des différents éléments de cette partie. Les tranchants 20 sont limités aux extré- mitée des filets et n'empîètent pas sur le corps propre- ment dit 19, tandis que la plus grande base de la dép res- sion 22 s!étend transversalement à la fraise entre les extrémités internes 24 de chaque tranchant 20.
La fige 15 montre qu'il n'y a pas de dégagement lon- gitudinal postérieur dans le corps 19 à 1!extrémité de
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chaque rainure, comme dans les fraises habituelles, et que les rainures rencontrent le bord de la dépression 22 à leur extrémité, de sorte que les copeaux ne risquent pas de se tasser sous l'extrémité de la fraise et ne tendent pas à se déplacer vers le centre de celle-ci. Dans les fraises habituelles, les poches ou dégagements pour les co- peaux provoquent le déplacement et l'accumulation de ceux- @i à l'extrémité tranchante de la fraise, ou leur dépla- vement vers l'intérieur, c'est-à-dire s'opposent au fonc- tionnement correct de la fraise.
L'agencement de l'extré- mité active de la fraise conforme à l'invention permet de supprimer la poche habituelle et de réduire au minimum le bourrage et le déplacement vers l'intérieur des copeaux.
Le terme "copeaux" s'applique aux matières enlevées de la pièce en cours d'usinage.
La fabrication de la fraise va être exposée ci-après en se référant à une ligne pàintillée 30 visible aux fig.
12, 14 et 19, et représentant une ligne située dans le plan qui passe par l'extrémité de la fraise, perpendicu- .détalonnée lairement à la tangente à la face hélicoïdale / 25 et à l'ex- trémité antérieure de cette face. Chaque rainure se pro- longe jusqu'à la perpendiculaire 30 on en avant de celle-ci.
Autrement dit, les rainures s'étendent le long du corps de la fraise jusqu'en un point situé sur la ligne 30 ou en avant de celle-ci. Comme la coupe oblige les copeaux pro- duits par le tranchait latéral 20 à se déplacer dans une direction perpendiculaire à la face détalonnée, ils sont tout d'abord obligés de suivre la direction indiquée par la ligne 30. On voit que les oôtés des filets et les fonds des rainures sont oontinus le long ou au voisinage de cette
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ligne et qu'il n'y a pas de possibilité d'échappement vers l'intérieur à l'extrémité des filets pour les copeaux ou analogues. Les copeaux sont donc obligés de se déplacer le long de la ligne 30 jusqu!à rencontrer la face plus large 26 du filet voisin, puis remontent le long de la rai- nure en s'éloignant du tranchant.
Les copeaux sont ainsi rapidement évaoués et éloignés du tranchant et empêchés de bourrer la pièce en cours d'usinage ou de "brûler" le tran- chant .
La dépression prévue à l'extrémité active de la fraise peut présenter diverses formes. Dans le mode de réalisation des fige 12 à 15, cette dépression 22 est incurvée vers l'intérieur, ses points-limite minima commençant à l'extré- mité de chaque rainure, et les points-limite maximal aux extrémités internes des tranchants.
La fig. 16 mohtre une variante de réalisation de la fraise dont l'extrémité comporte une dépression centrale légèrement différente. Suivant cette variante, les filets comportent, à l'extrémité intérieure 24 de chaque tranohant, une entaille longitudinale peu profonde, de sorte que la dépression présente dans le sens longitudinal une paroi rectiligne entre le point 24 et le point 35. Cette paroi reotiligne est très creuse et n'intéresse que les filets, mais non le corps proprement dit de la fraise. La dépres- sion incurvée 22 s'étend vers l'intérieur suivant une courbe partant du point 35 situé sur les filets. A l'extré- mité de chaque rainure du corps, la dépression incurvée commence sa courbure vers l'intérieur sans aucune entaille longitudinale préliminaire.
La paroi droite entre le point 24 et le point 35 est
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mieux visible à la fig. 19 qui est une vue perspeotive de l'extrémité de la fraise aveo une dépression semblable à oelle de la fig. 17. On voit que la dépression inour- vée 22 s'étend en travers du corps 19 entre les rainures 17 et vers l'extérieur sur les filets jusqu'en des points 35 sur la paroi longitudinale.
La iig. 18 montre encore une autre variante de réali- sation de la fraise conforme à l'invention, oaraotérisée par une autre forme d'exécution de la dépression centrale- Suivant cette variante, il y a une légère dépouille lon- gitudinale allant du point 24 au point 35 sur les extrémi- tés des filets, comme dans la variante de la fige 17. Les parois inclinées de la dépression, orientées vers l'inté- rieur et allant du point 35 jusqu'au point 37 sont recti- lignes comme dans la variante de la fige 16. La dépouille allant du point 24 au point 35 est également limitée aux extrémités des filets, la partie rectiligne allant de 35 vers 57 commençant immédiatement au tranohant du corps, à l'extrémité de chacune des rainures, comme indiqué aux fige 14 et 19.
La dépouille longitudinale intérieure est de très faible dimension, de sorte que l'inclinaison de 35 vers 37 commence immédiatement à l'extrémité de chaque rainure.
Les parois inclinées de la dépression terminale de la fraise oonforme à l'invention forment support pour les tranchants et les surfaces de dépouille aux extrémités des filets. La disposition de cette dépression est par ail- leurs telle que les oopeaux enlevés de la pièce en cours d'usinage ne trouvent pas d'endroit où ils puissent s'accu- muler à l'extrémité de la fraise, et ne risquent donc pas
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de bourrer ou de retarder l'usinage. La dépression est symétrique et il n'y a pas de poohe à l'extrémité du corps permettant aux copeaux de s'y loger ou de se déplacer vers le centre du corps de la fraise.
Comme les surfaces de dé- pouille n'empiètent pas sur le fond des rainures entre filets, les parois inolinées de la dépression vont jusqu' aux extrémités de ces rainures et forment ainsi une paroi s'opposant à la pénétration des copeaux enlevés.
L'invention s'étend par ailleurs 'au mode d'obtention de l'extrémité tranchante de la fraise. Les fig. 20 et 21 montrent un procédé pour la formation de la dépression centrale inourvée 22 dans l'extrémité d'un ébauchon pour la fraise 15, oeoi grâoe à un outil 39 représenté en coupe à la fig. 20; cet outil oomporte une tête inourvée sail- lante 40 bordée par des épualements 42, de telle sorte que si l'ébauohon en aoier destiné à former la fraise 15 est appliqué sur l'outil 39 dans le sens longitudinal et main- tenu en contact aveo celui-ci, la tête incurvée 4a forme la dépression 22, tandis que les épaulements 42 assurent la formation et le finissage du rebord périphérique entou- rant cette dépression 22.
La dépression 22 du mode de réa- lisation de la fige 1 peut également être ob tenue de cette manière? Le trou borgne 27 utilisé pour les différentes mani- pulations de la @raise est percé dans la faoe terminale de l'ébauchon à la manière habituelle. Les filets et rai- nures hélicoïdaux tels que représentés aux figures sont ensuite formés sur l'ébauohon suivant les procédés habi- tuels, de sorte que l'ébauohon une fois muni de ses filets hélicoïdaux présente l'aspect général de la fraise repré- sentée fig. 12, saif que ses tranchants en bout restent à
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produire.
Les fige 22 et 23 montrent l'opération suivante pour la formation des tranchants. La meule-boisseau 32 montée sur un arbre 33, est mise en rotation, et la tranche de la fraise est déplacée latéralement en direction de la meule et amenée en contact avec celle-ci. Au cours de cette opé- ration se forme la dépouille de coupe 21. La fig.22 est une vue en plan de la fraise et de la meule; la fraise est déplacée latéralement en se rapprochant de la meule jusqu'à ce qu'elle atteigne la position de la fig. 22. On réalise ainsi la dépouille de coupe 21 à l'extrémité du filet et le tranohant 20 à la rencontre de cette dépouille et de la face intérieure 25. Comme la dépouille s'étend depuis le tranchant suivant une légère inclinaison, il est nécessaire de donner à la fraise une légère inolinaison par rapport à l'axe de la meule.
Dans la fig. 22, l'angle de la dépouille de coupe 21 est tel que l'extrémité de droite de la fraise est soulevée sur le plan du dessin, cette figure ne permet donc pas de se rendre compte de cette inclinaison; mais la f ig. 23 représente la meule et la fraise dans une posi- tion prise à 90 de celle de la fige 22, de sorte que la dépouille 21 telle que figurée au voisinage de l'axe de la meule se trouve être la même que la dépouille 21 vue fig. 22. La fig. 23 montre également l'angle sous lequel est obtenue la dépouille 21 en raison de la rotation à 90 , bien qu'en pratique cette opération s'effectue en soule- vant légèrement l'extrémitéde droite de la fraise.
Les fig. 24 et 25 montrent l'opération suivante qui consiste à meuler la dépouille de rainure 23 aux extrémités des filets. La fig. 24 est une vue en plan de la meule 32
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et de la fraise. La fraise est déplacée latéralement vers la meule 32 et rapprochée de l'axe de celle-ci jusque dans la position représentée fig. 24. La dépouille de rainure 23 va de la dépouille de coupe 21 jusqu.'au point 29 et de ce fait la fraise est approchée de la meule jus- qu'au point 29. La dépouille 23 forme à l'extrémité de chaque filet un anglet solide, c'est-à-dire présente une certaine inclinaison par rapport à la déjpouille 21 vers la rainure suivante, et une certaine inclinaison par rapport à la dépression, en direction de la face plus large du filet.
L'angle correspondant à cette inclinaison sur la dépouille 21 en direction de l'intervalle suivant est vi- sible fig. 24 qui montre que 1!extrémité de droite de la fraise est inclinée sous un certain angle par rapport à la face de la meule. L'extrémité de droite de la fraise est en même temps soulevée sur le plan de la fig. 24 pour for- mer l'autre angle à la dépouille de rainure. La fig. 25 montre la même opération que la fige 24, la meule et la fraise étant supposées tournées de 90 , de sorte que la dépouille 23 visible au voisinage de l'axe de la meule de la fig. 25, se trouve être la même que la dépouille 23 ob- tenue dans le cas de la fig. 24. Le deuxième angle de la dépouille 23 est également visible fig. 25 et montre que l'extrémité de droite est inclinée vers le bas, bien qu'en réalité, l'extrémité de droite de la fraise soit soulevée.
Lors de la formation de la fraise, les opérations représentées aux fig. 22, 23, 24 et 25 se répètent pour chacun des filets, de manière à former à 1.'extrémité de chacun de ceux-ci une surface de dépouille. l'angle entre la dépouille de coupe et la dépouille de rainure est très
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faible et peut mêmeêtre pratiquement Imperceptible' Dans certains cas, cet angle peut même être supprimé de telle sorte que l'extrémité de chacun des filets ne pré- sente qu'une seule surface de dépouille. Dans le cas où la dépouille de rainure et la dépouille de coupe se trou- vent dans un même plan, l'opération des fig. 22 et 23 ou l'opération des fige 24 et 25 est supprimée, puisqu'il suffit d'une seule opération de meulage à l'extrémité de chaque filet.
La fraise serait rapprochée de la même ma- nière de la meule et inclinée suivant le ou les angles dé- sirés.
Il y a lieu de noter que la surface de dépouille for- mée à l'extrémité du filet est limitée à cette extrémité, de sorte que la paroi de la dépression 22 à 1,'extrémité de chaque rainure n'est pas entaillée par la meule.
Lors de la formation de la surface de dépouille à l'extrémité de chaque filet, il peut se former des bavures, et la dépression peut de ce fait devenir rugueuse. Afin de remédier à cet inconvénient, il y a lieu de prévoir un polissage complémentaire de la dépression 22 au moyen d'une meule émeri 41 représentée fig. 26. Cette meule 41 tourne sur son axe longitudinal situé dans le prolongement de 1-taxe de la fraise 15 et provoque par sa rotation et son aotion abrasive le lissage et le polissage de la dépres- sion 22 préalablement formée dans l'extrémité de la fraise.
A la fin de cette opération, la fraise est terminée et prête à l'emploi.
Pour obtenir une fraise présentant la dépression représentée aux fige 16,17 et 18, il est nécessaire d'em- ployer un outil formeur constituant le complément de la
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dépression correspondant à la fig. 20, et un outil polis- seur constituant le complément de celui de la fig. 26. En utilisant un outil muni d'une tête qui complète la forme de la dépression telle que désirée, on peut recourir à la même opération de formation de la dépression que ci-dessus.
Bien que l'invention n'ait été décrite qu'en se référant à des exemples assez précis, il va de soi que de nombreuses modifications et altérations peuvent y être apportées sans pour oela sortir de son esprit ni de son cadre.
REVENDICATIONS.
1 Fraise comportant à l'extrémité du corps une par- tie tranchante, et le long de son corps des filets ména- geant entre eux des intervalles ou rainures dont le fond constitue des parties de la surface externe du corps, chaque filet étant terminé par un tranchant avec une dépouille, caractérisée par le fait que chaque surface de dépouille est limitée au filet correspondant, et est entièrement à 1.'extérieur du corps de la fraise.