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" Procédé pour solidifier à l'état d'extrême porosité le laitiers et scories liquides, et dispositifs pour sa mi- se en oeuvre ".
Pour obtenir, à partir de laitiers et de scories liqui- des, une masse sèche d'une extrême porosité, il est néces- saire que la quantité d'eau employée soit exactement pro- portionnée à la masse de laitier ou de scories à traiter, et surtout que la présence de toute quantité d'eau super- flue soit, autant que possible, évitée. Il a donc déjà été proposé de faire couler l'eau et le laitier ou les scories liquides, sur un déversoir leur permettant de se répandre librement vers les bords, en une nappe peu épaisse, de tel- le sorte que le laitier ne soit en contact qu'avec une pel- licule d'eau qui s'évapore rapidement tout en faisant mous- ser la masse.
Cependant le laitier ne peut être amené qu'en un jet fermé plus ou moins fort, ce qui l'empêche de se répsndre vite et régulièrement tout en détalant en nappe .
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La présente invention résout ces difficultés. Elle vise principalement la possibilité d'entraver par des dispositifs secondaires et de manière peu accentuée, l'écoulement du jet de laitier sur la couche d'eau recouvrant une surface disposée en une pente appropriée ; à ces moyens, le laitier se répand sur l'eau en formant une couche mince qui va en s'élargissant et qui, sous cette forme, surmonte avec l'eau la résistance produite par la poussée latérale du lai- tier sur l'eau.
Le principe de la présente invention peut être réalisé au moyen de différents dispositifs.
Le déversoir en pente, qui peut aussi adopter la forme d'un cylindre, présente, selon le principe de l'invention, à l'endroit où tombe le jet de laitier, un léger enfonce- ment ou une petite cuvette occupant toute la largeur du dé- versoir ou du cylindre . Cette cuvette est constamment ali- mentée d'une certaine quantité d'eau . Le rebord peu marqué de la cuvette entrave de telle façon l'écoulement du @ jet de laitier que ce dernier s'étale d'abord en largeur dans la cuvette en y formant une couche peu épaisse .
Mais l'arri- vée constante de l'eau produit dans le sens du déversoir un certain courant qui aide le laitier ainsi étalé à surmon- ter l'obstacle formé par le rebord de la cuvette ; laitier parvient alors en même temps que la pellicule d'eau sur la partie plane du déversoir ou du cylindre, où le laitier,par suite de l'évaporation progressive de l'eau, se transforme en la masse mousseuse et poreuse connue .
La cuvette peut, comme dit plus haut , faire partie in- tégrante du déversoir; elle peut aussi être formée par une pièce distincte, en une matière aussi résistante que possi- ble à la chaleur, et fixée de manière appropriée sur le dé- versoir qui, à cet endroit, se trouve donc protégé contre l'action de la chaleur et de l'usure.
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Lorsque le déversoir consiste en un cylindre tournant, la retenue d'eau est faite au moyen d'un sabot, ou d'un rouleau, placé à quelque distance du sommet du cylindre,de telle sorte qu'il se forme un creux dans lequel une petite quantité d'eau peut s'amasser. La partie ascendante du cy- lindre jusqu'au sommet joue le rôle du rebord de la cuvette, tel que précédemment décrit, et retarde de la même manière l'écoulement du jet de laitier et le force à s'étaler laté- ralement.
Les dessins annexés illustrent à titre d'exemples, et à ce titre seulement, plusieurs dispositifs selon le princi- pe de-la présente invention.
La fig. 1 montre un déversoir a dans sa forme élémen- taire. Il présente une paroi double en fer ou acier particu- lièrement résistant à la chaleur. L'intervalle entre les deuxparois peut, au moyen du tuyau b, être alimenté en eau de réfrigération qui s'écoule de manière appropriée, non représentée ici. Selon le principe de l'invention, une peti- te cuvette d est prévue à l'endroit où le laitier liquide venant de la rigole de coulée o atteint le déversoir a; cette cuvette occupe toute la largeur du déversoir a. Un ou plusieurs tuyaux e lui amènent constamment de l'eau en quantité réglée de telle sorte par un dispositif quelconque connu, non représenté ici, que la cuvette soit toujours suffisamment remplie.
Le bord antérieur, peu marqué, de la cuvette oppose au jet de laitier une résistance suffisante pour que ce laitier presque encore liquide s'étale rapide- ment sur l'eau de la cuvette d. La nappe mince et élargie de laitier ainsi formée arrive alors en contact avec l'eau sur le déversoir , où le laitier est transformé, de manière connue, en une masse poreuse.
La fig. 2 montre la cuvette d formée d'une pièce dis- tincte f, dont la largeur correspond à. celle du déverso.ir et qui se termine vers l'avant en un plan incliné f'.
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Cette pièce distincte f peut être un corps plein; ou, comme représenté ici, un corps creux refroidi à l'eau. Son mode de fixation doit permettre son remplacement aisé après usure.
Latente de la cuvette, le volume d'eau y contenu, et par suite la résistance offerte par le bord de la cuvette au jet de laitier, peuvent être réglés à volonté par la dispo- sition de cales sous la pièce f, ou de toute autre manière; on règle ainsi le degré de porosité du laitier traité.
Le bord)de la cuvette situé vers le déversoir dans le sens de la pente est naturellement moins élevé que l'autre bord ; mais son action freinante sur le jet de laitier est suffisante pour provoquer l'élargissement désiré de la nap- pe de laitier. L'eau ruisselant dans la cuvette d y est amenée par une fente longitudinale ou analogue, protégée par une arête débordante contre les causes d'obstruction venant de l'extérieur.
La fig. 3 montre le déversoir de la fig. 2 raccourci et aboutissant au cylindre g. Le déversoir h correspond à la partie supérieure plane du déversoir de la fig. 2, et porte comme précédemment la pièce f. Le laitier venant de la rigole de coulée c se répand de la manière indiquée dans la cuvette d et glisse ensuite avec l'eau, en une nappe aussi élargie que possible, par-dessus le bord peu élevé de la cuvette sur le déversoir h, dont la partie inférieure se trouve un peu avant le sommet du cylindre g, dans le sens de rotation de celui-ci, mais Sans le toucher.
Ainsi l'eau peut, au moment où elle quitte le déversoir, s'échapper en grande partie dans le sens opposé au sens de rotation du cylindre, qui tourne lentement, et il ne reste sur le cylin- dre qu'une pellicule d'eau qui suffit pour assurer la trans- formation complète du laitier en une masse poreuse, mais qui s'évapore entièrement, ou presque, de sorte que la mas- se poreuse est parfaitement sèche lorsqu'elle quitte le cy-
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lindre.
Cette disposition du déversoir et du cylindre g pro- longe de telle sorte le chemin parcouru par le laitier , que ce dernier, devenu poreux, a le temps de se solidifier com- plètement sous cette forme, sans pouvoir redevenir compact et s'agglomérer.
Un tel dispositif , composé d'un déversoir sourt et d'un cylindre tournant lentement, permet de supprimer la cuvette transversale d ou la pièce-1 et du n'utiliser comme résistance que le laitier lui-mme en état de transforma- tion, ce léger obstaele forçant le jet de laitier à s'étaler en une nappe mince.
Dans la fig. 4, l'eau de refroidissement amenée par le tuyau k gagne la fente 1. par l'intérieur du déversoir, sur lequel elle se répand ensuite en contre-courant.
Afin de provoquer dans de meilleures conditions et plus rapidement le refroidissement du laitier, le cylindre g peut être refroidi par de l'eau circulant à l'intérieur ou amenée du bas par tout dispositif approprié.
Comme le montre la fig. 4, le laitier en train de deve- nir poreux est arrêté tant soit peu à l'endroit où le déver- soir et le cylindre se rapprochent,ce qui constitue pour le laitier sortant liquide de la rigole de coulée une légère résistance, suffisante.pour que le laitier s'étale en une nappe mince et élargie sur l'eau ruisselant sur le déversoir.
Selon les fig. 5, 6 et 7, on fait mousser le laitier par l'emploi du cylindre g seul, dont la largeur (fig. 7) est considérable par rapport à son diamètre.
La fig. 5 montre un sabot m formant vanne, convenable- ment refroidi, placé non loin du sommet du cylindre et s'ap- puyant sur ce dernier, ou s'en rapprochant suffisamment pour former une petite cuvette remplie d'eau. La largeur et la forme de ce dispositif correspondant naturellement à celles du cylindre g. L'eau amenée par le tuyau!!. pour le refroi-
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dissement du sabot m peut servir à remplir la cuvette en passant par des ouvertures pratiquées dans le dit disposi- tef. La rigole de coulée ± est placée de manière à laisser tomber le jet de laitier dans la cuvette .
La partie ascen- dante du. cylindre ± offre jusqu'à son sommet une résistance suffisante pour que le jet de laitier se répandre rapide- ment sur toute la largeur du cylindre ± et soit entraîné en une couche mince, en même temps que la pellicule d'eau, par le cylindre tournant lentement .
Comme représenté dans la fig. 6, le sabot m de la fig.
5 est remplacé par un rouleau o dont la largeur correspond exactement à celle du cylindre g. La rigole de coulée est indiquée en c; en-dessous ou à côté de cette rigole est amenée par le tuyau l'eau servant à remplir la cuvette formée par le rouleau o et le cylindre ± . L'effet obtenu est exactement le même que celui obtenu par le dispositif précédemment décrit.
Dans la pratique, il peut se produire que le jet de laitier encore liquide adhère au rouleau o et soit entrainé et partiellement enroulé autour de celui-ci, pendant que la cuvette se vide, le travail est ainsi interrompu . On peut, selon l'invention, prévoir une calotte q protégeant le rou- leau o du contact avec le laitier encore liquide. Cette oalotte peut être refroidie au moyen de l'eau amenée sur le cylindre par un tuyau disposé de manière appropriée.
REVENDICATIONS.
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