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"Procédé pour dégazéifier et calmer les aciers liquides".
Robert,Paul L E M 0 I N E
Demande de brevet italien en sa faveur du 27 mars 1936.
La présente invention a pour objet un procédé pour obtenir une dégazéification et un calme parfait d'aciers liquides ayant subi au préalable un traitement chimique quelconque (affinage, déphosphoration ou autre traitement); ce procédé est destiné à permettre d'obtenir des aciers parfaitement calmes et qui retassent profondément dans les têtes de lingots et dans les masselottes coulées, en soumet- tant simplement ces aciers dans la poche de coulée ou dans un autre récipient quelconque, à un traitement réalisé comme suifs
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On met en contact avec l'acier, en le projetant progressivement dans le jet de coulée, ou en le mettant au fond du récipient qui reçoit l'acier, ou suivant tout autre mode opératoire susceptible d'être reconnu pratique et approprié, un mélange,
en général sous forme pulvérisée comportant en principe les ingrédients ou agents suivants:
1) Un ou plusieurs composés alcalins qui fondent rapidement au contact de l'acier, en donnant un dégagement de gaz sous l'effet duquel se produit un brassage très énergique de la masse, et réagissent avec les ingrédients mentionnés sous 2) ci-dessous en dégageant le cas échéant de la chaleur et en donnant enfin des produits très fluides, qui remontent rapidement à la surface du bain d'acier en entrainant avec eux les particules de corps étrangers susceptibles d'être contenus en suspension dans l'acier;
2) unou plusieurs agents réducteurs, qui agissent en partie en absorbant l'oxygène susceptible d'être contenu dans l'acier liquide, et qui se combinent avec une partie disponible des ingrédients visés sous 1) en dégageant de la chaleur et en donnant finalement des produits qui sont facilement liés par le reste des ingrédients visés sous 1).
Les ingrédients dont il est question sous 1) peuvent être par exemple des carbonates de soude ou de potasse, de la soude, de la potasse ou d'autres composés analogues, ou des mélanges de ces composés. On leur ajoute éventuellement
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des composés appartenant à d'autres familles chimiques et qui sont destinés à les stabiliser à haute température, et à freiner leur décomposition, en donnant avec eux des composés
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co.lexes, capables de remplir ce rôle g¯p.lexes, Comme agents StàIÉÎÎiÎÉeÉIÀÉ7É/ltÉtÎÎÎÎer, . utiliser, par exemple, du sable siliceux, de la bauxite, du spath fluor, de l'ilménite (oxyde de titane) etc...
qui forment respecti- vement, avec les composés alcalins,des silicatesealuihinates, fluorure.s,titanates, etc,.. plus stables à la haute tempéra- ture de l'acier liquide.
Les ingrédients dont 11'est question sous2) peuvent être constitués par des alliages réducteurs usuels, tels par exemple que le silice-calcium., le silico-aluminium, le silico-titane, le ferro-silicium, simples ou complexes, ou tous, autres alliages du même genre.
Les effets des réactions et des décantations sont tels que, l'acier étant calmé, les teneurs résiduelles de cet acier en éléments réducteurs, tels que le silicium par exemplep sont-beaucoup plus faibles que dans le cas où l'acier aurait été calmé par les moyens habituels et classiques utilisés dans les aciéries. Il en résulte des avantages @ très Importants pour diverses applications,. par exemple pour la soudure et divers traitements thermiques.
On peut également incorporer au mélange d'ingrédients, le cas échéant, les éléments spéciaux qu'il y a lieu d'introduire
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dans l'acier, tels que du nickel du chrome etc,.., ainsi que les éléments habituels dont il y a lieu d'augmenter les teneurs dans l'acier coulé, tels que le carbone, le manga- nèse etc. Ces divers éléments sont ajoutés au mélange soit sous forme d'alliagesréduits au préalable en petits morceaux, ou bien, si l'on trouve que ce soit plus économique, sous forme de composés dont les éléments utiles sont mis en liberté par les réactions, comme par exemple, des oxydes qui sont réduits par la quantité voulue d'ingrédients tels que ceux envisagés sous 2).
On a donné ci-après, à titre d'indications non limitatives,parmi les nombreux cas d'applications du procédé conforme à l'invention, deux exemples de réalisation de ce nouveau procédés
Exemple 1.- On part d'un acier doux préparé au four électrique basique et n'ayant subi dans ce four que l'action d'un laitier oxydant qui l'a déphosphoré et décarburé. Après scorification l'on coule l'acier dans une poche et on le met on contact avec le mélange suivant comportant, par tonne d'acier :
2.800 g de silico-calcium,
3.000 g de carbonate de soude,
800 g de sable siliceux blanc.
Après quelques minutes de réactions violentes l'acier est parfaitement calme, et les pièces coulées
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travaillées à la machine ne présentent aucune trace d'effer- vescence (piqûres petites soufflures, etc..). La composition finale de cet acier est la suivante:
Carbone 0,120 %
Silicium. 0,092
Manganèse .6,470 %
Phosphore 0,025 %
Soufre 0,028 %
La teneur finale en silicium de cet acier est beaucoup plus basse que celle des aciers du même genre qui sont calmôs par les moyens usuels, ce qui le rend notamment particulièrement apte à être soudé,
Exemple 11.-
Pour obtenir, dans des conditions du même genre que celles de l'exemple 1, un acier à plus haute teneur en silicium, par exemple à 0,200 % au lieu de 0,092 % de silicium, on peut utiliser le mélange suivant, comportant par tonne d'acier: 2800 gr. de silico-calcium,
3.000 gr. de carbonate de soude,
1,000 gr. de ferro-silicium à 90 %,
3.000 gr. de: sable blanc .
- ou bien encore un mélange comportant par tonne d'acier:
2.800 gr. de silico-calcium,
3.000 gr. de carbonate de soude,
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1.000 gr. de ferro-silicium à 90 %,
2.500 gr. de sable blanc,
500 gr. de spath fluor.
Il convient de remarquer que si l'on fait simplement des additions de ferro-silicium à 90 fil et de silico- calcium, on obtient un acier encore effervescent, mais donnant des soufflures importantes en pièces moulées.
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