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Crayon-stylet à graver.
La présente invention a pour objet un crayon ou stylet permettant de graver des textes, chiffres ou dessins dans toute surface dure, métal, bois, ivoire, etc., et ce à toute profon- odeur désirée. La caractéristique'essentielle de l'objet de l'in- vention est de permettre d'effectuer le travail de gravure en se servant de l'appareil tout à fait comme d'un crayon, ce qui permet aux ouvriers qualifiés (graveurs, etc. ) de reporter direc- tement sur les plaques métalliques ou autres surfaces dures, tous dessins ou textes, sans l'aide d'acide ou mordants quelconques, le crayon ou la pointe sèche habituellement employés étant de ce fait inutiles, de même que toutes les autres préparations usuel- les de la surface.
L'ouvrier ou l'artiste dessine au moyen de l'instrument de l'invention, tout comme avec un crayon ordinaire, avec cet avantage que la gravure est effectuée du même coup, et que la profondeur des traits et leur épaisseur peuvent être va- riées à l'infini, à volonté, suivant les exigences du dessin.
D'une manière générale, l'invention est applicable à tous
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les cas où un dessin, un texte, etc. est à reporter par traits ou par points sur une surface dure, et plus particulièrement dans les cas où ce dessin doit être gravé dans la dite surface.
Essentiellement, l'instrument conforme à l'invention com- porte un corps cylindrique , sensiblement de la forme d'un crayon ordinaire. Le gros bout de ce corps porte une tête renfermant les organes moteurs et raccordée à une source de courant élec- trique (pile, transformateur, etc.) ;à l'autre bout, ce corps porte une petite fraise ou stylet, dont la forme peut varier suivant les travaux à exécuter et la nature de la surface à attaquer. Ce stylet, interchangeable, est monté au bout d'une tige qui traverse librement le corps de l'instrument et aboutit dans la tête de celui-ci où elle est soumise à l'action d'un marteau animé d'un mouvement rapide de frappe. Ce mouvement dans le sens axial de la dite tige détermine la compression d'un res- sort enfilé sur celle-ci et dont la réaction provoque la rota - tion, ou la vibration dans le sens radial, de cette tige.
Le stylet est ainsi animé d'un mouvement rapide à la fois dans le sens axial et dans le sens radial, ces deux mouvements étant liés ou, plus exactement, le mouvement radial provenant de la résistance du ressort et de celle rencontrée par le stylet sur la surface à traiter.
Le marteau percuteur est mis en mouvement de frappe, ou mouvement vibratoire, par un mécanisme électromagnétique à res- sort, ce ressort formant rupteur, tout comme dans les mécanismes de sonnerie électrique.
Le dessin annexé représente un instrument graveur conforme à l'invention.
Fig.l est une vue en élévation de l'instrument complet.
Fig. 2 en est la coupe verticale axiale.
1 désigne une boite plate, hermétiquement fermée, mais @ dont une face est de préférence enlevable pour avoir accès aux pièces internes en cas de réparation. Cette boite est fixée, de
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champ, à la partie supérieure d'un'tube 2, lequel est recouvert sur toute sa longueur,,par un'tube 3 qui peut être décoré. Le tube 2 est traversé axialement par une tige rigide 4 s'étendant dans la boite 1. Cette'tige porte, dans le tube 2, une bague saillante 5 contre laquelle s'appuie le ressort 6 enfilé sur la tige 4, l'autre extrémité de ce ressort s'appuyant contre une saillie annulaire 7 de la face interne du tube 2. La bague 5 et le passage central de la saillie 7 maintiennent la tige 4 tou- jours dans l'axe du tube 3, tout en lui permettant un déplacement longitudinal et toute liberté de rotation.
En-dessous de la sail- lie 7, la tige 4 porte un manchon 8 y fixé par vis 9, le dit manchon étant terminé par une tête 10 de serrage pour la récep- tion amovible d'un stylet, mèche, poinçon ou autre outil 11 ser- vant à attaquer la surface métallique ou autre. Un capuchon pro- tecteur 12 est vissé sur l'extrémité filetée du tube 2 qui fait saillie légèrement en dehors du tube 3, ce capuchon étant percé à sa pointe pour laisser passer librement l'outil 11.
Dans la boite 1 est monté un électro-aimant dont l'armature 13 est librement traversée par la tige 4 qui se trouve ainsi passer entre les deux bobines 14 de l'électro. La pièce mobile est constituée par une lame de fer doux 15 dont la face tournée vers les bobines porte un bouton 16 en matière isolante situé exactement dans l'axe du tube 2. Cette lame 15 est portée, par l'intermédiaire d'une pièce isolante 17, par une lame de ressort 18 fixée à une extrémité en 19. L'autre extrémité de cette lame de ressort est normalement appliquée (par la tension naturelle du ressort) contre la pointe fixe 20 reliée à un des fils 21 d'amenée de courant.
L'autre fil 22 d'amenée est relié à l'ex - trémité d'une des bobines, l'autre bobine étant reliée à une lame flexible 23 métallique. 24 est un bouton externe à la boîte 1, susceptible d'être déplacé dans une coulisse allongée, pour faire fléchir (par la patte isolante 25 rattachée au bouton) la lame 23 et l'amener en contact avec la borne 26 reliée à la masse en 27. Les deux fils 21 et 22 sont réunis dans une gaine
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souple 28 qui passe en dehors de la boite 1 et aboutit à une source de courant (pile, batterie, transformateur) non représen- tée. Quand il s'agit d'une pile, celle-ci peut être accolée à la boite 1 ou être logée dans un support adéquat, auquel l'ins- trument complet est suspendu par son crochet 29 quand il n'est pas employé.
Les fils 21 et 22 étant reliés à la source de courant, dès qu'on déplace le bouton 24 pour relier la lame 23 à la masse, le courant passe dans +'électro ; celui-ci attire violemment la lame 15 dont le bouton 16 vient percuter sur la tige 4 et repousse celle-ci vers l'extérieur. Mais l'abaissement de la lame 15 a rompu le contact entre le ressort 18 et la borne 20 ; le courant est interrompu et la lame de ressort 18 ramène la lame 15, pour rétablir à nouveau le contact, et ainsi de suite.
Le système 13 à 20 qui n'offre rien de spécial en lui-même et peut être remplacé par tout autre connu équivalent, détermine des percussions très rapprochées du bouton 16 sur la tige 4, avec comme conséquence un mouvement très rapide de vibrations alternatives de cette tige et, par suite de la tension et de la détente successive du ressort 6, et de la résistance plus ou moins faible rencontrée par l'outil 11 à sa pénétration, un mouvement de rotation ou de vibration radiale très rapide du dit outil.
Ces deux mouvements combinés et concomittants assurent un travail très aisé, très rapide et très net, quel que soit ce travail, et quelle que soit la nature de la surface à atta- quer, La gravure des métaux, par exemple pour la confection de monogrammes dans des pièces d'argenterie, se fait aisément en une seule passe, d'un seul trait, le graveur se servant de l'instrument comme d'un crayon. L'instrument peut être utilisé de la même manière et avec la même facilité pour fabriquer des clichés de reproduction lithographique ou autre, pour la gravure du bois, du marbre, du verre, ou pour toutes autres" applications où il s'agit de tracer, graver des motifs quelconques dans des surfaces dures.