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Abat-jour et son procédé de fabrication.
La présente invention se rapporte aux abat-jour pour lampes sur pieds principalement, et plus particulièrement aux abat-jour tenus par le haut sur le socket de l'ampoule ou sur l'ampoule même, ou plus simplement suspendus par un petit cercle supérieur traversé par l'extrémité d'un col de cygne ou d'une autre partie de la lampe terminée par l'ampoule.
Généralement les abat-jour sont supportés par une carcasse interne, de préférence en métal, à laquelle l'abat-jour est fixé ou sur laquelle il est simplement posé.
L'invention a pour objet un abat-jour de ce type, mais dans lequel la carcasse est supprimée, aucune pièce métallique n'étant visible dans l'abat-jour fini. Elle a de plus pour objet un pro- cédé de fabrication d'un tel abat-jour, procédé qui simplifie considérablement la fabrication et permet en outre de produire à très peu de frais des abat-jour de style, à festons ou autres, d'un aspect esthétique et d'une solidité très grande, sans aucu- ne pièce métallique apparente et, en fait, sans carcasse propre-
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ment dite.
En principe, l'abat-jour est fait d'une matière rigide ou semi-rigide, telle que le celluloïd, le rhodoïde, ou toute autre matière translucide similaire, mais il peut cependant être fait d'une feuille de tissu quelconque, à la condition que celui-ci soit collé ou relié à une autre feuille-support qui donne à la feuille terminée une semi-rigidité suffisante pour que la feuil- le conserve sensiblement la forme qui lui sera donnée.
Pour faire un abat-jour conique tuyauté, ou plus exactement en tronc de cône (dont la conicité peut être quelconque) on dé- coupe d'abord dans une feuille de celluloïd ou autre matière si- milaire (d'épaisseur relativement faible de manière à pouvoir lui donner toute forme voulue) une surface en forme de cercle dont le diamètre à la base est plus grand que celui de la base de l'abat-jour terminé. On découpe au centre un cercle qui doit former la petite base de l'abat-jour terminé.
Sur la face interne de la feuille coupée en cercle, on pose alors un cercle en fil de fer ou autre matière suffisamment rigide, ce cercle épousant exactement le contour externe de la feuille. On pose identiquement un petit cercle rigide entourant le trou central. Chaque cercle est alors réuni solidement à la feuille considérée au moyen d'un galon, ruban, tresse ou autre bande de tissu ou passementerie replié sur lui-même en U, de manière, pour le grand cercle, qu'une branche dé l'U soit appli- quée sur la face externe de la feuille et l'autre sur la face interne en recouvrant le cercle de métal, la base recouvrant le bord externe de la feuille. La réunion se fait par simple coutu- re, le fil traversant à la.fois les deux pattes du galon et la feuille serrée entre elles.
On opère de même pour le petit cer- cle central, les deux cercles métalliques raidisseurs se trou- vant ainsi solidarisés solidement à la feuille de celluloïd ou autre, tout en restant absolument invisibles, les coutures étant faites à plat très aisément. On amène alors la feuille dans la
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forme conique aexiiee, .1:''''"''''''''' v.. v----- exemple en forme de sinusoïde, ce qui détermine dans la sur- face conique la formation d'ondulés (tuyautés) alternativement concaves et convexes, ces ondulés partant de la grande base et allant en diminuant vers le sommet, pour disparaître progressi- vement. On peut évidemment faire dans le grand cercle de métal toutes autres courbures, dans le même plan ou dans des plans dif- férents, avec déformations correspondantes de la surface coni - que.
En donnant au cercle métallique de la grande base une rigi- dité suffisante, on obtient ainsi un abat-jour très solide, dont la surface latérale pourra recevoir, par une déformation permanente choisie du cercle métallique de base, toutes formes désirées, comme cela se comprend aisément. On peut ainsi re- produire à peu de frais des abat-jour dits de style, qui, jusqu' ici, ne pouvaient être faits que moyennant des carcasses compli- guées, apparentes, auxquelles l'abat-jour proprement dit n'était que difficilement attaché. Grâce aux effets moirés, striés et autres obtenus actuellement sur le celluloïd, et à la facilité d'y reporter tous dessins, coloris, etc., il est évident que l'on pourra, grâce à l'invention, créer une infinité de modèles esthétiques, à un prix relativement bas.
Comme il a été dit cependant, l'invention permet l'emploi de toutes autres matières habituellement utilisées dans l'industrie des abat-jour, à con- dition, si, elles ne sont pas suffisamment rigides, de leur don- ner la semi-rigidité requise par tout moyen approprié (apprêt, ou assemblage à une surface - doublure - relativement rigide).
Le dessin annexé représente à titre d'exemple :
Fig.l une vue schématique d'un abat-jour fait d'une simple. feuille de celluloïd,
Fig.2 la vue en plan, par l'intérieur, de la feuille dont est fait cet abat-jour, avec les cercles métalliques et les ga- lons borduraux recouvrant ces cercles et les fixant à la feuille de celluloïd.
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Fig. 3 une coupe suivant III-III de la fig.2.
1 est la feuille de celluloïd, découpée en cercle, et dans la partie centrale de laquelle est découpé le petit cercle 2.3 est le cercle métallique (en fil de fer ou de cuivre) posé sur la face externe et épousant le bord circulaire de la feuille ; 4 est le galon ou autre bande de tissu replié sur lui-même pour embrasser le bord de la feuille et le recouvrir sur les deux faces, au-delà du cercle 3 ; est la couture faite au travers des deux pattes du galon et de la feuille 1, par laquelle le cercle 3 se trouve emprisonné et maintenu assemblé à la feuille 1.6 désigne le galon entourant le bord du petit cercle central 2 et qui recouvre et fixe un petit cercle métallique, tout comme pour le bord externe de la feuille.
Ce petit cercle central, non représenté, est solidaire (fig.l) de deux ou plusieurs bran- ches métalliques 7 s'étendant à l'intérieur de l'abat-jour, parallèlement à l'axe de ce dernier, pour supporter un petit cercle 8 métallique par lequel l'abat-jour sera fixé à la lampe.
Quand l'assemblage est fait, on courbe le cercle 3 suivant un dessin déterminé, dans l'exemple une sinusoïde, ce qui donne à la surface conique la forme définitive visible à la fig.l, avec tuyautés 9 (concaves et convexes alternativement), le bord de base de l'abat-jour ayant lui-même de ce fait une forme ondulée très esthétique.
Un avantage intéressant des abat-jour ainsi fabriqués en serie est de permettre leur emboîtage mutuel, pour l'emmagasina- ge et l'expédition, chose impossible généralement avec les abat- jour à carcasse.
On comprend ue si, dans la description ci-dessus, on s'est référé à un abat-jour de forme conique, l'invention permet, idem tiquement par le même procédé, de fabriquer des abat-jour en forme de pyramide à base ovale, carrée, rectangulaire, etc. ; dans ce cas, la feuille de celluloid, etc. sera découpée, par exemple pour un abat-jour en pyramide à base carrée, suivant un
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C al-re 5 ¯Le 8 L1 L C.CI'CG1C G .S'C1'c. ëliuui'e yV1 cl,VlliU.C 1t1Q1D ü.LV1 r7 1C cercle métallique 3 sera remplacé par un fil métallique coudé et soudé en forme de carré.
Pour le montage de'l'abat-jour, il faudra au préalable, si l'on désire éviter les joints dans la surface visible, plier la feuille suivant une diagonale, puis l'ayant remise à plat, la plier suivant l'autre diagonale, et alors seulement fixer les galons et les armatures métalliques. L'abat-jour étant mis dans la forme pyramidale, on peut alors courber, onduler, etc. chacun des côtés de la pyramide par courbures appropriées de la partie métallique 3 d'armature, tout comme dans le cas d'un abat-jour conique.
On arrive ainsi à des effets inattendus et l'invention s'étend à toute forme imaginable, régulière ou non, de base de l'abat-jour, cette base pouvant avoir, par suite du découpage de la feuille, un contour de forme gauche, dentelée, brisée,etc. suivant toutes fantaisies, la seule condition requise étant que le fil métallique d'armature suive exactement le contour du des- sin de découpe de la feuille primitive, et soit relié à cette feuille comme indiqué, après quoi, ce fil peut être lui-même plié, courbé, etc. pour donner à la ou aux.parois latérales de l'abat-jour les formes les plus fantaisistes.
REVENDICATIONS.
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