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BREVET D'INVENTION " PROCEDE ET APPAREIL POUR LE TRAITEMENT DE PULPES OU BOUILLIES METALLURGIQUES ET AUTRES "
La présente invention concerne le traitement de pulpes ou bouillies et, plus particulièrement, des procédés et appareils perfectionnés pour ce traitement .
L'invention envisage des procédés perfectionnés pour l'épaississement et la décantation ou lavage à contrecourant de pulpes ou bouillies métallurgiques et autres et un appareil nouveau et perfectionné propre à être utilisé dans de telles opérations .
Dans tout ce mémoire, l'expression pulpe doit être considérée comme définissant tout mélange de matière solide et d'un liquide. Dans les arts industriels, et plus
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spécialement dans les industries chimiques et métallurgiques, on soumet les pulpes, ou bouillies, à divers types de traitement. Ainsi, par exemple, le traitement peut avoir pour but d'enlever ou séparer la matière solide du liquide, ou bien de séparer, par dissolution dans le liquide, un ou plusieurs éléments précieux de substances sans valeur, ou de valeur moindre, contenues dans la matière solide, ou bien encore de laver la matière solide pour la débarrasser de liquide contenant des substances dissoutes.
L'invention concerne en particulier des procédés de traitement de ce genre; mais il va sans dire qu'elle n'est point limitée, dans son application, aux types de traitement particuliers sus-spécifiés .
L'invention est particulièrement avantageuse dans le traitement de pulpes dans lequel est compris ce que l'on appelle un premier épaississement suivi d'une décantation continue à contre-courant. Cette dernière opération, sous l'un de ses aspects, peut être définie comme un septème de lavage de solides finement divisés, tels que des précipités chimiques, des gangues de minerais finement broyées, etc.., débarrassés de liquides contenant des matières dissoutes.
Elle s'applique également à un lessivage dans lequel le liquide de lessivage passe continuellement à travers une série de zones dans lesquelles la matière à lessiver est introduite d'une manière telle que le liquide ayant la plus forte teneur en matière dissoute vient en contact avec les solides ayant la plus forte teneur en cette matière, tandis que du liquide sensiblement débarrassé de matière dissoute est ajouté à la zone contenant les solides d'où la matière à dissoudre a été presque épuisée .
On connait, dans les arts industriels bien d'autres
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applications des principes de décantation à contre-courant telles que le lavage de précipités chimiques, cristaux; etc., et la mise en pratique de réactions chimiques telles que celles représentant la fabrication de soude caustique en partant de soude calcinée et de chaux, la fabrication d'alun avec de la bauxite et de l'acide sulfurique, la fabrication de borax avec de la colémanite, la fabrication de carbonate de baryum avec du sulfure de baryum et de la soude calcinée, la fabrication d'acide phosphorique avec du phosphate en roche, l'extraction de traces de fer de la baryte etc...Dans tous ces traitements de pulpes comprenant une décantation à contre-courant, l'invention présente un avantage spécial.
On décrira en particulier ci-après des réalisations spécifiques de l'invention en connexité avec le lessivage ou cyanuration de minerais d'or et d'argent provenant de l'extraction de leur teneur en métal précieux. Il va cependant sans dire que l'invention n'est décrite en particulier qu'à titre d'exemple dans son application au traitement de ce genre de pulpe et les personnes de la partie se rendront facilement compte de son application à d'autres procédés de traitement de pulpe, tels que ceux sus-mentionnés, ainsi que des avantages de l'invention résultant de telles applications.
Dans la plupart des installations de cyanuration, la pulpe venant du broyeur ou du circuit de broyage est soumise à un premier épaississement qui se fait fréquemment dans un épaississeur, ou concentrateur, du type Dorr bien connu et qui est suivi par un traitement de décantation à contre-courant dans une série d'épaississeurs et agitateurs plus petits ou dans ce qu'on appelle un épaississen-laveur du
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type à plateaux, comprenant une cuve pourvue de plusieurs compartiments épaississeurs superposés ,
L'invention a pour objet d'offrir, pour l'épaississement et la décantation à contre-courant, continus, de pulpes, un procédé qui est très efficace et qui, en même temps, peut être mis en pratique dans un appareil présentant le minimum d'encombrement .
Elle offre aussi un appareil qui combine les étages de premier épaississement et de décantation dans un seul ensemble de disposition ramassée.
Elle offre encore un appareil de traitement de pulpe, du type à plateaux, ayant un ou plusieurs compartiments épaississeurs isolés positivement d'autres compartiments, tels que des compartiments de décantation, de manière que les compartiments d'épaississement fonctionnent comme étages distincts ou indépendants d'épaississement ou de sédimentation .
Elle offre en outre un moyen d'isoler positivement et effectivement un ou plusieurs des compartiments d'un épaississeur du type à plateaux d'autres compartiments de celui-ci, moyen qui permet en même temps un fonctionnement libre et aisé de dispositifs y associés pour racler la boue.
Elle offre de plus, entre deux compartiments superposés un joint hydraulique, ou siphon, qui devient inopérant lorsque le niveau du liquide dans le compartiment inférieur Vient à ne plus offrir de support partiel au plateau séparant les deux compartiments .
Avec ces objets, et d'autres, en vue, l'invention consiste en le procédé ainsi qu'en la construction et les nouvelles combinaison et disposition de parties complètement
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décrites ci-après et représentées sur les dessins ci-joints, étant entendu qu'on pourrait apporter divers changements à la façon de procéder, ainsi que dans la disposition, les proportions et les détails de construction secondaires, sans déroger à l'esprit de l'invention ni sacrifier aucun de ses avantages.
Sur les dessins ci-joints :
Figure 1 est une coupe verticale d'un épaississeur du type à plateaux auquel sont incorporées des caractéristiques de l'invention ;
Figure 2 est une coupe, à grande échelle du compartiment supérieur de l'épaississeur de figure 1, représentant en détail le moyen préféré d'isoler ce compartiment des autres;
Figure 3 est une coupe des deux compartiments supérieurs d'un épaississeur à plateaux représentant une disposition modifiée du moyen par lequel deux compartiments sont isolés d'autres compartiments et l'un de l'autre ;
Figure 4 est un schéma de la marche des opérations dans un procédé, constituant une partie de l'intention, pour l'épaississement et la décantation à contre-courant de pulpes, procédé pour la mise en pratique duquel l'appareil de fig, 1 et 2 est particulièrement applicable ;
Figure 5 est un schéma de la marche des opérations dans un procédé modifié dans lequel un épaississeur comprenant le dispositif de figure 3 est spécialement avantageux .
L'appareil de l'invention, dans l'une de ses réalisations, peut être décrit comme un épaississeur du type à plateaux multiples possédant un compartiment supérieur entièrement isolé d'autres compartiments par un joint hydraulique de disposition particulière, nouvelle, au centre du plateau.
Ce joint est fait en ayant, au centre du plateau, une buse
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s'élevant jusqu'en haut d'une cloche la recouvrant. De l'air est introduit dans l'espace compris entre la buse et la cloche et forme entre les compartiments un matelas qui empêche la solution de déborder par la buse dans le compartiment supérieur. Un tuyau de dégagement d'air s'élève au-dessus du niveau de la solution dans le compartiment supérieur et un trou prévu dans ce tuyau pour l'échappement d'air empêche la solution d'être refoulée au-dessous du niveau voulu, pour la solution, dans la buse .
Un point important en ce qui concerne le maintien de l'isolement est d'être à même de faire varier la pression d'air dans le joint à tout degré voulu où cette pression d'air fait, à son tour, équilibre à une hauteur désirée de colonne de trop-plein du compartiment situé immédiatement au-dessous du compartiment isolé et où cette pression d'air, à son tour, équilibre la pression produite par une hauteur fixe de pulpe d'une densité désirée dans le compartiment où est situé le joint .
D'autres compartiments sont séparés au moyen d'un joint hydraulique établi en ayant, au centre du plateau , une buse s'étendant dans une cuvette renversée qui fait partie du moyeu des bras du mécanisme de raclage situé au- dessus du plateau. Les solides qui se déposent sur le plateau doivent couler par-dessus cette buse et s'élever dans la cuvette du moyeu avant de descendre dans le compartiment immédiatement inférieur. Cette combinaison de buse montante, de cuvette renversée et de la pulpe épaissie forme le joint entre les compartiments. Pour empêcher de l'air emprisonné
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'oe de se rassembler sous la cuvette renversée, un tuyau/décharge d'air est relié à un petit trou percé à travers cette der-
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nière cuvette .
Le compartiment supérieur fonctionne comme premier épaiss@sseur et les compartiments suivants, comme une série de décantation pour lavage. Le trop-plein du compartiment supé- rieur est récupéré comme solution forte et est amené par un moyen convenable à tout point désiré pour être traité afin de recouvrer la matière en solution.
Ce qui sort à la partie inférieure est pompé pour être soumis à une agitation ou à un autre traitement et est ensuite ramené au compartiment immédiatement inférieur, ou au plateau de lavage ou de décan- tation supérieur d'où les solides passent dans une direction descendante successivement à travers les plateaux de lavage ou de décantation restants, en étant lavés dans chaque com- partiment ou plateau au-dessous du second, dans une solution continuellement de plus en plus faible et, finalement, dans de l'eau. L'eau qui est introduite dans le compartiment ou plateau du bas s'élève successivement à travers les compar- timents ou plateaux et passe ainsi à contre-courant du mou- vement des solides. Les solides sont ainsi soumis à l'action d'un agent de lavage dont la teneur en matière dissoute aug- mente dans son passage de bas en haut.
La solution prend ainsi de la force à chaque échelon de bas en haut jusqu'à ce que, finalement, elle déborde du second compartiment comme liqueur faible et soit amenée à un point convenable pour ê- tre traitée en vue de récupérer la matière dissoute dedans.
Sur les dessins :
10 désigne une cuve cylindrique, en métal ou autre matière convenable, pourvue d'un tuyau 11 d'admission de ma- tière à traiter, qui débouche dans une manche d'alimentation centrale 12, d'une rigole périphérique 13 d'écoulement de
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trop-plein et d'un tuyau 14 de décharge de trop-plein et possédant une cuvette centrale conique 15 pour la décharge de boue déposée par le tuyau d'évacuation, à robinet,16 .Dans la présente réalisation, la cuve 10 est représentée comme divisée en quatre compartiments superposés A, B, C et D séparés les uns des autres par les plateaux 17, 18 et 19 qui peuvent être plats ou horizontaux mais vont de préférence en pente vers le centre.
A titre d'exemple, on a représenté quatre compartiments ; il va sans dire que la cuve peut être pourvue' de tout nombre désirable de ceux-ci. A travers des ouvertures alignées existant aux centres des plateaux, descend verticalement un arbre 20, capable de tourner, supporté dans la tête de commande fixe 21 et la portée 22 et susceptible d'être mis en rotation à une vitesse convenable par un mécanisme de commande 23 monté sur une construction fixe au-dessus de la cuve .
A l'arbre 20 sont fixés les racles 24 disposées pour tourner avec cet arbre et entraîner les solides déposés le long des surfaces supérieures des plateaux 17, 18 et 19 vers les ouvertures centrales des plateaux et, dans le compartiment du bas D, éventuellement dans la cuvette de décharge 15, le tout de la manière bien connue .
Sous un aspect général, une des caractéristiques de l'invention est réalisée dans un épaississeur du type à plateaux qui possède un certain nombre de compartiments superposés communiquant hydrauliquement entre eux, formant une série de décantation à contre-courant, et surmontés par un compartiment supérieur qui est positivement isolé, d'une manière convenable quelconque, de la série de décantation à contre-courant, de manière à servir d'étage de premier
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épaississement pour permettre de retirer de la boue de l'appareil pour la traiter ou en disposer autrement .
Dans la présente réalisation, le compartiment A est isolé positivement du compartiment B, constituant le premier étage de la série à contre-courant, au moyen d'une disposition nouvelle de joint hydraulique représentée sur la figure 1 et, en détail, sur la figure 2
Le plateau 17 est pourvu, à son ouverture centrale, d'une buse montante 25 qui est rigidement fixée aux bords de cette ouverture. Une cloche 27, de forme cylindrique et d'un diamètre légèrement supérieur à celui de la buse 25, est fixée au dispositif de raclage 24, dont elle fait partie, et à l'arbre 20 au moyen de la vis de pression 26. La cloche 27 descend et entoure la buse sur la plus grande partie de son étendue et, fixée qu'elle est à l'arbre 20, tourne autour de la buse fixe lorsque le dispositif de raclage est en action.
Un tuyau d'amenée d'air 28 passe à travers la paroi de la cuve, traverse le compartiment B, est coudé et se termine par une section de décharge montante, 29, qui est logée à l'intérieur de la buse 25 et dont l'orifice de décharge est adjacent à l'extrémité supérieure de celle-ci. A travers la cloche 27, à laquelle il est rigidement fixé, descend un tuyau de dégagement d'air 30 dont la partie supérieure 31 est de plus gros diamètre que sa partie inférieure 32.
Cette partie inférieure 32 descend sur la majeure partie de la profondeur de la buse 25 et est munie, un peu au-dessus de son extrémité inférieure, d'un trou 32A dans un but qui sera expliqué ci-après .La partie supérieure 31 s'élève audessus du niveau le plus élevé du liquide dans la cuve .
Puisque le tuyau 30 tourne avec les racles et la
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cloche 27, il doit occuper, par rapport à la section de tuyau fixe 29, une position telle que sa rotation ne se trouve pas gênée. Dans le fonctionnemenb du dispositif, de l'air comprimé est refoulé, par le tuyau 28 et la section montante 29,dans l'espace situé au-dessus de la buse ± et autour des côtés de celle-ci et offert par la disposition emboîtée de cette buse et de la cloche 27. Il va sans dire que l'appareil est rempli d'un mélange solides-liquide, ou pulpe, et l'air est continuellement fourni sous une pression suffisante pour faire baisser le niveau de la pulpe qui tend à s'élever du compartiment B dans la buse 25. Toutefois, le tuyau de dégagement d'air 30 est prévu pour empêcher le niveau de la pulpe d'être refoulé trop bas.
On voit que la pulpe, ou bouillie, qui se trouve à l'intérieur de la buse 25 sera refoulée jusqu'au trou 32A de la section 32 du tuyau de dégagement et que l'air s'échappera alors, par ce trou et le tuyau 30, à l'atmosphère en maintenant ainsi le niveau du liquide toujours sensiblement à la hauteur du trou 32A.
On voit que l'espace situé à l'intérieur et autour de la buse 25 sera maintenu rempli d'air confiné par les parois internes de la cloche 27, de sorte que le niveau de la pulpe dans l'espace compris entre la buse 25 et la cloche 27 et le niveau du liquide dans la buse 25 ne peuvent s'élever au-dessus de l'extrémité supérieure de cette buse .
Il est ainsi établi un joint des plus efficaces pour maintenir le compartiment d'épaississement A complètement séparé des autres compartiments tandis que, en même temps, le fonctionnement du dispositif de raclage n'est pas gêné et, dans ce type de joint, les inconvénients que présente l'usage de joints tels que des boites à garniture ou leur
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équivalent, avec leur susceptibilité à l'action corrosive de liquides forts et à l'action abrasive de solides graveleux, n'existent pas .
Comme cela a été expliqué précédemment, dans la forme d'exécution représentée sur les fig. 1 et 2, l'invention réside en un appareil possédant plusieurs compartiments superposés dont le plus élevé est complètement isolé des autres et constitue un étage de premier épaississement tandis que les autres compartiments au-dessous de celui du haut compartiment, dont il peut y avoir tout nombre désiré, servent de série de décantation ou de lavage à contres-courant .
Le fonctionnement est le suivant : de la boue est amenée, par le tuyau 11, dans le compartiment A où les solides tombent sur le plateau 17 et le liquide surnageant se rassemble dans la rigole de trop-plein périphérique 13 d'où il est emmené par le tuyau 14 pour être traité. Les solides sont raclés par le dispositif de raclage 24 vers le centre du plateau 17 et sont retirés, continuellement ou d'une manière intermittente, par le tuyau à robinet-vanne 33, au moyen de la pompe 34 et amenés à un point quelconque pour y être traités avant d'être admis aux compartiments de lavage superposés B, C et D pour y être traités.
Les compartiments B, C et D sont munis de manches d'alimentation centrales,±± 36 et 37, qui descendent du dessous des cloisons ou plateaux 17, 18 et 19 ,respectivement, Un tuyau d'alimentation 38 passe à travers le côté de la cuve et débouche directement dans la manche 35 pour alimenter le compartiment B. La solution de lavage pour les autres compartiments C et D y est amenée par des tuyaux ±9 et 40 qui s'étendent à travers les manches d'alimentation 6 et 37 et débouchent directement
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dans des buses en forme de tronc de cône renversé, 41 et 42, de manière à se mélanger complètement à la pulpe descendant du compartiment immédiatement plus élevé.
Les compartiments B et C sont munis, à leurs ouvertures centrales, de cloches 45 et 46 qui sont attachées à l'arbre vertical 20 et font partie du dispositif de raclage.
Ainsi, la pulpe épaissie ou les solide.-; qui se sont déposés sur les plateaux 18 et 19 doivent couler par-dessus les buses 43 et 44 dans les cloches 45 et 46 avant de passer dans le compartiment immédiatement inférieur.
Pour empêcher l'air emprisonné de se rassembler sous les cloches 45 et 46 et de gêner ainsi le libre passage de boue d'un compartiment à l'autre, des tuyaux de décharge d'air 47 et 48 sont rattachés à des petits trous percés à travers les cloches 45, 46, respectivement. Ces tuyaux de décharge d'air sont munis de chapeaux, 49 et 50, y attachés, pour offrir de petites poches à air dans lesquelles tout air emprisonné peut s'échapper. Ainsi, tout air emprisonné peut s'échapper de bas en haut, par les tuyaux 47 et 48, dans l'espace compris à l'intérieur des chapeaux 49 et 50 et sortir de ceux-ci en barbotant à travers le liquide pour s'échapper à l'atmosphère, ou se dissoudre dans le liquide.
Les poches offertes par les chapeaux 49 et 50 assurent qu'il y aura peu de tendance pour la boue à revenir à travers les tuyaux de décharge 47 et 48 ou pour le liquide à court-circuiter en descendant à travers ceux-ci .
Une boite de trop-plein et d'alimentation en solution, désignée d'une manière générale par 51, est prévue et est convenablement divisée en plusieurs sections à solution et de trop-plein.Chacun des tuyaux d'alimentation 38, 3$ et
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40 est relié à une section d'alimentation appropriée de la boite 51 et les compartiments B, C et D sont pourvus de tuyaux de trop-plein, ou d'évacuation du liquide surnageant, 52, 53 et 54, respectivement, dont chacun communique avec un compartiment de trop-plein approprié de la boîte 51.
Une des façons de faire fonctionner l'appareil qu'on vient de décrire est représentée sur le schéma de la marche des opérations de figure 4 qui se rapporte à un procédé pour l'épaississement et la décantation à contre-courant de bouillies ou pulpes dans une opération de cyanuration d'or ou d'argent pour laquelle un appareil du type de l'invention présente une valeur particulière.Dans le procédé décrit ci-après, il va sans dire qu'on a représenté schématiquement un appareil du type de l'invention comme un moyen commode d'illustrer le nouveau procédé;
mais il est évident que l'on pourrait employer d'autres types dappareils, pourvu qu'ils possèdent plusieurs zones ou étages d'épaississement superposés dont un, au moins, est complètement isolé des autres de manière à fonctionner comme premier @ indépendant .
Pour illustrer le procédé, on a représenté une cuve 60 divisée en cinq compartiments superposés B, F, G, H et I et possédant un arbre de commande vertical central, capable de tourner, 61 portant et actionnant les dispositifs de raclage de boue 63, étant entendu que chaque comparti- ment est muni d'un de ces dispositifs 63. Le compartiment supérieur E sert d'étage de premier épaississement indépen- dant et est isolé du compartiment F et de tous les compartiments suivants d'une manière appropriée quelconque, la disposition nouvelle de joint décrite ci-dessus étant re-
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présentée comme un moyen commode d'illustration.
L'alimentation originelle, comprenant une pulpe ou bouillie de minerai finement divisé et de solution de cyanure, pénètre dans le compartiment de premier épaississement E par le tuyau d'amenée 64 et la manche d'alimentation 65. Dans ce compartiment s'effectue une première opération d'épaississement ou de sédimentation, une solution surnageante sensiblement claire débordant dans la rigole 66 et étant emmenée de celle-ci, par le tuyau 67, à un point où elle sera traitée pour en récupérer les valeurs dissoutes.
La boue ou les solides qui se déposent dans le compartiment E sont raclés vers le centre de celui-ci et sont enlevés, continuellement ou d'une façon intermittente, au moyen du tuyau 68 ,par pompage ou autrement et conduits à un ou plusieurs agitateurs dans lesquels la bouillie est soumise à une action dissolvante, pendant un temps convenable, pour augmenter la dilution de la boue retirée en y ajoutant une solution diluante.
Après l'agitation, la boue ou les solides sont amenés, par un tuyau dans un compartiment 70 d'un réservoir distributeur 71. Le compartiment 70 possède un tuyau d'évacuation 72 qui passe à travers la paroi d'une manche d'alimentation 73 située à la partie centrale du dessous du plateau 74 séparant le compartiment E du compartiment F. Chacun des compartiments F, G, H et I est rempli de liquide de lavage.
La boue et la solution de dilution ou de lavage amenées dans le compartiment F sont soumises à une sédimen- tation et les solides se déposent graduellement sur le plateau 75, formant le fond du compartiment F, et près de ce
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plateau: Le dispositif de raclage 63 racle ou entraîne les solides déposés vers le centre du plateau et entre la buse tronconique 76 et la cloche 77, où ils sont guidés dans la manche d'alimentation 78 à la partie supérieure centrale du compartiment G.
Cette action se répète dans le compartiment G et successivement dans les compartiments H et I. Après avoir subi l'action du liquide de lavage dans le compartiment I, la boue ou matière solide est épuisée et est raclée dans la cuvette conique 79 d'où on peut la retirer pour en disposer de toute manière convenable .
Le liquide de lavage coule du tuyau 80 dans un compartiment 81 du réservoir distributeur 71. Un tuyau de sortie 82,partant de ce compartiment, traverse la paroi de la cuve 60, le compartiment 1 et la paroi de la buse tronconique 83 et amène le liquide dans celle-ci où il se mélange avec le courant de boue venant du compartiment H et passant par cette buse. Ce liquide de lavage dilue davantage la solution déjà appauvrie déchargée avec les solides du compartiment précédent H et il y a un écoulement de ce liquide du compartiment I, par le tuyau 84, au compartiment 84' du réservoir distributeur 71.
Du compartiment 84', le liquide de lavage, ou de lessivage, alors partiellement enrichi passe par le tuyau 85 dans le compartiment H et de celui-ci, par un tuyau 87, à un compartiment 86 du réservoir distributeur 71. Du compartiment 86, le liquide passe par un tuyau 88 dans le compartiment G et passe de celui-ci au compartiment 70 du réservoir 71 par le tuyau 89.
Dans le compartiment 70, le liquide de lavage et
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de lessivage provenant du compartiment G se mélange avec la oue repulpée ou agitée et passe de ce compartiment 70, avec la boue, par un tuyau 72, dans le compartiment F de la cuve.
De ce dernier, le liquide fortement enrichi passe, par un tuyau 90, dans un compartiment 91 du réservoir 71. Un tuyau d'évacuation 92, partant du compartiment 91, conduit le liquide enrichi à un point où il sera traité pour en récupérer les valeurs dissoutes .
On voit qu'il y a pratiquement un écoulement continu de boue à travers les compartiments F, G, H et I, dans cet ordre, et que, simultanément, il y a un écoulement continu de liquide de lavage ou de lessivage à travers les compartiments I, H, G et F, dans cet ordre. C'est-à-dire que l'écoulement du liquide est contraire au sens de l'écoulement, ou alimentation, de la boue. On voit également que la boue presque épuisée est soumise à l'action de liquide pratiquement stérile et que ce liquide devient graduellement de plus en plus riche à chacun des compartiments successifs pour être finalement déchargé dans un état d'enrichissement maximum au plus élevé des compartiments de décantation successifs.
Pendant le fonctionnement de l'appareil représenté sur la figure 4, le joint est maintenu entre le compartiment épaississeur E et le premier compartiment de décantation F de la manière décrite en connexité avec figure 2.
Il est parfois désirable d'avoir plus d'un compartiment de premier épaississement, en outre du compartiment E représenté sur la figure 4. Il est également désirable que ces compartiments d'épaississement soient superposés et séparés les uns des autres. Il est par conséquent nécessaire de prévoir non seulement un moyen d'assurer le joint entre
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le compartiment de premier épaississement adjacent au compartiment de décantation le plus élevé, mais aussi un moyen formant joint entre les compartiments de premier épaississement respectifs.
Une telle disposition est représentée sur la figure 3, où J et K désignent deux compartiments de premier épaississement superposés l'un à l'autre et L, un compartiment de décantation disposé sous le compartiment K qui lui est superposé. Sur la figure 3, un joint hydraulique est représenté entre les compartiments de premier épaississement J et K et un joint similaire est représenté entre le compartiment K et le compartiment de décantation L. Les parties principales de ces joints sont identiques à celles du joint représenté sur la figure 2 et décrit précédemment.
Par con- séquent, dans l'intérêt de la clarté, les parties semblables ont été désignées par les mêmes caractères de référence sur la figure 2 et sur la figure 3. On notera que, sur la figure 3, les tuyaux 28 et 29 ,par lesquels est amené l'air comprimé pour le joint ne sont associés qu'avec le joint existant entre les compartiments K et L. Il y a également, dans la construction du joint inférieur, un tuyau 93 dont l'extrémité inférieure est la contre-partie du tuyau 32 et présente un trou 94 pour déterminer le niveau le plus bas de la boue dans la buse montante 25. Ce tuyau 93 s'élève dans la buse montante 25 faisant partie du joint entre les deux compartiments J et K et agit comme le moyen d'alimenter en air comprimé le joint supérieur .
La manière dont fonctionne un appareil employant deux compartiments de premier épaississement, indépendants, superposés en association avec plusieurs compartiments de
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décantation superposés est représentée sur le schéma de la marche des opérations de figure 5. Il va sans dire que ce schéma n'est donné qu'à titre indicatif et simplement pour illustrer le nouveau procédé.
Sur la figure 5, la cuve 96 est divisée par les plateaux 97, 98, 99 et 100 en cinq compartiments superposés M, N, 0, P et Q dont le plus élevé, M est ouvert et pourvu d'une rigole périphérique 101 dans laquelle le liquide surnageant se rassemble et d'où. ce liquide est emmené, en 102, pour être traité.
Les compartiments M et N sont des compartiments de premier épaississement et sont maintenus séparés et indépendants l'un de l'autre par une construction de joint similaire à celle existant entre les compartiments J et K, sur la figure 3, et décrite ci-dessus. Entre le compartiment N et le plus élevé, 0, des compartiments de décantation, est disposée une construction de joint similaire à celui représenté interposé entre les compartiments K et L de figure 3.
La boue, ou solide, est amenée au compartiment M par le tuyau 102' et dans le compartiment N par un branchement 103 ainsi que par un tuyau 104 venant d'agitateurs 105 et 106 disposés en série.Le liquide surnageant dans le compartiment M est tiré de la rigole périphérique par le tuyau 102 et le liquide surnageant dans le compartiment N en est tiré par un tuyau 107. Tous les compartiments sont pourvus de dispositifs de raclage qui raclent ou entraînent la boue aux centres des fonds de ces compartiments .
La boue déposée est tirée du compartiment M au moyen d'un tuyau 108 par une pompe 109 et envoyé par celleci dans les agitateurs 105 et 106 où il est repulpé et d'où
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il passe, par le tuyau 104, au compartiment N. La boue déposée dans ce compartiment N est tirée, au moyen d'un tuyau 110, par une pompe .!il qui l'envoie dans l'agitateur 112 où il est repulpé et d'où. il passe, par un tuyau 113, au compartiment de décantation le plus élevé, 0 .Du compartiment 0, la boue est amenée successivement à travers les compartiments de décantation P et Q et, de là, dans la cuvette conique 114 d'où elle est tirée par le tuyau 115.
Pendant ce mouvement ou écoulement descendant de la boue à travers les compartiments M, N, 0, P et Q, dans cet ordre, du liquide de lavage, ou de lessivage, passe continuellement par le tuyau 116 dans le compartiment Q, puis de celui-ci, par le tuyau 117, au réservoir 118 et, par un tuyau 119, au compartiment P. De ce dernier il passe, par le tuyau 120, dans l'agitateur 112 où il se mélange avec la boue repulpée et passe au compartiment 0 par le tuyau 113.
Du compartiment 0, le liquide passe, par le tuyau 121, dans les agitateurs 105 et 106 et, par le tuyau 104, dans le compartiment N. Le liquide est emmené de ce dernier par le tuyau 107 pour être traité .
Dans le procédé qu'on vient de décrire, la boue passe successivement de haut en bas à travers les compartiments superposés et est soumise à l'action de liquide de lavage, ou de lessivage, qui se meut dans une direction contraire au mouvement de la boue.
Bien que les réalisations particulières,sus-décrites, illustrent l'invention, il est évident que celle-ci peut être réalisée dans un certain nombre de dispositions sans se départir de son esprit ni sortir de son champ et l'invention n'est limitée à aucune forme d'exécution parti-
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culière .