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Perfectionnements aux dispositifs rotatifs de protection contre l'incendie dans les cabine.'' de projections cinématographiques. @ @
Rien n'est plus dangereux que de placer une matière essentiellement inflammable, tel le celluloïd, devant un condensateur de rayons lumineux obtenus par un arc électrique. C'est cependant sur ce danger qui est essentiellement réalisée la projection cinématographique dont la diffusion s'est étendue sur tout l'univers.
Aussi les cas d'incendies, dans les cinématographes sont fréquents, ils présentent toujours de très graves dangers.
Pour les éviter on a établi de nombreux appareils de sécurité parmi lesquels il faut mentionner ceux à fonctionnement rotatif: Ces,appareils, de préférence à tous autres, ont déjà contribué à donner une sécurité appréciable mais qui ne répond pas encore à celle recherchée par suite des imperfections relevées dans ce genre d'appareils.
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C'est ainsi que les demandeurs ont déjà établi un appareil rotatif à circuit électrique ouvert utilisant des billes métalliques, fermant ce circuit sur des appareils de protection qu'au moment du danger.
Cependant l'expérience n'a pas tardé à démontrer que si ce principe présentait des avantages il présentait aussi des désavantages aboutissant à des préjudices sérieux.
C'est ainsi que ces appareils étaient constitués pour fonctionner sur des circuits électriques ouverts alors qu'il était indispensable de les utiliser sur des circuits électriques fermés suivant les conditions et règlements administratifs en cours et que les billes assurant les contacts électriques ne tardaient pas sous l'influence des étincelles de ruptures, même de très petite intensité, à se déteriorer et à ne plus pouvoir assurer leurs conditions primordiales de fonctionnement consistant essen -tiellement dans la rupture et la mise en circuit électrique immédiat des différents appareils de protection.
Ces imperfections sont maintenant supprimées par l'objet de la présente invention qui consiste dans des perfectionnements apportés à ce genre d'appareil rotatif.
Ces perfectionnements ont pour but précis de permettre à l'appareil rotatif de protection de fonctionner dans un circuit électrique fermé donnant, par cette particularité, le libre pas. sage du courant pendant tout le temps de le. rotation du rupteur leauel commande les principaux organes de protection etde sécurité.
Ces perfectionnements se caractérisent par le remplacement des contscts mobiles rigides, billes ou galets, par du mercure plus particulièrement enrobé dans un produit lubrifiant.
Une réalisation de ces perfectionnements est montrée sur les dessins annexés donnés à titre d'exemple d'exécution d'une des formes de l'objet de l'invention perfectionnée.
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Sur ces dessins : Les fig. 1 et 2 essentiellement schématiques, montrent res- pectivement le rupteur rotatif dans sa posi- tion d'arrêt et dans sa position de fonc- tionnement ; La fig. 3 montre la vue de face, cote des contacts, du rup- teur rotatif ; Les fig. 4 et 5 montrent respectivement, vu en coupe trans- versale, suivant la ligne IV,V, de.la fig.3, le rupteur rotatif dans ses deux positions correspondantes aux figures 1 et 2 complé- tées par des schémas de connexions électri- ques synthétisant les utilisations du rup- teur muni des perfectionnements caractéri- sant la présente invention.
Le rupteur rotatif 1, (fig.3,4,et 5) est constitué par une matière isolante dans laquelle sont prévues des chambres 2 disposées radialement au centre de rotation de ce rupteur.
Chacune des chambres 2 est fermée par des bouchons 3 en matière conductrice munis d'une pointe 4 de pénétration. Ces bouchons sont prévus d'une épaisseur inférieure à celle des entrées 5 des chambres, de manière à pouvoir couler, après leur mise en place, une matière 6 isolante les recouvrant.
Une rainure circulaire 7 est creusée sur toute la périphérie du rupteur 1, elle sert à loger une bague ou couronne 8, métallique reliant électriquement et entre eux les chapeaux 3. Chacune des chambres 2 contient une quantité de mercure 9 d'un volume parfaitement déterminé, judicieusement mélangé avec un produit lubrifiant pour éviter son oxydation.
Sur une des faces du rupteur 1, sont fixés des plots 10,
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chacun de ces plots porte une tige 11 se terminant par une pointe 12 de pénétration.
Des balais frotteurs 13 et 13a, de fonctionnement connu relient le rupteur 1 rotatif au circuit électrique 14 qu'il doit commander. Ce rupteur ainsi constitué est fixé à l'intérieur et sur l'un des côtés d'un tambour 15 de guidage, indiqué en traits pointillés sur les fig. 4 et 5, et sur lequel passe la bande de projection qui l'entraîne comme le ferait une simple courroie.
Ainsi constitué, ce rupteur fonctionne de la manière suivante :
Dans sa position d'arrêt fig. 1 et 4, le mercure des chambres 2 occupant la partie supérieure se trouve dans le fond de ces chambres ; dans cette position, la tige 11 se terminant en pointe de pénétration du plot 10 en contact avec le balai 13 est séparée du mercure 9 et, de ce fait, le circuit électrique 14 est coupé puisque la pointe 12 est séparée de la pointe 4, la lampe 16 est éteinte.
Mais aussitôt que le tambour 15 commence à tourner, et sous l'influence de la force centrifuge qu'il engendre, en entraînant le rupteur 1, la quantité de mercure 9 est immédiatement projetée sur la partie supérieure de chacune des chambres 2 (fig. 2 et 5), à ce moment, chacune des pointes 12 est reliée par sa pénétration dans le mercure 9 à chacune des pointes 4 ; par la bague 8, le circuit électrique est fermé, le courant passant alors du balai 13 au balai 13a, allume la lampe 16.
Si on suppose d'abord, une rupture de la bande de projection, le tambour 15 cesse de tourner puisqu'il
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n'est plus entrainé par la bande et sa vitesse acquise est immédiatement annulée au moyen d'un frein (non représenté sur les dessins annexés) de système et de fonctionnement connus disposé sur l'autre face du tambour 15. L'arrêt a lieu immédiatement le circuit électrique est coupé.
Si on suppose ensuite que le secteur électrique d'alimentation représenté en A, soit interrompu, le moteur actionnant les organes d'entraînement de la bande de pro-, jection s'arrête, le tambour 15 n'est plus entrainé ainsi que le rupteur 1, le mercure tombe tout de suite dans le bas des chambres 2 et le circuit 14 est coupé.
Cependant, par le fait de la projection.constante de la masse de mercure, celle-ci pourrait se diviser en multiple goutelettes et l'oxydation aidant, il pourrait y avoir des aléas dans le fonctionnement de cet appareil qui doit être au contraite exempt de toutes causes de mauvais fonctionnement ; pour éviter celles-ci, il est prévu d'introduire dans chacune des chambres 2 une petite quantité d'un produit liquide à base lubrifiante, de l'huile de paraffine par exemple, ayant pour but d'enrober la masse de mercure et d'éviter l'oxydation. Ce produit d'une densité beaucoup plus légère que celle du mercure restera constamment à sa surface et de ce fait pourra constituer une certaine résistance au passage du courant électrique, ce qui serait un inconvénient.
C'est pour l'éviter qu'il est prévu des pointes 4 et 12 de déchirures qui pénètrent assez profondément dans la masse vive du mercure pour assurer toujours et d'une manière irréprochable le meilleur contact entre ces deux parties.
Le rupteur rotatif réalise un progrés des plus
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importants dans ce genre d'appareil ; il assure toujours l'arrêt immédiat du passage du courant au moment du danger quelle que soit la 'cause de ce 6anger et obtient, par cette particularité, la sécurité recherchée.
Cependant, les formes et les dimensions de ce rupteur ne sont pas limitatives, elles pourront varier sans changer pour cela la disposition générale de l'invention modifiée qui vient d'être décrite.