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Monsieur Lucien Etienne, Alfred JACQUET.
Les patrons en carton destinés au découpage des peaux tissus et autres pour le montage des chaussures présentent différents moyens pour faire des repères sur les peaux en vue d'indiquer les lignes de couture pour l'assemblage des pièces.
Un premier moyen consiste en des trous pratiqués dans le patron permettant le passage d'une pointe laissant un repère sur la peau découpée.
Un autre moyen consiste à rapporter sur les 2 faces du patron une saillie ou pointe qui, par pression, laisse une dépression sur la peau. '
Ce moyen ayant été présenté aux fabricants on s'est aperçu qu'il offrait de graves inconvénients, et que, s'il estapplicable
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aux patrons en carton ou autre matière tendre il ne l'était plue s'il s'agissait de patrons métalliques. En effet la pointe est emboutie dans une rondelle de métal très mince qui est découpée pour offrir des dents périphériques qui, rabattues à angle droit, s'insèrent dans le carton par simple pression. Une face du patron étant ainsi équipée on procède à la pose d'une même rondelle sur l'autre face.
Suivant ce moyen, les rondelles ne peuvent être insérées que dans une matière tendre ; les saillies ou pointes étant creuses en métal léger, elles se déforment ou finissent par s'écraser; enfin, les griffes ou dents de fixation étant simplement enfoncées, les rondelles peuvent se détacher facilement du patron et devenir des pièces dangereuses pendant le travail.
La présente invention concerne un repère ou une saillie et son procédé de fabrication pour application aux patrons en question en vue de faciliter l'assemblage des pièces découpées.
L'invention se caractérise par un cylindre en laiton par exemple ou autre métal traversant l'épaisseur du patron, quelle que soit la matière, et dont les extrémités sont façonnées simultanément par pression à l'aide d'un outil à mâchoires ou d'une presse avec matrices appropriées. Le façonnage consiste à former une pointe ou saillie centrale à chaque extrémité du cylindre et à utiliser la matière entourant cette ou ces pointes pour obtenir, par écrasement, un double sertissage du cylindre sur l'épaisseur du patron.
La pose de ce cylindre peut également se faire dans du métal ou autre matière rigide en perforant préalablement le patron.
Cependant une variante du procédé consiste, si le patron est en tôle, à former des saillies avec un outil à poinçon repoussant simplement le métal, en forme de "coup de pointeau".
On peut encore suivant d'autres variantes donner à la saillie une forme en "trait" plu tôt qu'en pointe ou même une forme en "trait long" d@marquant une ligne complète.
Sur le dessin ci-annexé auquel on se réfère à titre indica- tif non limitatif:
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Fig 1 représente sous différentes vues un patron avec la rondelle-pointe employée actuellement;
Fig 2 montre les mêmes vues du patron avec la pointe objet de l'invention;
Fig 3 eat une variante de fig 2, la pointe étant remplacée par un trait épais ou coupant;
Fig 4 représente l'application de la pointe à un patron métallique, cette pointe étant en f orme de "coup de pointeau" ;
Fig 5 montre une variante de fig 3, la saillie "trait" étant remplacée par une saillie représentant une ligne complète etformant traceur.
Jusqu'à ce jour et suivant le procédé actuel, fig 1, on façonne par emboutissage et découpage des rondelles 1 avec dents aiguës 2 et saillie centrale 3.
Les dents étant rabattues à angle droit on enfonce sur chaque face du patron en carton une rondelle préalablement emboutie et découpée. Avec ce procédé, le prix de revient est élevé, les rondellea peuvent se séparer au patron, la saillie qui est creuse, finit par s'écraser sous les pressions répétées ou s'use par frottement.
Le procédé de l'invention obvie à ces inconvénients, la fabrication et la pose sont plus simples et les repères ou saillies étant sorties ne peuvent jamais se séparer du patron.
Suivant ce procédé, on part d'un bâtonnet cylindrique 4 en laiton ou autre matière que l'on place, par exemple, dans un trou pratiqué dans le patron. Ensuite, avec une pince ou une presse pourvu de mâchoires appropriées on écrase simultanément les extr6- mités du bâtonnet. La saillie 5 étant réservée avec les mâchoires$ la matière qui l'entoure est seule écrasée sous la pression. En fin de serrage la matière écrasée assure un double sertissage sur le pa tron en 6 et 6'.
Avec le même procédé on peut poser des saillies sur des patrons métalliques. Il suffit de pratiquer les trous d'avance. On peut également employer un bâtonnet plat pour obtenir une saillie en trait.
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La rondelle existante représentée en fig 1 ne peut pas être posée sur métal, à moins de complications de montage coûteux, par exemple une rondelle de plomb sertie sur le patron permettant d'enfoncer les dents.
Suivant une variante de l'invention et pour les patrons mé- talliques, tôle par exemple, on emploiera de préférence le procédé représenté en fig 4 qui consiste à façonner, avec une pince ou une presse, des bossettes repoussées comme des "coups de pointeau".
Ces bossettes seront successivement inversées d'une face@ à l'autre, pour que le patron réponde au découpage droite et gauche, de peaux ou tissus, tout comme pour le système de repérage avec pointe ou trait.
Suivant la fig 5, qui n'est autre qu'une variante de fig 3, on remplace la saillie courte par une saillie longue formant traçoir.
Dans ce cas la saillie effectuant la ligne par pression forme traçoir pour piqûres, perforages ou assemblages. Dans cette réali- sation, le patron, quel qu'il soit, est découpé ou non d'une fente 7 d'un profil quelconque. On Insère dans cette fente une barrette mé- tallique 8 qui prend la forme de la fente. Lorsque cette barrette est enfoncée "àcheval" dans l'épaisseur du patron on procède par exemple à l'aide d'une presse ou d'une pince, à l'écrasement de la barrette. Les écrasements qui en résultent en s'épanouissant en 9, forment des points de sertissage qui assujettissent parfaitement la barrette au patron. En pressant le patron sur une peau découpée, la barrette trace sur cette peau une ligne par dépression et parfai- tement visible pour les piqûres, les perforages, l'assemblage ou autre,
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