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Procédé pour rendre utilisable le charbon fin résultant du déhouillage et dont la teneur en matières argileuses ou,de roches est nulle ou minime..
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La présente invention se rapporte à l'utilisation du charbon fin, d'une puissance calorifique élevée, tel qu'on l'obtient au déhouillement et dont la teneur en matières argileuses ou pierreuses est nulle ou minime. Jusqu'à présent, ce charbon fin, dont la grosseur est de l'ordre de 0 à 3 mm. environ, a été mis, à l'état pulvérisé, dans des chambres de four, récipients etc. pour y être comprimé à la presse ou par pilonnage en vue de la distillation à basse température ou de la carbonisation ; ou bien, on réduisait ce charbon fin en poussière pour l'utiliser dans les foyers à poussier. En outre, on additionnait à ce charbon fin des matières agglomérantes bitumineuses, comme du goudron, de la poix, etc., pour en fabriquer ainsi des agglomérés résistant aux intempéries, destinés à être brûlés dans des foyers à grille.
Cependant, ces différentes méthodes d'utilisation du charbon fin sont
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compliquées et contribuent à accroître les frais généraux.
D'autre part, l'emploi en est fortement restreint en ce qui concerne les foyers à poussier.
Le but de la présente invention est de simplifier autant que possible et de rendre économique le procédé d'utilisation d'un tel charbon fin à grande puissance calorifique, ce procédé consistant dans la combustion, distillation à basse température ou carbonisation du dit charbon. D'après celui-ci, et sans addition de matières agglomérantes bitumineuses assez chères, le charbon fin, simplement humecté à l'aide d'eau, passe dans la presse à briquettes qui en forme des agglomérés soit ronds, soit ellipsoïdaux ou oviformes, de la grosseur d'une noix ou d'un oeuf ; aussitôt après cette opération le combustible est brûlé jusqu'à réduction complète en cendres dans un foyer à grille ordinaire ou à grilles mobiles, c'est-à-dire qu'il est utilisé directement pour la production de chaleur ;
ou bien, ce combustible passe dans un four Illingworth ou un four à coke,de sorte qu'on obtient, respectivement, du semi-coke ou du coke entier. Bien que les briquettes ainsi produites ne renferment aucune matière agglomérante autre que l'eau et subissent, à l'état encore frais et humide, la pleine chaleur du four, elles ne s'effritent nullement lors de la combustion et conservent leur forme même pendant la distillation à basse température ou lors de la carbonisation.
La quantité d'eau à ajouter au charbon fin sera exactement celle qui suffit pour donner au charbon la plasticité voulue en vue de la fabrication d'agglomérés ; de préférence, la presse à briquettes est montée directement à côté de l'endroit de combustion ou d'utilisation, de sorte que les agglomérés sortant de la presse puissent rouler d'eux-mêmes dans le foyer à grille, ou dans le four Illingworth ou four à coke. Il est utile de porter les moules à briquettes à une température d'environ 120 C. , ce qui permet de les en retirer plus facilement, sans que cette
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chaleur puisse libérer les matières volatiles du charbon et de sorte que les matières bitumineuses qu'il renferme, puissent agir.
Dans le cas de foyer à grilles mobiles, les agglomérés à l'état de repos traversent la bolte à feu où leur combustion se fait exactement comme celle de gaillettes. Pour la carbonisation ou pour la distillation à basse température, il convient de pla- cer les briquettes sur une bande transporteuse sur laquelle elles traversent, également en repos, le four à coke ou le four Illingworth. On pourrait aussi les charger en vrac, en grandes quantités, dans des récipients ad hoc pour passer, dans ceux-ci, à travers la chambre de distillation ou de carbonisation ; la vitesse de déplacement des grilles, de la bande transporteuse ou des récipients est réglée de telle manière que la combustion, la distillation ou la carbonisation des briquettes est terminée lorsque le combustible aura traversé complètement la dite chambre.
Les gaz de distillation qui se dégagent lors de la distillation ou de la carbonisation des agglomérés, sont évacués de la chambre de four pour être utilisés. Les gaz de distillation plus riches qui résultent des basses températures d'environ 500 - 600 C. pourraient aussi être évacués séparément des gaz de carbonisation partiellement décomposés, donc de moindre valeur, se dégageant aux températures élevées d'environ 1000 C. ; pour ce faire, les agglomérés disposés sur la bande transporteuse etc. traversent d'abord le four à basse température et par la suite le four à coke à température élevée ; les gaz de distillation de chacun des fours en sont alors séparément évacués. Les gaz de distillation à basse température servent dès lors à la production de goudron, tandis que les gaz de carbonisation sont utilisés pour le chauffage.
Pour l'application du procédé suivant l'invention, on peut utiliser le charbon fin tel quel, c'est-à-dire d'une grosseur de 0 à 3 mm. environ. Toutefois, il a été démontré qu'on peut appli-
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quer le nouveau procédé même lorsque le charbon fin a été débarrassé par tamisage des particules pulvérulentes d'environ 0 à 0.5 mm.
Or, il n'est pas nouveau d'additionner de l'eau au charbon fin résultant du déhouillement et d'en fabriquer, sans y ajouter de matières agglomérantes bitumineuses, des briquettes combustibles, dans une presse disposée devant le foyer, ces agglomérés passant alors directement dans un foyer à grille ordinaire ou à grille mobile pour y être brûlés comme des gaillettes, sans que les briquettes s'effritent. Ce procédé s'appliquait tout particulièrement à l'utilisation de la fine boue de charbon se déposant au lavage du charbon, boue dont l'excédent d'humidité a été enlevé d'abord. Mais il s'agissait ici exclusivement de charbons fins riches en matières argileuses ou sableuses.
Ces matières forment, comme on sait, sous l'action de l'humidité, une sorte d'émulsion qui, à la manière d'un mortier, opère l'agglutination des particules de charbon, et constituent lors de la combustion des agglomérés un corps porteur indéformable dans les pores duquel se consument les particules de charbon, sans modifier la structure du corps porteur. Si, jusqu'à présent, pour la fabrication d'agglomérés destinés à être brûlés dans un foyer, on désirait utiliser du charbon fin dont la teneur en matières argileuses ou sableuses est nulle ou minime, on a, d'après un procédé connu, pulvérisé d'abord finement le charbon fin et l'a ensuite mélangé à une bouillie d'eau et de schiste bitumineux ; par la suite, on en faisait les briquettes destinées à être brûlées.
Or, suivant la présente invention - ce qui étonnera fortement les spécialistes - la teneur en matières argileuses ou sableuses, du charbon fin est sans aucune importance ; ces matières peuvent même faire complètement défaut ; de plus, il n'est pas nécessaire de pulvériser le charbon fin. Même les fines particules jusqu'à une grosseur de 0.5 mm. peuvent être séparées par criblage du dit charbon fin, sans que l'applicabilité du nouveau procédé en soit compromise.
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Il est encore étonnant pour l'homme du métier que les agglo- mérés humides ne renfermant aucune matière agglomérante bitumineuse, et traversant librement, sur la grille mobile ou sur une bande transporteuse, respectivement la boite à feu ou les chambres de distillation ou de carbonisation, où ils subissent directement la forte température du four, ne se déforment nullement, ni ne s'effritent lors de leur combustion ou lors de la distillation ou carbonisation. On sait que jusqu'à présent, il fallait,pour la distillation ou la carbonisation, placer le charbon fin dans des récipients appropriés ; c'est dans ceux-ci qu'on distillait et carbonisait la houille fine.
On ne s'étonnera pas que, de cette façon, l'on obtienne forcément du coke entier ou du semicoke, en morceaux, vu que pendant la distillation ou la carbonisation, le récipient qui renferme le charbon fin empêche ce dernier de s'effriter et que, pendant la distillation, les matières bitumineuses du combustible se libèrent et agissent ainsi comme matières agglomérantes.
Grâce au procédé suivant l'invention, on pourra donc utiliser de manière facile et économique le charbon fin, qu'il renferme ou non du poussier, et dont la teneur en matières argileuses ou sableuses serait nulle ou très faible.
REVENDICATIONS .
1. Procédé.pour rendre utilisable du charbon fin provenant du déhouillement, et dont la teneur en matières argileuses ou sableuses est nulle ou très faible, et ce sous forme d'agglomérés obtenus, sans addition de matières agglomérantes, dans une presse à briquettes disposée directement devant l'endroit d'utilisation, caractérisé en ce que le charbon fin tel qu'on l'obtient, donc de.
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