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"Installation destinée à séparer des mélanges par projection centrifuge".
L'invention concerne une installation destinée à séparer les uns des autres, par l'action de la force cen- trifuge, des corps solides, liquides ou gazeux, qui sont mélangés à un ou plusieurs (autres) gaz. Au cours de cette séparation, on peut recueillir en même temps l'élément le plus lourd ou le plus léger du mélange. On peut aussi recueillir les deux éléments en des points différents de l'installation. S'il existe plus de deux éléments dans le mélange, possédant des poids spécifiques différents, on peut, par un emploi répété de l'invention en une seule, phase de traitement séparer les uns des autres tous ces
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éléments et les recueillir séparément.
La nouvelle installation permet aussi bien de séparer de leur véhicule gazeux les poussières les plus fines, dont les dimensions sont voisines de la visibilité . microscopique, que de séparer des mélanges de gaz.
L'installation suivant l'invention est extrême- ment simple. Elle fonctionne d'une manière continue par des moyens purement mécaniques sans exercer d'autre action sur le mélange ou sur ses éléments que de faire agir sur eu:: un champ de forces centrifuges. Par suite elle est insensible à l'action de la chaleur, des acides et autres influences. Enfin elle peut être réalisée aussi bien en petit qu'en Grand. Dans les doux cas elle présente les avantages de n'exiger qu'une très faible dépense de force motrice, d'être d'un fonctionnement excessivement sûr et de se prêter à un réglage très précis.
Parmi tous les moyens utilisés depuis longtemps pour arriver au résultat précité, la projection par force centrifuge est le plus simple etle plus économique. Liais jusqu'à présent on n'a pas réussi à séparer par des moyens techniques, en employant la force centrifuge, des corps dont les poids spécifiques diffèrent très peu ou qui sont en suspension dans un gaz à l'état de division extrêmement fine (grosseur des particules inférieure à
10 millièmes ou même à 1 millième de millimètre), qu'il s'agisse de les séparer de ce gaz ou l'un de l'autre, quoiqu'il n'existe aucune raison théorique d'admettre que la force centrifuge ne soit pas susceptible de procurer ce résultat.
Mais comme dans un grand nombre de cas, le problème consistant par exemple à séparer des gaz des poussières extrêmement fines doit être résolu à tout prix, on s'est adressé à d'autres moyens et on a inventé
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et construit par exemple les dépoussiéreurs électriques.
Mais ces appareils, ainsi que la plupart des autres so- lutions du problème précité, sont si coûteux et si en- combrants qu'indépendamment du fait qu'on ne peut en aucune manière les utiliser avec succès au traitement des poussières que l'on rencontre maintenant, ils chargent par trop l'exploitation. Lorsque ces moyens sont méca- niques, ils'ne tiennent pas compte des modes d'écoulement les plus simples, à savoir les écoulements laminaires.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention, permet à l'aide d'installations, d'un encombrement rela- tivement faible et qui peuvent être construites et ex- ploitées à peu de frais, de séparer les uns des autres des corps solides, liquides ou gazeux, quelle que soit la finesse de leur répartition, même lorsque leurs poids spécifiques sont peu différents. Il permet même de sé- parer les uns des autres les éléments de poids différent d'un mélange de gaz, par exemple de débarrasser le gaz d'éclairage de l'oxyde de carbone par la centrifugation,
Suivant le problème particulier qui se présente on peut recueillir soit l'élément le plus léger séparé, soit l'élément le plus lourd expulsé par la force cen- trifuge, soit les deux séparément.
Pour faire comprendre l'idée fondamentale de l'invention, on rappelera un phénomène physique bien connu.
Si l'on plonge un barreau assez épais dans un fluide sus- ceptible de s'écouler, par exemple dans l'eau et si on le fait tourner rapidement autour de son axe, il s'éta- blit un courant circulaire autour du dit barreau. Plus le mouvement de rotation est rapide et plus ce mouvement est prolongé, plus ce courant se forme vite et plus il est régulier, en constituant ce qu'on appelle pour les gaz
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"vent d'accompagnement". Si le barreau est rugueux, le courant est perturbé ot nar suite turbulent. Ce cas n'intéresse pas l'invention. Un barreau lisse fait naître un courant circulaire laminaire parfaitement net.
Si l'on fait croître de plus en plus et progros- sivement la vitesse de rotation du barreau, en évitant les vibrations et secousses de toute nature, c'est-à-dire en prenant soin que le barreau tourne rond très régulière- ment, la zône dans laquelle se produit ce courant circu- laire s'agrandit en conséquence, l'anneau de fluide en- traîné devient plus large. De plus, et ceci constitue une observation très Importante, comme d'après les recherches fondamentales de KAWT et LAPLACE, la pesanteur ou force centrifuge commence exercer une action au sein du cou- rant circulaire. Une stratification ayant la forme de sones cylindriques y prend naissance.
L'élément dont le poids spécifique est le plus faible dans le mélange qui forme ce courant circule au voisinage de la paroi du barreau et l'élément du poids spécifique le plus élevé circule à l'extérieur.
On utilise selon l'invention ces deux phénomènes à savoir l'écoulement circulaire et sa stratification pour séparer des mélanges susceptibles d'écoulement. Le moyen le plus simple d'y arriver consiste à prendre comme bar- un reau @ arbre creux, par exemple celui. d'un électro-moteur, à fermer l'une des extrémités de cet arbre et à percer dans une portion de la paroi de l'arbre des trous, par lesquels la portion plus légère ou la plus légère du mé- lange puisse pénétrer à son intérieur, par exemple, du fait que l'on y fait régner une dépression. La portion perforée de l'arbre sera appelée "tubulure d'aspiration"; elle est analogue à la crépine d'une pompe, mais agit d'une manière tout à fait différente.
La vitesse à la-
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quelle la portion plus légère du mélange séparée pénètre d dans la tubulure d'aspiration et en sort, sensiblement en suivant l'axe de rotation, est évidemment toujours faible par rapport à la vitesse du vent d'accompagnement produite Plus les poids spécifiques des éléments à séparer du mé- lange sont voisins, plus la vitesse périphérique doit être grande et plus la vitesse d'aspiration absolue et le plus souvent aussi la vitesse d'aspiration relative doit être faible. Par conséquent à l'intérieur de la dite tubulure, le vent d'accompagnement fait également naître une cir- culation intense qui donne lieu à une stratification de la portion plus légère du mélange, dès lors que cette por- tion n'est pas encore homogène, c'est-à-dire se compose encore d'éléments de poids spécifiques différents.
Cette faible quantité de gaz trouve à l'intérieur de la tubu- lure d'aspiration des conditions favorables, au point de vue technique de l'écoulement, à la formation d'un vent d'accompagnement. S'il donne lieu à stratification, les éléments les plus lourds tendent à s'accumuler au voisi- nage de la paroi de la tubulure et à y demeurer. Si donc on ne prélève la portion séparée du mélange qu'au voisi- nage de l'axe de la tubulure, cette portion subit une double épuration, quoiqu'il n'existe qu'un seul élément mécanique, à savoir la tubulure.
Il est facile à l'homme du métier de déterminer, pour les diverses applications, la longueur, les diamè- tres intérieur et extérieur de la tubulure, le genre et le nombre des perforations, ainsi que=la vitesse de rota- tion et d'aspiration, qui conviennent au degré de pureté qu'on désire atteindre par la séparation.
Pour rendre la nouvelle installation de sépara- tion facile à comprendre, on l'a représentée sur la fig, 1 en coupe partielle sous la forme principielle fondamen-
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tale. La tubulure a à fond fermé et parois lisses per- forées forme l'extrémité de l'arbre creux b d'un moteur c. d désigne le presse étoupe qui se trouve entre cet arbre creux b et la tubulure d'aspiration e de l'aspira- teur de gaz f; la tubulure de sortie ± de l'aspirateur f aboutit à un réservoir h servant à recueillir l'élément léger du mélange à séparer dans lequel plonge la tubu- lure a.
Ci-après seront décrites plusieurs formes de réalisation de l'invention destinées à des applications particulières et permettant d'obtenir des résultats parti- culièrement avantageux.
La fig. 2 représente les éléments principaux par lesquels on obtient une application répétée de l'in- vention à l'aide d'une unique conduite de gaz.
Dans le mélange à dépoussiérer ou à diviser de plonge/l'autre côté d'une paroi une tubulure animée d'un mouvement de rotation rapide, ayant la forme d'un cylin- dre creux la, et dont la paroi relativement épaisse est percée d'un grand nombre de canaux 2a. Ce cylindre est fermé en avant, en arrière il prend la forme d'un arbre creux, qui, passant par un presse-étoupe 3b pénètre dans une antichambre 3a. Cet arbre creux constitue de nouveau en partie un cylindre creux à parois lisses. Le mélange à séparer, ou son élément le plus léger circule dans l'appareil, comme l'indiquent les flèches. Enfin l'arbre creux sort, à travers un second presse-étoupe 5c, de l'an- tichambre, à l'air libre, et est fermé en ce point, où il se termine dans un accouplement 4a, le raccordant à un mo- teur 4b.
Sur l'antichambre 3a se raccorde un tuyau 5a qui aboutit à une pompe aspirante 5b, dont l'aspiration peut être réglée par des moyens connus. La puissance et la vitesse de rotation du moteur qui fait tourner le cy-
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doivent lindre @ aussi pouvoir être réglée entre de larges limites. Etant donné que, ainsi qu'il a été déjà expli- qué, il est indifférent que le mélange à séparer, dans lequel plonge la tubulure d'aspiration, se trouve dans une chambre petite ou grande entourant ladite tubulure, ou que le cylindre fonctionne à l'air libre ou dans un large canal, la figure 2 ne comporte aucune enveloppe entourant le cylindre.
L'installation décrite ci-dessus permet de faire passer le mélange à dépoussiérer à une vitesse choisie à volonté à travers les canaux du cylindre dans la direction indiquée par les flèches. Le mouvement de rotation du cylindre a pour effet d'obliger toutes les particules à participer pendant un certain temps sur ce trajet au mouvement de rotation du cylindre autour de son axe longitudinal. Elles subissent donc toutes pen- dant un certain temps l'action d'un champ de forces cen- trifuges, qui les repousse en dehors, les éloignant'du cylindre, c'est-à-dire en sens inverse du courant d'as- piration, qui les ramène vers l'axe du cylindre.
Le champ de forces centrifuges existe non seulement à l'intérieur du cylindre et dans les canaux 2a, mais encore se propage au delà de sa surface extérieure à une distance, où le mouvement de rotation fait naître encore un vent d'accom- pagnement appréciable.
Il convient de faire remarquer que le -cylindre ne doit comporter aucune saillie exté- rieure, exerçant une action analogue à celle d'une pale d'hélice ou d'une aube de ventilateur, qui repousse l'air; au contraire il doit transmettre son mouvement de rotation principalement par frottement au gaz qui l'entoure, de façon à faire naître un courant circulaire purement lami- naire. Ce courant forme une chemise de gaz rotative au- tour du cylindre, qui, de par sa nature de vent d'accom-
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pagnement, a un caractère très stable.
La durée de l'action exercée par le champ de forces centrifuges sur le gaz et les particules qui s'y trouvent en suspension peut varier entre quelques frac- tions de secondes et une durée quelconque, sous l'effet du réglage de la vitesse d'aspiration de la pompe aspi- rante. on peut également choisir entre des limites éten- dues, l'étendue de la zone d'action du champ de forces cen- trifuges que toutes les particules doivent parcourir, ainsi que son intensité. Par exemple, on peut donner à la portion de ce champ qui se trouve à l'intérieur du cylindre une grande ou une petite longueur, en donnant par exemple une épaisseur correspondante aux parois du cylindre ou en y insérant des tuyaux d'une longueur con- venable.
On neuf également faire varier dans une large mesure la portion de ce champ engendrée à l'extérieur par le vent d'accompagnement en entourantle cylindre d'une enveloppe appropriée et en choisissant convenable- ment la vitesse de rotation. Enfin l'intensité du champ de forces centrifuges peut être réglée entre zéro et une valeur élevée, étant donné qu'aujourd'hui on peut réaliser des vitesses périphériques de plusieurs centaines de mè- tres par seconde avec des diamètres relativement grands.
Il résulte de ce qui précède qu'on est absolu- ment maître de soumettre toutes les particules pendant un temps quelconque, sur un trajet réglable entre des limites étendues à l'action d'un champ de forces centrifuges ré- glable, ces trois réglages pouvant se faire en principe indépendamment l'un de l'autre. Le jeu antagoniste de la force centrifuge et de l'aspiration permet aussi d'agir d'une manière très précise sur le trajet suivi par le gaz avec les particules qui y sont mélangées (poussière, etc..)
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par exemple, de façon que le courant aspiré entraîne avec lui des proportions parfaitement déterminées des particules les plus fines.
En conséquence le procédé décrit permet d'augmenter très notablement l'action séparatrice de la force centrifuge, par rapport aux procédés actuellement connus.
Le procédé suivant l'invention consiste donc à plonger dans le mélange à séparer un rotor (réglable) tournant vite, dont le mouvement fait naître dans le dit rotor et dans son voisinage un champ intense et réglable de forces centrifuges et à faire traverser par le mélange ce champ de forces centrifuges à une 'vitesse réglable et en sens inverse de la direction de la force centrifuge.
Le cylindre rotatif ne doit agir en principe que comme générateur du champ de forces centrifuges et non comme "collecteur de poussières Il, extrayant du mélange gazeux les particules de poussière et les projetant par la force centrifuge, comme dans certains dispositifs, qui ont une parenté éloignée avec le procédé suivant l'invention. On emploie par exemple, dans ces dispositifs des ailettes, analogues à celles d'un ventilateur, comportant des sur- faces exerçant une action divergente, ou des aubes, ou des peignes et brosses rotatives, et ce sont celles-ci elles-mmes, et non un champ de forces centrifuges formé par elles dans une couche rotative laminaire du gaz, qui constituent le principal obstacle au courant, obstacle qui retient..les particules indésirables.
Un élément ro- tatif agissant comme collecteur de poussières ne peut pas non plus convenir, car il extrait de la poussière des parti- cules d'une grosseur quelconque et les projette par la force centrifuge et par conséquent n'exerce pas d'action de cri- blage. Par suite le cylindre rotatif ou les organes uti- lisés sur les dispositifs décrits ci-après et destinés à @
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la. mise en oeuvre pratique du nouveau procédé sont cons- fruits de façon à réduire autant que possible leur pou- voir de captage. Dans certains cas;, il suffit de donner au::
couaux à travers la paroi du cylindre rotatif une très faible longueur, en d'autres termes, d'employer un cylin- dre tamiseur rotatif, ou encore un cylindre sans aucune perforation qui crée dans son voisinage le champ (le forces centrifuges cherché par l'action du vent d'accompagnement extérieur. Dans ce cas on pose sur le cylindre rotatif des disques annulaires et on fait sortir le mélange de
gaz Par des fentes étroites (fentes annulaires) entre le cylindre etles disques annulaires. Les disques annulaires forment ensemble des poches (poches annulaires) qui peu- vent être accoudées en parallèle par des communications transversales appropriées, corme dans le cas des filtres presses. Cetagencement permet de prélever les éléments à séparer au point où la force centrifuge est la plus forte.
Dans le procédé décrit ci-dessus, la vitesse de rotation du mélange gazeux est maximum.au voisinage immé- diat du rotor. C'est juste le contraire de ce qui se passe dans les cyclones connus, où la circulation est d'autant plus troublée qu'elle est plus voisine de l'axe.
Ce point est une conséquence directe de l'effet de trombe, qui se produit dans ces séparateurs centrifuges et dont souffrent particulièrement les fines particules qui cir- culent le plus lentement vers l'extérieur. Dans le pro- cédé de 11 invention, c'est au contraire le noyau du mé- lange qui estle mieux guidé.
Tous ces points constituent des différences et même des contrastes, par rapport au fonctionnement connu des séparateurs centrifuges, qui rangent le nouveau pro- cédé dans une catégorie nouvelle. Ce procédé conduit à @
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-la construction d'un séparateur centrifuge fonctionnant à sec.
Les figs. 3 à 9 représentent à titre d'exemple quatre formes de réalisation principales du nouveau sé- parateur centrifuge fonctionnant à sec.
La fig. 3 est une coupe longitudinale, sur . laquelle quelques pièces sont représentées en élévation; la fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la fig. 3 ; la fig. 5 est une coupe longitudinale d'un sé- parateur centrifuge suivant l'invention; la fig. 6 est une autre forme de réalisation comportant trois variantes I, II et III; la-fig.,7 est une coupe transversale suivant la ligne VII-VII de la fig. 6 ;
Les figs. 8 et 9 représentent une autre forme de réalisation'de l'invention. Les figures 6 et 8' sont des coupes par l'axe et, les figures 7 et 9, des coupes radiales.
Sur la figure 3, 1 désigne le réservoir avec tubulure d'entrée du mélange 2 et orifice de vidange 3 de la phase la plus lourde du réservoir, en partie cylindri- que, en partie conique. Sur l'axe central longitudinal du réservoir est monté un cylindre tamiseur 4, qui plon- ge dans ledit réservoir, est fixé sur l'arbre 5 et peut être animé d'un mouvement de rotation à une vitesse quel- conque par un moteur réglable 6. 7 désigne la paroi for- mant tamis du cylindre ; désigne un aubage monté sur cette paroi et conduisant dans la chambre d'échappement 9 ; 10 est un joint étanche d'un type ordinaire entre 1 et 9.
D'après la direction de la flèche, on voit que le mélange à séparer entre en 2. La phase la plus légère pénètre par 7 dans le cylindre tamiseur, y circule à peu près
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suivant son axe sur un certain parcours et est refoulée par l'aubage 8 dans la chambre 9. Il est une cloison de séparation. Il convient de faire remarquer qu'une dépen- dance directe entre les mouvements du tamis 7 et des aubes 8 n'est nullement nécessaire, au contraire ces deux éléments peuvent être montés de manière connue sur des arbres séparés du moteur 6.
Sur la figure 5, 2 désigne la tubulure d'entrée dans le réservoir 1 en forme de tambour, dans l'axe duquel se trouve l'arbre 5 avec le cylindre tamiseur 4.
La commande n'est pas représentée sur cette figure. Les tamis sont désignés par 7 et 7'. 7" est une paroi épaisse avec perforations tubulaires. 11 désigne les cloisons de séparation,9, 9' et 9" les chambres collectrices après le premier, le second et le troisième étage du traite- ment, 15 est un accouplement sur l'arbre 5, 16 un sup- port du réservoir 1, 17 un couvercle,,
Les séparateurs centrifuges construits confor- mément aux figures 3 à 5 fonctionnent de la manière sui- vante : le mélange pénètre en 2 dans l'espace qui lui est réservé dans le tambour 1. Sous l'effet de la centri- fugation il se divise; la portion la plus légère pénètre par 7 dans le cylindre tamiseur 4 et est transportée par l'aubage 8 du premier étage de traitement dans le second, Le traitement recommence dans la chambre 9.
Les grosses particules peuvent être extraites par 3. Les particules plus fines passent par 7' dans la seconde chambre du tamis centrifuge. Cette portion est transportée par l'aubage 8' dans la troisième chambre de traitement 9'. On peut en- core extraire de cette chambre les particules les plus grosses par la tubulure 3'. Le traitement le plus fin s'effectue dans les longs canaux étroits 7", qui permet- tent au mélange de passer dans la troisième chambre par-
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tielle du cylindre tamiseur 4. En en sortant, la portion recueillie, par exemple la phase la plus légère d'un mé- lange de gaz est transportée par 9" pour subir un nou- veau traitement. 11 désigne des cloisons de renforcement.
Les figures montrent qu'on peut monter un nombre quelcon- que d'étages de traitement en série.
Sur les figures 6 et 7, la tubulure d'entrée 2 donne accès dans le réservoir 1, dans l'axe duquel est monté un arbre rotatif 5, commandé par 15. 16 désigne les supports du réservoir, 17, un couvercle.
La figure 6 comporte trois formes de réalisa- tion représentées en coupe partielle, l'une à côté de l'autre, les éléments manquants pouvant être facilement compris d'après ce qui précède. Ces trois formes sont désignées par I, II et III.
Dans la forme I, 18 désigne une cloison de sé- paration des chambres d'entrée et de sortie, comportant une fente annulaire étroite, par laquelle passent les particules fines tandis que les grosses restent dans la chambre d'entrée. On voit d'après cet agencement que le presse étoupe est inutile.
Dans la forme II, on voit un certain nombre de poches annulaires analogues à celles des filtres presse; les poches 19 qui sont disposées en parallèle servent à , l'entrée du mélange à séparer et les poches 20, également -disposées en parallèle à la sortie de la portion la plus légère, une fois que cette portion a passé par la fente annulaire. III représente le même agencement, sauf que les cloisons de séparation pénètrent dans des rainures annulaires pratiquées sur le rotor.
Les figures 8 et 9 représentent, dans le réser- voir 1 avec arbre'rotatif 5, un désintégrateur 12 avec mortier 13 et trémie d'alimentation 2 de la matière à
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traiter. Sur le même arbre est monté le séparateur cen- trifuge à étages 7, 7' et 7". La matière à traiter est broyée dans le mortier 13, jusqu'à ce qu'elle soit en- traînée par le courant d'air à l'état de fine poussière, passe à travers le tamis 7 à la manière connue et se divise dans la chambre 9 suivante, qui constitue le pre- mier étage de séparation. La poussière la plus grossière se dépose dans la trémie 3.
La poussière plus fine est transportée dans la chambre 9' suivante et se dépose dans la seconde 3', tandis que l'air dépoussiéré arrive dans la dernière chambre et s'échappe à l'air libre, ou re- vient dans le broyeur, de sorte que, dans ce dernier cas, le traitement peut s'effectuer en circuit fermé. Les autres pièces correspondent à celles de la figure 5. Cette forme de réalisation peut être aussi utilisée par exemple pour reprendre de fines poussières stockées.
Cette pous- sière stockée est encore introduite par la trémie d'en- trée. Si la poussière s'est rassemblée sous forme de morceaux assez gros, elle est d'abord désintégrée, puis quand elle s'est réduite de nouveau en ses particules primaires initiales, elle circule à la manière connue à travers le séparateur centrifuge sous l'action du courant d'air. La reprise de semblable poussière de charbon stockée peut avoir une grande importance pour le chauf- fage au charbon pulvérisé;
mais la reprise de la pous- sière de charbon ainsi stockée et sa désintégration jus- qu'à l'état de ses particules primaires peut avoir une importance encore beaucoup plus grande, par exemple dans le cas revenu aujourd'hui si important du moteur à char- bon pulvérisé. Dans ce cas le séparateur centrifuge fonctionne en quelque sorte comme carburateur,
Quoique sur les figures, on ait représenté des tubulures 2, 3 etc.. l'invention n'est évidemment pas
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limitée à l'emploi de ces tubulures, qui peuvent être remplacées aussi bien par des fentes étroites, placées de champ, telles- qu'on les emploie d'une manière générale dans la technique du dépoussiérage, et qui s'étendent généralement sur toute la longueur de la chambre de trai- tement.
On peut aussi réaliser le décortiquage des gros- ses particules contre les bord extérieur du réservoir par des arêtes décortiqueuses connues.
On détermine la durée de l'opération par le rapport entre le débit et la section de passage de la tubulure rotative ou de la fente annulaire. Cette tubu- lure de sortie peut être, suivant la nature des corps à séparer, un cylindre perforé ou un cylindre en une ma- tière poreuse et dans certains cas où la question a de l'importance, un cylindre à paroi épaisse avec trous de longueur correspondante, dans lesquels la séparation s'effectue à l'intérieur du rotor lui-même, sans être influencée par des tourbillons ou similaires. Surtout s'il s'agit de la séparation de gaz, ce cylindre (rotor) peut 'être formé de disques minces superposés, par exemple en tôle, de construction analogue à celle des rotors des électro-moteurs. Ces disques en tôle seraient alors can- nelés, pour laisser passer l'air, ou garnis de rainures, nervures ou similaires.
De même pour laisser passer l'air, ces disques en tôle peuvent être séparés par un certain intervalle. La répartition des lamelles peut aussi se faire le long de l'axe du cylindre ou parallèlement à cet axe. Dans ce cas le rotor peut être constitué par une tôle élastique unique enroulée. On peut faire varier en- tre des limites étendues le nombre et les dimensions des perforations, ainsi que la forme de la tubulure et ses dimensions, par rapport au réservoir dans lequel elle .tourne, enfin la profondeur à laquelle pénètre la tubu-
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lure.
On envisage aussi par l'invention, d'appliquer sur la tubulure perforée une garniture en toile métallique ou en étoffe, sur laquelle se déposent les résidus éven- tuels de poussière traitée, qui n'ont pas été séparés par la force centrifuge, qui se réunissent sous forme d'amas complexes assez gros et qu'en raison de leur masse plus considérable sont projetés tels quels par la force cen- trifuge dans. la direction de la paroi.
L'expérience a montré qu'il s'y produit une nouvelle désintégration des amas éventuellement formés, ainsi d'ailleurs qu'il résulte d'une particularité du nouveau procédé, qui consiste à favoriser le maintiem des particules primaires. Si l'on désire, par exemple, pour recueillir la poussière, classer la matière suivait divers degrés de finesse, on peut don- per à la bubulure ouau cylindre tamiseur diversdiamè- tres,
de façon qu'il comporte en série divers étapes de traitement. Lorsqu'il s'agit d'obtenir de l'air conte- nant diverses teneurs de poussière, on peut disposer sur ces éléments de diamètres différents des tubulures de soutirage pour prélever l'air.
On peut aussi arriver à ce résultat en disposant sur le même axe plusieurs tubu- lures de diamètre etde longueur différents et extraire l'air chargé de poussière que l'on désire dans la zone corresbondante du séparatour centrifuge.
Les tubulures perforées pormettent à la machine
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do i G""¯C ï,l.C:::.¯ C1.' d'une :1? ¯ ..'E' continue aussi .O=te?1:5 qu'on désire, car les obstructions éventuelles des trous et perforations sont impossibles à cause du mouvement de rotation continu, ou peuvent être détruites par la force centrifuge, on accélérant éventuellement la vitesse de rotation.
La forme du réservoir, dans lequel s'accomplit l'opération., peut être quelco.nque. Pour assurer une mar-
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che régulière, on lui demie une section régulière et on monte la tubulure suivant son axe ou symétriquement. Il ntest pas rare cependant que le réservoir manque complè- tement,par exemple lorsqu'il s'agit de recueillir un des éléments dans l'air atmosphérique. La direction suivant laquelle le mélange entre dans le réservoir, dans lequel tourne le rotor, n'a pas grande importance.
Le procédé et les installations décrits ci- dessus permettent de dépoussiérer ou de cribler de très grandes quantités de gaz. L'invention permet aussi de séparer des gaz de densités différentes. Le fait qu'il est possible de séparer l'un de l'autre des gaz par la force centrifuge en soi est connu, par exemple, d'après les essais de PERRIN. Mais le procédé et les installa- tions de l'invention fournissent un agencement utilisable, permettant de séparer l'un de l'autre pratiquement des gaz en quantités quelconques par un moyen mécanique, parce qu'il permet de prolonger à volonté la durée de l'action de la force centrifuge et de régler cette ac- tion d'une manière très précise.
La chemise d'air qui s'applique contre le rotor en mouvement est, ainsi qu'on l'a déjà fait remarquer, très stable, et ce d'autant plus qu'elle s'applique plus étroitement sur la paroi de la tubulure ou y pénètre, du fait de la matière dont est faite cette tubulure ou de la forme qui lui est donnée.
En intensifiant convenablement l'action de la force centrifuge et en la faisant agir assez longtemps, on a la certitude absolue que la séparation s'effectue à l'intérieur de 'cette chemise gazeuse. Suivant que l'on désire réaliser une séparation complète ou partielle on règle ledébit vers l'intérieur par la tubulure ou le dispositif à disques annulaires.
Dans le cas des gaz, l'état de la surface du cylindre rotatif joue un rôle
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importante ainsi qu'il a déjà été dit, au point de vue de la. formation, de la couche gazeuse, de même la parenté physique ou chimique de la matière qui le; constitue avec les différents gaz;, par exemple le platinage de la sur- face peut exercer une influence particulièrement favo- rable dons le cas do la séparation de l'hydrogène.
- REVENDICATIONS -
1.- Une installation, destinée à réaliser la séparation d'éléments solides ou liquides d'avec des gaz, ou d'éléments gazeux d'avec d'autres gaz, par cen- trifugation de la portion la plus lourde du mélange et aspiration de la portion la plus légère au moyen d'une tubulure perforée rotative, caractérisée en ce qu'une tubulure lisse animée d'un mouvement de rotation très rapide, à paroi perforée opposant une faible résistance au passage, plonge dans le mélange à séparer, capable d'écou- lement,
pour y faire naître un vent d'accompagnement réa- lisant la séparation du mélange en zones ,et en ce que la ou les zones (les plus légères) le plus près de la paroi de la tubulure sont, à mesure de lour formation, aspirées dans la tubulure et entraînées au dehors d'une façon permanente, tandis que les éléments plus lourds restent dans le mélange ou se rassemblent contrela pa- roi d'un réservoir contenant le mélange.