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Appareil à souder électrique. ----------------------------
Cette invention a pour, objet un appareil à souder électrique consistant en deux électrodes entre lesquelles le circuit est fermé par la pièce à souder, et dont l'une est formée par un conducteur de grande résistance à pointe amincie (par exemple du charbon), tandis que l'autre électro- .de est formée par la soudure que l'on fait avancer suivant les besoins.
On connaît des appareils à souder électriques dans lesquels la soudure touche l'électrode en charbon. C'est donc par elle, et non par la pièce à souder, que le circuit est fermé. Avec ce dispositif, on ne peut pas faire de soudure parce que la pièce ne prend la soudure que lorsque ces deux éléments ont la même température. Lorsqu'une goutte d'étain chaud tombe sur la pièce à souder qui est froide, la soudure ne prend pas. Un chauffage suffisant de l'endroit à souder avec l'électrode en charbon n'est pas possible pour
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la raison que la pointe de l'électrode en charbon ne chauffe pas suffisamment, parce que le courant électrique qui sort au point de contact de la soudure chauffe cet endroit, mais non la pointe.
Et si l'on emploie des courants assez forts pour que la pointe de l'électrode en charbon s'échauffe aussi, l'électrode formée par la soudure s'en écoule sans qu'on ait la certitude que l'endroit où doit se faire la soudure possède la température voulue.
C'est pour cette raison que l'on a créé des appareils à souder dans lesquels le circuit est fermé par la pièce à souder. Avec ce dispositif, le point où se fait la soudure est touché par les deux pôles séparés l'un de l'autre, et qui sont soit tenus avec les deux mains à l'endroit à souder, ou encore l'un des pôles est fixé à un support et la pièce à travailler conjointement avec l'autre pôle y est maintenue avec les mains. Mais avec ces dispositifs, les deux mains sont toujours employées pour faire une soudure.
Par opposition avec ces dispositifs antérieurs, celui d'après la présente invention consiste en une poignée à laquelle sont fixées aussi bien une électrode fixe amincie à l'avant, consistant en un conducteur de grande résistance (par exemple charbon), qu'une électrode formée par la soudure et qui avance suivant les besoins, ces deux électrodes etant placées très près l'une de l'autre, mais ne se touchant directement en aucun cas. Les axes des deux électrodes, qui peuvent être sous forme de fil ou de bâton, peuvent faire entre eux un angle aigu.
Le dessin annexé représente un exemple d'exécution de l'objet de l'invention :
La fig. 1 est une vue de côté de l'appareil, et
La fig. une semblable représentation, l'appareil érant tourné de 90. autour de son axe;
La fig. 3 représente le dispositif d'éclairage tourné
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de 90. par.rapport à la fig. 2.
Le bâti-guide porte sur l'une de ses branches l'électrode en oharbon b qui est fixe et amincie à l'avant, et sur l'autre branche, qui est isolée, l'électrode constituée par la soudure, et qui avance suivant les besoins. Une provision de soudure sous forme de fil peut être enroulée sur la bobine d montée à l'intérieur de la poignée. Pour pouvoir faire avancer commodément la soudure pendant le travail, on peut prévoir sur le bâti un dispositif d'avance e dans lequel est pincé le fil c qui constitue la soudure, et qui avance par pression sur le support d'appui f. Comme les axes des deux électrodes sous forme de fil ou de bâton font entre eux un angle aigu, on peut, par le déplacement de la soudure, faire varier en même temps aussi l'écartement entre les deux électrodes, et sans qu'elles se touchent directement.
Pour le chauffage de l'appareil à souder, il suffit de disposer d'un faible courant de 6 à 8 volts, qui est amené aux électrodes par un,moyen connu, à travers un câble isolé. Pour éolairer le point où doit se faire la soudure, on peut pincer une ampoule électrique ±1 ou plutôt les deux pinces h isolées l'une de l'autre, entre les deux branches isolées l'une de l'autre et conduisant le courant, du bâti-guide a, lesquelles pinces servent d'une part à maintenir l'ampoule sur le bâti-guide et d'autre part à l'alimenter en courant électrique. i l'on remplace la soudure c par un crayon en métal ayant une température de fusion plus élevée, le dispositif peut servir d'appareil à désouder.
Lorsqu'on a à souder toujours de la même façon des articles en très grande série, l'avance de la soudure peut aussi se faire par un moyen mécanique, par exemple à l'aide d'un solénoide de manière connue, tandis que la poignée de l'appareil est remplacée par un bras mécanique.
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Le fonctionnement de l'objet de l'invention est le suivant :
On pose les deux électrodes sur l'endroit à souder. clous le passage du courant, la pointe amincie de l'électrode en charbon se chauffe, transmet sa chaleur à l'endroit à souder, d'où la chaleur se propage sur la soudure. Lorsque l'endroit à souder a atteint la température voulue, la soudure commence à couler, et on rait avancer la soudure suivant les besoins. De cette façon, le travail de soudure se fait à l'instant précis, à l'endroit exact.
L'invention présente par rapport aux dispositifs connus l'avantage que les deux électrodes, bien que le courant se ferme entre elles à travers le point à souder qui est chauffé simultanément, et y compris la soudure, peuvent être maniées avec une seule main, étant montées sur une seule poignée.
De cette façon, le travail de soudure peut se faire d'une seule main. Dans la radio-technique, de même que pour d'autres travaux de mécanique de précision, où l'on a souvent à faire de la soudure au voisinage de parties pendant alentour et facilement combustibles, il est. très important d'avoir une main libre pour faire de la place et servir de secours.
A cela s'ajoute qu'avec l'objet de la présente invention l'écartement entre les deux électrodes peut être maintenu d'une façon précise, ce qui n'est pas possible au même degré dans un travail à exécuter des deur mains à l'aide d'électrodes individuelles. Ceci est particulièrement important dans le cas de la soudure par exemple de fils fins qui brûlent immédiatement lorsque l'écartement des électrodes devient seulement un peu trop grand. D'autre part, il se produit avec des pièces à travailler plus massives, fa- cilement des refroidissements, de sorte que l'étain déjà liquéfié ne se prend plus. Il est essentiel que seulement
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un minimum de chaleur se dégage à travers les pôles qui travaillent à proximité l'un de l'autre et à un écartement toujours le même.
Cela n'est pas possible avec le travail à deux mains parce que avec d'aussi faibles écarts, les pôles arriveraient facilement à se toucher.