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Meulage de surfaces, rainures, filets de vis et éléments analogues de pièces cylindriques.
Demande de brevet allemand en sa faveur du 5 octobre 1936.
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L'invention est relative au meulage de surfaces, rainures, filets de vis et éléments analogues de pièces cy- lindriques. Selon les procédés de meulage connus jusqu'à présent, on meulait au moyen de la surface périphérique exté- rieure de la meule, de sorte que la pièce à meuler était située à l'extérieur de la trajectoire de la ligne d'abrasion. Ceci nuisait à l'effet de l'opération. On ne pouvait améliorer le profil meulé, relativement défavorable, qu'en employant de grandes meules dont la surface d'attaque a un contour assimilable à une droite. Toutefois, aux vitesses envisagées, les grandes meules sont très dangereuses, étant donné qu'on ne peut les protéger suffisamment contre les forces centrifu-
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ges qui s'y manifestent.
Suivant l'invention, pour obvier à cet inconvénient et produire un meulage avantageux, on opère le meulage à l'intérieur d'une meule discoïde annulaire dont la périphérie intérieure, utilisée comme surface de meulage, a une forme correspondant à celle que l'on veut donner à la pièce. De cette façon on obtient comme résultat que la meule peut être protégée contre l'effet des forces centrifuges et que les centres de courbure de la surface abrasive de la meule et de la périphérie de la pièce sont situés du même côté de la surface d'abrasion.
Le dessin annexé représente un exemple d'exécution de l'invention.
Fig. 1 montre en coupe la disposition d'une meule en vue de l'exécution d'un meulage à l'aide de la périphérie intérieure d'une meule.
Fig. 2 est une coupe montrant le dispositif pendant le sertissage de la meule dans sa monture, par coulée de métal.
La meule est constituée par un disque annulaire 1 dont la périphérie intérieure sert aux fins de l'abrasion et dont la périphérie extérieure est entièrement supportée par un porte-meule 2 en forme de pot, à une certaine distance du fond de celui-ci. La face arrière de la meule 1 porte à la périphérie contre un anneau élastique 3 intercalé entre le porte-meule 2 et la meule 1. La meule 1 est retenue en place dans la monture proprement dite 4 à l'aide d'une sertissure coulée 6, par exemple métallique, engagée entre une partie chaufreinée de la face avant de la meule et des rainures annulaires 5 de la monture 4. Dans les machines à meuler les filets de vis, on déplace la pièce à meuler 7, de la manière connue, par rapport à la périphérie intérieure conique de
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la meule 1.
En un autre endroit de la périphérie abrasive est monté un diamant 8 qu'un dispositif approprié guide sur la machine à affûter de manière qu'il glisse suivant le profil de la meule 1 et aiguise ce profil. Le portemeule 2 surplombant la périphérie extérieure de la meule 1 est serré par un écrou 9 sur l'extrémité conique 10 de l'arbre 11 de la machine. Ce porte-meule 2 en forme de pot a pour but d'absorber les forces centrifuges produites dans la meule pendant la rotation de celle-ci et d'empêcher un éclatement de la meule même à des vitesse périphériques très élevées. Le porte-meule 2 est fait en une matière très résistante, si bien qu'il peut supporter sans risque même les charges produites aux vitesses périphériques maxima.
Dans la paroi arrière du porte-meule 2 sont ménagés des trous d'écoulement 12 pour le liquide de refroidissement ou le lubrifiant, régulièrement répartis sur la périphérie.
On monte de la manière suivante la meule discoïde 1 dans sa monture 4 : le montre la fig.2, on enfile le porte-meule 2, avec son axe disposé verticalement, sur une fusée 13.
Puis on serre la meule 1, au moyen d'une plaque de serrage 14 et d'un boulon 15 vissé dans un taraudage 16 de la fusée 13, sur la garniture d'étanchéité élastique 3 qui repose sur un collet intérieur :17 de l'alésage du porte-meule 2. La périphérie extérieure de la meule 1 s'adapte dans la monture froide 2 de manière à assurer un emboîtement précis et éviter toute excentricité du centre de gravité de la meule. La partie chanfreinée de la meule 1 est disposée en regard des rainures 5.
Après chauffage du porte-meule 2, par exemple au moyen d'un bandage chauffant 18, il se forme par suite de la dilatation du porte-meule 2, entre la monture 4 et la meule 1 montée en place, une fente annulaire étroite que l'on masque à l'aide
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d'un cordon superposé 19 pour empêcher l'infiltration du métal de sertissage 6 qui est ensuite coulé en place. Quand, après enlèvement du bandage chauffant 18, le tout s'est refroidi, et que le métal coulé 6 s'est solidifié, on retire la plaque de serrage 14 en dévissant le boulon 15.
Dès lors la pression de la garniture d'étanchéité élastique 3 qui jusqu'alors était comprimée par la plaque 14, vient exercer son action de manière à serrer vers l'extérieur avec une force partout égale le chanfrein périphérique de la meule 1 contre la sertissure coulée 6 qui est fermement retenue dans les rainures 5. De cette façon on empêche tout glissement indésirable de la meule 1 dans l'un ou l'autre sens.
On peut sertir la meule 1 dans le porte-meule 2 de manière à ne pas masquer contre le métal liquide coulé la fente annulaire produite par le chauffage entre le meule 1 et la monture 4,de sorte que le métal peut s'infiltrer jusqu'à la garniture 3.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Meulage de surfaces, rainures, filets de vis et éléments analogues de pièces cylindriques, caractérisé en ce qu'on meule la pièce au moyen de la périphérie intérieure d'une meule discoïde annulaire dont la surface abrasive a une forme correspondant à celle que l'on veut donner à la pièce à meuler.
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