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" Prooédé pour l'obtention de films oinématogra- phiques sonores en plusieurs couleurs ".
La présente invention oonsiste en un procédé pour l'obtention de films cinématographiques sonores en plusieurs couleurs sur des oouohes d'émulsions à halogénure d'argent contenant des composants de copulation de colorant pour développement en couleurs.
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On sait préparer des films soustractifs en plusieurs couleurs de telle manière que les images sélectionnées en couleurs disposées dans des couches superposées ne consistent qu'en colorants et ne contiennent aucunement de l'argent ou autre métal. Ces procédés sont très bien appropriés à l'obtention de films cinématographiques, mais ils présentent des difficultés pour l'obtention du tracé sonore, parce que les appareils de reproduction de son habituels aujourd'hui sont surtout sensibles aux rayons infra-rouges et parce que les images en couleurs pures, même si elles donnent, par superposition de toutes les trois couleurs partielles, un noir qui est extérieurement équivalent au précipité d'argent, sont perméables aux rayons infra-rouges.
La reproduction du son en est par là influencée d'une manière extraordinairement nuisible. On doit donc essayer de rendre imperméable à l'infra-rouge d'une manière appropriée le tracé sonore également pour de telles images en couleurs pures.
On a trouvé que le procédé du développement en couleurs convient particulièrement bien à cet égard, avantageusement en utilisant des composants résistant à la diffusion tels que décrits, par exemple, dans le brevet belge 408.483 du 15 mars 1935, dans le brevet belge 418.854 du 9 décembre 1936, dans le brevet belge 414.508 du 20 mars 1936, dans le brevet belge 416. 339 du 2 juillet 1936, dans le brevet belge 416. 898 du 7 août 1936 et dans le brevet belge 421.407 du 4 mai 1937, pour : " Procédé de production d'images photographiques en plusieurs oouleurs ".
On tire d'abord, sur un film de tirage à trois couches qui contient dans chacune des couches coulées l'une au-dessus de l'autre un composant de colorant résistant à la diffusion, un original convenable en plusieurs couleurs qui est, de son côté, obtenu soit par le procédé même du développement en couleurs, soit par un des autres procédés connus,
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par exemple à l'aide de l'impression par imbibition, par le procédé indigosol, à l'aide du procédé de décoloration du colorant ou à l'aide du procédé de décoloration de colorants au contact de l'argent.
Au lieu d'un original directement . coloré, on peut aussi utiliser optiquement de manière connue, comme original de tirage, un négatif gaufré, en intercalant les filtres en plusieurs couleurs habituels, ou bien on peut surtout préparer des tirages d'après des extraits partiels en couleurs.
Les extraits partiels en oouleurs peuvent par exemple être pris à l'aide d'un bipaok ou d'un polypack, ou à l'aide de systèmes de division des rayons, ou à l'aide de oameras à chariot.
L'image latente obtenue dans le film à plusieurs couches de développement en couleurs par ce processus de tirage est développée en une image positive en couleurs d'après le prooédé du développement ohromogène, l'argent métallique qui se produit étant éliminé par dissolution, d'une manière connue en soi. En utilisant des composants de copulation résistant à la diffusion dans les trois couches partielles, le processus de développement en couleurs se laisse exécuter très rapidement, simplement et automatiquement.
Après le développement, l'halogénure d'argent non développé n'est pas fixé, mais on tire sur le bord du film de tirage encore humide, ou séché au préalable, le négatif sonore obtenu, par un procédé convenable. Le tracé sonore est alors développé dans un révélateur blanc-noir habituel, par exemple de l'hydroquinone. Etant donné qu'un tel révélateur ne réagit pas avec les composants de oopulation encore contenus dans les couches dans la zone du tracé sonore, il se produit un tracé sonore d'argent noir. On peut développer ce tracé sonore en traitant tout le film avec un révélateur
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blanc-noir, ou en mettant le film en contact par le révélateur seulement dans la zone du tracé sonore.
Ceci peut par exemple être obtenu en faisant passer le film de champ à travers le révélateur, de sorte que le film ne plonge dans le révélateur que par la zone du tracé sonore, ou bien on peut éviter, à l'aide des réserves usuelles, d'influencer, par le révélateur blanc-noir, la zone d'image terminée.
Tout l'halogénure d'argent non développé encore contenu dans les couches est ensuite fixé à la manière habituelle et on obtient, après le lavage, un film cinématographique sonore qui contient, à côté d'une image soustractive en plusieurs couleurs constituée par des colorants purs, une trace sonore d'argent noire.
Le procédé peut être modifié en fixant le film dans la zone de l'enregistrement de l'image, après le développement en couleurs de l'image et après l'élimination par dissolution de l'argent métallique développé, le tracé sonore étant ensuite tiré sur le bord non modifié du film et développé et fixé comme décrit ci-dessus.
Pour le développement du tracé sonore, on utilise avec avantage un révélateur blanc-noir qui ne modifie pas l'halogénure d'argent se trouvant sur la partie image.
Comme matériel de tirage, on peut par exemple utiliser un matériel à plusieurs couches de la constitution suivante :
Sur un support de couches est disposée une émulsion panchromatique qui est pourvue d'un composant de colorant qui donne un oolorant vert-bleu lors du développement chromogène, Un tel composant de oolorant est, par exemple, la dibenzidide de l'acide Ó -oxynaphtoïque Sur la couche panchromatique se trouve une couche sensible au vert qui oontient comme formateur de colorant un oomposant qui donne, lors du développement chromogène, une image en couleur pourpre.
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Un tel composant de colorant est, par exemple, le 1,4'-pal- mitoylaminophényl-3-méthyl1-5-pyrazolone Au-dessus se trouve une couche insensibilisée qui contient comme formateur de colorant un corps qui donne une image en couleur jaune lors du développement chromogène. Un tel corps est, par exemple, la benzidide de l'ester benzoylacétique. Sur ce matériel, on tire les divers extraits partiels en couleurs avec intercalation de filtres de lumière appropriés. Après l'exposition, l'image en couleurs est obtenue en une phase de développement par un révélateur approprié, par exemple de la p-aminodimé- thylaniline, simultanément dans les trois couches.
L'utilisation d'extraits partiels, qui ont été obtenus à l'aide d' un système de division des rayons ou à l'aide d'un polypaok, est particulièrement avantageuse en tant qu'originaux de tirage parce qu'on peut, pour la prise, utiliser de cette manière un matériel à grande sensibilité. Le tirage et le développement du tracé sonore ont lieu alors d'après les indications données ci-dessus.