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Mode d'arrivée du courant et de transmission du mouvement d'a- vancement à des électrodes enrobées destinées à être soudées automatiquement.
On sait que 1'on peut ne faire arriver le courant de sou- dure aux électrodes enrobées accouplées rigidement et de façon conductrice entre elles, qu'en certains endroits dénudés, en utilisant à cet effet des goupilles qui relient les électrodes, ,ou de petites plaques de métal serrées chacune entre deux élec- trodes successives. L'avancement des électrodes est obtenu au moyen d'un ruban sans fin ou d'une tige filetée avec laquelle les ,crayons ou petites plaques viennent en prise, l'entraine- ment de ces mécanismes d'avancement ayant lieu automatiquement
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en fonction de la tension de l'arc.
Pour l'accouplement mécanique et électrique des électro- des enrobées, entre elles, on a proposé, dans ce brevet, dif- férents procédés tels qu'un assemblage à vis ou à fiche ou une soudure, par une deuxième source de courant de soudure.
L'augmentation de l'intensité de courant admissible fait qu'il est désirable de rapprocher entre eux les endroits où le courant arrive à l'électrode plus que cela ne correspond à la longueur usuelle des électrodes, qui est de 350 450 mm.
Il faut aussi qu'il soit possible de souder automatiquement des électrodes enrobées sans fin, fournies en anneaux.
On sait déjà que l'on peut rendre possible cette soudure d'électrodes sans fin en fraisant axialement et continuelle- ment l'enrobage dans la tête de soudure, dans le sens de la longueur, et en faisant arriver le courant de soudure à cet endroit au moyen de balais. Abstraction faite de la forte dé- térioration inévitable de la masse d'enrobage, qui est fria- ble, et de l'accumulation de poussière sur toutes les parties de la tête de soudure, il n'est pas possible de combiner l'amenée du courant et l'avancement des électrodes, et l'usu- re des balais est très grande. En outre, lorsque les électro - des sont minces, une partie appréciable de la masse d'enroba- ge est déjà perdue par suite de ce mode d'amenée du courant, ce qui détériore'la qualité du joint de soudure.
Une autre solution connue, suivant laquelle des couteaux en forme de galets enfilés sur une roue s'enfoncent dans la masse d'enrobage, de façon à servir d'intermédiaire pour l'a- menée du courant à l'électrode et pour l'avancement de celle- ci, ne satisfait pas aux exigences de la pratique.
Les cou- teaux s'usent rapidement parce que la masse d'enrobage est dure et presque toujours cristalline, et même lorsque les tran- chants sont neufs il reste, entre eux et le noyau de l'électro- de, des granules de masse d'enrobage qui augment-ent considé-
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rablement la résistance au passage du courant à l'électrode, qui chauffent par conséquenceles tranchants et provoquent une destruction supplémentaire de celles-ci sous les hautes inten- sités de courant à envisager, qui sont de plusieurs centaines d'ampères.
On sait qu'il s'agit, uivant l'invention, de perfection- ner le dispositif de façon à faciliter l'indépendance vis à vis de la longueur de l'électrode ou la soudure d'électrodes sans fin, en pratiquant dans la masse d'enrobage, à des distances égales, pouvant être choisies à volonté, des fentes allant jusqu'au noyau de l'électrode, la transmission du courant et le mouvement d'avancement étant assurés simultanément par des pièces n'intervenant pas pour pratiquer ces f entes ou n'étant pas liées seulement qu'aux points d'accouplement des électrodes
Les pièces en question peuvent être de petites plaques de métal fendues, des organes d'entrainement à ressort appliqués sous pression ou les filets d'une tige filetée,
toutes ces piè- ces étant ou pouvant être momentanément et à plusieurs repri- ses en contact électrique parfait avec le noyau de l'électro- de, c'est à dire n'étant pas forcément soudées à l'électrode.
On obtient ainsi positivement une amélioration de la qua- lité de la soudure vis à vis des anciens types, d'une part par- ce qu'on ±vite les défectuosités du joint soudé qui surviennent souvent lorsqu'il s'agit de souder la petite plaque d'entraîne- ment qui, en somme', est grande vis à vis de la section du noyau, et d'autre part parce qu'il est également possible de souder avec une intensité plus petite que celle qui serait nécessaire pour provoquer la fusion des petites plaques, la soudure automatique des électrodes de petite section n'étant d'ailleurs possible que par cette dernière disposition.
Les endroits espacés de l'enrobage de l'électrode peuvent déjà être dénudés au moment de la production des électrodes ou avant leur introduction dans 1' appareil automatique, les parties dénudées étant en forme de fentes ou d'anneaux, ou
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bien cette opération peut avoir lieu pend-ant la soudure au moyen d'une fraise portée par l'appareil automatique, action- née positivement par le mécanisme d'avancement et rapprochée de l'électrode à intervalles égaux.
Pour l'utilisation des petites plaques fendues pour l'ame- née du courant et l'entraînement, il convient d'entamer l'élec- trode à la fraise en deux points opposés de son pourtour, tan- dis que, si les organes d'entrainement et d'arrivée du courant ont une autre forme, le fraisage unilatéral de l'enrobage de l'électrode est suffisant.
Les petites plaques d'entraînement fendues passent conve- rails d'amenée de nablement d'une part ehtre des @ courant, qui seront presque toujours refroidies par de l'eau, et d'au- tre part elles s'engagent dans un dispositif d'agancement pou- convenablement vant être @ un dispositif d'entrainement à tige file- tée sans fin ou à ruban sans fin.
Le retrait des petites plaques fendues au sortir du dis- positif d'avancement et des rails dtamenée de courant est ef- featué au moyen d'extracteurs ou d'éjecteurs pouvant être ac- couplés avec un dispositif d'enfoncement des petites plaques à partir d'une pile de réserve, cette opération ayant lieu pendant l'avancement de l'électrode, de façon qu'il y ait toujours au moins une telle plaque en contact avec les rails d'amenée de courant et en prise avec le dispositif d'avance- ment. L'amenée de courant, aussi bien que l'avancement de l'é- leotrode, reste donc ininterrompue pendant toute la soudure.
Au lieu de venir en prise avec les fentes dénudées de l'é- lectrode, ou en plus de cette prise, la petite plaque fendue d'entraînement et d'arrivée du courant peut naturellement aus- si attaquer des pièces d'accouplement conductrices reliant les deux électrodes entre elles. Dans ce cas, on dénude, à la fraise ou à la meule, de courts tronçons aux extrémités des électrodes enrobées et on les relie entre'eux par les gaines d'accouplement. Ce sont les gaines elles-mêmes qui comportent @
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les fentes.
Lorsque les organes d'amenée de courant sont constitués par des organes d'entraînement à ressort s'appliquant sous pression sur des endroits dénudés de l'électrode enrobée et as- surant ainsi forcément un contact intime et un entrainement sûr des contre--galets empêcheront utilement l'électrode de se c in- trer, ou bien on utilisera deux rubans sans fin comportant des organes d'entraînement à ressort appliqués sous pression, ser- vant d'organes d'amenée de courant, symétriques à l'électrode et dont les pressions d'application s'annullent réciproquement
La tige filetée qui, suivant l'invention, s'engage di- rectement, sans l'intermédiaire de petites plaques, dans les endroits dénudés successifs de l'électrode, pour assurer pen- dant sa rotation l'avancement de l'électrode aussi bien que l'amenée de courant,
sera utilement creuse et refroidie par de l'eau, en métal bon conducteur, par exemple en alliages de cuivre. Si une tige filetée de même pas, en acier à outils à filets dentés, tourne simultanément au-dessus de la tige file. tée d'amenée de courant, on peut obtenir de façon simple le fraisage des fentes dans la masse dtenrobage aux distances voulues. Des exemples de réalisation sont représentés dans les figures ci-jointes.
Dans les fig. I et 2, l'électrode I comporte des évidements dans lesquels s'engagent les petites plaques fendues 2 qui, de leur côté, sont reliées à la tige filetée 3 qui transmet l'a- vancement aussi bien qu'aux mâchoires 4 d'arrivée du courant.
Dans la fig. 3 la gaine d'accouplement 5 intervient pour, assurer l'arrivée du courant et la transmission de l'avancement; il convient alors qu'il y ait encore, en plus de cet endroit, d'autres endroits comme dans la fig. I. La fig. 4 représente la soudure d'électrodes sans fin I à l'aide de ces petites plaques fendues 2, le dispositif de fraisage automatique dérivé de la rotationde la tige filetée 9, ainsi que l'introduction et l'extraction des petitesplaques d'entrainement étant Indiqués
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simultanément. Un moteur d'avancement 8 entraine la tige file- tée 9 par l'intermédiaire d'un nenvoi. En même temps le moteur 8 rapproche ou éloigne de l'électrode, par l'intermédiaire d'un mécanisme à manivelle, le moteur de fraisage 7 et par conséqued les deux fraises 6.
Le moteur de fraisage assure ainsi le fraisage de l'électrode par intervalles pouvant être choisis à volonté et dépendant du mécanisme à manivelle.
La fig. 5 est une vue d'une construction pour les organes d'entraînement appliqués à ressort et fixés, en des points équi- distants, à un ruban, une chaine, un f câble métalliques,etc.
La fig. 6 montre enfin la façon dont une tige filetée 15 peut intervenir directement pour assurer l'avancement et la transmission du courant au¯x endroits dénudés de l'électrode I.
Dans les deux fig. 5 et 6, des contre-galets 13 servant à empêcher l'électrode de se cintrer sont représentés dans les dessins.