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Procédé et appareil pour le traitement des matières.
La présente invention se rapporte à un procédé et à un appareil pour le traitement de matières, et une des applications du procédé et de l'appareil à propos de laquelle l'invention a été décrite dans ce qui suit consiste à changer les conditions soit de température soit d'humidité, soit encore de température et d'humidité des. matières traitées.
Bien que l'invention soit particulièrement appropriée au traitement de matières plastiques de tous genres, ycompris le plâtre, 1'hydrate d'aluminium., le stéarate de zinc, le lithopone et, en général, des pigments pour la peinture, elle est applicable également à une grande variété d'autres matières et peut être employée avantageusement, par exemple pour le traitement, par la chaleur, de matières finement divisées telles que les graines et d'autres substances analogues.
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On a employé jusqu'à, présent des dispositifs dans lesquels on fait tourner la matière à traiter à l'intérieur d'un tambour creux. Ce procédé présente divers désavantages., La matière contenue dans le tambour tend à former des grumeaux dont l'extérieur se durcit, ce qui empêche le séchage de la matière à l'intérieur de ces grumeaux. Lorsque le traitement consiste en un séchage de la matière, des inconvénients se présentent du fait que la matière produit de la poussière après qu'elle s'est séchée partiellement.
La présente invention permet d'écarter les inconvénients auxquels on s'est heurté jusqu'à présent et, en même temps, elle réduit appréciablement le temps nécessaire pour traiter la matière ; de plus, elle entraîne une économie notable.
Dans la mise en oeuvre de la présente invention, on applique la matière à la surface extérieure d'un tambour, on l'enlève et on l'expose à l'action de l'air atmosphérique ou d'un autre gaz de dessiccation, puis on l'applique de nouveau à la surface du tambour. Des moyens sont prévus pour faire progres- ser automatiquement la matière le long du tambour vers une autre partie de la surface cylindrique du tambour.
La surface du tambour peut être rainurée de manière qu'elle retienne de la matière sur elle. Lorsqu'on traite certaines matières, il convient d'employer un organe qui confine la matière de façon à la retenir sur le tambour. Bien que l'in- vention ne soit pas limitée à ce mode de réalisation, on a décrit et illustré dans ce qui suit une forme d'exécution de l'invention dans laquelle il est fait usage d'un organe extérieur pour confiner la matière. Lorsqu'on utilise un tel organe , on peut supprimer les rainures ou bien on peut employer à la fois celles-ci et cet organe.
L'invention sera mieux comprise si oh lit la descrip- tion suivante en se reportant aux dessins annexés sur lesquels @
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la figure 1 est une élévation latérale, avec coupe partielle, d'un appareil exécuté suivant l'invention et compor- tant un tambour cylindrique rainuré. la figure 2 en est une élévation de face, avec coupe partielle, lafigure 3 montre le détail des moyens qui enlèvent la matière des rainures, la figure 4 montre le détail d'un organe déflecteur et d'un organe destiné à diviser ou à séparer les unes des autres des portions de matière,.
la figures montre en détail une forme d'exécution de moyens de montage et de réglage pour les organes qui font dévier la matière et la figure 6 est une élévation de face d'une forme d'exécution modifiée dans laquelle on emploie un tambour dont la surface extérieure n'est pas rainurée.
On a désigné par 1 une trémie,par laquelle on introduit la matière à traiter entre le tambour 2 et une courroie 3, en une matière appropriée quelconque, telle que l'acier inoxydable par exemple, qui entoure partiellement la périphérie du tambour 2.
Celui-ci est calé sur un arbre 4 qui est monté, de manière à pouvoir tourner, dans un châssis approprié 5.
La courroie 3 passe sur des cylindres de support principaux 6 et 7 montés, sur les arbres 6a et 7a respectivement, dans les paliers 6b et 7b et passe sur des cylindres de renvoi Sa, 8b et 8c montés, comme on le voit par exemple en 8d, sur des arbres, dans des paliers Se. Les cylindres 6 et 7 sont placés de manière que, lorsqu'elle passe du cylindre 6 au cylindre 7, la courroie 3 se trouve au-dessus de la surface du tambour et couvre les rainures 10 ( figures 1 et 2) qui constituent un moyen de conditionnement de la matière, le conditionnement ayant lieu au moyen d'un agent introduit dans le tambour.
Au retour du cylindre 7 au cylindre 6, la courroie passe sur les cylindres de renvoi Sa, 8b et 8c et, pendant cette partie de son trajet, la surface de la courroie qui a été en contact avec la matière
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traitée est exposée à l'action de l'air atmosphérique, ce qui permet l'évaporation de toute humidité qui pourrait s'y être accumulée. Un fil métallique 9, adjacent au point de séparation du tambour et de la courroie 3, peut être disposé en travers de cette courroie et il peut servir à faire dévier et à en enlever la matière qui y adhère. Un racloir ou docteur 9a peut être prévu également, si on le désire, dans une position convenable pour enlever de la courroie la matière non enlevée par le fil métallique 9.
Le tambour 2 et la courroie 3 tournent vers l'inté- rieur l'un par rapport à l'autre et, de préférence, en synchro- nisme. Tout moyen convenable, tel qu'un moteur électrique (non représenté) peut être prévu pour commander le tambour 2 au moyen de l'arbre 4,et on peut employer la même source de force motrice ou toute autre convenable pour mouvoir la courroie 3.
Dans le voisinage immédiat de la partie de la périphérie du tambour 2 non recouverte par la courroie 3, les racloirs 11 sont disposés de manière que leurs extrémités pénètrent dans les rainures correspondantes 10. Ces racloirs servent à séparer des rainures la matière traitée, et ils ex- posent cette matière à l'action de l'air atmosphérique au cours de chaque rotation du tambour.
Après que cette matière a été séparée du tambour 2 par les racloirs 11, elle tombe sur la courroie 3 et est ainsi ré- appliquée sur la surface du tambour.
Si on le désire, on peut prévoir plus d'un racloir 11 pour chaque rainure 10, chacun d'eux pénétrant à une profondeur différente dans les rainures de façon que la matière soit plus complètement réduite en fragments lorsqu'elle est séparée.
Toutefois, la matière soumise au séchage sera désintégrée pro- gressivement de plus en plus à chaque séparation d'avec le tambour. Comme le montre la figure 3, les racloirs peuvent présenter une partie ou tablier lla s'étendant vers l'arrière et découpé, de manière que la matière tombe à des distances graduées du tambour, comme on le voit en x, y, z et t. Après que
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la matière a été séparée par les racloirs 11, elle se déplace vers l'arrière sur le tablier 11a et tombe par-dessus les bords x, y, z et t, sur la courroie 3 à des distances diffé- rentes du tambour, ce qui facilite l'application et la réappli- cation uniformes de la matière sur le tambour.
Entre les racloirs 11 et la courroie 3, on a prévu une série d'organes déflecteurs 12, inclinés vers l'extrémité du tambour la plus éloignée de la trémie 1, où la matière est appliquée en premier lieu sur le tambour 2. Les organes d éflec- teurs peuvent être montés et réglés d'une manière appropriée quelconque. Comme on le voit sur les dessins , ils sont suppor- tés sur deux rails supérieurs 13 et un rail inférieur 14, dais les parties découpées ou sièges 15. Par le déplacement du rail 14 de manière à le rapprocher ou à l'éloigner des rails 13, on peut régler, comme on le désire l'inclinaison des organes déflecteurs 12.
Les rails 13 et 14 sont supportés par des paliers 13a et 14a, dans les éléments du châssis 5 et un certain nombre de paliers disposés l'un au-dessus del'autre peuvent être prévus pour faciliter le réglage des organes déflecteurs.
Ces organes déflecteurs 12 servent à faire avancer la matière par étapes successives à travers le tambour 2.
Chaque fois que la matière est séparée de la surface du tambour au moyen des racloirs 11, elle tombe sur un des organes déflec- teurs 12 et est amenée à une partie de la surface du tambour 2 adjacente à la partie sur laquelle elle était posée auparavant, mais plus proche de l'extrénité de déchargement. Les opérations de séparation de transport en avant et d'application de la matière sont répétées, jusqu'à ce que cette matière ait avancé sur toute la longueur du tambour et soit déchargée sur le trans- porteur 15a.
Entre les organes déflecteurs 12 et la partie de la courroie 3 qui passe sur le cylindre 6, on a prévu les organes de division 16 supportés par un rail 17. Si on le désire, ces
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organes peuvent être exécutés de manière qu'ils soient réglables les uns par rapportaux autres. Ces organes servent de guides pour confiner la matière, latéralement par rapport à la courroie 3, lorsqu'elle tombe des racloirs 11 et des organes déflecteurs 12.
La surface du tambour 2 peut être conditionnée par un agent approprié quelconque. Comme la matière à traiter est appliquée à la surface externe du tambour 2, elle sert à isoler la surface de conditionnement, et la courroie 3 agit de même pendant la majeure partie de chaque rotation du tambour, ce qui entraîne une grande économie de l'agent de conditionnement.
Celui-ci peut, si on le désire, être introduit à l'intérieur du tambour 2 par un orifice d'entrée 18 ménagé dans un des fonds du tambour 2, et un orifice de sortie peut être prévu d'une façon analogue dans l'autre fond du tambour.
La figure 6 représente un mode d'exécution de l'in- vention suivant lequel on emploie un tambour dont la surface n'est pas rainurée. autour du tambour, à des intervalles régu- liers et suivant des circonférences, s'étendent des nervures 20 sur lesquelles la courroie 3 peut reposer, grâce à quoi plus de matière peut être chargée sur la surface du tambour que si la courroie etait directement en contact avec toute cette surface.
Lorsqu'on emploie un tambour non rainuré, on peut employerun racloir dont le tranchant est continu et qui présente des échancrures suceptibles de recevoir toutes les nervures 20 qui seraient prévues. on remarquera facilement que le dispositif décrit dans ce qui précède est deun fonctionnement extrêmement souple, car on peut faire varier le temps pendant lequel la matière se trouve sur la surface de conditionnexxement et le volume de matière trai- tée pendant un temps déterminé, par réglage de la vitesse angu- laire du tambour et par l'inclinaison des organes déflecteurs 12.