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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Bobine dont la self ne .varie que faiblement avec la température.
La présente invention est relative aux bobines du genre comportant un noyau et une gaine en matière magnétique et dont la self ne varie que faiblement avec le température.
Les bobines de ce genre sont particulièrement utilisables lorsque seules des variations très faibles de la self sont admises comme dans le cas, par exemple, des filtres électri- ques à haute fréquence.
Les bobines bien connues à haute fréquence compor- tant des noyaux de fer en poudre présentent en général un coefficient de température de la self trop élevé pour qu'elles -
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puissent réaliser lesdites conditions, ce qui est fréquem- ment dû au grand coefficient de dilatation de l'isolant uti- lisé pour l'isolement du fer en poudre. Ces bobines connues ne sont donc pas utilisables dans les buts ci-dessus men- tiennes.
Suivant l'invention on obtient une bobine à faible coefficient de température de la self en munissant la bobi- ne d'un noyau et d'une gaine en matière subdivisée magnétique- ment, la matière du noyau non subdivisée dans la direction des lignes dé force présentant une haute perméabilité effective, le noyau et la gaine étant séparés par un entrefer de dimen- sions telles que le flux de fuite magnétique, qui pour ainsi dire ne varie pas avec les variations de longueur de l'entre- fer par suite de dilatation thermique du noyau et de la gaine, soit au moins de même grandeur que le flux qui traverse l'en- trefer.
La description du dessin annexé, donné à titre d'e- xemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
La bobine de la figure 1 comporte un noyau 1 sub- divisé magnétiquement et constitué, par exemple, par des fils, isolés l'un,par rapport à l'autre, en un alliage de fer et de nickel à haute perméabilité, ainsi qu'un enroulement 3. Le noyau de l'enroulement est entouré d'une gaine 3, par exemple en fer en poudre moulé ou en autre matière. Le noyau et la gaine sont séparés par un entrefer 4 auquel on peut donner, en raison de la haute perméabilité effective du noyau, par exemple comprise entre 200 et 300, une largeur notable sans que la perméabilité effective de la totalité du circuit magné- tique devienne, par suite, trop basse. Ce dernier cas se pro- duirait si le noyau était fait en une matière à basse perméa- bilité effective, par exemple en poudre moulée.
Par suite de @
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la grande largeur de l'entrefer, une partie relativement grande du flux total se manifeste sous la forme de flux de fuite autour de l'entrefer proprement dit entre le noyau et la gaine. Or, la demanderesse a trouve que si ce flux de fuite est de grandeur au moins égale et, de préférence, supé- rieure au flux qui traverse l'entrefer directement on obtient un faible coefficient de température de la self. Des mesures ont révélé qu'on peut facilement atteintre un coefficient de température de 5/1000% par C. Cela s'explique du fait que les variations de largeur de l'entrefer occasionnées par la dilatation thermique du noyau et de la gaine n'influent que sur le flux qui traverse l'entrefer directement, tandis que le flux de fuite demeure à peu- près inaltéré.
La haute perméabilité effective de la matière qui constitue le noyau offre encore l'avantage que seul un petit nombre de lignes de force rencontreront l'enroulement 2 et que, par suite, les pertes par courants de Foucault dans cet enroulement restent faibles, ce qui est avantageux en ce qui concerne une faible résistance de perte de la bobine.
La réalisation, représentée sur la figure 1, de la gaine a pour inconvénient qu'au point où le flux qui traverse l'entrefer directement aboutit à la gaine il se produit une concentration des lignes de force et par suite une intensité relativement grande du champ magnétique. Ceci est indésirable à cause des pertes par hystérésis et des pertes par courants de Foucault. Dans l'agencement représenté sur la figure 2 on a évité ladite concentration des lignes de force en ména- geant dans la gaine 3 des cavités cylindriques 4 et 5 en- tourant le noyau 1, de sorte que la superficie des entrefers ainsi formés est sensiblement supérieure à celle qui existe dans l'agencement de la figure 1.
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Comme le montrent les figures 1 et 2.. la gaine est constituée par deux parties vissées l'une à l'autre, de ma- nière à permettre de régler la self de la bobine à la valeur voulue. De plus, la gaine présente la forme d'un corps de révolution, @ ce qui assure un bon blindage et une augmen- tation de la section de cette partie du circuit magnétique.
Une grande section permet de conformer la gaine à la presse au moyen de fer en poudre isolée ce qui est avantageux au point de vue de la fabrication, l'unduction magnétique étant en outre abaissée et les pertes par hystérésis et celles par courants de Foucault demeurant dans les limites voulues.