<Desc/Clms Page number 1>
Indicateur de déviation de route.
La présente invention est relative aux indicateurs de déviation de route qu'on peut utiliser, par exemple, à bord des avions et dans lesquels les signaux émis par un poste transmetteur, après avoir été transformés en combinaison d'impulsions ayant un signe initial fonction de la direction de la déviation sont amenés à un dispositif indiquant cette direction.
Les dispositifs connus utilisés dans ce but présentent l'inconvénient de fortes vibrations de l'aiguille de l'indicateur, ce qui entrave considérablement l'observation exacte de la valeur de la déviation de l'aiguille, dont la lecture est fatigante pour l'observateur.
<Desc/Clms Page number 2>
La présente invention permet d'éviter en substance cet inconvénient d'une manière simple.
Conformément à l'invention la sensibilité de l'instrument indicateur est influencée, au moyen de dispositifs de réglage électriques, par les signaux reçus de telle façon qu'exclusivement l'impulsion initiale de chaque combinaison d'impulsions provoque une indication.
Dans un dispositif dans lequel les combinaisons d'impulsions sont amenées à une bobine mobile disposée dans un champ engendré électromagnétiquement, le courant produisant le champ magnétique est, de préférence, interrompu par les signaux reçus pendant ou immédiatement après la première impulsion d'une combinaison d'impulsions, dans la bobine mobile.
De préférence, le champ magnétique est engendré au moyen du courant anodique d'un tube amplificateur bloqué en fonction d'une polarisation de grille qui est amenée au tube par l'intermédiaire d'un réseau de retardement, et est engendrée par une impulsion ou une combinaison d'impulsions, tandis que les combinaisons d'impulsions sont amenées directement à la bobine mobile.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui en représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution.
La Fig. 1 est un schéma des connexions d'une partie du récepteur faisant l'objet de l'invention et les Figs. 2 et 3 sont des schémas de courbes caractéristiques d'ondes.
Sur la Fig. 1, 10 désigne un redresseur-triode qui peut être le tube de sortie d'un récepteur-indicateur de route normal ou un tube prévu outre l'étage de sortie normal servant à l'observation audible. Le circuit anodique du tube 10 comprend l'enroulement primaire 11 d'un transformateur muni de deux enroulements secondaires 12 et 13. L'enroulement 12 est
<Desc/Clms Page number 3>
relié à un dispositif-redresseur comportant deux condensateurs 14 et deux redresseurs 15 connectés en série, une extrémité de l'enroulement étant reliée au point de raccordement des deux condensateurs, tandis que l'autre extrémité est reliée au point de raccordement des deux redresseurs.
Les redresseurs sont polarisés de telle façon que, indépendamment de la nature des impulsions de tension dans l'enroulement 12, le courant redressé circulant dans la combinaison de redresseurs, rende l'extrémité supérieure du circuit-redresseur plus négative lors de la réception d'impulsions, ce qui a pour effet d'engendrer une impulsion de tension négative pour chaque combinaison d'impulsions. Cette impulsion négative est amenée à la grille d'une triode 18 par l'intermédiaire d'un réseau de retardement comportant les impédances en série 16 et les condensateurs de shunt 17. Le circuit anodique de la triode 18 comprend l'enroulement 19 d'un électro-aimant faisant partie d'un instrument indicateur 20. La bobine mobile 21 de cet instrument est reliée directement à l'enroulement 13 du transformateur.
Le fonctionnement de ce circuit sera expliqué ciaprès avec référence aux diagrammes de temps sur les Figs. 2 et 3 qui montrent respectivement la situation lors de la réception de points et de traits: Sur chaque figure le diagramme supérieur I représente le courant anodique du tube 10; la courbe II représente le courant traversant la bobine mobile 21 et le circuit-redresseur 14, 15; la courbe III représente la polarisation sur la grille du tube 18; la courbe IV représente le courant anodique du tube 18; la courbe V représente le moment de rotation exercé sur la bobine mobile 21, et la courbe VI représente la dévia.tion de l'aiguille reliée à la bobine mobile 21.
<Desc/Clms Page number 4>
Relativement aux courbes II on comprendra qu'une paire d'impulsions est engendrée dans les enroulements 12 et 13 du transformateur lors de la production de chaque point ou l'achèvement de chaque trait, impulsions qui sont de signe contraire selon que l'on reçoit des points ou des traits.
Malgré cette variation de signe le système-redresseur 14,15 produit toujours une polarisation de grille négative, comme le représentent les courbes IV. On. supposera que lors de la réception d'un point l'aiguille de l'instrument indicateur se déplace vers la gauche (indiqué comme une déviation vers le haut sur la Fig. 2). Pour l'achèvement du point le courant anodique du tube 18 et, partante le courant de champ dans l'enroulement de champ 19 est fortement réduit ou supprimé par l'impulsion retardée produite par le 'circuit-redresseur 14,15, de sorte que l'indication de l'instrument par rapport à la dernière impulsion d'une paire d'impulsions ne subit pas de variations. Avant la réception de la combinaison d'impulsions suivante, le courant anodique du tube 18 reprend sa valeur initiale.
De même, l'aiguille, lors de l'achèvement d'un trait, se déplacera vers la droite (vers le bas sur la Fig. 3) et immédiatement après le courant de champ sera supprimé, ce qui a pour effet de rendre l'instrument insensible à l'impulsion suivante. Cela a pour résultat que la direction et la valeur du moment de rotation sur un cycle de signaux est fonction du signe et l'intensité de la première impulsion d'une combinaison d'impulsions.
De préférence, l'instrument indicateur est fortement apériodique et a une forte constante de temps. On peut y parvenir d'une manière connue, par exemple, au moyen d'atténuation par l'air ou par des liquides ou d'un frein à courants de Foucault constitué, pa.r exemple, par un aimant permanent.