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Procédé et appareil pour traiter des eaux résiduaires et analogues.
Le brevet N 417.080 du Demandeur protège un procédé et un appareil pour fabriquer des engrais, des substances fer- tilisantes et des substances non contraires à l'hygiène. On emploie comme matières premières des matières à l'état solide ou à l'état plus ou moins liquide, notamment des déchets d'origine végétale ou animale.
Le procédé couvert par le brevet susmentionné se carac- térise principalement en ce que les matières premières, éventuel- lement après avoir été mélangées entre elles ou désintégrées par des procédés de broyage appropriés et après addition d'eau,
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sont soumises à une conversion biologique aérobique dans un récipient rotatif dans lequel on fait passer (par pression ou par un vide) des mélanges gazeux contenant de l'oxygène.
Or on a constaté que ce procédé peut être employé avec succès pour traiter de vraies eaux résiduaires comme les eaux résiduaires de fabriques, les eaux d'égout ordinaires et eaux analogues, et de manière générale, toutes espèces de liquides contenant des matières organiques convertibles ou décomposables.
Le nouveau procédé se distingue en ce qu'on soumet les eaux résiduaires à un traitement biologique aérobique dans un récipient rotatif ou oscillante disposé en substance horizontalement, dans lequel on fait passer des mélanges gazeux contenant de l'oxygène.
De cette façon on obvie complètement ou au moins dans une large mesure aux difficultés auxquelles on se heur- tait jusqu'à présent au point de vue de l'hygiène, notamment dans les agglomérations peuplées, en voulant utiliser des eaux résiduaires. Grâce au traitement biologique aérobique, les constituants organiques des eaux résiduaires se décompo- sent en substancesnon contraires à l'hygiène, ou lorsque le traitement est bref, il s'amorce seulement un processus de conversion aérobique vigoureux qui facilite une auto-épuration ultérieure des eaux résiduaires délivrées à un récepteur ap- proprié, par exemple à un cours d'eau ou à une rivière, ou à la mer, à des réseaux d'irrigation ou récepteurs analogues.
Si l'on utilise l'invention directement dans les habitations, hôpitaux, fabriques ou lieux analogues, le nouveau procédé est très avantageux pour le système d'égouts.
Grâce au procédé conforme à l'invention, il est pos-
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sible, beaucoup mieux que par les .procédés connus jusqu-'ici pour le traitement des eaux résiduaires, d'assurer l'effet du contact entre les micro-organismes créant la décomposi- tion des substances organiques, ces substances et les mé- langes gazeux contenant de 1'oxygène, et en outre on évite une conversion biologique anaérobique de ces substances, ainsi que les sédimentations et adhérences nuisibles et un encrassement de diffuseurs d'air par la boue, si des dif- fuseurs d'air sont employés.
Il y a intérêt à activer la conversion biologique aérobique des matières organiques au moyen de corps distri- buteurs faisant office de porteurs de végétation ou de cul- ture pour les micro organismes aérobiques, et de produire sur ces corps distributeurs, en leur imprimant un mouvement relatif, des pellicules minces, constamment efficaces, de micro-organismes. On peut par exemple employer comme corps porte-végétation des fragments de pierres, des scories, des morceaux de bois ou de liège ou corps analogues.
Dans cer- tains cas il est aussi préférable d'intensifier la trans- formation aérobique des constituants organiques par inocu- lation d'une végétation aérobique préparée d'avance. On peut atteindre ce but, par exemple, en ramenant une partie des eaux résiduaires traitées au récipient dans lequel s'opère le traitement. Ce retour peut s'opérer directement au récipient proprement dit ou à une antichambre.
Les eaux résiduaires traitées ou la boue provenant du traitement peuvent aussi subir un traitement ultérieur dans un récipient analogue à celui envisagé ci-dessus ou dans une autre instal- lation convenant pour cette fin, après quoi on ramène en arrière le liquide ou la boue ; ou enfin, dans une installa- tion distincte qui peut être du même genre, on peut cultiver une végétation particulièrement puissante, éventuellement
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une culture pure, d'un ou plusieurs micro-organismes appro- pries et la transférer ensuite à l'installation conforme à l'invention.
Pour exécuter 1-'invention., on emploie un appareil comportant un récipient sensiblement horizontal, monté à pivot, pourvu de moyens d'amener les eaux résiduaires en contact intime avec les gaz à teneur en oxygène circulant à travers le récipient, des dispositifs pour envoyer les eaux résiduaires au récipient et pour les en évacuer, et des dis- positifs pour souffler ou aspirer ces gaz à travers le réci- pient. Le récipient peut tourner ou exécuter un mouvement os- cillant autour de son axe de pivotement horizontal ou légère- ment incliné.
Le récipient peut être -.garni de pales ou éléments analogues, qui peuvent avoir la forme d'écopes et sous l'ac- tion desquelles l'eau résiduaire :s'élève et retombe ensuite d'un niveau approprié en même temps qu'elle vient en contact avec l'air en circulation.Les écopes peuvent être perforées, de manière que les eaux résiduaires se distribuent encore mieux. Elles peuvent par exemple se composer de fers en Z, de fers en U ou autres fers profilés ou tôles cintrées, rivés sur la face intérieure du récipient.
Le récipient peut aussi être divisé longitudinalement, transversalement ou dans les deux sens en plusieurs comparti- ments par des cloisons conformées comme des grilles, tamis ou dispositifs analogues, et on peut remplir ces compartiments de corps porte-végétation. Toutefois, ces corps ne sont pas abso- lument nécessaires.
Les parties des cloisons les plus rapprochées de l'axe du récipient peuvent être pleines de manière à agir comme des écopes. Il est alors préférable de donner aux cloisons une -
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forme courbe. Lorsque les cloisons ont la forme de tamis, on peut aménager des dispositifs pour nettoyer ces tamis.
Il est également possible d'établir la construction de manière à monter plusieurs tamis ou grilles facilement amovibles dans des guides ou rainures du récipient, de façon qu'après avoir enlevé un couvercle d'extrémité on puisse les retirer facilement par l'extrémité ouverte du récipient pour les nettoyer ou pour les remplacer.
Lorsque les ouvertures ou fentes des tamis ou grilles sont suffisamment petites et que le récipient tourne à une vitesse élevée appropriée, on peut maintenir dans l'es- pace libre situé au-dessus de la charge d'eau du récipient une véritable pluie de gouttes d'eau résiduaire, et de cette façon on produit très simplement de très grandes surfaces de contact entre les eaux résiduaires et les gaz à teneur en oxygène circulant à travers cet espace.
L'enceinte du récipient peut aussi contenir plusieurs plaques parallèles plus ou moins rapprochées disposées longi- tudinalement ou transversalement et percées d'ouvertures appro- priées, de manière à constituer une grande surface intérieure .sur laquelle se déplace le liquide résiduaire.
En outre, l'appareil conforme à l'invention peut être construit de manière à monter dans le récipient, coaxialement à celui-ci, un tambour à tourillons ou dispositif analogue qui recueille les corps porte-végétation activant le traitement aérobique et dont la paroi est perforée, conformée comme une grille ou comme un tamis. Comme alternative, on peut monter plus d'un tambour de ce genre, qu'on dispose alors suivant la longueur de la surface intérieure du récipient et qui de préférence sont tous tourillonnés excentriquement.
Dans les formes d'exécution de l'appareil suivant
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l'invention, mentionnées ci-dessus, il n'est question princi- palement que d'une aération directe (effet ..'superficiel).
Toutefois, on peut aussi conformer l'appareil de manière qu'il se produise de plus ou séparément une aération plus indirecte, c'est-à-dire qu'on introduise les mélanges gazeux à teneur en oxygène dans la masse de liquide résiduaire à laquelle on imprime un mouvement. On peut atteindre ce but en équipant le récipient de diffuseurs d'air agissant de manière continue ou intermittente, et dans ce dernier cas ils ne fonctionnent que pendant qu'ils sont plongés dans l'eau résiduaire. C'est ainsi qu'on peut construire comme des diffuseurs d'air les disposi- tifs précités à l'aide desquels on élève l'eau résiduaire pour la laisser tomber ensuite d'un ni veau.'approprié.
Les diffuseurs d'air peuvent aussi être placés près de la paroi du récipient ou près d'un noyau creux traversant le récipient. Par exemple, on peut disposer longitudinalement à l'intérieur du récipient des tubes perforés et les raccor- der à une source d'air comprimé, par exemple par des tuyaux radiaux qui communiquent avec le noyau creux du récipient.
Les diffuseurs d'air peuvent aussi être fixes et être disposés à un niveau approprié sous la surface du liquide.
L'emploi de ces diffuseurs d'air procure divers avantages avec l'appareil conforme à l'invention, en compa- raison des appareils connus pour traiter les eaux.résiduaires par aération. C'est ainsi que les diffuseurs d'air mobiles ne sont jamais ou ne sont que rarement encrassés ou engorgés, étant donné qu'ils sont ,constamment balayés par l'eau. En. outrela quantitéd'air qu'il faut employer est notablement moindre que dans les appareils connus où environ 90% de la quantité d'air débité sont dépensés pour produire l'agitation
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ou la circulation voulue.
En outre, il est possible de dispo- ser dans l'appareil conforme à l'invention des diffuseurs d'air fixes à une certaine distance du fond de la masse li- quide, étant donné que le liquide .se trouvant en-dessous des diffuseurs est constamment amené au-dessus des diffuseurs par le récipient rotatif. De cette façon on subit une perte de pression moindre que dans les dispositifs connus utilisant des diffuseurs d'air.
D'autres caractéristiques de l'appareil conforme à l'invention apparattront dans la description ci-après, faite avec référence aux dessins annexés qui montrent divers exemples d'exécution d'un appareil servant à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention.
Fig. 1 montre en élévation, partie en coupe, un appareil conforme à l'invention,
Fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la Fig. l,
Fig.3 est une vue en élévation, partie en coupe, d'une deuxième forme d'exécution de l'invention,
Fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la Fig. 3,
Fig. 5 est une vue en élévation, partie en coupe, dune troisième forme d'exécution de l'appareil,
Fig. 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la Fig.5,
Fig.7 est une coupe schématique suivant la ligne VII- VII de la Fig. 5, et
Fig. 8 est une coupe d'une variante d'exécution de l'appareil.
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Sur les dessins annexés des parties analogues sont désignées par les mêmes signes de référence.
L'appareil représenté sur la Fig. 1 comporte un ré- cipient rotatif 1 pourvu à une extrémité d'une couronne dentée 3 engrenant avec un pignon 5 qui est fixé ;sur un arbre 9 portant aussi une poulie 7. Le récipient 1 est monté sur des galets 11 dont seulement un est représenté sur la Fig. 1. En réalité, on emploie plus de galets qu'on espace convenablement entre eux. Le récipient 1 comporte à une extrémité.une ouverture centrale d'admission 15 entourée par une trémie 13, et à l'autre extrémité, un tuyau d'évacuation 17. Comme le montre la Fig. 2, le réci- pient comporte un noyau creux 19,,qui pourrait aussi être remplacé par un noyau massif, et l'espace entre ce noyau et la paroi du récipient est divisé longitudinalement en trois compartiments 21 par un nombre correspondant de grilles ,23.
Les compaertiments 21 sont remplis aux deux tiers, environ, de leur volume,par des corps porte-végétation 25, tels que fragments de pierres, scories, morceaux de bois ou de liège, ou corps analogues, ayant par exemple la grosseur d'une noisette.A l'appareil est associé un dispositif non repré- senté,, à l'aide duquel on peut souffler *ou aspirer un mé- lange gazeux contenant de 1-'oxygène, en règle générale l'air atmosphérique, par une conduite tubulaire 27 raccor- dée à la conduite d'alimentation '29, puis à travers le récipient. Ce dispositif peut être construit de manière connue en soi.
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Le liquide résiduaire à traiter passe d'une conduite 31, par exemple d'un égout ou conduite analogue, par la conduite d'alimentation 29,dans le récipient rotatif 1.
En traversant ce récipient, le liquide résiduaire subit une conversion biologique aérobique, les constituants or- ganiques de la liqueur résiduaire étant amenés en contact intime avec les micro-organismes aérobiques et avec la quantité d'oxygène requise pour leur croissance, lequel oxygène est à l'état d'air atmosphérique ou autre mélange gazeux contenant de l'oxygène.
Au cours de la rotation du récipient, les corps porte-végétation 25 contenus dans les compartiments 21 sont constamment en mouvement par rapport à la paroi du récipient et les uns par rapport aux autres,et ils sont alternativement plongés dans le liauide résiduaire circulant à travers le récipient, de façon que les produits cataboliques gazeux provenant des micro-organismes aérobiques soient expulsés des inter- stices entre les corps porte-végétation et soient éli- minés par le courant d'air, et amenés de bas en haut en contact avec l'air circulant dans le récipient, de façon que le liquide s'écoule en même temps que l'air frais pénètre entre les corps porte-végétation. De cette manière des pellicules minces de micro-organismes aérobiques se forment sur les corps porte-végétation.
Ce .sont précisément les pellicules dont Inactivité con- siste à convertir les constituants organiques contenus dans le liquide résiduaire, et étant donné que les corps porte-végétation sont en mouvement constant en
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frottant les uns contre les autres, des pellicules minces et toujours efficaces de micro-organismes ac- tifs se maintiennent sur les corps, les pellicules étant incapables d'atteindre une épaisseur excessi- ve, et en outre les cellules devenues moins actives à cause de leur âge sont éliminées. Par ailleurs., les corps porte-végétation procurent une très grande surface de contact entre les micro-organismes aérobiques et d'une part les constituants ,organiques, d'autre part l'air soufflé ou aspiré à travers le récipient.
Le degré de remplissage à employer pour les compartiments 21 dépend de la nature par- ticulière des corps porte-végétation choisis. Plus librement ces corps livrent passage à l'air et au liquide à travers les intervalles compris entre les corps., plus grand peut être le degré de remplissage employé sans risque d'un engorgement dû à une ac- cumulation' de boue ou à rétablissement d'une résis- tance à l'air exagérée.
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Le liquide résiduaire traité quitte le récipient par le tuyau d'évacuation 17 et tombe dans le chenal 33 pour se rendre ensuite au récepteur en question, tel qu'une rivière, un cours d'eau, un lac ou éventuellement la mer, ou à des réseaux d'irrigation.
L'appareil représenté sur les Figs. 3 et 4 est cons- truit,quant à son apparence extérieure, sensiblement comme l'appareil décrit ci-dessus. Le récipient est monté et en- traîné de la même manière que le récipient représenté sur la Fig. 1. La différence entre les deux appareils réside dans la construction intérieure des récipients. Le réci- pient représenté sur la Fig. 3 est divisé par une cloison 35, conformée comme un tamis, en deux chambres, savoir une anti- chambre 37 contenant des coprs de broyage 39, par exemple des boulets, tiges ou pièces analogues, et une chambre de trai- tement proprement dite 41.
Dans cette chambre, des pales 43 ou éléments analogues sont disposées longitudinalement sui- vant la paroi intérieure du récipient et fixées à la paroi du récipient de toute manière appropriée, ces pales étant légèrement concaves à leur surface d'attaque orientée dans le sens du mouvement. En outre, la chambre de traitement contient un tambour réticulaire 45 porté par un arbre 47 qui est tourillonné à une extrémité dans le tamis 35, et à l'extrémi- té opposée, dans un palier 49 situé à l'extérieur du r..écipient.
Sur l'arbre 47, près du palier 49, sont disposées respective- ment une poulie folle et une poulie fixe 51 et 53. Un peu moins de la moitié du tambour réticulaire est remplie de corps porte-végétation 25.
Le liquide résiduaire est débité de manière analogue à celle représentée sur la Fig. 1, par une conduite 29, à travers l'ouverture d'admission 15 du récipient, il quitte le
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récipient par le tuyau d'évacuation 17 et il s'écoule par le chenal 33. Par le tuyau 27 on aspire ou on souffle de l'air atmosphérique à travers le récipient. Dans l'antichambre 37 s'opère le broyage des grumeaux de grosseur plus ou moins importante, par exemple de fèces ou matières analogues, du liquide résiduaire, tandis que le traitement biologique aé- robique proprement dit s'opère dans la chambre 41.
Les corps porte-végétation agissent de manière analogue à celle décrite ci-dessus, et les pales 43 ou éléments analogues, qui fonc- tionnent comme des.écopes en raison de leur forme ooncave, produisent une pluie d'eau résiduaire tombant sur le tam- bour 45. A l'aide d'une source de force motrice appropriée on fait tourner la poulie 53 et, partant, le tambour 45 par rapport au récipient, et on peut éventuellement rendre inter- mittent ou variable le mouvement rotatif du tambour à l'aide d'un mécanisme à cliquet et roue à rochet approprié.
En outre, le tambour 45 peut être divisé en compar- timents de manière analogue au récipient de la Fig. 1, et au lieu d'être réticulaires, ses parois peuvent être perforées ou avoir la forme d'une grille.
Le récipient de l'appareil représente sur les Fig.
5 à 7, monté de manière analogue à l'appareil décrit ci- dessus et muni de dispositifs d'alimentation et d'évacuation analogues, est lui aussi divisé en deux chambres, savoir l'an- tichambre 37 et la chambre de traitement 41. Dans celle-ci sont montés suivant la surface intérieure du récipient plusieurs tambours réticulaires 55 remplis partiellement de corps porte- végétation 25 et portes par des tourillons 57 montés pour tourner dans des consoles 59 qui sont fixées de manière appro- . priée, par exemple au moyen de boulons 61, à la paroi du ré- cipient.
'axe de rotation de chaque tambour est disposé lé-
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gèrement au-dessus de 1$,axe central du tambour, et les cercles 63 représentés dans le récipient et ayant un dia- mètre légèrement supérieur à celui du tambour ont leur cen- tre situé sur le premier axe mentionné, de sorte que les tambours tournent dans l'espace délimite par ces cercles (voir Fig. 6). Suivant la longueur de la paroi intérieure du récipient sont disposées, dans la chambre de traitement 41, des pales 65 ou éléments analogues, fixées à la paroi du récipient de manière appropriée.
Suivant la. longueur de la surface extérieure du récipient sont disposés trois tubes perfores 67 dont les per- forations communiquent avec des trous perces dans la paroi du récipient. En outre, les tubes 67 sont raccordes à un croisillon creux 69 raccorda à son tour à une soufflerie 71. la disposition des tubes se voit clairement sur le schéma, de la Fig. 7.
De manière analogue aux différents appareils men- tionnés ci-dessus, le liquide rsiduaire à traiter entre par la conduite d'alimentation 29 et passe d'abord dans l'anti- chambre 37 dans laquelle des grumeaux de matière organique éventuellement contenus dans les eaux résiduaires sont broyés au moyen des corps de broyage 39. Le traitement aérobique dans la chambre 41 s'opère de manière analogue à celui spécifié ci-dessus, et il se forme des pellicules de micro-organismes actifs sur les corps porte-végétation 25, ces pellicules étant maintenues constamment minces et efficaces grâce au mouve- ment relatif des corps porte-végétation. Une aspiration ou un soufflage à travers le tuyau 27 peut être opéré de la ma- nière décrite ci-dessus.
Comme indique au préambule de. la présente descrip- tion, on peut aussi établir l'aération voulue à l'aide de diffuseurs d'air fixes ou mobiles. Une telle forme d'exécution
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de l'appareil est représentée en coupe sur la Fig. 8. Sui- vant la surface intérieure du récipient sont disposes lon- gitudinalement des tubes perforas 73 convenablement espacés.
Ces tubes sont raccordés par des tubes radiaux 75 au noyau cylindrique creux 77 du récipient, et dans ce noyau creux est montée une conduite d'admission d'air fixe 79, propor- tionnée de manière appropriée, qui est percée d'une fente longitudinale 81 orientée vers le bas. De cette façon, l'air n'est envoyé qu'aux tubes 73 plongés au moment considéré dans le liquide résiduaire. Dans cette forme d'exécution de l'appareil conforme à l'invention on peut aussi employer des corps porte-végétation.
Les divers appareils décrits ci-dessus peuvent aus- si être équipés de diffuseurs d'air fixes qui peuvent être faits en caoutchouc à pores fins. Pour empêcher un encrasse- ment ou engorgement de ces diffuseurs, on peut faire varier de temps à autre, pendant un court laps-de temps, la pression de l'air envoyé.
, !l'appareil peut aussi être pourvu d'autres moyens d'obtenir une plus grande surface artificielle de liquide.
C'est ainsi qu'un arbre disposé à l'intérieur du récipient peut porter des balais rotatifs, hélices ou organes analogues qui fouettent l'air de manière à abaisser le niveau du liquide.
On peut faire tourner ces dispositifs à plus grande ou à plus faible vitesse dans le même sens que le récipient ou en sens opposé, et ils peuvent être disposés de manière à fonctionner soit dans la surface du liquide, soit à un niveau inférieur, à l'intérieur du liquide.
Par exemple, les hélices peuvent être montées en série sur des arbres verticaux faisant saillie d'un noyau creux fixe dans lequel est monté un arbre entraîneur à engre- ¯
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nages coniques qui entraîne les hélices de manière à les faire tourner continuellement dans un plan horizontal à l'intérieur du liquide. Des balais peuvent par exemple être disposés concentriquement ou excentriquement à l'axe du récipient, de manière à tourner dans des plans verticaux et projettent le liquide sous forme de gouttes de bas en haut à travers L'espace d'air du récipient.
Pour obtenir une surface encore plus grande, on peut transformer en écume ou atomiser, de manière connue en soi, une fraction plus ou moins importante du liquide, et on peut exécuter cette opération séparément ou de concert indiqués avec un ou plusieurs des dispositifs d'aérage/ci-dessus. On peut aussi produire l'écume dans un appareil distinct et l'envoyer à l'appareil conforme à l'invention, éventuellement en même temps que la matière réactivée ou une végétation ou culture aérobique concentrée.
Dans les exemples d'exécution représentés on a employé une source de force motrice indépendante pour en- traîner l'appareil. Toutefois, lorsqu'il existe une différence de niveau naturelle entre la tuyauterie débitant le liquide résiduaire et le réceptacle, ou entre le bassin d'évacuation et l'égout, cette différence de niveau peut être utilisée pour entraîner le récipient ainsi que le dispositif d'aération de l'appareil.
L'énergie peut être utilisée soit indirecte- ment, en employant la différence de niveau pour entrainer par exemple une roue hydraulique de construction connue, qui peut être du type de roue attaquée par en-dessous et qui est accouplée au récipient au moyen d'une transmission appropriée, soit directement, par exemple en garnissant le récipient in- térieurement de pales distinctes disposées hélicoldalement de manière que le liquide résiduaire traversant le récipient
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serve lui-même à faire tourner le récipient. De même, on peut -économiser une partie de l'énergie extérieure fournie pour faire tourner le récipient., en consommant une partie de l'é- nergie de chute du liquide à l'intérieur du récipient du fait qu'on permet au liquide de frapper des plaques ou palet-. tes en saillie appropriées.
En outre, les dispositifs employés pour produire le contact intime entre l'air,les micro-organismes aérobiques actifs et les constituants organiques du liquide résiduaire peuvent être agencés pour fonctionner en parallèle aussi bien qu'en série ou en série-parallèle. A cet effet, par exemple, la chambre de broyage représentée sur les Figs. 3 et 5 peut être un appareil distinct raccordé à l'appareil de traitement par un double coude formant joint hydraulique.
Il est à noter par ailleurs que le récipient dans lequel s'opère.le traitement aérobique peut être garni d'une chemise en vue d'un calorifugeage. L'intervalle entre la paroi de la chemise et le récipient proprement dit peut être divisé en plusieurs intervalles pour recueillir de l'air stagnant (aéro-calorifugeage).
Pour exécuter le procédé conforme à l'invention, on emploie généralement des corps porte-végétation. Toutefois, l'invention n'y est pas limitée, étant donné qu'on peut aussi exécuter le traitement aérobique voulu sans employer de corps- porte-végétation.
Les formes d'exécution représentées ne doivent être considérées que comme des exemples de la façon dont on peut exécuter l'invention, vu que la construction du récipient peut varier notablement selon la concentration de substances organiques dans le liquide résiduaire à nettoyer et selon le degré d'épuration à atteindre et qu'en outre on peut te- nir compte de tout traitement précèdent des eaux résiduaires
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et du traitement et de l'utilisation de la boue produite. Aus- si l'invention n'est-elle point limitée aux formes d'exécution représentées sur les dessins. REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour traiter des eaux résiduaires et analogues, caractérisé en ce qu'on soumet les eaux résidu- aires ou analogues à un traitement biologique aérobique dans un récipient rotatif ou oscillant, disposé en sub- stance horizontalement, dans lequel on fait passer des mé- langes gazeux contenant de l'oxygène.