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Condensateur électrolytique à plusieurs électrodes.
L'invention est relative à un condensateur électrolytique dans lequel plusieurs électrodes sont logées dan's le récipient du condensateur.
Un des modes de construction connus du condensateur électrolytique comportant plusieurs électrodes disposées dans un même récipient, avait pour but de réaliser un condensateur électrolytique bipolaire.On a aussi construit un condensateur électrolytique dont le récipient contenait des bandes étroites enroulées en spirale et posées l'une sur l'autre, ces bandes étant alternativement "formées"
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et "non formées". Les spirales formées constituaient, par conséquent, l'anode et les .spirales non formées constituaient la cathode.
Conformément à l'invention, dans un condensateur élec- trolyti-que où plusieurs électrodes sont disposées dans le même récipient, les électrodes sont produites à partir d'un corps unique qui est adapté aux dimensions intérieures du récipient du condensateur et qui est divisé suivant des plans parallèles à son axe longitudinal, chacune des parties ainsi produites étant munie d'un conducteur d'alimentation distinct.
Le mode de construction conforme à la présente invention,permet de disposer dans un récipient de dimensions déterminées plusieurs unités de condensateur qui possèdent chacune une capacité aussi grande que possible; en outre, la résistance en série, qui joue un rôle important pour le fonctionnement satisfai.sant d'un condensateur électrolytique, est maintenue à une valeur très faible. Dans les condensateurs électrolytiques la résistance en série dépend en effet, entre autres du trajet que le courant doit parcourir en s'écoulant des conducteurs d'alimentation, à travers l'électrolyte, au diélectrique (la pellicule d'oxyde). Dans plusieurs modes de construction connus d'un condensateur électrolytique on utilise le récipient, qui est fait en une matière conductrice, comme conducteur d'alimentation de l'électrolyte.
La rési.s-' tance en série dépend, par conséquent, sensiblement de la résistance spécifique de l'électrolyte. Cette résistance a une valeur considérable, notamment pour les condensateurs à tensions de 'service relativement élevées. Pour une tension de service de 500 volts la résistance spécifique de l'électrolyte a une valeur de l'ordre de 10000 Ohm.cm. Il est évident que, pour maintenir la résistance en série à une
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valeur aussi faible que possible, on doit choisir un mode de construction de l'anode tel que le trajet du courant passant de cette anode au récipient du condensateur soit aussi court que possible. Le mode de construction faisant l'objet de l'invention convient extrêmement bien à ce,point de vue..
Ce mode de construction présente un avantage sup--- plémentaire qui consiste en une certaine économie d'espace.
Par exemple, dans les appareils filtreurs pour redresseurs on a besoin, comme on le ,sait, d'au moins deux condensateurs pour l'égalisation du courant continu pulsatoire. Si 1-'on utilise, comme il est d'usage, deux condensateurs électrolytiques, chacun de ces condensateurs occupe un espace appréciable sur le châssis sur lequel se trouvent le redresseur et les filtres. De plus, chacun de ces deux conden'sateurs doit être monté individuellement, ce qui requiert le double de travail. Il est clair sans autre explication que si l'on utilise le condensateur conforme à l'invention, on obtient, vis-à-vis du mode de construction usuel, un avantage appré- ciable en ce qui concerne l'espace et le temps requis pour le montage.
En outre, la fabrication des électrodes est simplifiée car la simple division d'un corps suivant des plans parallèles à l'axe longitudinal permet déjà d'obtenir plusieurs électrodes à partir d'un corps unique produit, par exemple, au moyen des procédés assez compliqués de filage à froid ou d'étirage. Suivant un mode de réalisation trèsavantageux de l'invention, le corps à partir duquel les électrodes sont établies, consiste en une base sur laquelle des cylindres co-axiaux sont disposas à angle droit. Un tel corps peut être aisément produit à l'aide du procédé de filage à froid.
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Toutefois, un tel procédé, qui nécessite l'utilisation de poinçons spéciaux et de pressions élevées, est assez coûteux, par exemple en comparaison du procédé de sciage. Si l'on produit un tel corps et si on le divise axialement, par exemple par sciage, on obtient plusieurs électrodes qui, ainsi, n'ont pas dû être produites individuellement par le procédé précité.
Il s'ensuit que le rendement de l'outillage utilisé dans le procédé d'étirage ou de filage à froid est augmenté considérablement.
Un autre avantage réside dans le fait que la perte de matière est réduite à un pourcentage extrêmement faible.
Dans la production du corps initial par le procédé de filage à froid ce pourcentage est nul et également la division de ce corps ne cause presqu'aucune perte de matière.
Dans ce qui précède l'attention est déjà attirée sur l'influence de la résistance en série dans un condensateur électrolytique. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, pour réduire davantage cette résistance, on divise le récipient du condensateur, au moyen d'au moins une cloison en une matière qui ne forme pas de pellicule d'oxyde, en des compartiments dans lesquels sont disposées les électrodes mentionnées ci-dessus. Il est évident que de la sorte chaque électrode est entourée complètement d'une paroi qui sert de conducteur d'alimentation de l'électrolyte, la résistance en série étant, par conséquent, très faible.
Eh raison de 1-'utilisation d'une matière ne formant pas de pellicule d'oxyde, il n'y a pas de risque qu'il se produise sur les cloisons une couche d'oxyde qui augmenterait la résistance en série. De plus, la présence d'une telle couche d'oxyde est indésirable durait qu'elle forme en général une couche diélectrique de sorte qu'une seconde capacité
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,serait connectée en série avec la capacité formée par l'électrode et l' électrolyte, ce qui aurait pour résultat d'influencer de façon défavorable la capacité totale.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui en représente, à titre d'exemple, un mode de réalisation, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte fai.sant bien entendu partie de l'invention.
Là figure 1 représente une coupe d'un condensateur .suivant l'invention dans lequel l'intérieur du récipient est divisé au moyen d'une cloison, en deux parties égales.
La figure 2 représente une vue en perspective de la cloison montrée sur la figure 1.
La figure 3 montre la manière dont le condensateur suivant l'invention peut être fixé au châssis.
Au récipient 1 en aluminium est fixée une base en matière isolante, sertie en 2 au récipient. A cette base on a fixé deux électrodes 4 et 5 en sertissant le bord des ,saillies 6 et 7 de ces électrode:;, les organes de raccordement 8 et 9 étant serrés au cours de cette opération entre les .sertissures et la base 2. Un anneau 10 en caoutchouc assure l'étanchéité aux liquides entre la base 3 d'une part et le récipient 1 et les électrodes 4 et 5 d'autre part. On a produit les électrodes 4: et 5 en sciant suivant l'axe longitudinal un corps constitué par une base munie d'anneaux concentriques. Comme il ressort du dessin, les électrodes sont disposées de manière à être isolées l'une de 1-'autre.
De plus, il y a une cloison 11 en ferrochrome. Cette cloison ainsi que le récipient du condensateur servent à amener le courant à l' électrolyte, qui fait office de cathode, des
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deux unités de condensateur dans lesquelles les électrodes formées 4 et 5 jouent le rôle d'anodes. Ces anodes peuvent être décapées pour augmenter ainsi leur surface. Pour empêcher la corrosion on doit prendre soin que, lorsqu'on remplit le récipient les électrodes se trouvent sous le niveau du liquide, par exemple, le niveau A. Pour permettre aux gaz d'échapper au cours du fonctionnement du condensateur, un anneau 15 en caoutchouc forme soupape autour du dôme 13 qui se trouve au sommet du récipient et qui présente des trous 14.
La figure 2 représente en perspective la cloi.son qui divise le récipient cathodique. Cette cloison est recourbée à angle droit en 16 et présente une grande ouverture cen- trale 17 pour permettre aux gaz dégagés au cours du fonctionnement dans les deux compartiments de réchapper à travers les trous 14.
Dans la fabrication du récipient 1, qui est exécuté pr le procédé de filage à froid, on produit en même temps par ce procédé deux saill.ies qui correspondent aux ouvertures 18 prévues dans la partie supérieure de la clodson. On établit la liaison électrique et mécanique entre la cloison et le récipient en comprimant les saillies pour former une tête 12.
(Fig.l). Four que la cloison, qui en raison de sa grande longueur et de son épaisseur relativement faible est assez mobile pour pouvoir se déplacer librement dans l'espace compris entre les électrodes 4 et 5, soit empêchée de venir en contact avec ces dernières, on l'entoure en différents points d'anneaux 19 et 2o en caoutchouc.
La cloison peut être constituée par toute matière qui n'est pas attaquée par l'électrolyte. On peut utiliser, par conséquent, non seulement du ferrochrome, mais aussi, par exemple, de l'acier inoxydable ou de l'aluminium chromé.
Il est clair qu'au lieu d'une seule cloison plane
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on peut aussi utiliser des cloisons complexes qui divisent le récipient en trois ou plus de trois compartiments. Le nombre des compartiment.s dépend du nombre des électrodes formées qu'on veut disposer sur la base 3 de manière qu'elles soient isolées l'une de l'autre.
La figure 3 montre, à titre d'exemple, la manière dont le condensateur est monté sur la plaque 21. Cette plaque présente une ouverture 22 à travers laquelle on doit passer la partie saillante de la base du condensateur. En plaçant un étrier 23 constitué par une bande recourbée deux fois à angle droit, :sur cette partie saillante et en vissant une via 24 dan-s une forure filetée 25 prévue dans la base 3, on fixe le*condensateur à la plaque de montage.