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Bobine de self-induction avec noyau en fer à haute fréquence.
On connaît le procédé qui consiste à employer dans les bobines de self-induction un élément en fer qui entoure les enroulements à la manière d'un blindage.
Pour qu'il soit possible d'égaliser la self-induction de diverses bobines et réaliser ainsi une marche régulière, on con- naît le procédé qui consiste à rendre variable l'entrefer dans le noyau de la bobine. Dans les formes de construction connues de ces bobines, on utilise le plus souvent le noyau en fer à haute fréquence lui-même comme support des dispositifs de réglage, par exemple en vissant plus ou moins profondément dans la bobine une cheville filetée en fer à haute fréquence. Mais cette manière de faire a l'inconvénient de risquer de donner lieu à la destruction du filetage en poudre de fer comprimée sous l'effet. des secousses et par suite de faire varier la valeur de la selfinduction de la bobine.
D'ailleurs, la capacité de réglage des dispositifs connus
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est très faible, ou bien le réglage provoque' un désaccord capacitif considérable.
Suivant l'invention, le noyau en fer à haute fréquence se compose de plusieurs éléments, qui sont disposés dans un support en matière isolante, ayant de préférence la forme d'un pot. Le couvercle de ce support sert d'une part à maintenir ensemble les éléments du noyau en fer et d'autre part à supporter un disque compensateur. En choisissant convenablement les dimensions de la section du fer et la hauteur de la course du disque compensateur, on peut réaliser des variations d'induction pouvant atteindre 20 % par exemple.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, ce support peut comporter une seconde bobine qui n'est traversée que par une faible portion des lignes de force de la bobine à noyau de fer. On constitue ainsi un transformateur à haute fréquence qui ne possède qu'un faible degré de couplage. Cette bobine de couplage se trouve par exemple au fond du support, c'est-à-dire en dehors du noyau de fer en forme de pot. Ce dispositif a l'avantage de donner à la bobine secondaire un nombre de tours relativement grand et de permettre ainsi de réaliser une bonne compensation.
L'invention est décrite ci-après à l'aide de quelques exemples. Sur le dessin : la fig.l est une coupe d'un des exemples de réalisation ; la fig. 2 en est une vue en plan ; la fig.3 représente en coupe un second exemple qui, en vue de constituer un transformateur de couplage, comporte un enroulement secondaire.
Un élément isolant 1 cylindrique sert de support à une bobine 2, comportant un élément isolant 15, sur lequel on enroule le nombre de tours de fil qu'on désire. L'élément 15 est en une matière isolante, quelconque appropriée. La bobine comporte un noyau en fer à haute fréquence 14, qui est réuni à une plaquette
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ou socle 3 en fer à haute fréquence et de plus un blindage cylindrique 4 en fer à haute fréquence et un disque 5 servant à la compensation. Le cylindre 4 et la plaquette 3 sont appliqués l'un sur l'autre par un disque de recouvrement 6 en une matière isolante et vissé dans le support 1. La plaquette 3 comporte une encoche 7 dans laquelle s'engage un ergot de l'élément 1, pour empêcher cette plaquette 3 de tourner.
Dans le disque 6 est vissée une vis 8 en une matière isolante, à l'extrémité inférieure de laquelle est fixé le disque de compensation 5. Ce disque est de préférence également en fer à haute fréquence. En faisant tourner la vis 8, on fait varier la valeur de l'induction de la bobine.
Le dispositif décrit permet de réaliser une assise fixe pour tous les éléments en fer. L'élément 1 comporte deux nervures 9 qui servent à fixer la bobine de self-induction. Il comporte encore une nervure transversale 10, qui comme les nervures 9 vient de matière avec lui ; il peut être fabriqué à la manière connue à la presse ou en coquille. Sur la nervure 10 sont fixées, par exemple par serrage, des cosses à souder 11, servant au raccordement des lignes dé jonction.
Le dispositif de la fig.3 contient les mêmes éléments que celui des figs.l et 2, mais en outre une bobine plate 12 recevant un enroulement secondaire 13 se trouve au fond de l'élément 1. Pour éviter qu'il se produise un désaccord capacitif de la bobine de couplage 12, 13, par exemple lorsqu'on fixe la bobine sur du métal, on place au-dessous de cette bobine un disque en fer 3'. Les éléments 12, 13 et 3' sont montés sur une plaque amovible de l'élément 1. Ce dispositif a l'avantage de permettre d'employer les mêmes éléments de construction que dans la bobine de self-induction, simple et en même temps de réaliser un faible degré de couplage, avantageux dans la plupart des cas.
De préférence, l'élément 1 avec ses nervures 9, 10 est fabriqué à la presse en une seule opération.