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l'invention intitulée Dispositif pour attirer et détruire les petits êtres vivants.
On connaît des dispositifs servant à attirer et à détruire de petits êtres vivants, dispositifs par
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lesquels ces petits êtres sont attirés puis tués par un corps à résistance incandescent en fil métallique. On connaît également des dispositifs dans lesquels des conducteurs électriques nus sont tendus librement à de faibles distances les uns des autres et disposés de façon que les petits êtres soient tués par le courtcircuit produit par leur corps entrant simultanément en contact avec deux conducteurs chargés d'électricité de pôles contraires. Ces dispositifs ont déjà été exécutés avec l'emploi de tissus qui étaient imprégnés d'un liquide devant servir d'appât.
Ces modes de destruction ont l'inconvénient de carboniser par exemple les petits êtres, ce qui répand une odeur désagréable, de telle sorte que l'application de ces dispositifs ne peut pas être envisagéepour l'intérieur des maisons. En outre, ces dispositifs de destruction peuvent provoquer des incendies, parce que les restes incandescents des êtres tués tombent sur le sol, ou flottent dans l'air pendant quelque temps sous forme d'étincelles et peuvent ainsi venir en contact avec des matières inflammables.
Un autre inconvénient de ces dispositifs réside dans le fait que les petits êtres doivent prendre une position déterminée pour que le dispositif remplisse son but.
Finalement, lorsque l'appareil est assailli par de grandes quantités d'insectes, il y a lieu de redouter que les restes carbonisés des petits êtres déterminent des courts-circuits constants entre les électrodes.
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La présente invention a pour objet un dispositif servant à attirer et détruire les petits êtresvivants, vivant dans l'air, sur la terre et dans l'eau, ce dispositif n'ayant pas les inconvénients mentionnés plus haut et la destruction des petits êtres vivants ayant lieu d'une façon inodore et ne pouvant provoquer d'incendie.
Ce dispositif se prête bien à être utilisé à l'intérieur des maisons, monté dans des régions marécageuses, le long des cours d'eau, dans des écuries et avant tout dans les régions où pullulent les moustiques, comme c'est le cas sous les tropiques.
Le dispositif suivant l'invention peut aussi être utilisé pour la destruction de fourmis, souris, serpents et animaux semblables. Il présente en outre l'avantage de fonctionner également sous l'eau et de permettre ainsi la destruction de vermines vivant dans l'eau, par exemple des larves, etc.
Conformément à l'invention une surface en matières végétales, animales, minérales ou en matièresartificielles complexes, formant champ de tension, est montée entre les deux pôles d'une source de courant et traitée par un liquide formant électrolyte et attirant les être vivants.
Par suite de la disposition adoptée, un courant électrique traverse la surface qui relie les deux pôles, de façon que l'ensemble de la surface représente un champ de tension. Si maintenant un petit être vivant telle qu'une mouche se pose par ses pattes sur cette surface, l'humidité établit bientôt une bonne communication conductrice avec
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le corps de l'animal et les différentes pattes de ce dernier court-circuitentune partie du champ de tension entre les deux pôles ce qui a pour effet qu'un courant partiel traverse bientôt le corps de l'animal et y produit des phénomènes de paralysie qui l'empêchent de se détacher de la surface par ses propres forces.
Il est clair que le courant qui traverse le corps de l'animal est d'autant plus intense que la partie de surface de tension court-circuitée par les pattes de l'animal est plus grande; d'autre part, il en résulte directement pour l'homme de l'art la nécessité de prendre, pour des animaux dont le corps a de petites dimensions, des tensions plus hautes que pour les animaux qui, par la structure de leur corps, peuvent court-circuiter immédiatement des parties plus grandes.
Il est tout aussi évident que les conditions de tension et l'intensité doivent être adaptées aux petits êtresvivants qu'il s'agit principalement de détruire.
Les animaux restant accrochés au champ de tension par suite des phénomènes de paralysie succombent après quelque temps à l'action du courant électrique qui continue à traverser leur corps. il sont ainsi tués sans qu'il se produise des phénomènes de combustion de nature perceptible.
Des exemples de réalisation de l'objet de l'invention sont représentés schématiquement dans le dessin annexé.
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Les fig. 1 et 2 sont des élévations du premier et du deuxième exemple respectivement; fig. 3 est une coupe verticale du troisième exemple, et fig. 4 est une élévation du quatrième exemple.
Dans l'exemple de la fig. 1 des fils métalliques conducteurs 2 pouvant être reliés à une source de force, sont fixés, par exemple cousus, le long des bords d'une bande de tissu, par exemple d'une mèche 1 imbibée d'un liquide bon conducteur de l'électricité. La surface 3' qui est formée par la bande d'étoffe imbibée, forme, entre les conducteurs (électrodes) un champ de tension dont la tension peut être choisie suivant l'intensité, la distance qui sépare les conducteurs et la composition du liquide d'imprégnation (électrolyte).
Ce liquide d'imprégnation peut être de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique étendu d'eau ou d'huile et pour obtenir une action d'appât, on peut utiliser un mélange de ces liquides avec de l'huile de muse. a représente des pièces de monture en forme de U en matière non conductrice et b désigne un vase servant à contenir le liquide d'imprégnation qui s'écoule.
La fig. 2 représente un champ de tension alimenté par du courant alternatif. Les spires hélicoïdales 4 constituées alternativement par le conducteur négatif et le conducteur positif s'étendent sur toute la largeur du champ de tension 5 et leurs distances réciproques dépendent de l'intensité du courant et de la composition de l'électrolyte.
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Les dispositifs des fig. 1 et 2 peuvent être montés sur le sol ou suspendus avec adaptation parti- culière à la grandeur de l'installation et au choix de la teinture. Le dispositif monté sur le sol peut servir à attirer et à détruire des fourmis, criquets sauterelles, coléoptères, etc., et, dans le voisinage de l'eau, à détruire des escargots, des reptiles et d'autres bêtes aquatiques ; le dispositif monté suspendu est destiné notamment à attirer et à détruire différentes sortes de mouches et analogues. La surface du champ de tension peut être aussi bombée ou brisée et avoir une forme hémisphérique, cylindrique, conique, prismatique, pyramidale ou autre.
Le mode de réalisation représenté à la fig. 3 est celui d'un dispositif suspendu de ce genre. Un organe de branchement 8 constituant le support d'une lampe à incandescence 9 est vissé sur une monture de lampe 6 pouvant être reliée à la source de courant électrique par un câble 7. La monture 6 porte en outre un disque 10 isolé et muni d'un rebord, une tige de support 11 étant fixée à ce disque au moyen de supports 12. La tige de support 11 porte une carcasse en forme de panier en ma- tière isolante, constituée par un anneau supérieur assez large 13 et un anneau inférieur plus étroit 14.
Les deux anneaux comportent, réparties à égales distances sur le pourtour, des paires de pat-tes ou d'oreilles 15 auxquelles des entretoises 16 sont fixées au moyen de vis. c est un anneau intérieur, concentrique à l'anneau 13 et servant
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à guider le disque 10. Le fond de la carcasse est cons- titué par une cuvette 17 destinée à contenir un liquide servant d'appât ou des éponges 18 imprégnées de ce liquide.
L'ensemble de la carcasse est maintenu par un écrou 19 dans la position d'utilisation. Les conducteurs 20 et 21, de pôlarité différente, alimentés par du courant alter- natif, partent de l'organe de branchement 8 et sont dirigés horizontalement et en spires parallèles autour des entretoises de la carcasse, entretoises qui comportent des gouttières 22 servant de guides pour les conducteurs.
Un tissu imprégné 23 entoure la carcasse en forme de panier.
Une bande d'étoffe 24 en forme de mèche absorbant un li- quide est fixée à la lisière supérieure du tissu et sert à distribuer lentement et uniformément le liquide servant d'électrolyte, qui se répartit sur le champ de tension formé par les surfaces du tissu. L'ensemble est entouré d'une grille 25 qui est suspendue au rebord marginal d'un couvercle 26 recouvrant la carcasse en forme de panier, cette grille ayant pour but de cacher à la vue la surface tendue et souillée, le cas échéant, par les restes des êtresvivants tués. Un récipient 27, par exemple en verre servant à contenir un liquide tel que de l'eau est fixé au bord inférieur de la grille, de façon à,pouvoir s'en- lever facilement. Le dispositif peut être suspendu à un crochet ou organe analogue au moyen de l'anneau de support
28.
Pour le tissu entourant la carcasse en forme de panier on utilise avantageusement un tissu de soie, parce que c'est
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ce tissu qui, grâce à sa propriété d'absorber l'humidité de l'air maintient le plus longtemps possible l'humidité du liquide d'imprégnation. Toutefois, on pourrait aussi remplacer le tissu de soie par un autre tissu végétal ou animal et aussi par du papier ou du parchemin. Le liquide d'imprégnation bon conducteur peut être de la glycérine, avec de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique ou de l'éther étendu d'eau ou d'huile. Pour que les animaux soient attirés par l'odeur, on mélange avantageusement de l'huile de musc à l'électrolyte.
Il suffit d'imbiber la bande d'étoffe 24 de nouveau de temps en temps au moyen de la teinture et de la chauffer, pour provoquer continuellement une descente du liquide et assurer par conséquence l'humidité pour le tissu. Comme dans les exemples d'après fig. 1 et 2, il faut que le mélange de liquide constituant l'électrolyte soit adapté à la hauteur de la tension dans les conducteurs. Plus la tension est grande, plus les spires des conducteurs peuvent être espacées, et inversement.
Le liquide servant d'appât et adhérant au tissu attire les petits êtresvivants. Ils traversent la grille 25 et arrivent sur le tissu 23, où ils restent suspendus et sont tués. Les corps suspendus agissent maintenant comme conducteurs, de telle sorte que les petits êtres vivants qui entrent en contact avec ces derniers sont à leur tour magnétisés, puis tués. La vermine tuée forme finalement une masse pendante qui peut être facilement éloignée au moyen d'une brosse lors du nettoyage du dispositif. Les
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restes d'animaux tombés dans le récipient 27 sont en- levés en même temps que le liquide. La nuit, l'action d'appât est augmentée par la lampe 9 qui est mise en circuit, la chaleur rayonnée par le corps incandescent agissant sur la teinture qui s'est accumulée dans la bande d'étoffe 24 et la maintient liquide.
Pour la vidange et le nettoyage, on retire le récipient 27 et on desserre l'écrou 19, après quoi on peut enlever la carcasse en forme de panier avec sa garniture tendue.
La fig. 4 est une vue d'un dispositif dans lequel la grille 25 est remplacée par une enveloppe d comportant des accessoires en forme de persienne e. Les animaux attirés par l'odeur entrent à l'intérieur du bâti par les ouvertures f en forme de fentes et arrivent sur le champ de tension. Pour assurer la rigidité nécessaire de l'étoffe 23 par toutes les températures, on peut insérer de courts ressorts entre les pattes 15 des anneaux 13 et
14 et les extrémités des entretoises 16, les vis d'ajus- tage glissant dans des fentes des pattes 15.
Si les surfaces du champ de tension sont très grandes, on peut mettre du verre, des plaques d'amiante, etc., sous le tissu imprégné pour assurer la rigidité nécessaire du corps.
Le dispositif décrit ci-dessus peut aussi être branché sur un réseau à courant continu.
Pour mettre le dispositif à l'abri des intempéries, le couvercle 26 peut être fait assez grand pour que son
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bord dépasse la monture du filet ou de l'enveloppe.