<Desc/Clms Page number 1>
Tube à décharges électriques.
La présente invention est relative à un tube à décharges électriques muni d'un écran fluorescent., c'est-àdire qu'il se trouve en un point quelconque à l'intérieur du tube une matière qui s'illumine lorsqu'elle est frappée par des électrons. On peut appliquer cette matière sur un fond conducteur ou isolant, qui peut soit être un corps distinct disposé dans le tube, soit faire partie de sa paroi. Des exemples connus de ce genre de tubes sont, notamment, les tubes de Braun, des dispositifs destinés à indiquer l'accord etc. L'invention concerne plus particulièrement des tubes à décharges électriques munis d'un écran fluorescent qui est
<Desc/Clms Page number 2>
constitué par une matière appliquée sur un fond conducteur de l'électricité. De plus, l'invention concerne un procédé de fabrication de ces tubes.
Pour ces écrans on a proposé diverses matières. La matière le plus couramment utilisée est la willemite, constituée par un mélange de silicate de zinc et d'oxyde de manganèse. Bien que cette matière donne souvent de bons résultats, elle peut entraîner des difficultés notamment pour fonds conducteurs. Pour l'application et l'utilisation sur un fond conducteur la matière fluorescente, afin que la conductibilité d'une électrode de ce genre ne soit pas réduite exagérément, doit être appliquée à l'état très finement divisé et en couche très mince. On y parvient en passant au moulin la willemite pendant une assez grande durée, jusqu'à ce qu'elle ait atteint le degré de finesse nécessaire.
Quand on se sert de ces écrans on constate que l'intensité lumineuse en fonction du temps décroît rapidement et atteint, après quelque temps, une valeur assez constante qui, cependant, est sensiblement inférieure à la valeur initiale.
Or, on a constaté que si l'on utilise un tube à décharges électriques et le procédé qui font l'objet de la présente invention on obtient un écran fluorescent dont l'intensité lumineuse ne décroît que légèrement avec le temps et qui, en outre, conserve longtemps une valeur assez élevée.
Un tube de ce genre comporte un écran fluorescent et plus particulièrement un écran muni d'une matière fluorescente qui est appliquée sur un fond conducteur et constituée en substance par un ou plusieurs des oxydes de baryum, de strontium ou de calcium additionnés d'une faible quantité de dioxyde de manganèse. Ce mélange, dans lequel le dioxyde de manganèse fait office d'activateur, est doué d'une intensité lumineuse élevée et assez constante pendant une durée
<Desc/Clms Page number 3>
assez considérable. On a constaté qu'un mélange à 98%-d'oxyde de strontium et à 2% de dioxyde de manganèse permet d'obtenir des résultats excellents.
Avantageusement on procède comme suit:
On précipite, par exemple à partir d'une solution des nitrates un mélange d'un carbonate alcalino-terreux tel que le carbonate de strontium à 2% de carbonate de manganèse.
On moud ce mélange, éventuellement avec une faible quantité d'un liant organique jusqu'à ce qu'il ait atteint la finesse nécessaire, puis on l'applique, par projection, en couche mince sur une plaque constituée par du nickel ou par une autre matière analogue. Puis on monte l'électrode ainsi établie, conjointement avec les autres électrodes du tube, à l'intérieur de l'ampoule et enfin après évacuation de l'air on décompose jusqu'à obtention de l'oxyde, par exemple par chauffage,à haute fréquence, le mélange de carbonate.
Au lieu de partir d'un mélange de carbonates, on peut aussi utiliser un mélange de carbonates alcalino-terreux et de dioxyde de manganèse et les travailler d'une manière analogue à celle décrite plus haut pour le mélange de carbonates.
Le tube faisant l'objet de la présente invention ;. offre encore l'avantage que, dans le cas où il comprend une cathode à oxyde normale et que de la matière émettrice se vaporise et passe de la cathode vers l'écran fluorescent, cet écran n'en est pas empoisonné, parce que la matière vaporisée est la même que celle existant déjà sur l'écran.