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BREVET D'INVENTION Fermeture hermétique pour récipients renfermant un liquide corrosif.'
Cette invention se rapporte à des fermetures et, en ce qui regarde certaines caractéristiques spécifiques, à des fermetures pour bouteilles.
Parmi les différents buts poursuivis par l'invention, on peut citer la création d'un dispositif qui donne entière satisfaction dans son emploi comme fermeture de bouteilles renfermant un liquide corrosif tel qu'un acide ou autre; la création d'une fermeture pour bouteilles dans laquelle
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un joint étanche verre contre verre est maintenu d'une fa- çon permanente et qui supprime le travail coûteux de dépolissage à l'émeri pour l'obtention d'un joint parfaitement étanche; la création d'une fermeture du genre spécifié avec laquelle il n'est pas nécessaire que chaque fermeture individuelle s'adapte à une bouteille individuelle comme c'est le cas avec des bouteilles en verre; et la création d'une fermeture du genre spécifié de fabrication relativement simple et économique, se comportant d'une façon parfaite à l'usage.
D'autres buts de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, avec référence au dessin annexé qui représente des exemples de réalisation de l'invention.
Dans ce dessin:
La fig.l est une élévation latérale d'une bouteille montrant une fermeture d'après l'invention. la fig.2 est une coupe axiale agrandie de la fig.l.
Les fig.3, 4 et 5 sont des coupes transversales horizontales, respectivement suivant les lignes 3-3, 4-4, 5-5 de la fig.2.
Pour des raisons de sécurité il est nécessaire que certains liquides corrosifs, tels que des acides concentrés ne soient expédiés que dans des bouteilles munies de fermetures qui résistent à la corrosion. la fabrication de bouteilles avec bouchon à l'émeri est relativement coûteuse.
Pour obtenir une fermeture de toute sécurité avec des liquides corrosifs il faut ajuster chaque bouchon à sa bouteille individuelle. Des bouchons à l'émeri ne sont pas interchangeables, même sur des bouteilles de mêmes dimensions et il faut toujours employer chaque bouchon sur la bouteille à laquelle il appartient. le facteur dépense ainsi introduit dans les
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bouchons à l'émeri, et le meulage individuel, rendent relativement coûteux l'emploi de récipients munis de fermetures de ce genre.
L'un des principaux objets de botte invention est de créer une fermeture pour bouteilles possédant le même degré de résistance à la corrosion que les anciens bouchons à l'émeri, et qui est d'une fabrication plue'simple et plus économique.
En fig.l, la référence 1 désigne une bouteille qui, bien entendu, peut avoir toute forme et toutes dimensions désirées et peut être faite en toute substance, telle par exemple du verre ou de la porcelaine. La bouteille 1 est munie d'un goulot ou col 3 dont l'extrémité reçoit une fermeture désignée dans son ensemble par 5.
En se reportant plus particulièrement à la fig.2, le goulot 3 a une partie cylindrique 7 se terminant en bas par un bourrelet 9. Sur la surface cylindrique 7 sont venus par moulage plusieurs filets de vis 11. Au-dessus de la partie cylindrique 7 le goulot 3 est muni d'une rainure annulaire ou évidement 13. Un bourrelet 15 ou col de remplissage termine le goulot 3.
La face supérieure 17 de ce bourrelet 15 est meulée, comme indiqué sur la fig.4, pour être parfaitement plane.
Ce meulage peut se faire très économiquement, par exemple en frottant la surface 17 contre la surface d'une plaque de verre plane enduite d'une couche de pâte à l'émeri. Ce meulage plan est bien plus simple et plus rapide que par exemple le meulage cylindre-conique que demandent les bouchons en verre des bouteilles similaires.
Revenant maintenant à la fig.2, 19 désigne un disque
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circulaire en une substance appropriée, telle que du verre ou de la porcelaine, reposant sur la surface meulée 17.
Ce disque 19 est de préférence découpé dans du verre de bonne qualité, bien plat sur une face au moins, par exemple de telle sorte qu'il s'appuie complètement et avec étanchéité contre la surface 17. Sur le dessus du disque 19 est placée une rondelle 21 en caoutchouc ou autre matière plastique, ayant la forme représentée en fig. 5. On voit que cette rondelle 21 est annulaire et qu'elle possède un certain nombre de saillies radiales ou oreilles 23. Selon la forme de réalisation préférée de l'invention, cette rondelle est faite en une substance comme de la gomme à effacer, dans le but indiqué plus loin.
La référence 25 désigne un chapeau obtenu par moulage, ayant la forme générale d'une coupe, et qui est muni à proximité du bord inférieur de sa surface intérieure de rainures hélicoïdales 27 qui correspondent aux filets de vis 17 du goulot 3. Pour faciliter le vissage et le dévissage du chapeau 25, un moletage indiqué en 29 (fig.l) est de préférence prévu sur la surface extérieure. Ce chapeau 25 peut être fait en toute substance appropriée, comme par exemple de la résine artificielle ou analogue. Il n'a pas besoin de résister au liquide corrosif particulier à transporter.
Pour fermer la bouteille on assemble les éléments audessus de la bouteille pleine de la manière indiquée par la fig.2. le disque en verre 19 contre la surface dépolie 17, et la rondelle en caoutchouc 21 entre la surface supérieure die disque en verre 19 et la surface intérieure du chapeau 25. On visse alors à bloc le chapeau 25 sur le goulot 3. Ce serrage a pour effet de comprimer la rondelle annulaire en
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caoutchouc 21 qui tend alors à se dilater à la fois radia- lement vers l'intérieur et radialement vers l'extérieur.
Rien ne s'oppose à l'expansion vers l'intérieur, et la lè manière dont la rondelle est écartée des parois intérieu- res du chapeau 25 par les oreilles 23 fait qu'il y a aussi de la place pour l'expansion vers l'extérieur. Il est remarquer que la rondelle 21 n'est placée sur le disque en verre 19 que sur les zones du disque qui sont à leur tour contigües à la surface dépolie 17.Cela veut dire que dans le disque 19 on n'a recours qu'à la résistance à l'écrase- ment du verre, et non à sa résistance à la flexion, lorsqu' on serre la fermeture.
Si la substance dont est faite la rondelle 21 est de la gomme à effacer, il arrive que deux ou trois heures après que le chapeau 25 a été serré, cette rondelle se sera partiellement soudée ou vulcanisée à la fois sur le chapeau 25 et sur le disque en verre 19. Donc, quand on enlève le chapeau 25 de la bouteille, il entraine avec lui la rondelle 21 et le disque en verre 19, comme si ces éléments étaient montés de façon permanente dans le chapeau.
Le joint entre le disque en verre 19 et la surface meulée ou dépolie 17 est en général parfaitement étanche sans qu'il soit nécessaire de prendre d'autres précautions. Cependant dans les cas où il se produit un dégagement de gaz on fait usage d'un enduit inerte et imperméable tel que du pétrole à l'état de gel, entre la surface dépolie et le disque.
En général il est recommandé, avant de fermer la bouteille pour la première fois, d'étaler une pellicule mince de paraffine à l'état de gel ou une substance équivalente sur la surface 17 car on estime que cela contribue à l'obtention d'un
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bon joint entre la plaque 19 et la surface 17.
A cause de la compression de la rondelle en caoutchouc 21 on peut en général tourner le chapeau 25 d'un quart de tour en plus dans le sens de la fermeture de la bouteille à partir du premier instant qui suit la fermeture à joint étanche de la b outeille. En d'autres termes, si le chapeau 25 a été vissé à fond on pourra le faire revenir d'un quart de tour avant que les conditions de fermeture de la bouteille soient affectées. Ceci a une grande importance au point de vue commercial, parce que cela indique que le chapeau ne se desserrera pas jusqu'à un point où il se produiraitune fuite du liquide dans les conditions de manutention normales, même si le bouchon s'est quelque peu desserré.
Pour protéger le bouchon moulé 25 contre l'action corrosive du liquide contenu dans la bouteille, on fait ce bouchon en une substance qui n'est pas par elle-même inattaquable par les corrosifs, et on a trouvé avantageux de tremper momentanément le chapeau 25 dans de la paraffine fondue ou substance analogue, de sorte qu'il est revêtu d'un mince enduit de para* fine qui le protège.
Dans la bouteille terminée l'encoche ou rainure 13 a pour but de former une lèvre de remplissage. Celle-ci ne fait pas spécifiquement partie de l'invention, mais on en fait état ici pour montrer que la présente invention représente la première fermeture protectrice contre les corrosifs par bouchon à vis, munie d'une rainure de cette nature.
Tous les buts de l'invention sont ainsi atteints. Des modifications de détail pourront être apportées à la construotion décrite sans que l'on s'écarte de l'esprit de l'invention.