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MEMOIRE DESCRIPTIF -. déposé à l'appui d'une demande de B R E V E T D INTENTION ELEMENT DE CONSTRUCTION TEL QUE POUTRE, PILIER, PYLONE, PLANCHER, MUR, . .CLOISON, ANALOGUE AU BETON. ARME.
La construction d'ouvrages en béton armé présente divers inconvénients, notamment la nécessité d'établir des cof- frages et l'impossibilité d'utiliser les ouvrages avant le dur- cissement très avancé du béton qui nécessite un temps considé- rable
L'invention décrite ci-dessous a pour objet un élé- ment de construction, pouvant être mis en oeuvre notamment sous forme de poutre, plancher, mur, cloison, pilier, pylône, qui élimine ces inconvénients et présente en outre divers avantages importants.
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Il est caractérisé par le fait qu'il est constitué de blocs juxtaposés maintenus assemblés et fortement comprimés par des barres d'acier logées dans des passages ménagés dans la masse de l'élément et qui sont mises sous tension en pre- nant appui sur les bords de l'élément.
De préférence, ces barres d'acier tendues forment dans l'élément de construction un réseau occupant à peu près les emplacements u'occuperaient les armatures de tension dans le même élément établi en béton armé, par exemple, dans le cas d'un plancher, les barres forment à une certaine distance de la face inférieure deux réseaux de barres parallèles disposés per- pendiculairement l'un à l'autre.
Le calcul des matériaux de l'élément se fait comme S'il s'agissait d'un élément en béton armé. compte tenu des efforts produits par la mise en tension initiale des armatures.
On réalise ainsi un élément de nature analogue à celle du béton armé mais dont la masse au lieu d'être un bloc monolithe de béton coulé dans un coffrage garni d'armatures est constituée de blocs juxtaposés réuni, et fortement compas par des armatures tendues.
De cette conception découlent immédiatement les deux avantages principaux suivants : 1 - L'établissement de l'élément, par exemple d'un plancher se fait très rapidement et à peu de frais en disposant des files de blocs à leur emplacement définitif sur des madriers soutenus à bonne hauteur, entre les murs d'appui du plancher, par des étais règlables, et en les assemblant fortement comprimés par les barres d'acier mises sous tension.
2 - La tension des barres d'acier donne à cet élément les qualités du béton armé coulé à armatures sous tension, en évitant les complications qu'entraîne dans ce dernier cas la mise sous tension des armatures. La compression des blocs lui donne des qualités complémentaires.
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L'expérience a confirmé que, dès l'assemblage à sec des blocs, le plancher a une résistance sensiblement égale à celle qu'aurait après durcissement le même planchér établi en béton armé ordinaire; en tous cas cette résistance est suffi- sante pour que le plancher puisse être immédiatement utilisé.
Une telle construction est démontable et ses matériau:4 blocs et barres, peuvent ensuite être utilisés à nouveau. Elle est indiquée pour des bâtiments provisoires tels que ceux édi- fiés temporairement pour les expositions : en effet, les bâti- ments en béton armé coulé que l'on réalise actuellement pour ce but exigent un travail de démolition considérable et leurs dé- chets sont inutilisables.
Pour augmenter la solidité, dans le'cas d'un ouvrage définitif, on liera les blocs entre eux et à leurs armatures par une couche de liant mise entre les blocs et par coulage d'une gaine de liant dans les cavités autour des armatures.
On obtiendra ainsi un élément monolithe comme s'il était en béton armé coulé', mais ayant des qualités bien supérieures.
Les armatures étant isolées des blocs par les gaines de liant on-peut dans certains cas employer avantageusement pour les blocs certains matériaux, notamment des agglomérés de pouzzo- lanes, de machefer, qui ont des qualités très intéressantes, mais qui ont dû être écartés jusqu'à présent pour la constitution des bétons armés parce qu'ils contiennent des corps, par exemple des sulfures, qui attaquent les aciers.
Les blocs peuvent être en béton courant pour toutes constructions courantes, ou en béton de mâchefer ou pouzzolane naturelle pour des planchers ou parois courants à moyennes sur- charges.
On emploiera aussi d'autres matériaux tels que pavés de grès, bétons durs avec sable de basaltes, quartzites, 'etc... ou incorporation de limailles métalliques, briques dures, briques ordinaires, matériaux spéciaux genre Silifer ou autres, pierre
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taillée, verre, fonte, acier moulé, caoutchouc durci, etc, etc..
Au point de vue de la liaison résultant de la gaine de liant coulée autour des barres d'acier, il est très avantageux que le passage dans lequel est coulée cette gaine présente lon- gitudinalement une surface avec des redans de façon que l'accro- chage des blocs sur la gaine soit absolu dans tous les sens.
Un élément de construction suivant l'invention peut être réalisé avec des blocs parallélépipédiques entre lesquels on laisserait des espacements pour le passage des barres d'acier, mais il y aura en général avantage à le réaliser au moyen d'ag- glomérés de formes spéciales munis de cavités pour le passage des dites barres.
L'invention comporte également une clef dynamo- métrique pour le serrage des écrous, permettant de donner aux barres la tension précise voulue et un matériel démontable de fabrication des agglomérés sur le chantier, dont la rapidité de production est en rapport avec celle de la construction.
A titre d'exemples on a décrit ci-dessous et repré- senté au dessin annexé diverses formes de réalisation de l'élé- ment de construction suivant l'invention, notamment un plancher, un mur, un pylone, ainsi que diverses formes de réalisation de blocs agglomérés munis d'évidements pour le passage des barres et divers détails de réalisation.
Les fig.l et 2 représentent en élévation latérale, sur une des faces et sur l'autre, un bloc aggloméré de forme spéciale.
La fig. 3 représente en section verticale transver- sale plusieurs files de blocs de ce type formant des poutres élémentaires jointives constituant un plancher reposant sur deux appuis ; le plan de ce plancher est visible en fig. 5 ; la Fig.4 est une vue en bout sur un plan parallèle à celui de la fig. 3, montrant les extrémités des barres principales perpendiculaires à ce plan.
Les fig. 6 et 7 représentent, en élévation une va-
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riante de la forme d'alvéoles du bloc de la figure 1, et en plan la forme de la gaine de béton coulée dans une file de ces alvéoles,
La fige 8 représente, en section transversale, une poutre intermédiaire destinée à réunir deux travées élémentaires lorsque la travée totale du plancher a une longueur égale à plu- .sieurs fois celle des barres d'acier.
Les fig. 9 et 10 représentent deux dispositifs de fixation des lambourdes.
La f ig. 11 représente un aggloméré à face supérieure formant sol de carrelage.
La fig. 12 représente, en section horizontale, l'as- semblage de deux blocs pour la réalisation d'un mur vertical et la Fig. 13 représente la mise en place d'un encadrement de porte ou fenêtre dans une ouverture d'un tel mur.
La fig. 14 représente schématiquement un pylône.
La fig; 15 représente en coupe longitudinale la' clef dynamométrique*
Les fig. 16 à 19 sont relatives au matériel de fabri- cation d'agglomérés'et représentent la fig. 16 une vue schématique en plan d'une assise de moules. la fig. 17 une vue perspective en bout de l'extrémi- té des gouttières.' la fig. 18 un assemblage de gouttière et de plaque de séparation transversale. la fig. 19 une-vue perspective schématique de l'en- semble du matériel:
L'aggloméré de forme spéciale, pour la construction des éléments'de construction suivant l'invention, représenté en fig. 1 et 2 est constitué par un bloc approximativement para- lélépipédique dont deux faces latérales opposées 1 et 2 sont échancrées suivant une creusure 3 ou 4 ménageant dans le @as un talon 5 ou 6 destiné à venir en contact avec le talon cor- respondant du bloc voisin et dans le haut un bec limité par
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une petite face 7 ou 8, en retrait sur le talon 5 ou 6, et qui, par conséquent, lorsque deux blocs sont juxtaposés (fig.3) laisse une ouverture 9 dans la face supérieure du plancher pour la cavité 10 formée par les deux demi-alvéoles des blocs juxtaposés 11 et 12. L'alvéole 10 est destinée au passage des barres principales.
Les deux autres faces latérales 13, 14 du bloc des Fig. 1,2 sont creusées de cannelures 15,16 pour le passage d'un réseau de barres de répartition perpendiculaires aux premières.
Pour metbre en place le plancher entre deux murs parallèles, tels que 17 Fig. 5, on dispose perpendiculairement à ces appuis des étais 18, 19, etc... de hauteur réglable supportant des madriers 20, 21 sur lesquels on pose des files de blocs telles que 11, 12, pour couvrir toute la travée entre ce mur 17 et l'autre; les files 22, 23 de blocs, perpendiculaires au plan de la Figure, sont jointives entre elles par l'appui des talons inférieurs 5,6 des blocs.
Dans chaque alvéole 10 (fig. 4) on dispose une barre d'ecier principale 24 dont chaque extrémité filetée est munie d'un écrou 25 que lion serre sur une plaque d'appui et de répar- tition de pression 26 aux deux extrémités de chaque rigole d'al- véoles 10.
On établit ainsi les liaisons principales perpendicu- laires au plan de la figure 3.
Les barres 24 sont placées généralement environ à une profondeur de 80% de la hauteur de l'aggloméré.
Ensuite, on dispose dans les cannelures 15,16 les barres 27 du réseau de répartition perpendiculaire au premier et à chacune de leurs extrémités 28, qui sont filetées et munies d'écrous 29, on les serre de même'sur des plaques de répartition 30 en ajoutant, s'il y a lieu, dans la demi-alvéole terminale, une cale de remplissage 31. En mettant ainsi en tension d tune va- leur bien déterminée toutes les barres des deux systèmes rectan- gulaires 24, 27, ce qui a pour effet de comprimer fortement tous
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les blocs dans deux sens, oh établit une liaison initiale qui, comme il a été dit, d'après les résultats de l'expérience, est suffisante pour donner au plancher une résistance aussi grande que stil s'agissait d'un plancher en béton armé coulé de même épaisseur établi avec les mêmes matériaux.
On peut donc dès ce moment là enlever les étais 18,19 et leurs madriers 20, 21 pour les utiliser à la mise en place d'un autre plancher et commencer à se servir du plancher établi.
A l'extrémité d'une série de files de blocs telle que celles 11, 12 représentées en fig. 3 et 4, la barre trans- versale 24' (fig. 4) du dernier bloc est trop près de l'extré- mité pour qu'on puisse mettre à ses deux bouts des plaques de liaison telles que 26. En conséquence, on liera les extrémités des deux dernières.barres de liaison voisines 24, 24" par un fer en U, 32, qui servira à répartir sur une surface suffisante des blocs 11 et 12 la pression résultant de la mise sous tension de ces deux barres 24',24".
A l'extrémité des files formées dans un sens et dans le sens perpendiculaire, les bouts des barres d'acier ainsi que leurs écrous et plaques d'appui sont noyés dans une poutre en béton coulé 33 ou 34 (fig,. 5) reposant sur la partie laissée libre 'du sommet du mur 17, 17' et formant un ancrage longitudinal entre toutes les barres aboutissant à ce mura
Lorsqu'il s'agit d'.un ouvrage définitif et que du béton ou mortier est coulé dans la rigole formée des alvéoles 10 (fig.6) pour former une gaine de liaison entre la barre 24 et les blocs 22, 23, il y a intérêt à ce que cette gaine 49'soit fortement accrochée aux blocs dans tous les-sens.
On obtient ce résultat par la disposition très simple suivante : chaque bloc, tel que celui des Fig. 1 et 2, a sur une face une alvéole 50 ayant une certaine'profondeur et sur l'autre face une alvéole 51 ayant une profondeur plus grande (comme on peut le constater sur la figure par comparaison de la courbe 51 avec la courbe 50' reproduisant la forme de la courbe 50)Si donc on prend
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soin de disposer les blocs voisins 22,23 ... de façon qu'une alvéole de forme 50 soit opposée à une'alvéole de forme 51 et si tout le long de la rigole 10 on alterne cette disposition en passant d'une rangée à la rangée suivant, la gaine de béton 49 aura la forme visible en fig.
7, c'est à dire que les surfaces 51' correspondant aux alvéoles plus profondes 51 formeront des redans par rapport aux surfaces 50" correspondant aux alvéoles moins profondes 50.
Cette gaine 49 constituera donc un clavetage dans tous les sens de tous les blocs qu'elle traverse.
Grâce à ce système de construction on est certain que tous les blocs et toutes les barres d'acier laissés dans l'ou- vrage sont de qualité parfaite car la mise sous tension et sous compression constitue une épreuve sévère.
Par suite de la tension initiale des barres d'acier et également de la compression des blocs, on sait que l'on ob- tient une réduction de la flèche et de la compression de la fibre haute, et, par conséquent une augmentation de portée ou de charge pour une même épaisseur.
En outre, ce système réduit les inconvénients prove- vant dans le béton armé du fait que le béton subit pendant la prise et le durcissement un certain retrait qui est nuisible à la solidité de l'ouvrage.
En effet, la compression de blocs, qui ont déjà subi leur retrait, bien que produisant à la longue un certain raccour- cissement n'a pas un effet sensible. En outre, on peut, après avoir appliqué une compression supérieure à celle qui sera défi- nitivement réalisée, et provoqué ainsi un premier raccourcisse- ment permanent rapide, reprendre à la valeur voulue le serrage et la tension des barres d'acier avant l'achèvement définitif du plancher.
On peut même procéder à un vieillissement artificiel du béton en appliquant au plancher des vibrations qui ont pour effet de produire en quelques instants un raccourcissement tel
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qu'il ne se produirait normalement qu'au bout de très longtemps, C'est après ce traitement de vieillissement que l'on donne aux barres d'acier la tension voulue.
D'après ce mode de construction, on est également cer- tain que toutes les armatures sont rigoureusement aux emplacements prévus et calculés pour elles, ce qui est un avantage sur le béton armé ordinaire dans lequel il arrive fréquemment que les armatures ne restent pas aux endroits prévus et viennent, par exemple, trop près des faces inférieures ou supérieures.
Dans certains cas, il a avantage à faire subit aux barres d'acier un étirage préalable. Par exemple, avec des aciers marchands mi-durs ayant une limite d'élasticité de 35 Kilos, le taux de travail autorisé est de 16 à 18 Kilos; si on leur applique un effort de traction de 60 Kilos par millimètre carré, ils subissement un certain allongement, et la limite dtélastici- té monte à 50 Kilos ce qui permet d'adopter un taux de travail autorisé de 25 Kilos.
Cet étirage peut se faire directement en position de montage et constitue alors une épreuve supplémentaire de la qualité des matériaux. Cependant, pour éviter If écrasement de certaines parties des blocs, il y a lieu de placer les barres, telles que 24, à peu près au milieu de l'épaisseur du bloc pour procéder à cet étirage. Ensuite, on les remet à leur position inférieure définitive.
Les calculs s'effectuent suivant les méthodes cou- rantes de la résistance des matériaux. Il y a intérêt à faire état des avantages donnés par la précontrainte de l'acier en- traînant celle des blocs. Les contraintes de ceux-ci s'en trou- vent très allégés ; peut ainsi augmenter dans des proportions ce considérables le moment résistant d'une même section,= qui permet des portées ou des charges plus grandes (2 à 3 fois) avec une même épaisseur.
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Les précontraintes'obtenues sont d'autant plus inté- ressantes que l'on emploie des matériaux durs, peu déformables : Silifer, pavés de g/rès, briques dures, bétons compacts, etc ...
Avec des matériaux moins durs (bétons courants, bétons de mâchefer, bétons de pouzzolane, bois) il y a lieu de tenir compte d'une réduction de la précontrainte qui se produit par raccourcissement des blocs, à la longue.
Dans ce but, on pourra majorer, chaque fois que cela n'entraînera pas de fatigues trop élevées, le taux de la précon- trainte et se rapprocher de la limite d'élasticité du métal, de façon à réduire au minimum la contrainte du béton. On ne dépasse- ra donc pas, sauf cas spéciaux, des contraintes modérées, lais- sant une marge suffisante pour une certaine décontrainte occa- sionnée par simple vieillissement. Il sera même prudent de véri- fier qu'en cas de décontrainte totale, les contraintes de com- pression sont encore possible, étant entendu que l'âge du béton permet alors d'élever cette contrainte.
Le procédé permet dail- leurs de provoquer le raccourcissement des blocs sans attendre le vieillisement. Il suffit de soumettre le plancher à une vibra- tion et, par serrage des écrous, de reproduire à mesure la pré- contrainte désirée.
Deux travées de hourdis voisines peuvent être liées par des chapeaux chevauchant l'appui, logés dans le haut des alvéoles, assurant la continuité et l'absorption des moments négatifs.
Les expériences contrôlées montrent que les hourdis ainsi constituée périssent par excès d'allongement de l'acier en traction entraînant écrasement, sur la fibre haute, des blocs.
Aucune fissure de cisaillement, aucun décollage de bloc à al- véole, aucun arrachement des fers n'ont pu être observés. Les filetages restent intacts. L'adhérence de l'alvéole de béton sur le métal compense la diminution de section due au filetage.
L'intérêt des précontraintes obtenues par ce procédé se manifeste par les faits suivants : pour une pièce librement
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appuyée, les fissures n'apparaissent que quand la flèche atteint le 1/100e de la portée, sous une charge atteignant 70 à 75% de la charge de rupture.
Des expériences contrôlées ont pleinement confirmé toutes les prévisions théoriques.
Par exemple, une dalle de 8 cM. d'épaisseur et de 2 m.90 de portée, en béton ordinaire , ést prévue pour une charge normale de 350 Kgs. au mètre carré.
La'même dalle réalisée d'après le système définitif (avec liant) de la présente invention avec des barres d'acier ordinaire tendu à 16 K par mm2 a donné les résultats suivants : - blocs en pouzzolane (matériau beaucoup moins compact et dur que le bétoh)
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charge normale ................-..................0 350 K,, au m2
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<tb> - <SEP> en <SEP> béton <SEP> de <SEP> ciment, <SEP> dosé <SEP> à <SEP> 400 <SEP> K.
<tb>
<tb> (400 <SEP> K. <SEP> de <SEP> ciment, <SEP> 800 <SEP> litres <SEP> de <SEP> gravillon, <SEP> 800 <SEP> litres <SEP> de
<tb>
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sable).
Charge normale .......................... 650 K. au m2
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<tb> - <SEP> en <SEP> béton <SEP> de <SEP> ciment-fondu, <SEP> dosé <SEP> à <SEP> 300 <SEP> K.
<tb>
<tb> charge <SEP> normale <SEP> ................................... <SEP> 830 <SEP> K. <SEP> au <SEP> n2
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<tb> - <SEP> en <SEP> pavés <SEP> Silifer <SEP> et <SEP> liant <SEP> en <SEP> ciment-fondu
<tb>
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<tb> charge <SEP> normale <SEP> ...................................1400 <SEP> K. <SEP> au <SEP> m2
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Des résultats encore supérieurs seront obtenus par l'emploi de blocs très résistants, par exemple des blocs creux en fonte et avec des barres d'acier préalablement étirées.
Dans le cas où la travée du plancher, établi entre ses deux murs'd'appui, nécessite l'emploi de plusieurs longueurs de barres d'acier de répartition, il est indispensable d'établir un appui entre chaque travée élémentaire ayant la longueur d'une barre de répartition. Un tel appui est représenté en section transversale en figure 8. La première travée se,terminant par la file de blocs 35 est prolongée par une file de blocs spéciaux 36 ayant une hauteur supérieure à l'épaisseur du plan- cher et formant avec uned/euxième file de blocs semblables 37
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une poutre de hauteur convenable, à évidement en U.
Le bloc 36 est relié à la rangée des blocs 35 par la barre 38 dont l'extrémité filetée vient à l'intérieur de la poutre en U où elle reçoit l'écrou et la plaque de répartition.
De même la rangée de blocs suivante 39 est précédée par le bloc complémentaire de poutre 37 et sa barre de liaison 40 prend de même appui à l'intérieur de la poutre en U.
Les groupes de deux blocs tels que 36, 37 sont montés sur un madrier 41, transversal, reposant sur des étais de hau- teur règlable 42, de façon à constituer dans sa longueur cette poutre en U. L'évidement en U est garni de fers d'armature tels que 43,44 mis sous tension par écrous et contre-plaques prenant appui aux extrémités de la poutre et noyés dans une masse de béton 45.
La liaison entre les travées 35,39 peut être également complétée par des fers tels que 48, en forme de chapeaux, placés à la partie supérieure à cheval sur la grosse poutre transversa- le et formant armature de compression à la face supérieure du plancher.
La couverture d'un tel plancher pourra être effectuée soit en fixant les lambourdes 52 (fig4 9) au-dessus de l'ouver- ture des rigoles 10 à l'aide de tiges de scellement 53 noyées dans le béton, soit, s'il s'agit de blocs de pouzzolane 54 (fig.
10), (dans lesquels les pointes ou vis peuvent rentrer facilement; en clouant ces lambourdes 52 dans un évidement 53 ménagé à la face supérieure du bloc. Les lames de parquet 55 seront fixées sur ces lambourdes,
Il va de soi que les blocs employés peuvent être munis pour les alléger d'évidements, tels par exemple que celui repré- senté en 56, à la fig. 10.
Dans le cas où l'on veut éviter la pose d'un parquet, les blocs 57 (figure 11), formes d'aggloméré, auront leur face supérieure'formant un carrelage 58, de dureté convenable.
Ainsi, le plancher, une fois construit, sera entièrement'terminé..
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Le même élément de construction, tel que représenté en fig. l'et 2, se prête également à la construction de murs ou- parois:
Dans la coupe horizontale représentée en Fig. 12 on a juxtaposé un bloc 60 ayant son talon 61 orienté dans un sens et un bloc 62 ayant son talon 63 orienté en sens inverse, de façon que le rapprochement des deux blocs forme une alvéole fermée 64 à axe vertical. Le mur (fig. 13) sera donc constitué par un cer- tain nombre d'assises dans lesquelles les alvéoles 64 formeront des cheminées verticales au centre desquelles on disposera des barres d'acier tendues telles que 65 et que l'on remplira de bé- ton. Le deuxième système d'armatures passant dans les rainures 15,-16 (fig. 2) des petites faces latérales des blocs seront disposées horizontalement comme on le voit en 66.
La mise sous tension des barres d'acier, la mise sous compression des blocs et le remplissage des alvéoles et des rainures réalisera, comme il a été expliqué pour un plancher, fournira, un élément mono- lithe ayant les qualités indiquées
Dans le cas où le mur comporte un évidement 67 (fig.13), de portes ou fenêtres, les barres de liaison horizontales telles que 68 disposées immédiatement au-dessus de cette ouver- ture auront le diamètre voulu pour supporter la charge du mur entre les appuis.
Le dépassement à l'intérieur de l'ouverture 67 des extrémités 69 des barres transversales et des extrémités 70 des barres verticales permettre. de fixer facilement tout au- tour de l'ouverture 67 un enca.drement 71, 72, 73 en bois ser- vant lui-même au montage des charnières de la porte ou fenêtre.
Pour la réalisation d'un pulône, les blocs 81 (fig.14) sont percés en leur centre d'un canal.de diamètre très supérieur à celui de la barre de tension et enfilés sur une'barre 82 mise sous tension par écrou et contreplaque 83, le vide étant rempli d'un liant au fur et à mesure du' mont age Le pylone est de pré- férence divisé en plusieurs sections successives, de diamètre diminuant vers le haut..La barre 84 qui réunit .les blocs 85
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d'ure section est reliée à la Marre 82 de la section inférieure par un manchon d'assemblage 86 et ainsi de suite pour chaque sec- tion. L'extrémité 87 de la barre la plus haute, qui dépasse au- dessus du dernier bloc 88, est protégée par un chapeau 89 en bé- ton coulé sur place.
Afin de donner aux bornes d'acier la tension ou l'éti- rage voulus on a prévu pour le serrage de leurs boulons sur les plaques de répartition une clef dynamométrique, c'est à dire une clef permettent de mesurer l'effort appliqué pour le serrage.
Elle est constituée (fig. 15) par une mâchoire d'écrou 90 sur laquelle sont rixes par l'extrémité au moyen de boulons 94-95 d'une part un ressort à plusieurs lames 91 dont la lame maîtresse est pourvue d'une poignée 92 et, d'autre part, un fer en U 93 emboîtant ce ressort à lames; sur les cotés intérieurs de l'extrémité du fer en sont marquées des graduations 96.
Lorsque la mâchoire 90 est engagée sur un écrou et que lion serre celui-ci en agissant sur la poignée 92 dans le sons de la flèche, le, lame-ressort 91 se déforme et'la tension par mm2 donnée à la barre est indiquée par le trait de la graduaction auquel parvient la face extérieure de la lame-maîtresse. On éta- blit la graduation en disposant une barre d'acier avec une ex- trémité fixée sur un dynamomètre et l'autre filetée appuyée par son écrou contre un bâti ; enserrant l'écrou le dynamomètre indique l'effort total de traction exercé sur la barre , et tenant compte du diamètre de celle-ci on en déduit la tension par mm2.
Cette clef dynamométrique est simple, robuste commode et peu coûteuse donc particulièrement adaptée aux nécessités du travail d'un chantier de construction, bien que d'une très bonne précision, d'ailleurs facile à vérifier et à corriger, au moyen d'une graduation rapportée, si elle venait à changer avec le temps Il va de soi cependant que cette clef pourrait servir à d'autres usages, par exemple au serrage contrôlé des boulons d'é- clisses pour l'entretien des rails de chemins de fer.
Les blocs agglomérés seront avantageusement'fabriqués
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sur le chantier de construction de l'ouvrage. La présente inven- tion comporte à cet effet un appareillage permettant une fabrica- tion dont la rapidité est en rapport avec celle de la mise en place des blocs, telle qu'exposée plus haut.
Cet appareillage destiné à mouler simultanément un grand nombre d'agglomérés est constitué par des gouttières longitudinales 97 ayant extérieurement le profil des alvéoles des blocs, assem- blées à leur base sur de longues plaques de fond 98,99 et cloison- nées entre elles dans leur longueur par des plaques 100 portant en relief sur chaque face une baguette reproduisant le profil des cannelures des blocs.
Sur un sol dressé 101 en dispose des barres de fer carrées, les unes longitudinales 102, les autres transversales 103, de façon à supporter les plaques de fond 98,99. Les gouttiè- res 97 sont formées de deux tôles 104,105 convenablement galbées
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au profil des alvéoles (prof ils,qui,'vomme indiqué plus haut, peuvent être différents pour les deux côtés, l'un plus profond que l'autre)* ces tôles sont soudées à leur base et maintenues à l'écartement en haut par une tôle soudée 100 ; l'une des tôles 104 se prolonge vers le bas par une languette 107 destinée à être insérée éntre deux tôles de fond 98,98'.
Les tôles de séparation 100 sont plates et portent sur leurs deux faces deux demi-baguettes 108, 109 qui en débordent en 110 les extrémités, lesquelles sont découpées au même profil 112 que la tôle 105 de la gouttière.
Les tôles 104, 105 des gouttières 97 portent de place en place à leur partie supérieure des encoches 113 pour recevoir les tenons flanc 111 des plaques 100 et à leur @ des trous 114 pour recevoir l'extrémité 110 des demi-baguettes 108, 109. Cet'ensemble est rendu rigide par deux tiges 115, 116 qui traversent les extrémiè tés de toutes les gouttières 97 et dont les.extrémités filetées sont munies d'écrous 117. serrés sur des plaquettes intermédiaires 118 ayant une face plane'et une face galbée à la demande de la région correspondante de la tôle extérieure 104 de la dernière
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'i1tt;ière.
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par exemple, on établira ainsi un coffrage de moule multiple de 6 files de 8 blocs chacu.-e soit une assise de moulage pour 48 blocs;
puis l'on superposera 5 assises identiques 119 en replissant au fur et à mesure les 48 moules de chacune d'elles et en vibrant le béton coulé pour lui donner immédiatement de la compacité. On réalisera ainsi un ensemble prallélépipédique com- pact de 48 x 5 = 240 moules remplis et vibrés. Cet ensemble est enfermé dans un coffrage-étuve 120 constitué par quatre panneau de côté et un panneau de dessus s'assemblant sur place ; ces pan- neaux sont en bois garni intérieurement de tôle. On constitue à côté un deuxième ensemble identique 121 également coffré.
A l'aide d'une chaudière 122 on peut faire circuler de la va- peur dans les deux coffrages formant étuve ; grâce au montage de chaque assise sur les barres croisées 102,103 et aux gouttières moule 97 la vapeur peut circuler sur 4 faces de chaque @ indi- viduel. Après environ 3 heures de chauffage les agglomérés ont suffisamment fait prise et durci pour pouvoir être mis en place.
Une des étuves est en chauffage pendant que l'autre est en démoula- ge et remoulage.
Avec ce matériel de fabrication des blocs et en utilisant la constitution d'éléments de construction qui fait l'objet prin- cipal de l'invention on peut construire un plancher en 24 heures, ce qui est un progrès considérable par rapport aux méthodes ac- tuelles. Si ce plancher est un ouvrage définitif et doit recevoir un liant on utilisera comme tel le ciment fondu qui fait prise et durcit en 6 heures.
Il va de soi que si le coffrage-étuve multiple démonta- ble pour fabrication simultanée d'un grand nombre d'agglomérés, indiqué ci-dessus,convient particulièrement à l'objet principal du brevet, il peut néanmoins être utilisé avantageusement dans d'autres cas.