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BREVET D'INVENTION. PERFECTIONNEMENTS AUX MOYENS POUR ENGENDRER DES VARIATIONS RA- PIDES, OU POINTES DE TENSION.
L'invention est relative à la génération de variations rapides, ou pointes de tension et elle a pour objet des dispositifs propres à assurer cette génération d'une manière à la fois plus simple et plus efficace qu'à l'aide de ceux jusqu'à présent proposés.
Conformément à l'invention, pour assurer la génération de pointes de tension,on a recours à un dispositif comprenant des tubes ou valves électroniques.
Ce dispositif peut être agencé à la manière des oscillateurs de relaxation, de types connus, les pointes de tension étant recueillies aux bornes d'une résistance branchée dans
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le circuit de plaque d'un tube électronique à fonctionnement intermittent.
On peut également lui faire comprendre des valves redresseuses montées dans un circuit alimenté par une tension alternative, dont l'agencement est tel que le débit des valves est empêché entre certaines limites de valeur de la tension appliquée, tandis qu'elles agissent à la manière de court-circuits pour les tensions d'alimentation dont les valeurs sont en dehors de ces limites.
Et afin que l'on puisse bien comprendre comment on peut pratiquement réaliser les agencements susdits, certains modes préférés d'exécution seront décrits plus explicitement ci-après en référence au dessin annexé, dans lequel:
Fig. 1 montre schématiquement un oscillateur de relaxation aménagé en générateur de pointes de tension;
Fig. 2 montre de même une variante du dispositif de la fig. 1.
Fig. 3 montre, également d'une manière schématique, un générateur de tension à valves redresseuses ;
Fig. 4 est un schéma explicatif.
En se référant à la fig. 1, 1 désigne dans l'ensemble une source d'alimentation, qui peut être une source quelconque dès lors qu'elle est capable de fournir des tensions suffisamment stables, mais qui est de préférence agencée comme suit, ou d'une manière analogue.
2 et 3 désignant les barres d'un réseau, la tension de ce dernier est transmise à l'enroulement d'un transformateur à noyau de fer 31, sur lequel s'effectue les diverses prises de tension nécessaires, grâce à des enroulements 4a , 4b , 4c et 4d .
Les prises 4a et 4b alimentent un tube redresseur 5, de préférence mais non nécessairement biplaque, et un filtre 6 formé d'une self et de deux condensateurs comme représenté.
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7 désigne un diviseur de tension, qui peut être formé d'une ou d'un groupe de résistances reliées en série, propres à fournir toutes les fractions utiles de la tension fournie par le filtre 6.
Si le diviseur de tension est agencé de cette façon, comme dans les appareils d'utilisation alimentés la consommation de courant n'est pas constante et comme la résistance interne du système d'ali- mentation est importante, les tensions recueillies aux prises du di- viseur varieraient fortement. Ceci étant, on a de préférence recours, pour constituer le diviseur de tension, à un tube à gaz régulateur de tension, connu sous la dénomination de Il Stabilovolt" qui, est un tube à gaz pourvu de deux électrodes et qui, pour une tension donnée, est le siège d'une décharge luminescente. Il jouit de la propriété de donner à ses bornes une variation de tension très petite pour une variation très grande de courant traversant la décharge.
Ce tube est alimenté à travers une forte résistance 8, montée dans le filtre 6, des électrodes intermédiaires 9 fournissant les fractions de ten- sion désirées.
Les prises 4c et 4d fournissent les courants de chauffage des filaments CH des dispositifs électroniques de l'oscillateur dont il sera question plus loin.
L'oscillateur de relaxation comprend une capacité 0reliée
R au conducteur 31 et à la cathode d'une triode à gaz T R dont la plaque est reliée à une résistance R qui est reliée d'autre part à la borne
R 32 de la source d'alimentation. La grille de la triode T est reliée
R à une borne p avec interposition d'une résistance R D'autre part
R la capacité C R est accouplée au circuit de plaque d'une penthode TR alimentée à partir de la source à l'aide des conducteurs 33 et 34 et
1 à travers une résistance réglable R .
m est une borne reliée au
2 R conducteur 33 et R est une résistance reliée d'une part à une borne
R n et d'autre part au conducteur 33.35 désigne un curseur se dépla- çant sur la résistance R2 et relié au conducteur joignant la résis-
3 R tance R R à la borne , CRA est une capacité branchée entre les
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deux condensateurs 33 et 34.
En fonctionnement, la capacité C se charge à travers la résistance intérieure de la penthode TA jusqu'au moment où la
R tension à ses bornes devient suffisante pour allumer la triode T . La résistance R étant choisie petite par rapport à la ré R R A sistance interne de la penthode T , ou résistance de charge, la
R capacité se décharge très rapidement, et la tension à ses bornes tombe au point que la triode T s'éteint. La capacité C se re-
R R charge alors et le même cycle d'opérations recommence.
On obtient de cette façon une pointe de tension aux bornes 36 et 37 de la résistance R chaque fois que la capacité
R C se décharge et, en choisissant convenablement la valeur de
R cette capacité d'une part, tandis qu'on règle d'autre part le cou- rant que peut débiter la penthode TA, en ajustant sa polarisation
R à l'aide de la résistance R , on est maître de régler à volonté
R et dans des limites étendues l'intervalle de temps qui sépare la génération des pointes de tension successives.
Dans l'agencement qui vient d'être décrit, au lieu de
A la penthode T , on pourra, comme résistance de charge, utiliser
R une résistance ordinaire; dans ce cas la capacité se charge sui- vant une loi exponentielle au lieu de se charger suivant une loi linéaire comme avec la penthode.
Comme résistance de charge, on peut utiliser la résis-
1 tunce R qui est alors convenablement réglée à cet effet, la penthode R TA étant supprimée du montage et le conducteur reliant
R 1 la résistance R à la cathode et à la grille auxiliaire de la penA R thode T étant relié au conducteur qui unissait la plaque de la
R penthode à la capacité C .
R
En référence à la fig. 2, le dispositif générateur est constitué essentiellement par une triode à gaz T dont la ca-
S thode est alimentée par le conducteur 33 venant de la source d'ali-
4 mentation. La grille est reliée, en passant par une résistance R ,
2 S à un curseur 40 se déplaçant le long d'une résistance R branchée
S
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entre la borne n et un curseur 41 se déplaçant le long d'une ré- sistance RS5; une capacité CS1 est intercalée entre ce curseur et le conducteur 33.
De ce conducteur se détache un branchement relié à la résistance R5, laquelle est reliée à son tour au conducteur
S 34. Entre les conducteurs 33 et 34 est encore montée une résistance
8 R sur laquelle se déplace un curseur 42 relié, par l'intermédiai-
S 2 6 re d'une capacité C au conducteur 333 et, par une résistance R à
S A S la grille d'un tube à vide T associé à la triode à gaz T , une ca-
S S pacité C reliant le circuit de plaque de la triode T au circuit
S A S de grille du tube à vide T , et la dite plaque étant alimentée
S par la source à l'aide du conducteur 44 avec interposition d'une
7 résistance R .
S
La résistance RS et la borne p, correspondent respec- tivement aux résistance RR et borne de l'oscillateur de la fig.l.
La polarisation de la triode à gaz T est ajustée à
S une valeur comprise entre un potentiel Va. constituant la limite (supérieure) à partir de laquelle le gaz de la triode, s'il n'était pas ionisé, s'ionise,et un potentiel Ve constituant la limite (in- férieure) à partir de laquelle le gaz de la triode cesse d'être ionisé s'il l'était précédemment. A cette polarisation fixe, on ajoute une tension alternative ayant la fréquence des pointes de tension que l'on veut engendrer, et dont l'amplitude est réglée de manière que dans ses alternances positives, elle suffise à élever la tension de grille de la triode au dessus de la limite V a et par suite elle allume la triode et, dans ses alternances négatives, elle suffise à abaisser la tension de grille en dessous de la valeur Ve et par suite elle .éteint la triode.
Cette tension alternative s'applique en m et n .
Si on désire disposer alternativement de pointes positives et négatives, le système simple ne comprenant que la tri- ode à gaz TS dont le fonctionnement vient justement d'être décrit est seul employé. Si au contraire on désire ne disposer que de
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pointes positives, la triode TS est accouplée, par résistance et capacité, comme décrit, avec le tube à vide TA.
S
Dans ce cas, les allumages de la triode TS trans- mettent au tube T des pointes négatives ; extinctions de T S S transmettent au tube TSA des pointes positives.
Si la polarisation du tube T est ajustée pour que
S son courant soit nul au repos, les pointes négatives seront sans action, tandis que les pointes positives le font débiter. Le cou- rant très bref qui apparaît alors dans la résistance R engendre
S à ses bornes 36 et 37 une pointe de tension.
Dans la figure 3 on a illustré une autre variante d'un dispositif tendant au même but, dans lequel. la tension al- ternative de commande débite dans une résistance rà travers 2 deux valves redresseuses Tul et T , montées en opposition. Les u u résistances internes de ces valves sont choisies de valeur faible comparativement à celle de la résistance r . Deux sources, E , u u ayant une résistance négligeable, par exemple des accumulateurs, s'opposent au passage du courant à travers les valves.
La tension alternative étant choisie de grande va- leur vis-à-vis de la tension fournie par les sources E , il appa- rait entre x et y une tension indiquée en traits interrompus dans la fig. 4, car en effet, pendant les courts instants pendant les- quels la tension alternative à une valeur inférieure à la tension ( e ) des sources, les valves ne peuvent débiter, la résistance ru n'est traversée par aucun courant et on retrouve entre x et y toute la tension alternative. Dès que la valeur de la tension al- ternative dépasse la tension ( e ) des sources, dans un sens ou dans l'autre, les valves jouent le rôle de véritables court-cir- cuits et empêchent la tension entre x et y de dépasser sensiblement la valeur ( e).
On obtient donc deux variations brusques de ten- sion en sens contraire à chaque période, qui peuvent être utili-
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sées pour engendrer des pointes à l'aide d'un couplage par résistance et capacité et avec ou sans tube auxiliaire, comme dans la variante qui a été décrite en référence à la fig. 2.
Les avantages de la disposition de la fig. 3,sont que les pointes de tension sont engendrées à des instants précis, c' est-à-dire à un moment rigoureusement défini -- celui où la tension alternative passe par zéro -- de la période de la tension alternative, dont la période est connue, et que les pointes alternativement positives et négatives que l'on peut obtenir sont rigoureusement décalées d'une demi-période.
Bien que l'invention ait été décrite en référence à certains modes préférés de réalisation, ou d'exécution, elle n'y est bien entendu pas limitée, mais englobe au contraire les variantes, les modifications et les équivalents.
REVENDICATIONS.
1.- Dispositif pour engendrer des variations rapides ou pointes de tension comprenant des tubes ou valves électroniques.
2. - Dispositif suivant 1, caractérisé par une capacité accouplée d'une part à un tube électronique, telle une penthode, à travers lequel elle est chargée par une source d'alimentation et d'autre part un tube électronique à gaz, telle une triode à gaz, associé à une résistance de décharge de faible valeur par rapport au premier tube électronique nommé.