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MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION "PROCEDE de BLANCHIMENT de FIBRES TEXTILES VEGETALES"
On a déjà proposé de blanchir des fibres textiles végétales au moyen de bains contenant de l'oxygène actif, soit pour le blanchiment intégral, soit pour un blanchiment partiel précédé ou suivi d'un blanchiment préliminaire ou supplémentaire à l'aide d'autres agents de blanchiment, sans que, cependant, l'usage de bains d'oxygène actif ait pu devenir d'emploi courant et général dans l'industrie du blanchiment des fibres végétales.
Le concours de différents facteurs, économiques et autres, a eu comme résultat que le blanchiment intégral par d'autres agents, tels que' le chlore et ses dérivés, a tendance à rester préconisé, malgré les avantages inhérents au blanchiment à l'oxygène actif au point de vue du ménagement des fibres et au point de vue de la qualité du blanc qu'il est susceptible de fournir.
Quelque soit le procédé de blanchiment au moyen de bains d'oxygène actif envisagé et jusqu'à présent utilisé
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prévoyant le blanchiment intégral à l'oxygène actif ou le blanchiment combiné au chlore et à l'oxygène actif effectué à basse température et à pression ordinaire ou à pression élevée, l'effet des bains d'oxygène actif risquerait de laisser à désirer, si la teneur des bains en oxygène actif ne dépassait pas considérablement la quantité strictement requise par l'opération.
Ce sont des considérations économiques qui commandent alors l'épuisement méthodique des bains en les utilisant pour des nouvelles opérations, si nécessaire après mise au point de leur teneur en oxygène actif par addition d'un supplément de substances contenant ou dégageant de 1'oxygène actif. Il en résulte des manipulations multiples avec des volumes considérables de bains en différents états d'épuisement, immobilisant de nombreux réservoirs d'un volume total considérable et occasionnant des pertes en oxygène actif d'autant plus impor- tantes que les bains servent plus souvent et doivent être conservés plus longtemps. La consommation d'oxygène actif atteint et dépasse alors couramment o,7% par rapport au poids des fibres à blanchir et on doit utiliser des bains contenant 1 volume d'oxygène actif par litre.
Les procédés combinés de blanchiment au chlore et à l'oxygène actif comportent en plus tous les inconvénients et du blanchiment au chlore et des procédés actuels de blanchiment à l'oxygène actif. Il est bien connu que le blanchiment au chlore nécessite des lavages prolongés après chlorage et qu-il peut être la cause d'un amoindrissement très considérable de la résistance mécanique des fibres s'in'est pas entouré de soins multiples.
La présente invention est relative à un procédé de blanchiment de fibres textiles végétales au moyen de bains d'oxygène actif permettant d'atteindre tous les blancs dé-
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sirés en ménageant les fibres, n'exigeant que des dispositifs très simples et réduisant la consommation d'oxygène actif à une fraction de la quantité ordinairement consommée. Selon ce procédé, les fibres sont traitées, après débouillissage, à des températures supérieures à 100 C, par un bain contenant en faible concentration et en quantité justement suffisante pour une charge,de l'oxygène actif stabilisé.
La haute température, à laquelle le procédé selon l'invention est effectué, oblige d'exécuter le blanchiment dans un récipient clos, pouvant supporter la pression de quelques atmosphères, construit en métal approprié, par exemple en acier résistant aux agents chimiques. Ce récipient doit pouvoir être chauffé, soit au feu nu, soit par serpentin à vapeur, à eau ou huile chaudes sous pression ou par n'importe quel moyen convenable; il est avantageusement muni d'un dispositif de circulation de liquide en vue d'assurer au bain d'oxygène actif un mouvement continu à travers les fibres à blanchir. Ce but peut être atteint de façon très simple par un thermosyphon se trouvant à l'intérieur du récipient, mais n'importe quel autre moyen approprié, tel qu'une pompe de circulation ou une hélice peut également convenir.
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Ce même récipient peut ay,ssi', S81W[:'t:au; débguillissage habi- tuel des fibres à blanchir, et on peut faire suivre le blanchiment et le lavage subséquent sans devoir déplacer les fibres entre les opérations.
Le fait d'effectuer le blanchiment en récipient clos évite toute perte en oxygène actif. Sous l'effet de la haute température, dépassant 100 C, et sous celui de la pression qui est la conséquence de l'emploi de laute température, l'oxygène actif exerce une action particulièrement vigoureu- se. Par conséquent, la consommation en oxygène actif est ré-
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duite dans une forte mesure, et pour la même raison les bains ne doivent accuser qu'une très faible concentration.
Les fibres sont de ce fait fortement ménagées, et leur ré- sistance mécanique n'est pas affectée par le blanchiment.
En ce qui concerne par exemple le blanchiment du coton, un bain contenant, en concentration de 0,1 à 0,2 volumes, 0,14% à 0,25% d'oxygène actif par rapport au poids des fibres à traiter, permet d'obtenir dans les conditions indiquées tous les degrés de blanc désirables, sans qu'il y ait formation d'oxycellulose. les fibres blanchies sont d'un toucher très agréable et leur blanc légèrement lustré est bien résistant et n'a aucune tendance à jaunir avec le temps.
Les bains de blanchiment sont épuisés par une seule opération et versés à l'égoût. Comme ils ne renferment que très peu de sels et autres composés dissous, le lavage après blanchiment est facile et très court, avantage qui s'ajoute à celui de la très faible longueur du bain de blanchiment.
Le blanchiment de fibres textiles végétales à des températures au-dessus de 100 C au moyen de bains d'oxygène actif exige la présence de composés agissant comme stabilisateurs d'oxygène actif, tels que des composés organiques on Inorganiques dont un grand nombre a déjà été proposé à ce but. Parmi les composés inorganiques qui peuvent entrer en ligne de compte, on peut citer par exemple les silicates, les borates et les phosphates des métaux alcalins. Il a été trouvé que le silicate de sodium convient particulièrement lorsqu'il est utilisé en présence de sels de calcium et de magnésium tels qu'ils sont contenus dans les eaux naturelles d'une dureté de 7 à 14 degrés.
L'addition de 1 à 3 centimètres cubes de silicate de sodium de 30 Bé par litre de bain d'oxygène actif confère alors à celui-ci une stabilité parfaite, même à haute température.
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L'exemple suivant se rapporte à un essai de blanchiment sur échelle semi-industrielle au moyen d'eau oxygénée. Il est cependant bien entendu que l'invention ne se limite pas à l'emploi d'eau oxygénée et qu'elle comprend aussi l'emploi d'autres substances contenant ou produisant de l'oxygène ac- tif, telles que les peroxydes et les per-sels.
Dans un récipient clos d'une contenance de 40 litres, construit en acier inoxydable, muni d'un thermosyphon et éprouvé à la pression de 4 à 5 atmosphères, on place 5 Kg de cotonà blanchir qui y est d'abord soumis au débouillis- sage habituel. Après rinçage de la matière en place, on rem- plit le récipient d'une eau accusant une dureté de 9-110 français et on ajoute 70 grs d'eau oxygénée technique de 100 volumes et 50 cm3 de silicate de soude, ainsi que la quantité de phosphate trisodique nécessaire pour porter le pH de la solution à 8,4 env. On chauffe le contenu du ré- cipient jusqu'à atteindre la température d'environ 120 à 135 C, température que l'on maintient pendant environ 2 heures.
La blanchiment étant terminé, on évacue le bain qui est pratiquement épuisé en oxygène actif, et, dans le réel- pient même, on procède au lavage du coton à l'aide d'envi- ron 40 litres d'eau. On obtient dcoton blanchi au degré dit "4/4 blanc'*,tout en n'ayant consommé par kilogramme de fibres que 0,014 Kg d'eau oxygénée, calculé sur eau oxygé- née de 100 volumes. La consommation d'oxygène actif est en- core moindre si l'on ne désire atteindre que des degrés de blancs inférieurs.