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BREVET D'INVENTION.
" DISPOSITIF DE REMISE A ZERO POUR APPAREILS TOTALISATEURS D'INS-
TRUMENTS DE PESAGE ".
Cette invention a pour objet de perfectionner les dispositifs de remise ou rappel à zéro applicables aux appareils totalisateurs,. et concerne particulièrement les dispositifs de remise à zéro des appareils totalisateurs utilisés en conjonction avec un mécanisme indicateur du type décrit et spécifié dans le brevet belge N 417.590 déposé le 23 septembre 1936 par la demanderesse et ayant pour titre : "Mécanisme indicateur pour appareil de pesage".
Afin de faciliter la compréhension de la présente invention,' , on rappellera ici que le mécanisme indicateur décrit dans le susdit brevet comporte une aiguille secondaire accouplée magnétiquement à l'aiguille indicatrice d'un mécanisme indicateur automatique, dé façon à se mouvoir avec l'aiguille indicatrice pendant le mouvement de celle-ci jusqu'à la position d'indication, et que ladite aiguille secondaire est également associée avec un embrayage élec-
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tro-magnétique qui est utilisé pour réaliser simultanément l'interruption de la connexion magnétique entre l'aiguille secondaire et l'aiguille indicatrice et l'accouplement de cette aiguille secondaire avec un moteur électrique qui est mis simultanément en marche et qui provoque l'actionnement d'un appareil totalisateur,
ce moteur électrique restant en marche jusqu'à ce qu'il ait assuré le retour de l'aiguille secondaire à sa position initiale et actionné par là même l'appareil totalisateur dans une mesure qui est fonction de la position à laquelle l'aiguille secondaire a été 'amenée pendant son association avec l'aiguille indicatrice, ce qui réalise la totalisation de la charge, et que la mise en fonction de l'embrayage électromagnétique est déterminée soit par un interrupteur électrique qui intervient automatiquement pour fermer un circuit après qu'un laps de temps prédéterminé s'est écoulé depuis le début de l'opération d'indication, soit encore par la fermeture d'un circuit résultant de la manipulation arbitraire d'un interrupteur commandé à la main.
La pratique permet de vérifier que, dans certaines conditions de fonctionnement, il faut prévoir la remise à zéro de l'appareil totalisateur à la volonté de l'opérateur. La présente invention a précisément pour objet un dispositif perfectionné permettant de remettre à zéro l'appareil totalisateur quand il en est besoin, mais étudié de telle sorte que quand une opération de remise à zéro a été amorcée, elle doive être terminée à coup sûr avant que le mécanisme indicateur puisse à nouveau être employé effectivement.
L'invention est matérialisée dans un dispositif de remise ou rappel à zéro applicable aux appareils totalisateur utilisés en conjonction avec un mécanisme indicateur du genre sus-indiqué, et caractérisé par ce fait que ce dispositif de remise à zéro est associé avec un interrupteur électrique dont le mécanisme est incorporé au circuit desservant un embrayage électro-magnétique propre à désolidariser l'aiguille secondaire de l'aiguille.indica-
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trioe dudit mécanisme indicateur, de telle sorte que lorsqu'on fait fonctionner ce dispositif de remise à zéro, le circuit passant par l'interrupteur de commande soit maintenu coupé jusque ce qu'on actionne ce dispositif dans une mesure propre à assurer une remise à zéro absolue.
L'invention réside également dans les détails de construction de ce dispositif de remise à zéro applicable aux appareils totali- sateurs, tels qu'ils ressortiront de la suite de cette description.
L'invention va maintenant être décrite en regard des dessins annexés qui représentent une réalisation constructive à donner, de préférence, au dispositif de remise à zéro applicable à un appareil totalisateur de poids incorporé à un instrument de pesage ou à une balance comportant un mécanisme indicateur construit, agencé et fonctionnant comme décrit et représenté dans le brevet belge précité.
Dans les dessins!
La figure 1 est une vue en élévation de face de l'appareil totalisateur avec dispositif de remise à zéro associé - avec un interrupteur électrique commandant le passage du courant dans un circuit passant par le mécanisme indicateur du poids. Les pointillés indiquent dans cette figure les positions alternatives que peuvent prendre Basa oertaina organes du dispositif.
La figure 2 est une vue en élévation latérale de l'appareil et du dispositif que montre la fig.l.
Les mêmes numéros de référence s'appliquent à des organes semblables dans les deux figures.
L'appareil totalisateur qui est du' type connu est représenté @ schématiquement par le rectangle en pointillé désigné par 3. Cet appareil totalisateur est remis à zéro par le mouvement d'un arbre de réglage 4 à l'extrémité saillante duquel est fixée une manivelle 6 qui établit le contact avec un galet 6 porté par une des extrémi- tés d'un des bras d'un levier 7 pivotant sur un axe 8 implanté dans une console 9 boulonnée au capot 10 formant l'enveloppe du
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mécanisme indicateur du poids.
L'extrémité opposée de l'autre bras du levier 7 est fourchue en 7a et porte contre la surface supérieure d'une virole 11 à collerette débordante montée sans serrage sur une tige 12, de façon à pouvoir coulisser sur elle et maintenue en contact avec la face inférieure de l'extrémité fourchue du levier 7 par un ressort à boudin 13 travaillant à la compression qui est enroulé sur une partie de la longueur de la tige 12. Dans le voisinage de son extrémité supérieure, cette tige 12 passe à travers le capot 10 qui est pourvu en cet endroit de deux écrous 10a qui constituent les coussinets en même temps que les guides de cette partie de la tige 12. La partie inférieure de cette tige 12 est montée pour pouvoir coulisser dans la branche horizontale 14a d'une potence contrecoudée 14 fixée au capot 10.
Sur la tige 12 est goupillé un collet 15 qui forme butée pour la face supérieure de la virole 11 en même temps qu'arrêtoir empê- chant la tige 12 d'être totalement dégagée de sa monture.
A une partie filetée 12a de la tige 12 est fixé un tasseau
16 en forme d'U qu'on peut déplacer le long de cette partie filetée au moyen de deux écrous de blocage 17. Celi de ces deux écxous qui se trouve en haut forme en même temps butée d'arcbou- tement de l'extrémité inférieure du ressort à boudin 13. Une des branches verticales du tasseau 16 porte un cliquet 18 faisant satllie latéralement et étudié pour venir en prise avec une den- ture 19a formant rochet façonnée sur une des deux tranches laté- rales d'une plaquette oblongue 19 goupillée à l'extrémité supé- rieure d'un bras dressé 20 prenant appui à son extrémité infé- rieure sur un axe 21 implanté dans un taquet 22 vissé au bras horizontal inférieur 14a de la potence 14.
Ce bras dressé 20 est pourvu d'un ergot 20a faisant saillie latéralement et qui est placé entre une pare de lames flexibles 23 formant ressorts et assujetties aux flancs du taquet 22. L'enclavement de l'ergot
20a entre ces deux ressorts 23 assure le maintien du bras 20 en
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position verticale ou son rappel à la verticalité à la.suite de tout dérangement ou déplacement ayant pu se manifester, ainsi qu'il sera décrit ci-après. L'extrémité inférieure de la tige 12 porte contre une plaquette isolante 24 qui est reliée à une lame métallique 25 formant ressort supportant un des plots 26 d'une paire de contacts qui constituent un interrupteur placé dans le circuit passant par le'mécanisme indicateur qui a été décrit dans . le brevet belge sus-rappelé.
L'extrémité supérieure de la tige 12 dépasse hors du capot 10 et est pourvue d'un bouton galbé 12b facilitant sa manipulation.
L'interrupteur électrique dont le mécanisme comprend la plaquette isolante 24,'la lame de ressort 25 et les plots de contact 26 est monté de façon réglable sur un tasseau 27 lui même fixé au bâti ou capot. Le réglage est obtenu au moyen d'une vis 28 qui détermine la position de la semelle 29 du support de l'interrupteur par rapport à l'extrémité inférieure de la tige 12.
Le nombre des dents 19a formant le rochet est choisi de telle sorte qu'il y ait au moins une dent supplémentaire au delà du degré de déplacement maximum qu'il faut imprimer à la tige 12 afin d'effectuer un mouvement complet de remise à zéro par l'intermédiaire du levier 7 actionnant la manivelle 6 associée à l'arbre 4 de l'appareil totalisateur 3.
Le fonctionnement du dispositif s'opère comme suit:
Normalement, le ressort à boudin 13 maintient la tige 12 dans sa position la plus inférieure c'est-à-dire dans sa position qui est--figurée en traits pleins dans le dessin. Dans cette position, l'extrémité inférieure de la tige 12 est en contact avec la plaquette isolante 24 et maintient les plots 26 de l'interrupteur en posi- tion fermée. Lorsqu'on désire remettre à zéro l'appareil totalisateur, on tire à soi le bouton 12b vers le haut c'est-à-dire vers ' l'extérieur ce qui, par l'intermédiaire de la tige 12 et de sa virole 11, a pour effet de soulever l'extrémité fourchue 7a du
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levier 7 jusque la position représentée en pointillé dans la figure 1.
Ceci fait donc basculer le levier 7, de sorte que le galet 6 qui garnit une de ses extrémités fait osciller la manivelle 5 @ et l'arbre 4 jusqu'à ce que cette manivelle 5 vienne occuper la position qui est représentée en pointillé dans la figure 1.
C'est ce mouvement angulaire qui imprime le déplacement nécessaire à l'arbre 4 pour remettre à zéro l'appareil totalisateur, de la manière connue. Le mouvement de bas en haut de la tige 12 amène le cliquet 18 contre la denture 19a formant rochet; ce mouvement est rendu possible grâce au montage pivotant du bras 20. Quand le cliquet 18 a passé sur toutes les dents 19a pour venir occuper la position représentée en pointillé dans la figure 1, la tige 12 peut retourner automatiquement à sa position originelle de fermeture de l'interrupteur grâce au fait que le cliquet 18 redescend alors le long de la tranche lisse de la plaquette 19. Ceci est assuré par l'action du ressort à boudinlâ dès qu'on lâche le bouton de manoeuvre 12b.
Comme l'arbre 4 et la manivelle 5 sont soumis à l'influence d'un ressort de la manière connue, le bras 5 ramène à son tour, grâce à son contact avec le galet 6, le levier 7 à sa position normale que montrent les traits pleins dans le dessin, de sorte que l'extrémité fourchue 7a du levier 7 reste en contact avec la face supérieure c'est-à-dire extérieure de la virole 11 à collerette débordante. Le soulèvement de la tige 12 permet la coupure entre les plots de contact 26 grâce à l'élasticité du ressort 25 qui porte le plot supérieur. Cette coupure est mise en évidence par le pointillé dans la figure 1. On conçoit que tant que l'interrupteur ainsi constitué est en position ouverte, le courant ne peut pas passer dans le circuit qui dessert le mécanisme totalisateur des poids décrit dans le brevet belge susrappelé.
Les plots de contact se rapprochant et referment le circuit quand la tige 12 est ramenée à sa position normale par l'ac- tion du ressort à boudin 13.
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Pour permettre à la tige 12 une course complète, de telle sorte que.le oliquet 18 puisse libérer la denture 19a faisant rochet quel que soit le mouvement angulaire que doit faire le levier 7 pour provoquer la rotation déterminée de l'arbre 4 par l'intermé- diaire de la manivelle 5, il est prévu ce qu'on peut appeler ici un soulèvement supplémentaire de la tige 12 sous le contrôle du collet 15, en ce sens que la tige 12 peut passer librement à travers la, viro le 11 et que celle-ci est empêchée de s'élever davantage par le levier 7.
On conçoit que pour permettre au cliquet 18 de parcourir librement toutes les dents 19a et de redescendre en longeant la tranche lisse de la plaquette 19, il faut qu'un mouvement oscillant soit permis au bras'20 par rapport à son axe de pivotement 21 et que ce bras soit automatiquement re-centré autrement dit rappelé à sa position verticale normale par suite de l'emplacement de l'ergot
20a qui fait saillie latéralement entre les deux lames 23 formant ressorts.
On conçoit également que si le cliquet 18 ne franchit pas toute la distance qui lui permet de revenir à sa position normale c'est-à-dire si le cliquet est retenu par l'une quelconque dee dents 19a, la tige 12'ne peut être rappelée par le ressort 13 à la position pour laquelle elle referme l'interrupteur en rappro- chant les plots de contact 26 et qu'en conséquence aucun fonction- nement du mécanisme indicateur du poids ne peut avoir lieu tant que sala. remise à zéro de l'appareil totalisateur n'est pas parfai- tement achevée.