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Projectile plein, en particulier projectile d'infanterie, et procédé pour sa fabrication.
Les projectiles adoptés pour l'infanterie sont constitués par un noyau en plomb et une enveloppe en cuivre doubléede nickel. Ces matières, sont relativement coûteuses et on n'en dispose pas non plus toujours en quantités suf- fisantes.
La présente invention a pour but de permettre de faire en fer homogène ou en acier les projectiles de petit calibre, en particulier les projectiles d'infanterie, avec leur ceinture d'étanchéité et de guidage.
On a bien déjà proposé d'utiliser du fer' ou de l'acier pour faire des projectiles comportant des ceintures de guidage en même matière, mais ces propositions concernent
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des projectiles de gros calibre pour pièces d'artillerie (projectiles comportant des ailettes de guidage fixes usinées dans la pièce brute qui sert à faire le projectile), ou bien des munitions de mousqueterie dans lesquelles l'obturation étanche dans le canon de l'arme était obtenue au moyen de pe- tites crapaudines à plateau particulières en acier disposées en arrière du projectile. On a déjà proposé aussi d'assurer l'étanchéité et le guidage de projectiles massifs en acier pour armes à feu à main au moyen d'une enveloppe en matière non métallique portée par la partie postérieure de l'envelop- pe du projectile.
On sait aussi que l'on peut faire des pro- jectiles en métal tendre comportant des ceintures d'étanchéi- té et de guidage saillantes, qui sont comprimées et enfoncées dans des évidements du corps du projectile au passage à tra- vers l'âme du canon, âme qui va en se rétrécissant vers la bouche.
Suivant l'invention, les projectiles pleins,en particulier les projectiles d'infanterie en fer ou en acier, sont munis, pour assurer l'étanchéité et la rotation dans le canon de l'arme, d'une collerette extensible attenant d'un côté au corps du projectile, cette collerette se rabattant avec un certain jeu, comme un rebord autour d'une gorge de l'enveloppe du projectile. Cette collerette de guidage formant joint permet, d'une part, de tenir compte de l'attaque plus forte du fer sur l'âme du canon et, d'autre part, d'assurer une étanchéité encore efficace, même 1 orsque l'usure de l'âme est relativement grande.
La collerette de joint est usinée de préférence dans la pièce brute servant à faire le projectile, sous forme d'un anneau circulaire en saillie sur l'enveloppe du projectile, puis rabattue pour lui donner la forme d'un an- neau cylindrique s'engageait par dessus le rétrécissement.
Après cette conformation, on peut appliquer sur le projectile un revêtement en cuivre obtenu par exemple par galvanoplastie, @
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ou une autre couche de protection appropriée, pour mettre le projectile à l'abri de la rouille, d'une part, et pour faciliter, d'autre part, son passage à travers l'âme du canon.
Des modes de réalisatign d'un projectile suivant l'invention sont représentés à une échelle agrandie, à titre d'exemples non limitatifs, dans les fig. 1 et 2-du dessin ci-joint, les c6tés gauches des figures représentant des pha- ses intermédiaires de la conformation de la collerette du projectile et de la gorge de l'enveloppe.
Fig. 3 est une vue du projectile au cours d'un mode de fabrication suivant lequel sa collerette est obtenue par mâtâge du corps du projectile de façon à former une saillie extérieure.
Le projectile a essentiellement la forme et les dimensions d'un projectile d'infanterie du type normal, La partie centrale, qui est cylindrique, comporte, sur l'enveloppe du projectile, une partie rétrécie a par dessus laquelle on rabat une collerette b solidaire d'un coté au corps du projectile et dontle diamère extérieur correspond à- peu près au diamètre du fond des rayures du canon del'arme, tandis que le diamètre intérieur est un peu inférieur à la cote de champ de l'âme.
Entre la surface extérieure de la partie rétrécie a et la surface intérieure de la ceinture de guidage b il reste un petit intervalle c qui permet, pendant la course du projectile de l'âme, un refoulement radial, vers l'intérieur, de la matière de la ceinture, matière qui subit Inaction tranchante des rayures, tandis que le reste de la matière est refoulé en forme de languette vers l'arrière.
Les gaz qui chassent le projectile pénètrent alors dans l'in- tervalle c et pressent la collerette b, comme un joint à re bord rabattu, contre les parois de l'âme. Ceci assure encore
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une étanchéité et un guidage entièrement efficace, même lorsque l'âme est usée par- le tir.
La collerette de guidage b, est usinée de préférence dans la pièce brute servant à faire le projectile ; à cet effet, lorsque l'on tourne le projectile, on la réserve sous forme d'un anneau circulaire ou encore d'une ailette tronconique, comme indiqué dans la partie gauche des figures.
On rabat ensuite cette ailette, le cas échéant après recuit lorsqu'il s'agit d'un métal relativement dur (acier), pour lui fairerendre une position dans laquelle elle recouvre la partie rétrécie iL , en s'appliquant avec un léger jeu sur la partie décolletée de l'enveloppe.
Pour le rabattement de l'ailette b, jusqu'à la position d'action en vue du guidage du projectile, il peut être utile de ménager une gorge al (fig.2) au-dessous de la naissance de cette ailette. Ceci permet, d'unepart, lorsque l'on rabat l'ailette b, de respecter exactement la cote du diamètre à la naissance de l'ailette et, d'autre part, déviter, par la déformation, qui dépasse la limite d'élasticité, toute réaction élastique de la collerette de guidage, réaction qui est accompagnée de la tendance à s'élargir après le rabattement.
Lorsque la forme voulue a été donnée, on applique sur l'ensemble du projectile un revêtement en cuivre, cadmium, etc. obtenu par exemple par électrolyse, d'une part pour le mettre à l'abri de la rouille et, d'autre part, pour adapter autant que possible le frottement et l'usure dais l'àme de l'arme aux conditions qui se présentent pour les projectiles du type normal.
Lorsque la fabrication a lieu comme représenté en fig. 3, on obtient la collerette de guidage sans perte de matière.
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On prend une ébauche découpée dans la barre et munie, par exemple par un travail de forge, à la presse ou autrement, de la pointe usuelle e. du projectile et d'un culot tronconique! , et on la mâte dans le sens de la longueur, par exemple entre deux matrices g et: h. La longueur totale se trouve ainsi réduite à la cote définitive et l'on obtient en même temps une collerette annulaire b prise dans le corps du projectile. La fente :qui sépare les matrices g, h dans la position de fermeture détermine l'épaisseur de la collerette b et sa position longitudinale sur l'enveloppe du projectile.
On repasse au tour pour faire disparaître lea inégalités du bord de la collerette, lorsqu'elles ne sont pas déjà éliminées, par des arêtes tranchantes correspondantes des matrices g et h.. un creuse ensuite la gorge a, au tour, en arrière. de la collerette b, dans l'enveloppe du projectile, puis l'on rabat la collerette elle-même par dessus cette gorge avec un léger, jeu c pour lui donner la forme rabattue définitive.