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Cartouche protectrice, principalement pour lignes électriques aériennes.
Pour la protection des lignes aériennes, par exemple lignes de communication téléphonique, lignes de signalisation, etc., on utilise des cartouches spéciales par lesquelles les décharges électriques extérieures, les surtensions, les courants vagabonds, etc. sont, à partir d'une intensité donnée variant suivant les cas d'application, dérivés de la ligne, de manière à protéger celle-ci ou plus exactement à protéger les appareils auxquels aboutit la ligne. Ces cartouches sont généralement faites d'un tube de verre, rempli d'un gaz déterminé, sous pression, et contenant deux électrodes maintenues à un écartement déterminé de manière que l'amorçage, entre les électrodes et à travers le gaz, ne se fasse qu'à partir d'une tension déterminée, de sorte que la dite cartouche ne dérive le courant ou la décharge qu'à partir d'un certain voltage.
La fabrication industrielle de ces cartouches, employées en
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grand, présente des difficultés au point de vue de l'obtention de l'écartement exact voulu entre électrodes : si cet écart est trop faible, l'amorçage s'effectue en-dessous de la limite de voltage fixée, et la cartouche est rejetée ; si au contraire cet écart est trop grand, l'amorçage ne se fait pas aux voltages prévus, et la ligne, ou les appareils, sont inefficacement protégés. Or, une fois le tube fermé, l'écartement entre électrodes ne peut plus être modifié, et on est donc à la merci de l'ouvrier verrier qui monte les électrodes au jugé.
L'invention a pour objet une telle cartouche de sûreté, caractérisée essentiellement en ce que, à tout moment, on peut, de l'extérieur, modifier légèrement, dans un sens ou dans l'autre, l'écartement entre électrodes.
Au point de vue réalisation, l'invention consiste à utiliser deux électrodes dont l'une au moins possède une face, plane ou autre, inclinée sur l'axe du tube et coupant cet axe. Dans ces conditions, on peut rapprocher ou écarter - évidemment dans de faibles limites, mais néanmoins de quantités toujours suffisantes les deux électrodes, en donnant sur un bout du tube, et transversalement à celui-ci, de petites secousses sèches, de manière que l'électrode à face inclinée sorte légèrement de l'axe et ainsi diminue ou écarte sa face inclinée de la pointe ou face de l'autre électrode.
Avec deux électrodes pointues (coniques ou tronconiques) coaxiales telles qu'employées dans les cartouches usuelles, la modification de l'écart pourrait également se faire de la même façon, mais uniquement dans le sens de l'augmentation de l'écart original, ce qui ne répond pas aux conditions de réglage envisagées ; ces conditions ne sont satisfaites que si, à l'origine, une au moins des électrodes a sa face active inclinée sur l'axe de l'autre électrode et coupant cet axe ; si les deux électrodes sont dans l'axe du tube, il suffit qu'une des électrodes ait sa face active inclinée sur l'axe du tube et coupant cet axe.
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On conçoit que, suivant le montage coaxial ou non des électrodes, la forme de ces électrodes peut varier. Ainsi, avec deux électrodes coaxiales - à l'origine - les deux électrodes peuvent avoir chacune leur face en regard inclinée sur l'axe commun, ces faces étant sensiblement parallèles ; une électrode peut être sous forme de cône, et l'autre sous forme d'un cylindre tronqué par un plan incliné sur l'axe. Avec deux électrodes à axes parallèles mais non dans le prolongement l'un de l'autre, ces deux réalisations sont encore admissibles ; une troisième forme consiste à'prendre deux électrodes coniques, la pointe de l'une étant en-dessous de la pointe de l'autre.
Le dessin annexé montre d'ailleurs ces diverses possibilités.
A la figure 1, qui donne la réalisation préférée, et où 1 est le tube en verre, 2 sont les douilles métalliques terminales et 3 sont les pattes métalliques à engager dans des mâchoires ou pinces non représentées, les deux électrodes 4 et 5 sont montées toutes deux suivant l'axe du tube. Ces électrodes sont fai- . tes, de la manière habituelle, d'une masse de métal fixée à l'extrémité du fil métallique 6 qui traverse étanchement le fond correspondant du tube 1 pour aboutir à la douille 2. Une des électrodes 4 est en forme de cylindre, dont la face, tournée vers l'autre électrode, est inclinée sur l'axe du tube ; cette face peut être plane, concave ou convexe. L'autre électrode 5 est terminée par une face conique dont le sommet, à l'origine, est dans l'axe du tube.
On comprend que le moindre déplacement d'une des électrodes (provoqué par de petites secousses transversales dans le sens voulu) détermine une augmentation ou une diminution de l'écartement entre électrodes, comme le montre la fig.2.
A la fig.3, les deux électrodes sont encore dans le même axe ; elles ont toutes deux la forme de l'électrode 4 de la fig.l, les faces en regard des deux électrodes étant de préférence montées parallèles à l'origine.
Dans les deux réalisations des fig.l et 3, les électrodes
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pourraient avoir leurs axes parallèles.
Enfin, à la fig.4, les deux électrodes ont la forme de l'électrode 5 de la fig.l, mais leurs axes sont parallèles ; en fait, une des électrodes joue le rôle de l'électrode 4 de la fig.l.
REVENDICATIONS.
1. Cartouche protectrice, plus particulièrement pour lignes électriques aériennes, et comportant, dans une enceinte close emplie d'un gaz sous pression déterminée, deux électrodes dont l'écartement est choisi pour que l'amorçage ne se produise pas en-dessous d'une tension donnée, mais se produise nécessairement à partir d'une tension spécifiée, caractérisée en ce que les faces en regard des électrodes, ou le montage de ces électrodes, est tel que, par de petites secousses transversales appliquées dans un ou l'autre sens sur l'une ou l'autre extrémité de la cartouche, on peut augmenter ou diminuer légèrement l'écartement entre les électrodes.