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" Perfectionnements aux calorifuges." La présente invention concerne des calorifuges du type dans lequel la matière qui réfléchit la chaleur est maintenue à une certaine distance parallèlement à la surface à isoler ou à une feuille adjacente de matière réfléchissant la chaleur, de manière à former un espace clos rempli d'air ou de gaz dont la profondeur, pour les applications générales,est avantageusement d'environ 9 à 19 millimètres.
le but principal de l'invention est de réaliser un calorifuge efficace.- de construction simple, possédant une rigidité notable et une résistance notable à l'écrase-
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ment tout en étant établi en matière légère et d'ordi- naire tout-à-fait minoe, Cette matière légère et mince est par exemple une feuille d'aluminium ou d'autre métal analogue brillant, dont l'épaisseur ne dépasse que peu ou pas du tout celle du clinquant, qui est par exemple 0,05 à 0,1 mm.
Suivant l'une des caractéristiques de l'invention, le calorifuge en question est constitué par, ou comprend un élément complexe de rigidité notable et de résistance notable à l'écrasement, cet élément étant eonstitué par une mince feuille de matière réfléchissant la chaleur, ayant une surface métallique et fixée à une feuille de métal ondulée d'une épaisseur semblable à celle du clin. quant, de façon que la matière réfléchissant la chaleur soit maintenue, à une certaine distance parallèlement à une surface à isoler, ou à une feuille adjacente de ma- tière réfléchissant la chaleur et ayant une surface métallique.
Par l'expression "ondulé" utilisée ici$, on entend une surface présentant des ondulations ou, en d'autres termes, une surface constituée par des arêtes ou nervures alternant avec des sillons,
La feuille ondulée qui sert d'élément d'espacement peut être fixée à la feuille de matière réfléchissant la chaleur au moyen d'adhésifs ou par clouage au moyen de
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chevilles en aluminium ou autre fil métallique résistant à la oorrosion, ou par couture au moyen de fil métallique résistant à la corrosion, fil d'aluminium de préférence.
Lorsque la feuille ondulée est fixée au moyen d'adhésifs à une feuille de matière réfléchissant la chaleur, la nature de l'adhésif dépendra de celle de l'isolement, en particulier en ce qui concerne la température.
Pour des applications froides, par exemple pour un calo* rifuge monté entre les parois de chambres réfrigérantes ou de glacières, l'adhésif est de préférence à base de 'bitume ou d'asphalte. Ce type d'adhésif ne conviendrait pas pour des applications chaudes, mais on dispose de di vers ciments et adhésifs qui peuvent être alors utilisés et qui résistent à des températures relativement élevées, Parmi ces adhésifs on peut citer ceux qui sont à base de résine synthétique'.
Les ondulations de la feuille de métal présentent de préférence des courbures à angle droit, de façon que l'espace d'air entre la feuille réfléchissant la chaleur et la surface à isoler soit traversé par des surfaces réfléchissant la chaleur faisant un angle d'environ 450 avec cette feuille et la surface à isoler. Par cette disposition les pertes par convection sont réduites au minimum. les arêtes des ondulations comportent avantageusement des parties occasionnellement saillantes qui cons 41
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tituent les points de contact entre la feuille ondulée et la surface sur laquelle elle est appliquée. Ceci diminue la surface d'application et réduit par conséquent les pertes par conduction au minimum.
La feuille ondulée peut être fabriquée facile.. ment dans la forme désirée, y compris les saillies occa sionnelles, par emboutissage de pièces d'une certaine longueur entre des estampes ou rouleaux correspondants.
On peut donner à la feuille ondulée les dimensions voulues pour ses applications, ou bien on peut prendre des feuilles d'une certaine longueur et les découper en pièces suivant les besoins.
Une autre caractéristique de la présente inven. tion consiste en ce qu 'une construction particulièrement utile est utilisée pour l'élément d'espacement ondulé, à l'aide de nervures transversales aux ondulations et formées à des intervalles convenables, de façon à produire les parties saillantes occasionnelles sur les arêtes des ondulations, comme décrit plus haut; les nervures transversales aux ondulations servant aussi à renforcer nota - blement la feuille dans son ensemble et à la rendre nota blement plus rigide dans tous les sens, ce qui fait que la feuille ondulée est remarquablement ferme, si l'on considère le peu d'épaisseur de la matière dont elle est faite.
Ce degré de résistance donné à la feuille ondulée consti-
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tue un avantage considérable dans les diverses applications du calorifuge, et notamment lorsqu'il s'agit d'isoler des tuyaux ou d'autres surfaces courbes et lorsque l'isolement doit être fortement serré sur une surface chaude au moyen de bandes. En outre, la résistance supllémentaire assurée par les nervures permet même d'utiliser encore une feuille plus mince que celle qui aurait été nécessaire, dans d'autres conditions, pour assurer une rigidité suffisante.
L'élément d'espacement ondulé et à nervures fixé à une feuille unie de matière réfléchissant la chaleur cons titue un élément complexe d'une résistance et d'une rigidite remarquables, et l'on constate que cet élément résis te à une forte charge sans que les ondulations soient écrasées. Cet élément complexe peut être fait en forme de panneaux ou en longueurs déterminées pouvant servir à en- yelopper des tuyaux et des surfaces courbes.
Pour l'application, on peut superposer deux ou plus de deux éléments, de façon à produire des couches d'isolement multiples, et l'on peut donner à l'extérieur de l'ensemble isolant tout fini désiré grâce à un revêtement au. moyen d'une feuille de tale ou de toute autre matière appropriée; les ensembles isolants étant maintenus serrés les uns sur les autres et sur la surface à isoler au moyen de bandes de serrage en métal.
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Les feuilles réfléchissant la chaleur et les éléments d'espacement ondulés peuvent être assemblés sous forme d'ensembles encadrés, dans le genre de dalles ou de panneaux, que l'on peut appliquer sur un mur ou monter entre des murs destinés à être isolés l'un de l'autre, comme dans les ré- frigérants. Un ensemble de ce genre peut être constitué par un cadre latéral en forme de batte, en feuille un peu plus épaisse que celle qui sert à faire le calorifuge proprement dit, Le cadre latéral peut être en télé ou bien en matière isolante, par exemple en matière fibreuse telle que du carton de paille comprimé.
Lorsque l'on utilise une feuille de métal pour le cadre latéral, cette feuille est de préférence rainurée de façon à avoir une plus grande résistance; les feuilles ou membranes de métal servant de calorifuge extérieur, qui sont découvertes et qui font partie de l'ensemble encadré, sont de préférence aussi rainurées dans le même but, et elles peuvent être reliées et fixées au cadre latéral par un repli des bords,de la matière de ce cadre sur les parties convenablement relevées des membranes calorifuges extérieures On peut utiliser un clouage ou un adhésif pour fixer cet ensemble sur le calorifuge et sur le cadre latéral.
Entre les feuilles extérieures du calorifuge, on peut insérer une ou plusieurs feuilles de métal ondulées de l'épaisseur du clinquant servant de pièces d'espacement entre les feuilles
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correspondantes de matière réfléchissante; les feuilles ondulées étant avantageusement munies de saillies comme décrit précédemment.
Le type d'ensemble .encadré qui vient d'être décrit peut être établi de façon à être sensiblement clos pour empêcher l'entrée de l'air ou de l'humidité, et cette fermeture peut être assurée par l'utilisation d'adhésifs dams des joints entre le cadre latéral et les feuilles extérieures du calorifuge!. Suivant une variante, ou pour assurer une fermeture supplémentaire!;' on peut enrouler l'ensemble encadré en un tout dans un enroulement imper néable à l'eau tel que du papier bitumé, les joints étant fermés au moyen d'un adhésif à base de bitume.
Une mince feuille d'aluminium peut être utilisée pour l'enroulement, Ces éléments enroulés sont particulièrement appropriés pour être montés entre des parois de chambres réfrigérantes
Les feuilles ou membranes en matière réfléchissant la chaleur qui sont utilisées avec les éléments d'espa- cement ondulés peuvent être et sont de préférence faites avec la même matière que celle de la feuille ondulée,' mais elles peuvent être aussi en une autre matière, telle que du carton ou du papier métallisé ou revêtu de matière métallique,. ,
Bien qu'il soit généralement pratique et désirable que les éléments d'espacement ondulés concordent en éten
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du avec une feuille correspondante de matière réfléchissant la chaleur, cela n'est pas toujours nécessaire.
Suivant l'invention, on peut utiliser un certain nombre de bandes ondulées, convenablement espacées, pour supporter la m a- tière réfléchissant la chaleur et la maintenir parallèle à la surface à isoler et à une certaine distance de celleci. L'expression"feuille ondulée" s'applique aussi aux bandes ondulées.
Lorsque l'on utilise, ce qui est le mode préféré, une feuille d'aluminium semblable à du clinquant pour les éléments ondulés d'espacement et (ou) pour les feuilles réfléchissant la chaleur, il est utile naturellement que cette feuille soit "trempée" par compression.
Pour assurer un isolement vis-à-vis du son aussi bien qu'un effet calorifuge, on peut incorporer des feuil'= les de matière absorbant les sons, telles qu'une matière fibreuse comprimée, aux éléments calorifuges complexes, ou l'insérer entre ces éléments.
L'invention est représentée à titre d'exemple dans le dessin ci-joint :
Fig. 1 est une coupe d'une feuille 1 en aluminium réfléchissant la chaleur, ayant l'épaisseur du clinquant; et écartée de la surface 2 à isoler par la feuille ondulée 3, qui est également en aluminium ayant l'épaisseur du clinquant, et qui fait des angles de 45 avec la surface
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adjacente.
Fig. 2 est une vue perspective de l'ensemble isolant représenté en fig. 1, et elle montre les attaches ou agrafes en métal 4 servant à fixer la feuille ondulée 3 près de ses arêtes à la feuille 1 en matière réfléchissant la chaleur Fig. 3, qui est analogue à fig. 1, représente un ca- lorifuge à plusieurs couches.
Fig. 4 est une vue d'un élément d'espacement ondulé 3 en feuille mince d'aluminium, dont les saillies ont été obtenues au moyen de nervures transversales à la feuille, comme indiqué en 5'. Ainsi qu'on l'a dit plus haut ces ner- vures augmentent notablement la résistance de la feuille ondulée et ont pour résultat qu'il n'y a que des points de contact entre la feuille 3 et une feuille de matière réfléchissant la chaleur, comme indiqué en fig, 5. Dans cette figure la feuille 3 est fixée à la feuille 1.
Les saillies peuvent aussi être obtenues comme indiqué en fige 4a, c'est-à-dire au moyen d'encoches prati- quées dans les arêtes en 14 pour laisser les parties saillantes 15. On a oonstaté que cette construction assure une résistance particulièrement grande à l'écrasement, les encoches produisant des nervures dans la, feuille, comme cela est nettement représenté dans le dessin.
En outre, les encoches pratiquées dans les arêtes supérieures et dans les
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arêtes inférieures respectivement sont décalées entre elles comme représenté de façon à réduire encore davantage et presque à éliminer la conduction de la chaleur à travers l'élément 3 à partir de la surface à isoler, en raison du trajet relativement long que la chaleur doit parcourir en passant de la surface à isoler à travers une saillie inférieure jusqu'à une saillie supérieure et par suite à la feuille 1.
Fig. 6 est une coupe d'une dalle ou d'un panneau comportant des bandes d'encadrement latérales 6 en feuille d'aluminium qui peut être un peu plus épaisse que la feuil*, le d'aluminium utilisée pour le calorifuge proprement dit.
La dalle comporte des feuilles extérieures 7 réfléchissant la chaleur et une feuille intérieure 8 réfléchissant la chaleur!. Entre la feuille intérieure et la feuille extérieure se trouvent des feuilles d'espacement ondulées disposées transversalement les unes par rapport aux autres et fixées chacune à l'une des feuilles précédentes, Les feuils les extérieures sont fixées aux bandes d'encadrement laté rales par des parties relevées 10 des feuilles réfléchissant la chaleur, ces parties étant emboîtées par des pare ties repliées 11 des bandes d'encadrement latérales. Les bandes d'encadrement latérales sont rainurées comme indi que en 12 afin d'assurer une certaine rigidité.
Les feuil les extérieures réfléchissant la chaleur sont nervurées
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en 13 clans le même but.
'.'.REVENDICATIONS -
1. Calorifuge oonstitué par, ou comprenant un élé'- ment complexe de rigidité notable et de résistance notable à, l'écrasement, oet élément étant constitué par une mince feuille de matière réfléohissant la chaleur, ayant une surfaoe métallique et fixé à une feuille de métal ondulée ayant l'épaisseur du clinquant, de façon à maintenir la matière réfléchissant la chaleur parallèlement et à une certaine distance d'une surface à isoler ou d'une feuille adjacente en matière réfléchissant la chaleur ayant une surface métallique,
2. Calorifuge selon la revendieation 1, dans lequel la feuille ondulée est une feuille mince d'aluminium de 0,05 à 0,1 mm d'épaisseur.