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PROME DE CONSTRMTION DE PAP,0139 de PLANGEMS, portes et éléments permettant sa mise en oeuvre et parois de toutes sortes établies par ce procède...
La présente invention a pour objet un procédé de construction de parois légères résistantes et indéforma- bles. Ces parois, qui peuvent être établies en toutes matiè- res voulues, avec des dimensions et des épaisseurs quelcon- ques, peuvent trouver leur application dans les branches les plus diverses de la technique, par exemple aussi bien en ar- chitecture, pour constituer les planchers, les cloisons, les revêtements, etc., en constructions navales, ferroviaires ou @
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aéronautiques qu'en menuiserie ou en ébénisterie pour la construction aes meubles, etc...
En aehors des qualités précitées des parois obtenues, ce procédé simplifie et accélère considérablement le montage aes parois ; il permet aonc de réaliser une économie considérable, non seulement en matériaux mais encore en main-d'oeuvre.
Le présent procédé consiste à rormer, de préférence à l'usine ou à l'atelier, une sorte de tapis articulé résultant ae l'assemblage ae lames juxtaposées à la suite les unes des autres et reliées entre elles par une matière souple et résistante quelconque: tissu, filet, lanières, papier fort, fibres, etc., enrouée dans la matière des lames ou fixée, à celle-ci par foui moyen approprié., par exemple par collage.
Le "tapis" ainsiobtenu constitue une surface plane ou tout au moins il est susceptible d'être posé à plat sur un plan, par exemple sur le sol ; peut également, dans la plupart des cas, le replier sur lui-même en plusieurs épaisseurs pour le transport.
Pour le montage ae la paroi, on plie le "tapis" en zig-gag suivant les joints qui forment charnières, de manière à former une paroi creuse à caissons prismatiques, en combinaison éventuelle avec aes plaques ou feuilles de revêtement rigides ou souples formant entretoises, ou avec des barres profilées formant clavettes de verrouillage.
La matière aes lamelles peut être choisie arbitrairement selon l'application considérée: bois, métal, agglomérés a base de plâtre, de ciment ou d'autres liants, fibrociment, fibres de Dois agglomérées, plaques de matière cellulosique comprimée, résines artificielles ou autres matières moulées, etc.. Les lamelles juxtaposées peuvent être de nature, larme épaisseur et largeur identiques ou dilférentes, elles peuvent être nervurées, onaulées ou perforées et, d'une manière générale, établies et conformées suivant les propriétés requises: résistance mécanique, insonorité, incombustibili- té, etc...
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La description qui va suivre en regard des dessins ci-annexés, donnés à titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée.
Comme le montrent schématiquement en perspective les fig. 1 et 2, le "tapis" de lamelles 1, reliées par des char- nières en toile 2 par exemple, peut être posé à plat avant le montage et, pour effectuer ce dernier* il suffit de replier les lamelles sur elles-mêmes pour former un ensemble triangulé (fig.2). Cet ensemble creux peut être maintenu soit par collage des plaques 3 à faces planes et parallèles avec interposition éventuelle. de barres 4 (fig.3), soit par simple collage d'une matière souple, telle que de la toile, soit enfin par l'inser- tion d'organes de retenue dont il sera donné plus loin quelques exemples; enfin, la paroi ainsi constituée peut dans certains cas se supporter elle-même: si l'on donne aux joints un profil approprié.
La fig. représente en coupe un tel assemblage dans lequel lesbords supérieurs deslames obliques 7 s'assemblent à tenon et mortaise 5, tandis que les bords inférieurs de ces lames s'appuient contre les lames horizontales inférieures avec lesquelles ils peuvent s'emboiter de différentes manières. La fig. 5 montre en coupe le développement à plat du tapis de la- mes dans ce mode de réalisation; Les lames horizontales formant parement extérieur 6 sont prévues par exemple en oois, tandis que les lames intérieures 7. sont en matière agglomérée ou mou- lée.
Pour permettre l'assemblage correct des lames entre elles, celles-ci sont collées sur la toile 8 à un léger intervalle les: unes des autres, Suivant le parcours qu'elles ont à fournir pour prendre leur position respective,
Les fig. 6 et 7 montrent un mode de construction très voisin du précédent, permettant (fig.7) l'insertion éventuelle d'armatures métalliques ou autres dans les joints supérieurs et inférieurs. La fig. 8 montre ae quelle manière on peut fabri- quer le tapis de lamelles de la fig. 6 lorsque toutes les lames @
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sont en même matière.
Sur un moule présentant le profil convenable pour produire les espacements et les bossages nécessaires, on coule la matière, par exemple du ciment, et on y incorpore à sa surface une toile continue 8, après quoi on lisse cette surface avec une raclette en enlevant l'excédent de matïère.
La fig. 9 représente une variante dans laquelle, d'une part, les lames intérieures 7 sont arquées et, d'autre part, les bords aes lames ont un profil à tenon et mortaise permettant un emboîtement particulièrement solide.
Les fig. 10 et 11 montrent des exemples de barres de verrouillage constituées par des fers profilés ou autres matières profilées qui s'engagent dans des cavités correspondantes prévues dans les joints. La fig. 11 montre, en particulier, la disposition aes banues de toile 2 formant charnières ( ces banaes ont été figurées en pointillés). La fig. 12 représente le développement à plat au tapis de lames dont le montage est représente fig. 10. Les profilés 10 peuvent être enrobés de matière isolante ou feutrés, pour diminuer la sonorité de la paroi.
Les fig. 13 et 14 montrent, respectivement en développement à plat et après montage, une paroi entièrement métallique réalisée à l'aide d'un "tapis" en tôle pliée. La disposition générale est la même que dans l'exemple de la fig. 3, mais des fers profilés 10 sont encastrés dans les joints dont les fig. 15 et 16 montrent le détail, respectivement pour les joints supérieurs et inférieurs..
Il est évident que, dans le cas où il est fait usage de fers profilés ou autres barres de verrouillage, les charnières en toile ou autre matière 2 ne jouent plus aucun rôle mécanique après le montage; elles ne servent qu'à faciliter celuici-, et servent d'isolant lorsque les éléments ont été mis à leurs places respectives.
Lorsqu'il s'agit de la construction d'un plancher, l'assemblage du hourdis aux solives métalliques 11 en double T ou autres ne présente aucune difficulté'; les fig. 17 et 18
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montrent des possibilités d'assemblage susceptibles d'être appliquées respectivement aux hourdis des fig. 9 et 14,. Sur la fig. 17, les lames du hourais reposent par des encoches- appropriées sur les ailes inférieures de la solive en fers profilés 11 qui est masquée par des plaquettes rapportées 12 et 13.
Sur la fig. 18, relative à un plancher entièrement métallique, les lames supérieures et inférieures 6 sont repliées de manière à s'emboiter dans les tôles également repliées qui constituent la solive 11; la plaque couvre-joint 12 -présente des bords 12a formant ressort, ce qui permet de l'emboiter à force dans les rebords correspondants 12b des lames 6.
Dans le cas où., après montage, les lames sont maintenues en place par des plaques planes et parallèles 3, il peut y avoir avantage à adopter la disposition de la fig. 19 qui permet une économie de matière, Les caissons de la paroi ont alors non plus une section triangulaire, mais une section trapézoïdale-.. Au lieu des joints ouverts figurés dans cet exemple, il y a alors intérêt à prévoir pour les lames des bords en bis,eau leur permettant de porter solidement sur ces bords (fig. 20 à 22). La disposition de la fig. 20 comporte la nécessité de placer alternativement sur l'une et sur l'autre face des lames les bandes de toile ou autre matière 8, ce qui ne présente pas de difficulté en pratique.
Dans le montage de la fig. 22-toutefois, la toile 8 peut être continue sur une même face du tapis. Les fig. 23 et 24 représentent respectivement le développement du tapis dans le cas de la fig. 21 et dans celui de la fig. 22.
Lorsque les lames sont en matière moulée, il est possible de réaliser le montage représenté fig. 21 comme il ressort des fig. 23 et 25.
On établit un moule plat (fig.25) dont le fond 14 présente des nervures en saillie 15 correspondant aux joints du "tapis" qui sont en dépouille; on place sur ce moule la toile ou autre matière de liaison continue 8, on coule la
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matière constitutive des lames, puis on marque dans cette matière les joints en contre-dépouille de la manière suivantes : On enfonce dans la matière des barrettes parallèles 16 (fig.26) ayant le profil des joints et dont la position correcte est repérée au moyen d'encoches correspondantes pratiquées dans la paroi latérale 17 du moule. Il suffit alors de passer le long de ces bords latéraux une raclette pour enlever l'excédent éventuel de matière.
La figure 27 montre un hourdis analogue à celui de la fig. 21, mais dans lequel les lames obliques 7 ont un profil rationnel, c'est-à-dire une épaisseur sensiblement proportionnelle en chaque point au moment de flexion qu'elles ont à supporter ; ce tapis de lamelles peut être fabriqua exactement de la même manière que celui de la fig. 21 (voir fig.28 ou la fig.25).
Les figures 29,30 et 31 montrent trois dispositions possibles ae la matière de liaison continue dans le cas d'un tapis à joints ouverts: Cette matière 8 peut être noyée au milieu des lames (Fig. 29), collée sur les lames d'un même côté de celles-ci (fig. 30) ou alternativement d'un côté et de l'autre (Fig.31).
Les lamelles intérieures 7 peuvent être ondulées dans le sens longitudinal (Fig. 32) ou dans le sens transversal.
La fig. 33 montre en perspective un hourdis de plancher dont les lamelles intérieures 7 sont ondulées dans ce dernier sens, ce qui permet n'obtenir un hourdis d'une grande rigidité- et d'un poids très réduit.
La fig. 34 représente à plat, en coupe par un plan perpendiculaire aux lamelles, le "tapis" de lamelles correspondant au hourdis dela fig. 33.
La i'igure 35 montre la section d'une lamelle ondulée par un plan parallèle aux charnières.
La fig. 36 représente en perspective un moule permettant d'obtenir le tapis de lamelles de la fig. 34.
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Sur les fig. 33,34,et 36, on a supposé que les lames supérieures 6a sont plus minces que les lames inférieures 6 et que les lames obliques 7.
Les lames peuvent également être nervurées au lieu d'être ondulées.
Les fig. 37 et 38 montrent, à plat et à l'état monté respectivement, un "tapis" de lamelles métalliques en tôle pliée avec emboîtement de leurs extrémités. La figure 39 représente une variante de cet emboîtements Enfin, la fig. 40 montre un hourdis dont les lames sont montées à angle droit, les lames verticales 7 comportant des épaulements d'appui 18. La fig. 41 représente en coupe le moule 14 permettant de fabriquer le tapis de lamelles correspondant.
Il va de soi que l'invention n'est nullement limités aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits et représentés et qu'il est possible de concevoir une multitude de variantes, ainsi que de combiner les particularités de chacune d'elles.
Le collage de la matière de liaison souple qui constitue les charnières et celui des plaques qui maintiennent éventuellement les lames à l'état monté peuvent être effectués à l'aide d'une colle résistante quelconque, par exemple au moyen d'une colle à base de silicate alcalin et de carbonate de magnésium avec addition de poudre de verre et de fibres d'amiante, ou d'une colle à base de caséine et de chaux.
Les cavités des paois établies par le procédé objet de l'invention peuvent être laissées vides ou être remplies totalement ou partiellement d'une matière quelconque isolante ou autre, par exemple de scories, ou de laine de scories, de liège granulé, de mousse de verre, de fibre d'amiante, de ciment, de béton, de plâtre, etc... Dans le cas de parois métalliques, il peut y avoir intérêt à prévoir l'interposition de joints feutrés pour diminuer la sonorité.