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" Perfectionnements apportés aux tubes métalliques compressibles et leur procédé de fabrication ".
L'invention a pour objet un tube métallique du type actuellement en usage destiné à oontenir des pâtes dentifrices, crèmes à raser et autres produits similaires, et consistant en un tube cylindrique possédant un épaulement et un col fileté.
Les tubes généralement utilisés pour contenir ces produits sont préférablement fabriqués en étain presque pur du fait de la duotibilité de ce métal combiné à sa résistance considérable aux réactions chimiques.
Du fait du prix relativement élevé de ce métal, on
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Utilise comme substitut à ces tubes en étain pur des tubes confectionnes en étain avec revêtement de plomb ou de oompositions de plomb.
Les tubes compressibles sont fabriqués à partir d'un flan métallique circulaire par refoulement dans une presse afin de former un tube d'une seule pièce.
Dans la fabrication des tubes en étain, on part d'un flan en étain, et dans la fabrioation des tubes en étain avec revêtement de plomb ou de compositions de plomb, on part d'un flan en plomb recouvert d'étain, ou de compositions de plomb recouvertes d'étain. Lors du refoulement du flan, sa surface étamée suit l'opération pour former ainsi un revêtement d' étain sur la surface du tube terminé.
En utilisant une quantité suffisante d'étain sur le flan, il est possible de cette façon d'arriver à un étamage satisfaisant aussi bien de la paroi extérieure que de la partie intérieure du tube terminé.
Après refoulage, on procède à la formation du filet du col, soit par pression, soit par filetage. Dans cette dernière opération ainsi que lors de la fixation du tube nécessaire pour effectuer cette opération, on ne peut éviter qu'une détérioration plus ou moins importante se produise à ce mince revêtement d'étain, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur du col du tube. Ces détériorations mettent à nu le plomb en certains endroits. Cette mise à nu du plomb est très préjudiciable, spécialement sur le col, car l'action chimique des produits contenus dans le tube augmente lorsqu'il y a accès d'air, de telle sorte que les produits seront attaqués par le plomb ainsi détérioré, tandis qu'en même temps l'apparence du tube sera modifiée.
La plus petite surface de plomb mise à nu à l'intérieur du tube pourra évidemment causer de sérieux dommages du fait
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que l'attaque de ce métal par les produits s'étendra graduellement de cet endroit sur une plus grande surface. Le plomb mis à nu, même sur la surface terminale du col est préjudiciable, car plusieurs sortes de produits, par exemple les crèmes à raser, ont tendance à suinter au travers de la doublure du bouchon de fermeture pour descendre le long du filet. Pour cette raison, les tubes en plomb ou en compositions de plomb avec revêtement d'étain n'ont pas donné satisfaction en tant que récipients pour contenir les pâtes dentifrices ou les crèmes à raser, pas plus que pour d'autres substances ayant une action chimique prononcée sur le plomb.
Dans le but de remédier à cet inconvénient, on a cherohé à fabriquer des tubes constitués par deux parties séparées, dont l'une constitue le tube oylindrique métallique avec son épaulement et l'autre partie le col, ce dernier étant constitué à base de résine synthétique ou matières analogues.
La liaison de ces deux parties a été effectuée jusqu'à ce jour par pression mécanique, pliage, vissage ou rabattement mais toutefois en utilisant ces procédés, il n'a pas été possible d'éviter la détérioration de la surfaoe en étain, pas plus qu'il n'a été possible d'obtenir une liaison parfaite résistant à toutes oonditions olimatériques.
Les produits liquides contenus dans le tube, par exemple l'eau ou les huiles éthérées avaient des risques de suinter au travers des joints et de s'évaporer.
On a essayé en outre de perfectionner le tube en plomb avec revêtement d'étain en fixant une doublure d'étain à l' intérieur du col et en rabattant les bords. De tels tubes présentent toutefois des défauts similaires à ceux mentionnés oi-dessus et l'extérieur fileté du col continue à rester exposé aux attaques ohimiques du oontenu du tube aux endroits où le plomb mis à nu oourt le risque d'entrer en oontaot aveo
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le contenu lorsque la cape ou bouchon de fermeture du tube n'est pas complètement vissée, ou lorsqu'elle est vissée ou dévissée.
Finalement, il est également connu de fabriquer des tubes compressibles en cellophane ou produits analogues avec un col rapporté et collé sur l'épaulement du tube avec une substance adhésive. Des tubes semblables ne donnent pas sa- tisfaotion du fait que leur contenu peut attaquer la substance adhésive et provoquer ainsi la détérioration de la liaison entre l'épaulement et le col, ou bien la substance adhésive peut donner au produit une odeur désagréable.
On a également essayé sans succès de fabriquer des tubes en une seule pièce, la partie cylindrique et l'épaulement étant en plomb recouvert d'étain, et le col du tube en étain pur. Cette fabrication s'effectue par refoulage d'un flan de plomb recouvert d'étain, dont la partie centrale est constituée par de l'étain pur et qui est destiné, après refoulage à constituer le col du tube.
La présente invention a pour objet un tube compressible dont la partie comprenant la partie cylindrique et l'épaulement est constituée par du plomb recouvert d'étain ou par une oomposition de plomb recouverte d'étain, tandis que le col est en étain pur, ces deux parties étant fabriquées séparément et assemblées par soudure.
De cette façon, les deux parties sont reliées entre elles de manière à constituer un tube terminé sans que le revêtement d'étain n'ait à souffrir le moindre dommage, le joint étant complètement étanohe sous toutes conditions.
La soudure des deux parties peut être faite avec ou sans emploi de métal de soudure, de fondant ou autres.
La soudure peut également s'effectuer en même temps sur l'épaulement du tube lorsque le col est formé par moulage au
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moyen d'étain fondu.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple différents tubes et parties de tubes suivant des coupes en élévation axiale. D'après ceux-ci :
La figure 1 est un tube ordinaire connu en une seule pièce cohérente, constitué par du plomb avec revêtement d' étain et monté sur le mandrin portant le tube pendant le processus de filetage du pas de vis.
La figure 2 est un col fabriqué séparément.
La figure 3 la partie tubulaire avec épaulement en plomb recouvert d'étain.
Les figures 4 à 7, quatre formes d'exécution différentes de tubes avec soudure du col sur l'épaulement de la partie tubulaire.
Dans la fabrication représentée en figure 1 d'un tube ordinaire d'une seule pièce fait en plomb recouvert d'étain, la partie en étain est indiquée par des lignes pleines.
L'étain recouvre, comme représenté, la surface intérieure et la surface extérieure du corps du tube 1, oelles de son épaulement 2 et de son col 3, mais l'étain a été enlevé ou endommagé pendant la confection du filet 4 et l'ébarbage de la face terminale 5 du col ainsi qu'aux endroits 10 de la surface intérieure de ce dernier où il est maintenu en position sur les arêtes o au point b du mandrin a pendant le processus de filetage du filet 4.
En ces endroits, le revêtement d'étain sera donc de oe fait endommagé et le plomb sera exposé à entrer en contact avec le contenu du tube confectionné de la façon ordinaire avec du plomb ou compositions de plomb avec revêtement d' étain.
Conformément à l'invention, ceci est évité en fabriquant le tube en deux parties séparées, c'est-à-dire un ool 6 en
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étain pur oomme montré en figure 2, et une partie tubulaire avec épaulement 7 comme montré en figure 3, cette dernière partie étant en plomb ou composition de plomb recouvert d' étain, les deux parties étant assemblées par soudure de fa- çon à former un tube cohérent tel que montré aux figures 4 à 7, et dans lesquels la soudure s'effectue suivant les sur- faces d'assemblage 9.
Le col 6 peut également être soudé au tube et sur l' épaulement 7 simultanément lors de sa fabrication, ce col pouvant être formé en le coulant dans un moule disposé sur l'épaulement 1 de façon que sa formation et sa soudure s'ef- feotuent en une seule opération.
A la surface terminale 8 de la partie 1 du tube, le plomb est mis à nu et oonformément à l'invention, comme le nt montre'les figures 4 à 7, cette surface est recouverte entiè- rement par le col 8 constitué en étain pur.
Dans les formes d'exécution montrées en figures 6 et 7, le col d'étain pur a été assemblé à la partie 7 du tube fait en plomb recouvert d'étain de telle façon que le bord 10 est composé d'étain solide, si bien que les dommages occasionnés par la fixation du tube sur le mandrin a comme montré en fi- gure 1 ne risquent pas que le plomb entre en oontaot avec le oontenu du tube.