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Fusée percutante extra-sensible pour projectiles divers.
La présente invention a pour objet un disposi- tif de fusée percutante pour projectiles, caractérisé - par le fait que le percuteur, c'est-à-dire l'élément dont le choc contre l'amorce doit provoquer l'inflamma- tion de cette dernière, comporte de façon normale et à tout moment, une certaine faculté de déplacement libre à l'intérieur de la fusée.
On peut dire en quelque sorte que le percuteur est "flottant".
Suivant lesmodes de réalisation et suivant les conditions d'emploi, le déplacement libre en ques- tion peut, pour des motifs de sécurité, être temporai-
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rement limité et réduit, mais, bien entendu, il n'est jamais complètement supprimé et c'est ce qui différencie essentiellement le dispositif de fusée dont il s'agit des autres dispositifs de fusées déjà connus.
Grâce à la disposition dont il s'agit, le per- cuteur, qui, au départ du coup, se trouve appliqué sans percussion et par simple inertie contre l'amorce, peut librement progresser vers l'avant au fur et à mesure que, sous l'influence de la résistance de l'air, la vi- tesse du projectile sur lequel il est monté diminue.
Par contre, lorsque ce dernier rencontre un obstacle, le choc qui se produit chasse par inertie, le percuteur vers l'amorce avec une force qui dépend de la valeur relative de la masse dudit percuteur par rapport à la masse de l'obstacle considéré.
Le percuteur perd en effet instantanément sa vitesse tandis que le projectile et l'amorce qui en est solidaire continuent au moins pendant un certain temps aussi faible soit-il à progresser vers l'avant.
Or étant donné que du fait de sa constitution, la masse du percuteur peut être choisie aussi faible qu'il est nécessaire, on conçoit que le rapport entre cette masse et celle d'un obstacle quelconque, d'impor- tance aussi limitée qu'on peut l'imaginer (une toile d'avion par exemple) puisse toujours et en tout état de cause être fixé a priori à une valeur telle que la vi- tesse avec laquelle le percuteur se trouve, pour une vitesse restante donnée minimum du projectile, lancé @ vers l'arrière, soit suffisante pour que le choc vio- lent de celui-ci contre l'amorce assure dans tous les cas l'inflammation de cette dernière.
Il en résulte que le dispositif objet de l'in- vention permet de réaliser une fusée extrêmement simple et sensible, susceptible d'être utilisée dans les cas @ les plus divers.
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Naturellement, le moyen principal indiqué plus haut peut, dans les différents modes de mise en oeuvre que l'on peut envisager, être combiné avec tous autres moyens complémentaires destinés à faciliter son fonctionnement ou à fournir supplémentairement les conditions de sécuritévoulues.
On peut notamment disposer le percuteur et déterminer sa forme de manière à bénéficier au mieux des effets non négligeables de l'action de l'air à l'intérieur de la fusée.
On peut en outre prévoir comme dispositif accessoire pour la limitation et la réduction momentanée du déplacement libre du percuteur, l'application d'organes auxiliaires dis.paraissant du fait d'une élévation de température ou du fait d'une dislocation résultant, soit de l'action de la force centrifuge, soit de toute autre action.
Sur le dessin annexé on a représenté et ciaprès on a décrit à titre d'exemple différents modes de mise en oeuvre de l'invention, mais il va bien entendu de soi que les modes de mise en oeuvre dont il s'agit, pourraient, s'il y a lieu être complétés par tout dispositif accessoire utile ou être modifiés dans leurs détails d'exécution sans pour cela que l'on sorte du domaine de l'invention.
Sur ce dessin les. figures 1, 2 et 3 représentent un premier mode de réalisation, les organes de dispositif se trouvant respectivement dans les positions qu'ils occupent tout d'abord au repos, puis après un certain temps de vol du projectile sur lequel la fusée est montée et enfin à l'impact.
Les figures 4 et 5 représentent deux modes de réalisation analogues, mais dans lesquels les percuteurs affectent des formes différentes de la forme purement cylindrique sous laquelle il est représenté dans
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les figures 1, 2 et 3 .
Les figures 6, 7 et 8 représentent le même mode de réalisation que celui représenté sur les figures 1, 2 et 3, mais avec adjonction d'une plaquette de sécurité.
La figure 9 représente un mode de réalisation dans lequel l'opercule d'obturation des modes de réalisation précédents est remplacée par une capsule assujettie au moyen d'une goupille qui se rompt à l'impact.
La figure 10 représente une variante de réalisation dans laquelle ladite capsule est montée élastiquement sur la partie antérieure de la fusée.
Comme on le voit sur ces figures et en particulier sur lesfigures1, 2 et 3, le percuteur 1, qui, dans le cas présent, est constitué par un simple cylindre de dimensions convenables, est libre de se déplacer entre l'amorce 2, aménagée à l'intérieur du corps de fusée 3 et un opercule flexible 4, serti à l'extrémité antérieure de la fusée, en avant d'un évidement 5 qui, au moment del'impact, permettra à l'opercule 4 de se déformer librement et sans résistance appréciable.
Au repos et en temps normal, la composition fulminante de l'amorce est protégée contre le frottement du percuteur, soit par le fond 6 de ladite amorce si cette dernière est placée, conformément à cequi est représenté, avec son ouverture dirigée vers l'intérieur du projectile, soit par un léger paillet d'épaisseur et de résistance convenables.
D'autre part, pour éviter que la fusée dont il s'agit ne puisse fonctionner sous l'action d'un refoulement lent mais continu du percuteur tels que ceux qui pourraient par exemple se produire au cours des manutentions des projectiles au moment d'un chcc de ces derniers contre le sol, deux précautions indispensables doivent, bien entendu, être prises.
Tout d'abord, il y a lieu de limiter la lon-
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gueur du percuteur à une valeur inférieure à celle du logement cylindrique 5a dans lequel le percuteur est libre de se déplacer.
En outre, il y a lieu de limiter également le diamètre du logement précité, et par conséquent celui du percuteur, à une valeur telle qu'aucun corps étranger de masse réellement appréciable ne puisse, après avoir détruit et traversé l'opercule, pénétrer dans ledit logement 5a et continuer à'refouler le percuteur contre l' amorce.
Dans le corps de fusée 3 est par ailleurs prévu un canal de fuite d'air 7, obturé par un léger tampon d'étanchéité 8.
Le fonctionnement du dispositif est extrêmement simple à comprendre .
Au départ du coup (1ère position), le percuteur 1, quelle que soit la position qu'il occupe au repos dans son logement,vient,sous l'action de l'accélération imprimée au projectile et par inertie, s'appliquer, mais sans choc violent, contre l'amorce conformément à ce qui est représenté sur la figure 1.
Etant donné, en effet, le poids extrêmement faible que l'on peut donner audit percuteur du fait de sa forme exceptionnellement simple, la pression d'ordre statique que ce percuteur exerce sur l'amorce au départ du coup est très réduite, même dans le cas des accélérations maxima normalement envisagées dans la pratique.
Il y a lieu de considérer à ce point de vue qu'au départ du coup, l'accélération est toujours progressive et ne doit pas être assimilée à un véritable choc.
Par mesure de sécurité, on a d'ailleurs évité de donner au percuteur une forme pointue .
Dès qu"il est sorti de l'âme de la bouche à féu et dès qu'il se trouve dégagé de la masse gazeuse
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qui l'accompagne pendant quelques instants, le projectile perd progressivement sa vitesse sous l'influence de la résistance qui lui est opposée par l'air.
Le percuteur, au contraire, qui ne subit de la part de l'air, aucune résistance, conserve sa vitesse et progresse lentement vers l'avant du projectile jusqu' au moment où, conformément à ce qui est représenté sur la figure 2, son extrémité avant vient s'appuyer contre l'opercule 4 (2ème position).
Les choses restent alors en état jusqu'au moment où se produit l'impact.
A l'instant où ce dernier a lieu, l'opercule 4, qui est extrêmement flexible se déforme et transmet instantanément au percuteur un véritable choc qui, par inertie, le lance violemment vers l'arrière et provoque sur l'amorce une percussion suffisante pour entraîner la déflagration immédiate de cette dernière.
Etant donné la faible résistance de l'opercule 4 et le faible poids du percuteur, le choc à l'impact, même contre un obstacle extrêmement léger et peu résistant tel que la surface de l'aile d'un avion ou la toile d'un ballon, est suffisant pour que, conformément à ce qui est représenté sur la figure 3, le percuteur vienne (3ème position) agir sur le culot de l'amorce, ou sur le paillet protecteur dont il a été parlé plus haut, à la manière d'un véritable poinçon ou même d'un emportepièce et provoque ainsi, par échauffement local, la déflagration de la substance fulminante de l'amorce.
Pour faciliter les déplacements du percuteur dans son logement, on peut, s'il y a lieu donner à celuici une forme légèrement conique, conformément à ce qui est représenté sur la figure 4.
D'autre part, comme dans une telle fusée, les valeurs relatives de la masse du percuteur, de la rêsis- tance de l'opercule et de la résistance du culot.de
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l'amorce ou du paillet protecteur qui le remplace dans certains cas, jouent un rôle extrêmement important, on peut, pour adapter la masse du percuteur à certains cas concrets, lui donner une forme telle que celle sous laquelle il est représenté sur la figure 5 sur laquelle on voit un percuteur dont la partie antérieure la est d'un diamètre supérieur à celui de la partie 1b.
Cette disposition favorise d'ailleurs l'action avantageuse qu'exerce sur le percuteur l'air qui se trouve dans la cavité 5 et qui, refoulé par l'opercule 4 au moment de l'impact, s'échappe par le canal de fuite 7.
L'action de l'air en question peut d'ailleurs être accentuée en augmentant de façon voulue, par exemple conformément à ce qui sera indiqué plus loin au su- jet des modes de réalisation représentés sur les figures 9 et 10, l'importance relative de la cavité 5.
Sur la figure 6 on a représenté un mode de réalisation semblable à celui-qui vient d'être décrit, mais dans lequelon a prévu à titre de sécurité supplémentaire entre le percuteur 1 et l'opercule 4, une rondelle 9 dont on voit le détail sur les figures 7 et 8, la figure 8 représentant une coupe faite suivant VIII-VIII de la figure 7.
Ladite rondelle, qui est destinée à se disloquer très rapidement, soit sous l'action d'un échauffement dû au frottement de l'air, soit sous l'action de la force centrifuge après que le projectile qui porte la fusée est sorti de l'âme de la bouche à feu, a pour but de réduire au repos l'espace dans lequel le percuteur 1 peut se déplacer librement et d'empêcher ledit percuteur de se placer prématurément au contact de l'opercule 4.
Grâce à la présence de la rondelle en question, ledit percuteur ne peut jamais, au cours des manutentions
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du projectile ou pendant lespremiers instants de vol de ce dernier, prendre même sous l'effet du choc, une accélération suffisante pour percuter efficacement contre l'amorce et en provoquer la déflagration.
Comme on le voit sur les figures 7 et 8, la rondelle 9 comporte, en vue de faciliter sa dislocation sous l'action de la force centrifuge, une surépaisseur marginale 10 qui joue en quelque sortele rôle de volant et tend à accroître les forces internes destinées à provoquer la rupture de la pièce dès que celle-ci, entrainée par le projectile, tourne à une vitesse suf- fisante.
Enfin, la même rondelle peut, s'il y a lieu, comporter des fentes 12, également destinées à faciliter sa rupture.
Dans les modes de réalisation, respectivement représentés sur les figures 9 et 10, on a cherché un moyen d'accroître l'action d'entraînement de l'air sur le percuteur.
A cet effet, dans le mode de réalisation de la figure 9 on a substitué à l'opercule 4 une capsule 13 normalement maintenue en position par une goupille 14 et pourvue à sa partie supérieure d'un joint d'étanchéité 15.
Pour s'échapper, l'air contenu dans la cavité 5 a bien deux issues, d'une part, celle qui lui est offerte le long du percuteur et à travers le canal de fuite 7, d'autre part celle qui se trouve le long de la paroi latérale 16 de la capsule 13, mais la disposition en chicane que cette paroi latérale 16 oppose au passage de l'air diminue, à l'égard de ce dernier, les possibilités de s'échapper par cette voie.
En conséquence, l'air en question exerce son action principale sur le percuteur et s'associe au choc qui lui est appliqué par l'intermédiaire de la capsule
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13 pour le ramener violemment de la position dans la- . quelle il est représenté en pointillé à la position de percussion dans laquelle il est représenté en trait plein.
Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 10, la capsule, ou capuchon, 13 est maintenue sur la fusée par un rebord 17 qui l'empêche de sortir et qui remplit en même temps le rôle de garniture d'é- tanchéité. Un léger ressort 18 la maintient dans sa position avancée jusqu'au moment où se produit l'impact.
Au point de vue de l'action de l'air, on peut répéter à son sujet ce qui a été dit plus haut en parlant du mode de réalisation représenté sur la figure 9.
Comme le déplacement du percuteur serait exces- sif au point de vue pratique si on le laissait dans ce cas particulier, venir jusqu'au contact de la capsule qui est volontairement très éloignée de la tête de la fusée afin d'augmenter le volume de la chambre 5 et la quantité d'air refoulée, on limite ce déplacement au moyen d'une collerette 19 mobile dans un alésage 20 et qui vient, pendant le vol du projectile, s'arrêter contre le rebord 21.
A ce moment, et conformément à ce qui est re- présenté en pointillé sur la figure, l'avant du percu- teur fait suffisamment saillie dans la chambre' 5 en avant de la tête de la fusée pour qu'à l'impact, la cap- sule 13 puisse lui appliquer le choc nécessaire.