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" Perfectionnements apportés aux moyens pour transmettre des couples entre un système moteur et un système récepteur ".
L'invention est relative aux'moyens pour transmet- tre des couples entre un système moteur et un système récep- teur ; et elle concerne plus spécialement, mais non exclusive- ment, parmi ces moyens utilisant des changements de vites- se du type continu, ou progressif.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces moyens tels qu'ils répondent, mieux que jusqu'à présent, aux divers desi- derata de la pratique, notamment qu'ils permettent, à. partir d'un système moteur déterminé, d'augmenter la gamme des cou- ples et des vitesses susceptibles d'être obtenus côté réception, compte tenu des caractéristiques mécaniques de la transmission.
Elle consiste, principalement, à agencer de manière telle, les moyens du genre en question, qu'ils comportent au 8 moins deux arbres ou transmissions susceptibles de transmettre les efforts moteurs, avec certaines caractéristiques de couple
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et de vitesse, de préférence variables (tout au moins pour l'un de ces deux facteurs) dans des limites déterminées, et que soit interposé, entre ces transmissions et un arbre ou système récep- teur, un'système de couplage qui puisse, soit recevoir le mou- vement de l'une seulement des transmissions en le transformait pour l'appliquer à l'arbre récepteur aved des caractéristiques différentes des susdites, notamment avec des couples plus éle- vés, so't de recevoir le mouvement de l'une et de l'autre,
lors- que les conditions de fonctionnement le permettent sans que les couples alors appliqués aux susdites transmissions ne dépassent ,les valeurs susceptibles d'être transmises par celles-ci.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plis s particulièrement certains modes d'ap- pliration, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise, plus particulièrement encore, et ce a titre de produits industriels nouveaux, les moyens du genre en question comportant application de ces mêmes disposi- tions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les engins ou installations, nota;nment les véhicules, pouvant comprendre de semblables moyens.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
Les ig. 1 à 4, de ces dessins, montrent schémati- quement en plan-coupe par les arbres moteur et récepteurs, en coupe partielles par II-II, III-ITI fig. l, et en vue latérale (cette dernière vue ne montrant que lecercles primaires des engrenages) l'ensemble d'une source motrice et d'un système de transmission, conforme à l'invention, pour transmettre les 8 mouvements, avec une gamme de vitesses et'couples variables, à
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un arbre récepteur, ledit ensemble étant lui-même établi con- formément à l'invention.
Les fig. 5 à 7 montrent, semblablement, en plan cou- pe et eh coupe partielle par VI-VI fig. 5 et en vue latérale schématique, un système de transmission du même genre établi conformément à un autre mode de réalisation de l'invention.
Les fig. 8 et 9 montrent schématiquement, chacune en plan-coupe, un ensemble du genre de celui de la fig. l, éta- bli conformément à deux autres modes deréalisation de l'inven- tion.
La fig. 10 montre en plan-coupe un système de trans- mission établi conformément à une variante du mode de réalisa- tion représenté sur les figures précédentes.
La fig. 11 montre en élévation les organes essen- tiels d'un système de changement de vitesse du type continu, susceptible d'être appliqué, conformément à l'invention, aux transmission;faisant l'objet de ladite invention.
La fig. 12 montre un système de transmission égale- ment conforme à l'invention, avec plusieurs moteurs électriques.
Les fig. 13 . 16, enfin, montrent un système du mê- me genre à commande électrique établi selon deux autres modes de réalisation de l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux .de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réa- lisation de ses 'diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder. la préférence, disposant d'énergie mo- trice et se proposant d'établir des moyens pour la transmet- tre, par exemple, à un arbre récepteur, avec des couples et vi- tesses variables, on s'y prend comme suit ou de façon analo- gue.
Pour fixer les idées, prenant d'abord l'hypothèse -- nullement limitative, comme on le verra ci-après-- de mo- teurs devant tourner à des régimes de vitesses déterminés avec des coupes variables dans des limites restreintes (moteurs à
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explosion ou moteurs à combustion interne), on sait que les solutions proposées pour réaliser une transmission à couples et vitesses variables ont généralement consisté à utiliser des système de changement de vitesse qui sont : soit du type discontinu, c'est-à-dire à plusieurs vi- tesses, soit au contraire du type continu ou progressif.devant permettre de réaliser, sur l'arbre récepteur, des vitesses va- riant de façon continue depuis zéro (tout au moins en principe) jusqu'à un maximum.
Lorsqu'il s'agit notamment d'obtenur des couples très importants, par exemple en vue de démarrage sous fortes charges (véhicules poids lourds, automotrices ou autres véhi- cules ferroviaires etc.)-, les solutions qui précèdent s'avè- rent nsuffisantes. La première nécessite un très grand nombre de vitesses, d'où un encombrement et un nombre de manipula- .tions inadmissibles; la seconde ne permet que théoriquement d'atteindre la vitesse zéro sur l'arbre récepteur (qui cor- respondrait à des couples infinis), car les organes que com- portent les changements de vitesses progressifs ne peuvent, pour un encombrement donné, travailler correctement que pour des couples inférieurs à une valeur limite.
On a proposé aussi, pour augmenter les couples de . démarrage en diminuant la vitesse, d'interposer, entre l'ar- bre moteur et l'organe récepteur final, non seulement une boîte de vitesses, mais en outre un réducteur fixe : il est é- vident cependant qu'un tel réducteur ne fait que déplacer la gamme des vitesses sans en modifier l'étendue.
Four répondre aux desiderata de la pratique, notam- ment pour permettre d'obtenir à la fois des couples très élevés au dé arrage, et une vitesse aussi élevée que possible pour la marche en régine normal, on procède de façon telle, conformé- ment à l'invention, @ que la force motrice soit distribuée à au moins deux
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transmissions ou arbres récepteurs primaires, avec des caracté- ristiques déterminées de couple et de vitesse qui puissent être, tout au moins pour l'un desdits arbres, variables dans des limites définies (soit que l'un seulement des deux facteurs couple et vitesse puisée varier, soit que tous deux puissent varier simulténament), et que soit interposé, entre lesdits arbres récepteurs primaires et l'arbre récepteur final ou arbre de sortie,
un sytème de couplage qui puisse, soit recevoir le mouvement de l'un seulement des arbres primaires en le transformant pour l'appliquer à l'arbre de sortie avec des caractéristiques dif- férentes des susdites (notamment avec des couples plus élevés), soit recevoir le mouvement de l'un et de l'autre, lorsque les conditions de fonctionnement, compte tenu du couple résistant, sont ou deviennent telles que les c ouples appliqués aux deux arbres primaires ne dépassent pas les valeurs susceptibles d'être transmises par ceux-ci.
Un tel ensemble permet, ainsi qu'on va le montrer, de multiplier le couple sur l'arbre récepteur final en rédui- sant dans la même proportion sa vitesse minimum et cela, sans qu'il en résulte une réduction proportionnelle pour la vites- se maximum.
Sur la fig. 1, on a représenté schématiquement un ensemble conforme à l'invention, selon l'un des modes de réa- lisation susceptible d'être adopté et supposé appliqué au cas ou un moteur M entraîne, par l' intermédiaire de changements
1 2 de vitesse H1 et H , par exemple du type progressif, ceux ar- bres primaires 11,1 que l'on relie à un arbre.de sortie 2 par le susdit système de couplage.
Ce système peut être réalisé de multiples manières, de préférence à l'aide d'un harnais à engrenages planétaires et satellites, du type hypocycloêdal ou, comme représenté, du type épicycloldal, ce harnais comprenant par exemple, un petit planétaire 3, recevant le mouvement de l'ar-
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bre 11, un train de satellites 4, relie à l'arbre récepteur 2, et un grand planétaire 5, agencé par exemple sous for- me d'un boîtier, et susceptible, dans certaines conditions, d'ê-
2 tre entraîné par l'arbre 1, à l'aide de tous moyens de trans- mission appropriés, illustrés sur le dessin (fig.
1 et 4) par une chaîne 5 coagissant avec des pignons 7, 8 (le rapport de transmission de ces moyens étant fixe ou variable et étant sup- posé, sur le dessin, être égal à 1). '
Un tel système -- dont les éléments pourraient '.-être groupés différemment, la fig. 10 montrant par exemple un mode de réalisation selon lequel c'est le grand planétaire qui trans..et le mouvement, en @, 10, à l'arbre de sortie, tandis que ce sont lessatellites qui sont susceptibles d'être reliés au deuxième arbre primaire 1 , notamment par engrenages 11, 12, -- permet:
d'une part, de démultiplier le mouvement appliqué, avec un couple C1, sur le pignon 3 à partir de la arbre primaire 11, et, en conséquence, de multiplier proportionnellement le cou- ,,le C appliqué par les satellites sur l'arbre de sortie (fig.
4), ou par le grand planétaire (fig. 10), et, d'autre part, de faire entrer en jeu, au moment
2 voulu, l'arbre 1 , pour multiplier la vitesse, la transmission 6, 7, 8, étant 'telle que le grand planétaire soit entraîné alors dans le même sens que le petit, de sorte qu'il soit même possible, sj les vitesses des deux planétaires viennent à être égales, de réaliser une sorte de prise directe entre les deux arbres primaires 11,1.
On note que, dans l'entraînement du susdit système
2 de couplage ou harnais épicycloïdal par l'arbre primaire 1 , le couple résistant appliqué à celui-ci par le harnais est
3 2 égal au couple C (fig. 4) ou au couple C (fig. 10): en rai- son de l'importance de ce couple dont la valeur, au démarrage en particulier, peut dépasser la limite admissible pour les
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2 couples à appliquer à l'arbre 1 , on prévoit des moyens pour mettre hors d'action cet arbre et le décharger du susdit cou- ple, lesquels moyens consistent, par exemple, à combiner au harnais un dispositif de toue libre tel que 13, 14 coagissant 'aved le grand planétaire (fig. 1 et 2) ou avec le train de satellites (fig. 10).
C'est ce dispositif qui supportera donc les couples
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C ou.C pendant le temps où ceux-ci at-teignent des valeurs importantes correspondant par exemple à un Émarrage; on con- çoit que ces valeurs pourront être aussi élevées qu'on le dé- sire, puisque les réactions sur le dispositif de retenue 13,
14 sont des réactions statiques et sont appliquées au bâti 15 du système; les valeurs de ces couples ne seront limitées que par les caractéristiques propres de l'arbre 11, compte tenu du rapport de réduction du harnais.
Le fonctionnement de l'ensemble du système de trans- mission comporte ainsi deux phases, savoir, une première phase, utilisée notamment pour le démarra- ge, pendant laquelle les vitesses et les couples, à l'arbre . de sortie,résultent de la combinaison du premier changement de vitesse H1,de l'arbre 11, et du réducteur constitué par le harnais, 'et une deuxième phase, intervenant lorsque le couple résistant appliqué au dispositifde retenue 13, 14 descend
2 à une valeur admissible pour l'arbre 1 , phase,pendant laquelle on peut opérer-la montée des vitesses jusqu'à un maximum cor- respondant à la combinaison des deux rapports maximum respec- tifs des boites H1 H2 (rapports qui peuvent être égaux).
Pour augmenter la sécurité, on peut disposer, sur les arbres primaires, des roues libres ou dispositifs de retenue tels que 16, 17 (fig. 1 et 3) qui, dans le cas d'un couple ré- sistant exagéré appliqué à l'arbre de sortie 2, reporteraient les réactions sur le bâti 15.
Il est entendu que tous moyens peuvent être prévus
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pour assurer, dans des conditions correctes, le passage de la première phase à la deuxième phase ou inversement, ces moyens agissant par exemple, soit de manière à bloquer la commande du deuxième ar-
2 1 bre 1 , ou de son changement de vitesse H ou, de toute façon, de sa source d'é .ergie motrice correspondante, lorsque le cou-
2 3 :le C ou C est trop grand, soit de manière à assurer la commande automatique de
2 la mise en marche du deuxième arbre 1 ou de sa mise hors d'ac- tion.
Ces moyens pourront être réalisés et actionnés de multiples manières. A titre simplement d'exemple, on a supposé, sur le dessin (fig. 1 et 2) qu'ils utilisaient la réaction ap- plituée sur le dispositif de retenue 13, 14 : cette réaction, mesurée par un système dynamométrique 18, est transmise, par exemple hydraulique:':lent à l'aide d'un conduit 19 et d'une mem- brane 20, à un dispositif de blocage 21 de la manette 21
2 commandant la boîte de vitesse H de sorte que cette manette ne puisse, au démarrage, être manoeuvrée qu'après la première 211 et lorsque le couple C2 ou C3 est descendu au-dessous d'une limite convenable.
Tous autres systèmes de commande mécaniques, pneumati (lues ou électriques peuvent être réalisés dans le même but.
On vient de supposer, dans ce qui précède, que l'on avait recours à deux arbres primaires: il est évident que l'on pourrait en prévoir davantage; on a représenté par exemple, fig. 5 à 7, un système de transmission comportant trois arbres 2 3 11, 1, 1 travaillant en cascade, avec deux harnais dont le premier transmet le mouvement à un arbre récepteur intermédiai- re 21 venant jouer, par rapport au second harnais le même 4âle que l'arbre 12 par rapport au premier.
Le deuxième harnais a été suppose du type à deux pignons 4, 41 pour chaque satellite, ce qui permet un rapport de rédaction important.
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On obtient, de toute façon, un système qui permet de multiplier dans des proportions considérables, d'une part, la gamme de .vitesses, et cela sans changer la vitesse maximum, et, d'autre part, la gamme des couples, pour des organes d'une résistance mécanique déterminée. Pour faire ressortir les avantages de l'invention, on va donner quelques exemples numé- riques se rapportant d'abord au cas, envisagé plus haut, d'un moteur lié à deux arbres primaires, ou davantage.
Premier exemple numérique.
On suppose que deux arbres primaires sont prévus et que les couples qu'ils sont susceptibles de supporter ou .de recevoir varient dans une proportion de 4 à 1, par exemple de 40 kgm à 10 kgm, pour une gamme de vitesses correspondantes variant de 250 tours à 1.000 tours; d'autre part, le train épicyclotdal est choisi avec un rapport 1 + 1, c'est-à-dire que, lorsque le grand planétaire est arrêté, le train de sa- tellites tourne à 1/5 de la vitesse du petit planétaire.
Dans ces conditions, la couple C appliqué à l'arbre de sortie (fig. 4) est égal à 5 fois celui C appliqué au petit
3 planétaire; quant à la réaction C sur le grand planétaire, elle est égale à 4 fois C1.
Si l'on considère d'abord l'arbre 11 à son couple maximum (40 kgm) et à sa vitesse minimum (25Q tours), on voit que, grâce au harnais, on peut appliquer à l'arbre de sortie 2: un couple de 40 x 5 = 200 kgm, une vitesse de 250/5 = 50 tours.
Ces conditions ont pour effet de transporter sur le grand planétaire un couplede 4 x 40 = 160 kgm, qui serait inacceptable sur l'arbre 1 , mais le dispositif de retenue 13, 14 agit pour appliquer ce couple au bâti 15..
C'est donc la première phase du fonctionnement, pen- dant laquelle on peut, en agissant sur la boite H1, faire monter la vitesse de l'arbre de sortie 2 depuis 50 tours jus- qu'à 200 tours.
A ce moment, l'arbre primaire 11 tourne à 1.000
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tours et reçoit un couple de 10 kgm: il s'ensuit que le grand planétaire transmet une réaction de 10 x 4 = 40 kgm: c'est pré- cisé ent la valeur limite du couple susceptible d'être suppor-
2 tée ar l'arbre primaire 1 .
La deuxième boite H peut donc être miseen train
2 pour augmenter progressivement la vitesse de l'arbre 1 : lors- que sa vitesse sera arrivée au maximum (1.000 tours), et à supposer égal à 1 le rapport de transmission entre ledit ar- bre et le grand planétaire, les vitesses des deux planétaires seront les mêmes et, par suite aussi, celle de l'arbre récep- teur (1.00 tours).
Finalement, les couples auront varié de 200 à 10 kgm, soit de 20 à 1, alors que le rapport initial n était que de4 à 1. Demême la garnie des vitesses aura varié de 50 à 1.00 tours, alors qu'elle n'était que de 250 à 1.000 tours.
Tl est à remarquer d'ailleurs que cette augmentation de l'étendue des gammes des couples et des vitesses ne nécessi- te pas d'interruption dans la transmission.
Le mode opératoire précédent n'est au surplus qu'un exemple: on pourrait aussi prévoir l'arrêt du petit planétai- re à partir du moment où le grand entre en action et ensuite le remettre en marche, lorsque le grand planétaire est arrivé à sa vitesse maximum. On aura;t alors une gamme de vitesses un peu différente.
Il est également évident que l'on pourrait prévoir entre le grand planétaire et l'arbre 1 âes démultiplications ou des multiplications. Le rapport maximum à prévoir entre le petit planétaire et le grand serait de toute façon le rapport entre le couple maximum et le couple minimum que l'on consi- dère comme trans..issibles par chacun des arbres.
Les calculs qui précèdent s'appliqueraient au cas de plus de deux arbres (fig. 5 à 7). Supposant par exemple les : mêmes valeurs pour les couples et les vitesses sur les arbres 2 3 11, 1@, 1@, dans le cas de trois arbres, on voit que l'arbre
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1 récepteur inter médiaire 2,à la sertie du premier harnais, peut transmettre des couples depuis 10 kgm jusque 200 kgm; il s'ensuit qu'on peut choisir, pour le deuxième harnais, un rap- port de 200/10 + 1, soit 21 ; dansces conditions, l'arbre récep- teur final 2 pourra transmettre un couple de 40 x 21 = 840 kgm.
,La gamme complète des couples, pour l'ensemble de la transmis- sion, serait donc comprise entre 10 et 840 kgm, et la gamme des vitesses se trouverait être étendue de 1/1 à 1/84, toujours sans interruption dans les transmissions et sans que la vites- se maximum soit influencée.
En ce qui concerne-les moyens pour opérer la tr.ns- formation des vitesses entre la source d'énergie et les arbres 11, 1etc., ils peuvent, bien entendu, êtreréalisés de toute manière appropriée, étant de nature mécanique, électrique, hy- draulique etc.; s'il y a lieu,' des embrayages, tels que repré- sentés en 22 sur la f ig. 8, pourraient être prévus (d'un type quelconque, mécanique, hydraulique ou autre).
Dans le cas où l'on utilise des changements de vi- tesse mécaniques, ils pourraient être par exemple à poulie et friction, comme représenté en 23, 24 sur les fig. 8 et 9, ces systèmes prenant le mouvement sur un arbre moteur 25.
Avantageusement cependant, on aura recours aux changements de vitesse du type à embiellage, notamment tels que décrits dans le brevet Belgique n 412.795, déposé le 14 dé- cembre 1935. On va ci-dessous donner un deuxième exemple nu- mérique relatif à cette application.
Deuxième exemple numérique.
Les réducteurs à embiellages du type en question comprennent essentiellement, pour mémoire (fig. 11), plusieurs trains d'embiellages 26 à 29, par exemple quatre, commandés par les manetons, convenablement décalés, d'un arbre vilebrequin moteur 25; chaque train attaque l'arbre récepteur par un dis- positif de roue libre 30 à 32, par exemple du tye à roulement
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de deux surfaces30, 31, l'une sur l'autre, avec cale 32 s' op- posant au roulement dans l'un deseux sens.
S'il y a denc deux arbres récepteurs, on utilise deux sÉries de quatre trains d'embiellage qui, de préférence et selon une disposition faisant l'objet d'une demande dépo- sée concurremment à la présente, sont attelées sur le .même arbre vilebrequin 25, chaque maneton de celui-ci attaquant deux embiellages 26 etc. appartenant respectivement aux susdi- tes séries.
La variation de la vitesse s'obtient en déplaçant des pivots 33 de la manivelle d'accouplement 27, lesquels pi- vots sont par exemple guidés circulairement à l'aide de leviers 34; à supposer une variation obtenue manuellement, les deux ma- nettes 211,212 de la fig. 1 serviraient à manoeuvrer séparé- ment les pavots 33 des deux séries d'embiellages.
Cela étant, si l'on suppose par exemple que, d'une part, les roues libres des deux réducteurs sont susceptibles de supporter chacune 400 kgm 'dynamiquement, et que, d'autre part, le moteur @ développe 40 chevaux à 1.440 tours/minute, soit un couple moteur de 20 kgm, on voit que la démultiplication maximum sous pleine puissance est, pour chaque train récepteur
1 2 20 1 1 ou 1,de 20/400,soit 1/20 ou 0,05.
Comme, dans le dispositifs à embiellages du genre en question, la vitesse la plus grande de l'arbre récepteur est généralement, par exemple, 0,4 fois la vitesse motrice, on voit que la gamme de vitesse va de 1.440 x 0,4 à 1.440 x 0,05, soit de 576 tours à 72 tours.
1 2
Si donc les deux arbres 1 et 1 étaient simplement couplés directement, on pourrait transmettre à l'arbre de sor- tie ;; un couple maxinum de 200 kgm ( x 400) avec la susdite gamme de vitesses ,due 1
Si maintenant on utilise un harnais tel que ci-dessus décrit, avec un rapport de 8/1 + 1 ( de tour des satellites pour @
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un tour du petit planétaire), on démontre aisément que la gamme de vitesses, susceptible d'être obtenue en deux phases succes- sives, comme indiqué plus haut, est neuf fois plus grande (soit de 576 tours à 8 tours), le couple maximum transmissible à l'arbre de sortie 2 étant lui-même de : 400 x 9, soit 3.600 kgm.
Les exemples précédents ne sont donnés qu'à titre indicatif, et, d'une façon générale, l'invention s'appliquerait à toute combinaison du genre ci-dessus décrite, prévue entre au moins deux arbres primaires pour lesquels,
1 à supposer leurs couples égaux, inégaux ou varia- bles, leurs vitesses respectives seraient : soit égales et constantes, soit différentes et constantes, soit variables pour l'un seulement des arbres, soit variables peur plus d'un arbre, soit variables pour tous les arbres,
2 à supposer leurs vitesses égales, inégales ou va- riables, leurs couplesseraient: soit égaux et constants, soit différents et constants, soit variables pour l'un seulement des arbres, soit variables pour plus d'un arbre, soit variables pour tous les arbres.
Il est entendu, d'autre part, que, pour transmettre
1 2 aux arbres 1 , 1 etc. les susdits couples et vitesses, on peut avoir recours, soit, comme supposé plus haut, à la combinaison d'au moins une source d'énergie (moteurs à combustion interne, mo teurs à vapeur, électriques, hydrauliques etc.) et de changements de vitesse ou récepteurs intermédiaires eux-mêmes d'un type que'conque (mécaniques, électriques, hydrauliques etc.), soit directement à une ou plusieurs sources d'énergie d'un type quelconque,
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soit à la combinaison des deux dispositions précédentes, l'un des arbres primaires étant par exemple animê par un mo- teur, et loutre par un récepteur intermédiaire recevant son mouvement, soit du même moteur, soit d'un autre moteur.
De toute façon, les systèmes conformes à l'invention permet! ront, chaque fois que nécessaire, d'absorber les réac- tions indépendamment des organes qui précèdent les harnais.
Dans ce qui suit on va encore donner quelques exem- plespour lesquelsles arbres11, 12 etc . sont mus électriquement
Supposant d'abord le cas de deux moteurs électriques @ entrînant les arbres primaires 11 et 12 à vitesse sensi- blement constante V, avec des couples d'utilisation variant de 10 kgm à 40 kgm, cette dernière valeur représentant le couple de démarrage, on voit que (fig. 12), si les deux arbres étaient simplement couplés, on ob- tiendrait seulement un couple maximum de 80 kgm, mais avec une seule vitesse de démarrage, tandis que, si l'on utilise le procédé conformé lent à. l'invention, avec par exempleun harnaisde rapport 4/1 + 1, on . obtient Cieux vitesses de démarrage avec un couple maximum de 200 kgm.
En effet, en faisant d'abord démarrer le premie r moteur attaquant le pe tit planétaire, on obtient une première vitesse V/5 avec un couple, sur l'arbre de sortie 2, de 40 x 5 = 200 kgm, la réaction du grand planétaire (40 x 4 = 160) étant supportée par le bâti.
Puis, le démarrage étant effectué et le couple dé- veloppé par le premier moteur étant tombé à 10 kgm, le couple sur l'arbre de sortie 2 est de 50 kgm et la réaction sur le grand planétaire de 40 kgm : peut alors faire entrer en ac- tion le deuxième moteur.
La commande de ce deuxième moteur, si elle est auto- mati.que, peut notamment inte rvenir par des moyens purement
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électriques; il suffit, à cet effet, d'avoir recours à un relais
35 commandé en fonction du courant traversant le premier mo- teur. Au moment où ce courant tombe au-dessous d'une certaine valeur, ledit relais branche le deuxième moteur à l'aide d'un contacteur 36.
Ce qui vient d'être dit s'appliquerait évidemment à des moteurs électriques de caractéristiques différentes, par exemple, à un moteur ayant une certaine vitesse V, avec un cou- ple de durée de 10 kgm, et un couple maximum de 40 kgm, et à un moteur ayant une vitesse V égale ou différente, avec un couple de durée de 5 kgm et un couple maximum de 20 kgm.
En faisant attaquer par exemple le petit planétaire par le plus petit moteur, et en choisissant pour leharnais, le rapport 8/1 + 1, on aurait, au démarrage, un couple de: 20 x 9 = 180 kgm.
Lorsque ce moteur sera arrivé à tourner sous son couple normal de 5 kgm, la réaction sur le grand planétaire sera de : x 8 = 40 kgm, c'est-à-dire le couple maximum du deuxième moteur, qui peut être mis en jeu à ce moment.
Les fig. 13 à 16 représentent une autre disposi- tion de l'invention, avec arbres primaires concentriques, cet- te disposition étant supposée appliquée au cas de l'entraînement électrique.
Sur la fig. 13, deux moteurs électriques sont prévus, disposés en tandem et ayant leurs induits attaquant'respective- ment les deux arbres 11, 12; la fig. 14 montre schématiquement les dispositifs de roues libres 13, 14 et 16, 17.
Sur la fig. 15, un seul moteur électrique est révu, dont le rotor R et le stator S peuvent attaquer respectivement @ les susdits arbres, l'ensemble fonctionnant par exemple comme suit, eh combinaison avec deux roues libres 13, 14 et 16, 17 (fig.16).
Par l'intermédiaire d'une manipulateur, on distri- bue d'abord le courant de telle sorte que le rotor tourne dans le sens de la flèche simple (fig. 16). Le rotor est alors libre A
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de tourner et la réaction est supportée par la roue libre 13,
14 coagissant avec le grand planétaire ; on obtient sur l'arbre
2 une première vitesse.
Lors ue la vitesse maximum est atteinte, on inverse le sens de marché du moteur, ce qui amène l'arrêt du rotor par l'action de la roue libre 16, 17; le stator se met ensuite à tourner et dorme lieu, sur l'arbre récepteur 2, à une deuxième vitesse qui est un peu inférieure à celle du moteur, dans une proportion qui dépend des caractéristiques du train épicycloï- dal.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adapté, on peut transmettre uné energie ou des énergies motrices quelconques avec une gamme aussi étendue que possible pour le couple et la vitesse sur le ou les arbres de sortie.
On conçoit qu'une telle invention se prête aux ap- plications les plus diverses, et qu'elle présentera un intérêt tout particulier dans tous les cas où l'inertie par cheval -- ou le poids s'il s'agit de véhicules -- est importante, ou en- core lorsque les couples de démarrage sont considérables par rapport aux couples d'utilisation normale.
C'sst ainsi qu'en particulier elle s'adaptera par- ticulièrement bien à la traction des véhicules, sur route ou sur rail, notamment aux automotrices de chemins de fer.
On pourra, dans tous les cas, atteindre le couple de démarrage choisi, sans que la vitesse maximum du véhicule soit diminuée et sans qu'il faille faire intervenir des boîtes à engrenages, dont la commande est toujours compliquée à cause du synchronisme qu'il faut réaliser entre leur manoeuvre, celle de l'embrayage et celle du moteur.
Il est à noter, encore, que dans tous les cas où il faut .ravoir le décrabotage ou débrayage sous charge, l'in- vention présente un autre avantage : lapuissance à débrayer est plus faible, puisqu'il est possible d'agir seulement sur l'un des arbres primaires, c'est-à-dire sur une charge frac-
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tionnaire de celle qui agit sur l'arbre récepteur final.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application; non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties,. ayant plus spécialement été envisagés ; en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes.
RÉSUMÉ.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.